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21/10/2017

On va où ? Au Caroux !

 

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Après quelques balades tranquilles, il est temps que nous retournions à l'assaut du Caroux. Le principe d'entropie qui gère l'univers et qui fait qu'il se désagrège à petit feu, n'épargne pas notre coeur et nos vieilles jambes  que nous devons régulièrement stimuler pour rester en forme. Nous empruntons donc ce matin le sentier des Gardes, l'un des plus pentus du massif, qui mène par le col de Bartouyre au refuge de Font Salesse.

 

 

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Le sentier monte au départ à flanc de falaise et les arbres, que le hasard a fait pousser en ces lieux, se hissent vers le ciel pour y capter la lumière. On y voit ainsi un pin qui semble défier une aiguille rocheuse dans un duel silencieux.

 

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Après avoir longtemps grimpé dans une forêt de chênes verts, nous émergeons sur un premier plateau qui nous révèle, vers le Sud, une galaxie de monts bleutés, formidables vagues d’un océan minéral.

 

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Nous parvenons ensuite au pied du rocher de Lucet (1010m), soit 800 mètres de dénivelé que nos vieilles jambes ont « avalés » en une heure trente. Pas mal pour des vieux rossignols !

 

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Nous poursuivons notre ascension vers le refuge de Font Salesse d’une façon plus contemplative. Au plaisir – un brin masochiste - de l’effort, nous ajoutons celui qu’offre le spectacle du monde.

 

 

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Et aujourd’hui, nous sommes particulièrement gâtés, la luminosité légèrement embrumée et latérale du soleil d’octobre accentue le relief du paysage magnifié par les couleurs automnales.

 

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Une impression de paix se dégage de ce sous bois où quelques géants fauchés par l’âge se désagrègent lentement dans un lit de fougères, elles mêmes déliquescentes. Le phénomène d’entropie, déjà évoqué au début de ma note, est ainsi à l’œuvre en tous lieux. Nos vies s’inscrivent dans ce phénomène et il faut accepter avec sérénité, comme le font ces grands arbres, que nous retournions un jour au ballet d’atomes dont nous sommes temporairement sortis.

 

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Après avoir pique-niqué non loin de Font Salesse, et à cette occasion régalé nos papilles d’un divin rosé Languedocien - chacun prêche pour sa chapelle ou plutôt pour son tonneau - nous dévalons vers le Rieutort, modeste torrent à sec (événement rarissime et inquiétant !) puis vers le hameau d’Heric. Le paysage est une explosion de couleurs qui ravit nos pupilles. Nous ne sommes pas que des gosiers mais aussi des esthètes !

 

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Ayant dépassé le hameau d’Heric, nous empruntons le chemin du col de Bardou, ce qui implique une bonne grimpette post-digestive. Comme je l’ai laissé entendre, nous sommes un brin « masos » ! Fort heureusement, nous croisons avant la grimpette le cours du Vialay où, malgré la sécheresse, subsistent quelques vasques d’eau limpide.

 

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C’est avec délice que nous plongeons dans l’eau vivifiante du torrent, véritable cure de jouvence pour nos abattis quelque peu malmenés au cours de la journée.

 

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Vous avez plus souvent droit à des photos de Gibus (surtout ses mollets !) qu’à celle de ma binette, mais je fais aujourd’hui une exception pour vous prouver que je ne me défile pas quand il s’agit de plonger dans l’eau fraîche d’un torrent !

 

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Revigorés et ayant franchi le col du Bardou, nous redescendons vers Mons, notre point de départ, toujours subjugués par la beauté des lieux.

 

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Mais la beauté du monde n’est pas qu’autour de nous, elle est aussi à nos pieds dans ces châtaignes qui jaillissent de leurs bogues et reposent sur un lit de feuilles mortes. Ces bogues, intraitables défenses, sont là pour veiller à ce que les châtaignes ne soient récoltées qu’une fois mûres. Mystère de la nature où tout est voulu et « pensé », mais par « Qui » ?

 

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Et revoilà les mollets de Gibus dans un décor d’Indiana Jones qui lui sied à merveille. Seuls les héros ne vieillissent pas !

 

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Et pour finir, avant que nous allions rejoindre les charmantes et pétillantes « blondes » qui nous attendent au frais dans le coffre de la voiture, je vous offre ce merveilleux mariage de l’œuvre de l’homme et de la nature : un magnifique sentier caladé qui permettait aux anciens d’accéder aux terrasses qu’ils cultivaient. C’était un temps où l’homme vivait encore en harmonie avec la nature alors qu’il la malmène sans vergogne aujourd’hui.

 

 

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(intégralité des chansons - sauf le dernier album - classées par album)

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Texte & Photos Ulysse

 

14/10/2017

Promenons nous aux moulins de la Foux

 

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Vous connaissez mon goût pour les montagnes dont les sentiers font battre mon cœur aussi fort que lorsque, jeune homme encore, je grimpais quatre à quatre les escaliers qui menaient à la chambrette de ma belle. Mais de temps à autre, je ne déteste pas baguenauder sur des sentiers plus propices à la rêverie et aujourd’hui je vous invite à en découvrir un parmi les plus charmants, d’autant qu'il sent la noisette ! Ce sentier part de Navacelles, petit village – pittoresque bien évidemment – niché au fond du formidable cirque de Navacelles, grand site de France.

 

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Ce cirque, ainsi que les gorges qui le précèdent et le prolongent, ont été creusés par une modeste rivière, La Vis, dont on va remonter le cours aujourd'hui paisible, mais qui connait parfois des flots tempétueux. Comme l'on dit "Méfions nous de l'eau qui dort".

 

 

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Alors que le causse du Larzac, dans lequel elle a creusé son lit, connaît un climat semi aride l’été, ses eaux ont permis à une végétation dense et arborée de s’implanter sur ses rives, y créant un havre de fraîcheur. Les noisetiers en particulier s'y plaisent nous offrant le plaisir de la cueillette au grand dam des écureuils du lieu. J'espère que la SPA ne m'intentera pas un procès !

 

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Aujourd’hui, avec les amis qui m’accompagnent, babillage et contemplation sont de mises. Le sentier plat nous permet de nous mettre en « pilotage automatique » et nombreux sont les arrêts pour admirer le jeu des ombres et des lumières dans l’eau.

 

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Même les arbres, qui ont rarement l’occasion de se voir, prennent un plaisir un brin narcissique à se mirer dans l’eau

 

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L’heure du pique-nique approchant, nous apercevons fort opportunément une plage de galets propice à notre installation et à mon incontournable sieste, mon dos de fakir supportant l’aspérité des galets. Cinquante ans de randonnées en montagne vous endurcissent !

 

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Le lit de la rivière se resserre car nous approchons de sa source ou plutôt de sa résurgence car la Vis est souterraine sur une partie de son parcours.

 

 

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Elle jaillit en effet au pied de la falaise après un parcours d’une quinzaine de kilomètres dans les entrailles du causse, sa source se situant environ vingt cinq kilomètres en amont dans le parc national des Cévennes. A cet endroit, dès le XIème siècle les hommes ont implanté deux moulins pour broyer les céréales cultivées sur le causse. Mais en 1907 une terrible crue les a endommagés et depuis lors ils ont cessé de fonctionner.

 

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Les hommes du XIème siècle qui ne disposaient que d’outils rudimentaires ont réussi à édifier des ouvrages qui ont survécu à neuf siècles de crues. Je doute que nos orgueilleux édifices de métal et de béton aient la même longévité.

 

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Nous remontons sur la rive nord du causse en traversant une magnifique forêt de cèdres inattendue en ces lieux.

 

 

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Puis nous arrivons sur un plateau intermédiaire, lieu idéal pour une pause après une montée un peu raide, où les randonneurs de passage ont laissé une collection de cairns, modestes défis lancés à la pesanteur et aux intempéries. Ces cairns en équilibre précaire sont à l’image de nos vies qu’un vent mauvais peut balayer à tout moment. Carpe diem !

 

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Nous apercevons bientôt les maisons du village de Navacelles, d’où nous sommes partis, blotties dans l’oasis de verdure créé par la Vis.

 

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Et nous regagnons le cœur du village en empruntant le magnifique pont qui enjambe la rivière, encore vaillant bien qu’il ait été édifié à la fin du XVIème siècle. Les pont sont pour moi  un beau symbole: ils relient des mondes qui sinon s'ignoreraient et permettent les échanges entre les hommes. Comme l'a écrit Saint Exupéry, le monde irait mieux si les hommes bâtissaient des ponts à la place des murs.

 

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Texte & Photos Ulysse

 

07/10/2017

En cavale au grand Cabalet

 

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Ce matin nous empruntons le sentier du Grand Cabalé qui offre parmi les plus beaux points de vue sur le cœur du massif du Caroux et les gorges d’Héric. Mais ce sentier là se mérite, car il joue les montagnes russes dans un secteur éminemment pierreux, ce qui rend notre progression difficile.

 

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Les rochers ne sont pas les seuls obstacles qui encombrent le parcours, on y croise aussi des serpents dont la taille et la mine patibulaire nous incite à s’en tenir à l’écart.

 

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La vigueur, la ténacité de la vie, qui s’installe et prospère envers et contre tout, est superbement illustrée par ces vaillants chênes vert dont le berceau est un amoncellement de rochers qu’ils ont écartelés.

 

 

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Nous posons un instant nos sacs à dos pour nous rendre au somptueux point de vue du Roc du Peyris. Du temps de notre fougueuse jeunesse nous les aurions gardés, mais les années passent et nous nous économisons, nous sommes ainsi tout doucement gagnés par l’esprit « rentier » ! Grandeur et décadence !

 

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De là nous avons une vue panoramique sur les aiguilles rocheuses qui dominent les gorges d’Héric, modeste torrent qui coule en contrebas.

 

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C’est en ces lieux que le Caroux n’a rien à envier à ses grandes sœurs de l’Est et de l’Ouest : les Alpes et les Pyrénées. Certes il n’ y a pas de glacier, mais il y a environ 100 millions d’années ces roches sur lesquelles nous marchons étaient situées à 6000m d’altitude et devaient être sous la glace ! Et dans cent millions d’années peut être que des humanoïdes s’y baigneront au bord d’une mer bordée de cocotiers ! Tout est éphémère ici bas, souvenons nous en et jouissons de chaque instant !

 

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Les arbres que l’on prend pour des êtres assez frustres et casaniers ne manquent pas d’audace et sont de sacrés grimpeurs !

 

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Nous redescendons vers le hameau du Bardou, puis vers les gorges d’Heric où nous avons le projet de nous baigner avant d’y pique-niquer en compagnie de Bacchus. Ainsi va la vie du randonneur, de petit bonheur en petit bonheur !

 

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Nous constatons au passage ce que la pluie, le soleil et le gel peuvent occasionner à la montagne ! Ne sortez jamais en montagne sans un parapluie ni une paire de gants ni sans mettre de crème solaire !

 

 

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Et voici le torrent d’Heric où vous n’aurez pas droit aux photos de la baignade, vu que nous étions en tenue d’Adam. Vous garderez ainsi vos illusions sur nos corps d’Apollon !

 

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Par contre une vieille châtaigner (il y a aussi des femmes dans le monde arboricole) dissimulée derrière un bosquet s’est rincé l’œil.

 

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Après l'incontournable sieste passée en compagnie de jolies et délurées Dryades (on a le droit de rêver!)  nous nous mettons en roue libre sur la petite route qui dévale les gorges.

 

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En chemin nous avons admiré à la cascade du Cerisier les naïades qui n’étaient pas hélas en tenue d’Eve (l’âge n’enlève rien à notre penchant pour le sexe féminin).

 

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30/09/2017

Rêverie au bord de l'étang de Maguelonne

 

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Corps à corps entre la mer et la terre,

Lagune, tu accueilles ma solitude,

Et dissous mes confortables certitudes,

Dans tes mouvantes frontières.

 

La passerelle sur laquelle je m’engage,

Rend mon retour incertain,

Mais pourquoi se soucier de demain,

Puisque la mort est au bout du voyage !

 

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Des digues séparant les anciennes salines,

Ne subsistent que les pieux de châtaigniers

Qui forment une broderie argentée,

Ourlant une nappe d’eau opaline.

 

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Ils servent d’opportuns perchoirs,

Aux mouettes constamment à l’affût,

De poissons insouciants du péril imprévu,

Qui surgit d'un monde qu’ils ne peuvent voir.

  

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L’eau, ici, nous enseigne que les couleurs,

Ne sont que virtuelles et éphémères,

Passant du gris au bleu outremer

Comme nos vies, selon l’heure.

  

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L’antique station de pompage,

Contemple nostalgique et désoeuvrée,

La mer généreuse dont les eaux salées,

Couvrait autrefois d’or blanc le paysage.

 

 

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Une élégante et impudique avocette,

Me montre sans gène aucune  ses dessous,

Affairée à traquer dans le sable mou,

Un festin de mollusques et de crevettes.

 

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Mais ma présence très vite l’indispose ,

Elle s’envole alors  d’un seul coup d’aile,

Sa grâce et sa beauté rayonnent dans  le ciel,

Et je me laisse aller à la douceur des choses. *

 

* Vers inspiré par un poème de  Paul-Jean Toulet "En Arles" 

 

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Des hordes de folle-avoine promènent,

Leur diaphane toison d’or sur les talus.

Quand l’homme de la terre aura disparu,

Reviendra alors le temps de l’Eden.

 

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Mais en ces lieux de paisible apparence ,

La mort rode à tout instant,

Un moucheron l’apprend à ses dépends,

Happé en plein vol : brève existence !

 

 

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La nature n’a pas de sentiment, tout l’indiffère,

Nous prenons pour de la cruauté,

Ce qui n’est que l’incessant ballet,

De la vie et de la mort : déroutant mystère !

 

 

salins,lagune,avocette,maguelonne

Un troupeau de moutons célestes

Animent soudain le paysage,

Comme eux nous ne sommes que de passage,

Jouissons des  jours qui nous restent.

 

 

salins,lagune,avocette,maguelonne

Ce ciel et ce nuage sont irréels,

Les choses auxquelles nous croyons,

Ne sont elles que des illusions,

Ballets d’atomes venus du ciel ?

 

 

salins,lagune,avocette,maguelonne 

Peu à peu le jour régresse,

Et doucement le monde sombre,

Dans un cotonneux manteau d’ombre,

Le monde meurt et renaît sans cesse.

 

 

salins,lagune,avocette,maguelonne

Captant les derniers rayons du soleil,

La lagune se couvre d’argent,

Sa beauté est au firmament,

La vie est elle un cadeau du ciel?

 

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