29.06.2009

Périple en Auvergne - 3ème étape : de Picherande au Puy de sancy

 

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Le lendemain matin nous prenons la direction du Puy de Sancy (1885m) Le GR 30 déroule son fil noir, qui trahit la nature volcanique du sol, au travers d'un paysage d'une luxuriante beauté. Nous découvrons, une fois de plus, que nous avons à portée de pieds, des paysages qui n'ont rien à envier à ceux que l'on va chercher au bout de la Terre. Et nous n'avons pas à subir l'effet du « jet lag » comme disent les « jetsetteurs » dont le seul bonheur, au demeurant, est de revenir de quelque part où vous n'êtes pas allés.

Par contre l'Auvergne vous offre un décalage temporel en vous transportant en un univers où l'homme et la nature sont en complète et harmonieuse interaction. Gaîa laisse les hommes lui planter quelques épines de bois dans son échine pour marquer leurs territoires et parquer leurs troupeaux et l'homme en retours lui brode, pour la remercier, des tabliers de fleurs ou des écharpes de forêts.

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La pente se fait progressivement plus rude et un honorable hêtre s'incline sur notre passage pour saluer notre courage à entreprendre l'ascension du seigneur des lieux.

 

 

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Sortant du bois, nous avons le bonheur d'apercevoir sa cîme vierge de tout nuage, ce qui n'avait pas été le cas les jours précédents. Mais nous modérons notre enthousiasme car comme le dit un proverbe ulysso-auvergnat (pardon Juliette !) « Qui grimpe au puy de sancy, ne doit pas craindre la pluie !

 

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Nous longeons l'austère mais magnifique cirque de la Fontaine Salée qui tient son nom de la richesse en sels minéraux des sources qui en coulent. Il a été creusé par les glaciers qui couvraient le massif il y a 10.000ans et qui l'ont raboté, ramenant au fil du temps son altitude de plus de 3.000m à 1886 m aujourdhui. Quelques blocs morainiques abandonnés sur les flancs des montagnes témoignent de leur passage.

 

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L'herbe y est verte et tendre et si l'on ne connaissait le destin des vaches qui s'en régalent on pourrait presque envier leur sort. Il ne manque guère que le passage de trains à contempler au moment de leur rumination pour qu'elles mènent une vie rêvée.

 

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Le souci légitime de protéger cet espace unique - en cours de classement en réserve naturelle – oblige le GR 30 a jouer les sentiers buissonniers et à contourner par le sud-est le massif du Sancy, offrant en contrepartie des vues splendides sur les différents puys qui le constituent

 

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Mais au fur et à mesure que nous avançons, les nuages font de même, ce qui fait que lorsque nous abordons enfin la pente terminale, un troupeau de cumulus patibulaires stationnent au dessus de nos têtes. Pour corser l'aventure, nous commençons à croiser des névés qui vous donnent une indication de la température extérieure. Notre température intérieure est encore acceptable, grâce au délicieux Chateaugay dégusté (et oui malgré les apparences, nous prenons le temps de déguster !) la veille au soir.

 

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Soudain le GR 30 disparaît sous un gros névé qu'il nous faut escalader pour pouvoir poursuivre en vue du sommet. Nous sommes le 10 juin et, désolé Juliette, (elle se reconnaîtra) mais c'est encore l'hiver en certains coins de l'Auvergne ! (sans rancune, j'adore marcher sur les névés!)

 

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Nous arrivons enfin au sommet, haletants comme des soufflets de forge, où nous croisons quelques congénères frais et dispos qui ont emprunté le téléphérique et le chemin en caillebotis dont est équipée la face nord du Massif pour y accéder. Cela gâche un peu notre plaisir, mais ne soyons pas trop puristes, il est louable que la beauté de la montagne soit rendue accessible à ceux qui n'ont pas l'habitude ou la possibilité physique de randonner. Et puis il y a suffisamment en Auvergne de puys vierges de tout appendice technique pour satisfaire à notre goût de la contemplation dans le recueillement et la solitude.

 

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Des aiguilles de lave se dressent orgueilleusement au dessus de la vallée. Elles semblent figées pour l'éternité mais pourtant les experts n'excluent pas qu'un jour les volcans d'Auvergne sortent de leur torpeur. Pour le moment, soyez rassurés, malgré une longue et attentive scrutation, Gibus et moi n'en avons pas vu une osciller !

 

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Le monde végétal en cet univers inhospitalier est réduit à une maigre couverture d'herbe qui pare l'ossature torturée du massif, dont la moindre fissure ou pliure se révèle sous cette toison élimée par la pluie, la neige et le vent. En ces lieux sauvages naissent les maigres et glacials ruisseaux de la Dorre et de la Dogne qui en se réunissant en aval donnent, étonnante descendance, la riante Dordogne.

 

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En gagnant la station du Mont Dore notre chemin croise la plaie béante d'une coulée de lave rougeoyante (de la trachyte) sur laquelle dame nature tisse patiemment sa broderie de verdure. D'aucuns (les femmes seront plus indulgentes car plus romantiques) vont trouver que ma plume devient trop mielleuse, et qu'à trop parcourir les estives je m'avachis, mais bon que voulez vous l' Auvergne avec ses bovins, pardon, ses beaux vins, m'émeuh, ah que zut, m' émeut.

 

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A ses pieds, protégée du vent, se dresse une fleur de pavot (mais que fait la police ?) qu'une droséphile auvergnatus a repéré et sur laquelle elle déambule un peu « groggy », occasion unique pour moi de prendre une mouche en photo. Bien qu'ayant pris la mouche, je reste d'un calme olympien (très drôle hein !) ce qui me permet de pixeliser une superbe orchidée qui offre ses lèvres sensuelles aux lépidoptères en goguette. Ainsi après avoir rêvé d'être « vache » me vient l'envie d'être bourdon...(non, non je vous assure je n'ai pas goûté au pavot...)

 

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Mais les nuages qui nous avaient épargnés sur le sommet du Puy de Sancy ouvrent soudain les vannes, malgré les remontrances de Juliette qui leur rappellent que c'est bientôt l'été et qu'à cette saison normalement il fait beau en Auvergne (voir les commentaires de la première étape) .

 

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Cette saucée nous incite à rejoindre « fissa » notre chambre d'hôte et nos compagnes impatientes (du moins le croit-on, les femmes sont très fortes dit-on pour simuler !) où nous nous désaltérons d'un jus de houblon concocté par les moines de l'abbaye de Leffe (ceux là méritent vraiment le paradis !), mais ce n'est qu'un début et vous ne saurez rien du reste car je tiens à garder votre estime et considération...

A suivre


Texte & Photos Ulysse

 

 



25.06.2009

Périple en Auvergne : 2ème étape : de Besse en Chandesse à Picherande

 

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Le lendemain matin nous poursuivons sur le GR 30 en direction du lac Pavin. Quel bonheur de déambuler seuls par monts et par vaux (qui sont parfois plutôt « vaches » pour nos jambes quinqua et sexagénaires) à l'heure où nos courageux congénères s'entassent et s'empilent dans les transports collectifs (qui n'ont rien d'amoureux, quoique, certains en profitent...) pour se rendre au travail ou, à défaut chez ce sinistre Paul Emploi.

Je suis aussi passé par là et j'apprécie de pouvoir aujourd'hui chaque matin décider du chemin que je vais suivre. Mais il faut être vigilant et veiller à ne pas gaspiller l'immense privilège dont jouissent les gens dans ma situation et faire de chacun de ses jours une ode à la vie et à la liberté.

 

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Les branches effilées des étoiles n'ont pas réussi au cours de la nuit à percer les nuages qui se vautrent comme de gros chats siamois sur le sommet des collines. Par moment le soleil arrive à se faufiler entre leurs flancs et les genets se gavent alors des maigres rayons qu'ils arrivent à capter.

 

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Certains hommes, qui aiment la solitude et ne craignent pas la compagnie parfois orageuse des éléments , se sont construits un refuge où ils peuvent sans limite s'abreuver de vent, s'ennivrer d'espace et contempler, pendant les nuits claires d'été, la danse des étoiles à laquelle nos vies, sans que nous nous en rendions compte, sont attachées.


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Le squelette d'un vieux hêtre colonisé par les champignons nous parle aussi de cette danse perpéuelle qui nous fait passer des coulisses à la scène et prendre successivement différents rôles au terme desquels nous devenons, du moins c'est ma conviction, une âme sereine et épanouie. Ce qui me laisse penser que j'ai encore quelques vies à vivre  tant sont intenses les tourments qui m'habitent quand il s'agit de choisir entre une bouteille de vin blanc, de rouge ou de rosé !

 

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Mais nous voici arrivés au bord du lac Pavin ....ou plutôt devrais-je dire du « maar » Pavin.Ce qui appelle quelques mots d'explications. De fait les volcans auvergnats sont de trois types : les « péléens » les « stromboliens » et les « maars ». Les péléens correspondent à des volcans dont la lave assez peu visqueuse a fini par s'accumuler en haut du cône créant un dôme plus ou moins arrondi (tels que le Sancy ou le puy de Dôme) . Les stromboliens sont des volcans éruptifs dont la lave fluide a jailli et s'est répandue en longues coulées laissant un cratère vide. Quant aux maars, ils résultent d'une masse de magma qui remontant vers la surface à rencontré une nappe d'eau phréatique. Celle-ci portée à ébullition a alors explosé creusant un cratère dans le sol que l'eau a ensuite rempli.

Le lac Pavin s'est formé il y a 6.000 ans et certains de nos ancêtres ont donc été témoins de l'éruption, ce qui a dû leur offrir un joli feu d'artifice. Dès le bord, sa profondeur est de 90m ce qui le rend peu propice à la baignade d'autant qu'il abrite ce délice gastronomique qu'est l'omble-chevalier. redoutable prédateur qui pourrait  prendre un certains appendice humain pour un vairon, voire un moucheron si l'inconscient baigneur appartenait au genre "homo politicus". Le nom Pavin vient du patois « pavens », qui veut dire épouvantable, et lui aurait été donné car l'on disait autrefois que le fait d'y jeter un caillou provoquait des orages épouvantables. A chaque époque ses fariboles, pas plus énormes au demeurant que celles que nous content aujourd'hui les économistes et autre pévisionnistes.

 

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Ce lac est situé sur le flanc du Puy de Montchal dans le cratère duquel nous descendons pour une rapide et discrète auscultation. Avec inquiétude nous croyons percevoir une rumeur mais ce n'est qu'un Rafale de notre très « chère » armée de l'air qui faute de trouver preneur à l'étranger doit de temps en temps voler pour éviter de rouiller.

A cet égard si notre pays est le champion du monde des inventions  parfois brillantes mais inexportables (concorde, ordinateurs Bull , système Secam, 35 heures et dernier né, le Rafale etc...) ou des fiascos lamentables (abattoir de  La Villette,  Crédit Lyonnais, porte avion  Foch, avions renifleurs et tant d'autres) cela est dû, sans aucun doute, au mode de sélection de son élite (ENA, polytechnique) où la sclérose intellectuelle, la prétention et l'arrogance sont de mise aux lieu et place de l'humilité, de l'ouverture d'esprit et du pragmatisme.

Il en est depuis longtemps ainsi comme l'illustre la rocambolesque aventure de la découverte des volcans en Auvergne, qui n'ont été reconnus comme tels qu'au milieu du XVIIIème siècle grâce à un modeste naturaliste parisien Jean Etienne Guettard. Mais ceci est une autre histoire que je vous conterai lors d'une prochaine étape....

 

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Puis nous descendons vers le plateau de La Laspex et prenons la direction de la tourbières de la Barthe, mettant nos pas dans ceux d'hommes depuis longtemps retournés à la poussière et qui au cours des millénaires ont progressivement colonisés ces vastes étendues.

 

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Cette tourbière, qu'on appelle la petite Sibérie d'Auvergne, reçoit plus de 1340mm d'eau par an et est recouverte en moyenne plus de 50 jours par la neige. Elle s'est formée il y plus de 10.000ans à l'occasion de la fonte des glaciers du massif de Sancy. Elle a une très grande valeur patrimoniale du fait de la richesse des espèces animales et végétales qu'elle abrite.Sa traversée se fait sur des caillebotis qui nous permettent de garder nos pieds au sec, encore que les nuages menacent à tout moment de tester une nouvelle fois l'imperméabilité de nos équipements.

 

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Mais malgré le temps maussade notre humeur est au beau fixe. L'Auvergne déroule ses pentes fleuries qui illuminent le paysage et met le soleil dans nos coeurs. Allelluia, chantent en coeur angelots et angelettes dont on aperçoit les petits culs roses à travers les nuées, mais pudiques nous baissons la tête (pour être honnête, pas quand il s'agit d'une angelette, de plus de 18 ans bien entendu...) et discutons des mérites du Chateaugay (appellation d'Auvergne qui porte bien son nom) bu la veille au soir à Besse en Chandesse. De méchantes langues (dont vous n'êts pas j'en suis sûr, chers lectrices et lecteurs) diront que du vin aux visions divines, il n'y a que l'espace d'un goulôt !

 

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Soudain l'immense miroir du lac Chauvet, autre « maar » auvergnat, illumine l'ensemble du paysage et les nuages, un brin narcissiques, s'arrêtent un instant de défiler pour s'y mirer. Nous profitons de l'occasion pour pique niquer mais au moment de faire une petite siestouille (appelée ainsi car le sol en montagne est généralement caillouteux) un cumulus incontinent sur nous se laisse aller....Soucieux toutefois d'accomplir au mieux notre mission, nous collons une oreille au sol et ne percevant aucune rumeur inquiétante, nous levons le camp.

 

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Arrivant près de Picherande, terme de notre étape, nous passons près d'orgues basaltiques nées dans la fureur mais aujourd'hui, fort heureusement, silencieuses.

 

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Puis nous traversons une coulée de lave ponctuée de mystérieuses alvéoles qui retiennent l'eau de pluie. Qui sait si ce ne sont pas les yeux de la terre qui contemplent le jour les nuages et les étoiles, la nuit.

 

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Nous trouvons refuge à l'Hotel Central situé juste en face de l'église, garantie pour nous d'être réveillés aux matînes, car demain nous attend une rude étape : l'ascension du Puy de Sancy

La chaleur de l'accueil, conjuguée au savoir faire et à la générosité du maître-queue mis en valeur par un délicieux Chateaugay, nous préparent à une nuit réparatrice qu'aucun grondement suspect ne vient troubler...

A suivre....


Texte & Photos Ulysse


 

 

 

22.06.2009

Périple en Auvergne : 1ère partie de ST Nectaire à Besse en Chandesse

 

 

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Nous voilà donc partis, mon ami Gibus et moi, accompagnés de nos compagnes qui vont assurer la logistique de notre « expédition », pour la mission ultra secrète d'auscultation des volcans d'Auvergne que nous confiée le C.A.V.A à l'insu du gouvernement (voir ma note du  6 juin)

Le franchissement du viaduc de Millau nous donne le sentiment de pénétrer dans un tunnel de nuages, ce qui n'augure rien de bon quant aux conditions météorologiques de notre périple. Mais vous vous doutez bien que nous avons pris avec nous les anti-rouilles qui nous permettront de faire face aux intempéries et de sauvegarder ainsi nos (assez) vieilles, mais encore efficaces, articulations .

 


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Midi approchant et nos enzimes stomacaux s'agitant frénétiquement (ce qui rapproche les « anciens » des bébés c'est qu'ils mangent tous deux à heure fixe !) nous faisons une halte à l'Auberge de La Loue dans le village de Vodable sis au pied d'un modeste puy et dont l'origine du nom mérite d'être contée.

Au cours des siècles passés et jusqu'en 1960 les agriculteurs du village qui possédaient des moutons et ne pouvaient s'en occuper se réunissaient la veille de Noêl dans la grande salle de cette auberge, qui était alors une bergerie, pour choisir un berger chargé de la garde des moutons pour l'année à venir et fixer les termes de son contrat. Cette assemblée qui permettait de louer les services d'un berger s'appelaient la réunion de « la loue », nom que la famille qui a racheté la bergerie pour la transformer en Auberge a conservé.

Le repas qui nous est proposé pour un prix qui ferait croire à un smicard qu'il est riche ébranle un instant notre détermination à poursuivre notre périple plus avant. Mais notre honneur (et la perspective de trouver ailleurs d'autres auberges aussi réconfortantes) nous incite à mener à bien notre mission et nous nous décidons, à regret, à quitter ce lieu idylique

 

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Nous passons notre première nuit en Auvergne sous la protection du château de Marchidial qui domine le village de Champeix. On dit que la cloche de son donjon est si sensible que le moindre treissaillement tellurique la ferait sonner. La nuit se passe sans qu'aucune sonnerie ne nous réveille, ce qui est un premier indice positif quant à l'assoupissement des volcans auvergnats, mais bon, il nous reste encore pas mal de « puys » à vérifier.

 

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Le lendemain matin confiant le véhicule aux bons soins de nos compagnes (bien qu'étant d'un modèle un peu ancien, nous sommes des hommes « modernes » !) à la sortie de St Nectaire nous sommes enfin, si je puis dire, à pied d'oeuvre. Nous prenons la direction du Lac Chambon en empruntant le GR 30 qui traverse de vastes forêts où les arbres se lancent à l'assault du ciel pour tenter d'apercevoir le soleil ....qui se fait rare dans cette région, dénommée, à juste titre, le château d'eau de la France.

Pendant que nous allons baguenauder et conter « fleurette » aux vaches d'Auvergne (seules rencontres hélas que l'on y fait sur les sentiers à cette saison de l'année) nos compagnes vont faire du tourisme culturel et du shopping ....fromager (il n'y a guère heureusement d'autres possibilités ! ) en attendant de nous retrouver le soir dans les chambres d'hôtes ou auberges autour d'un vin chaud. C'est un arrangement à l'amiable qui permet aux uns (c'est nous !) d'avoir des chaussettes sèches et propres pendant le parcours (préoccupation fondamenale des randonneurs et surtout de leur entourage!) et aux autres (nos compagnes) d'avoir des journées pour papoter, oups pardon, discuter et se cultiver en toute tranquillité ( c'est dur d'avoir un retraité sur le dos toute la journée, n'est ce pas mesdames ?)

 

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Notre chemin prend un peu d'altitude et nous offre une vue plongeante sur le château de Murol fièrement campé depuis le XIIIème siècle sur sa butte de basalte. Le guide vert dit qu'il appartint pendant un temps à la famille d'Estaing avant de devenir un repaire de brigands pendant la révolution. Mais parlant de chatelains et de brigands n'étaient-bils pas, somme toute, généralement de la même engeance ?

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Soudain sous nos yeux éblouis (enfin, n'exagérons rien vu l'état du ciel fort gris) se révèle le lac Chambon que domine l'impressionnante falaise dite de la Dent du marais, vestige d'un ancien volcan:le Tartaret.


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L'endroit où la falaise surplombe le lac est dénommé « le Saut de la Pucelle ». En effet, selon la légende, une pucelle qu'un seigneur du lieu poursuivait de ses ardeurs (comme je vous le disais, un brigand, de fait !) se jeta de cet endroit pour y échapper et se retrouva au bord du lac saine et sauve, secourue par Marie qu'elle avait implorée (elle est moins sollicitée aujourd'hui dans ce genre de circonstances !). Revenue au village elle se vanta de son aventure mais les villageois incrédules lui demandèrent de recommencer pour vérifier ses dires. Ce qu'elle fit, mais cette fois ci elle s'écrasa car Marie lui refusa son aide pour la punir de sa vanité. Pas vraiment tendre la Marie à vrai dire ! je parle bien entendu de celle qui serait prétendument dans un coin du ciel, pas de celles, forts sympathiques, qui me lisent.

 

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Aucune châtelaine entreprenante n'étant à nos trousses (hélas!) Gibus et moi suivons tranquillement le GR 30 pour gagner les rives du lac Chambon. Ce lac peu profond (12m) est du à l'éruption du volcan du Tartaret qui bloqua les eaux de la Couze.

Habituellement la vue d'un plan d'eau nous incite à jouer les tritons mais la présence de névés ornant les sommets environnants et qui, à n'en pas douter, s'épanchent dans le lac nous en dissuade.

Nous constatons au passage qu'aucun remous ne trouble les eaux ténébreuses du lac, signe également favorable d'une absence d'activité tellurique... ». So far, so good » comme disent nos meilleurs ennemis les anglais, mais longue est encore la liste des volcans à ausculter...

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Nous plongeons sous le couvert de la forêt de Courbanges, digne des plus belles forêts équatoriales. Tous ces gens qui battent les estrades médiatiques et politiques devraient plus souvent randonner en forêt pour remettre leur égo à leur juste dimension et se rendre compte qu'ils ne sont que des fourmis qui babillent.


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Cette modeste fleur de géranium sauvage offre plus de beauté et d'harmonie au monde que le strass et les paillettes des miroirs aux alouettes que sont devenus les plateaux de télé. Pour le vagabond que je suis la contemplation de ces fleurs est une récompense bien plus belle que les rosettes de la légion d'honneur qui ornent le revers des jaquettes reversibles des "people",  couronnes mortuaires de leur dignité.


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Nous émergeons sur le plateau du Breuil balayé par le vent: j'aime avoir à lutter contre les éléments, ils me donnent de la densité et me confortent dans la réalité de mon existence moi qui parfois ai l'impression d'être rêvé...Ne vous êtes vous jamais posé la question de savoir si vous n'étiez pas le rêve de quelqu'un ?

 

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Au delà du plateau couvert de fleurs s'élève la silhouette sombre des contreforts du massif du Sancy que nous aborderons dans deux jours. Quel magnifique mariage d'un monde où règne l'abondance et  l'exubérance avec un univers pétri d'austérité. Mais ce mariage nous dit aussi que la vie est fragile et a besoin de conditions propices pour s'épanouir. Puissions nous en être tous convaincus avent que l'ensemble de la terre ne devienne comme ces cîmes inhospitalières.

 

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Des vaches inquiètes nous regardent passer. Elles craignent pour leur survie depuis qu'elles sont devenues les bouc émissaires du réchauffement climatique, leur rôts (et non plus leurs pets comme l'a montré une « remarquable » avancée scientifique) étant riches en gaz à effet de serre. J'accepterai que l'on fasse le proçès des vaches le jour où le dernier 4X4 aura quitté les trottoirs de Neuilly, de Saint Cloud ou de Versailles....et à mon avis ce n'est pas demain la veille !

 

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Les pluies abondantes du printemps ont grossi le moindre cours d'eau et notre souplesse ainsi que notre sens de l'équilibre sont mis à rude épreuve pour les franchir au niveau de gués dotés de pierres instables qui semblent animées du désir de nous jetter à l'eau ! Nous sommes ici au pays des bovidés et les bipèdes que nus sommes perdent sur ces terrains boueux beaucoup de leur superbe et de leur fierté !

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Le ballet des nuages que traversent des raies de lumière laiteuse transforme le paysage en un immense tableau de Constable ou de Ruysdael , le premier, peintre néerlandais et, le second, anglais, qui s'y connaissaient en matière de ciels nuageux. Dieu est ,à leur image, un poète et un artiste et  stupides sont ceux qui en font un greffier de nos soit disants péchés, voire, pire, un justicier.

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Mais l'orage gronde et se rapproche; nous pressons le pas entre une haie d'honneur de piquets de chataigners qui n'ont sans doute jamais vu des randonneurs marcher aussi vite. Nous apercevons soudain nos compagnes qui ont eu la sympathique mais malencontreuse idée de venir à notre rencontre, car nous sommes pris de vitesse par l'orage qui s'abat (le mot n'est pas trop fort !) sur nous.

 

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L'eau, cette perverse, s'insinue dans la moindre faille de notre carapace jusqu'au plus intime de notre intimité et coule de notre cape directement sur nos chaussettes qui deviennent des éponges et nos chaussures des flaques. Heureusement l'hotel qui nous accueille à Besse en Chandesse au terme de notre étape dispose de radiateurs et de vin chaud ! Il faut dire que nous ne sommes que le 8 juin et c'est encore l'hiver en Auvergne !

A suivre.....

Texte & Photos Ulysse (sauf 4ème Marie B.)

18.06.2009

Au pays des sotchs et des dolines.....

Vous attendiez, sans doute, le récit de mon périple en Auvergne. Mais je vous demande un brin (ou deux, pour les plus généreux) de patience car ma plume a tendance a vite sécher avec ce soleil resplendissant dont nous jouissons dans le sud en ce moment (sincèrement désolés pour ceux qui n'y sont point). En attendant, voici le récit d'une balade faite avant ce périple.

 

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D'aucuns pourraient se dire que depuis le temps que je marche à travers le pays d'Oc, j'ai fait le tour de ses attraits et découvert toutes ses pépites. Que nenni ! Ce pays est une vraie mine d'or touristique (d'où le nom de mon blog) et réserve au marcheur un tant soit peu curieux, à chaque fois qu'il s'aventure sur ses chemins, des sites étranges et inattendus.

Ainsi l'autre jour traînant mes guêtres sur le Causse du Larzac du coté de Sorbs, je découvris pour mon plus grand bonheur le royaume des dolines et des sotchs.

Rien que l'énoncé de ces mots fait rêver et voyager en pensée en un pays que l'on imagine riche en contes et légendes.

Mais avant que je vous révèle la nature et la beauté de ces sotchs et dolines, laissez moi vous dire quelques mots de Sorbs, ce modeste mais surprenant village du Causse doté d'un imposant et magnifique château.

 


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La découverte de céramiques et de vestiges de construction dans le secteur atteste de la présence des romains dans l'antiquité. Mais Sorbs est mentionné pour la première fois en tant que « villa Sorbes» dans des archives du 8ème siècle. Dans celles de Ste Eulalie de Cernon, ancienne cité templière, on trouve mention de la présence de Templiers au mas de Vilaveilla (aujourd'hui Mas de Ville Vieille qui fait partie de Sorbs)) en 1247.


Mais une histoire étonnante nimbe le passé de ce village d'une aura de mystère. En effet, en 1858 des paysans découvrirent près de Tolède un trésor sans doute enfoui à l'épque de la prise de cette ville par les Arabes. Ce trésor comprenait notamment des couronnes en or dont l'une comporte cette étrange inscrition : « in dei nomine offeret Sonnica beate Marie in sorbaces » ce qui peut se traduire par « offert au nom de Dieu par Sonnica à Sainte Marie de Sorbaces »

 

Gérard de Sède, auteur, entre autres, d'ouvrages sur les templiers et le trésor de Rennes le Château a formulé l'hypothèse que la couronne de Sonnica, dont on trouve mention dans une charte de l'an 800 et qui aurait pu appartenir à un personnage wisigothique, a été consacrée à Sorbs dont le nom serait dérivé de Sorbaces.


Il avance à l'appui de sa thèse que les wisigoths, qui occupaient la Septimanie (dont faisait partie l'actuel Hérault) après la période romaine, en ont été chassés par les francs au VIIème siècle et se sont réfugiés en Espagne où ils auraient emporté ce trésor. Sans doute ne pourra-t-on jamais vérifié cette hypohèse, mais elle a le mérite de nous faire rêver.


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Mais Sorbs présente aussi des attraits beaucoup plus concrets tel cet imposant château qui aurait été édifié par les seigneurs de la Treilhe au XVIème siècle (les différentes sources ne sont pas concordantes sur ce point)

Découvrir un tel édifice doté d'un jardin à la « française » avec pelouses géométriques et bassin sur le Causse est une surprise. Cerise sur le gateau, (le pays d'Oc est vraiment un pays de cocagne !) ce château récemment restauré a été classé monument historique et devrait être prochainement ouvert au public.

 

 

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Non loin du château se trouve un étonnant calvaire sculpté sur les deux faces édifié en 1717 et couvert d'inscriptions que je serais bien en peine de vous traduire. Pour les croyants, c'est là un rappel de leur espérance en une vie éternelle, pour moi c'est une invitation à ne pas gaspiller mes jours. J'invite , au passage, ceux qui sont intéressés par les calvaires et les chemins de croix (moi je préfère les chemins de vignes) à aller baguenauder dans les « Jardins de la Fontaine » qui en affichent une belle collection.


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Derrière le château se tient un autre chef d'oeuvre architectural : une magnifique ferme caussenarde, pour le moment assoupie, mais que la montée annoncée des mers ramènera à la vie lorsque les résidents du littoral seront contraints de se réfugier sur le Causse. Si vous cherchez un bon investissement à long terme à faire, songez y !

 

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Au delà de la ferme caussenarde, la magie du Causse vous attend : voilà un étonnant pays où pendant des milliers d'années des générations d'hommes, après avoir défriché la forêt qui couvrait la région, ont « récolté » des myriades de pierres et en ont fait de grands tas, les « clapas » qui ornent le paysage comme autant de taupinières.

 

Ce travail titanesque était nécessaire pour leur permettre de cultiver le foin ou les céréales nécessaires à leur subsistance ainsi qu'à celle de leur troupeaux de chèvres et de moutons.

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Aujourd'hui les arbres recolonisent progressivement les lieux abandonnés par les troupeaux, les cotelettes d'agneau qui grillent sur nos barbecues venant par avion de nouvelle Zélande. Mais qui voudrait être berger en ces lieux magnifiques certes, mais sans boulangerie, ni superette, ou pire encore, sans caviste et qui connaissent l'été, l'enfer et, l'hiver, un froid polaire?

 

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Les quelques traces que l'on peut voir du passage de l'homme moderne en disent long sur son inculture profonde et son mépris du travail de ceux qui l'ont précédé. Laisser faire et gain maximum sont les deux mamelles polluées de notre société qui mourra comme le roi Midas  d'avoir tout voulu transformer en or. Nous avons d'ailleurs déjà hérité de ses oreilles d'âne !

 

Mais je sens que mes digressions oiseuses vous font perdre patience et que vous souhaitez que j'en vienne au vif du sujet : à ces mystérieux sotchs et dolines...

 

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Mieux qu'un discours voici un schéma posté sur le site à l'initiative du département (qu'il en soit félicité) qui illustre ce qu'est un sotch. Il s'agit d'une dépression circulaire particulièrement profonde en forme d'entonnoir. Sa formation résulte du comblement d'un aven (gouffre creusé par le ruissellement de la pluie à travers les roches calcaires qui constituent le causse) ou du soutirage des argiles colmatant le fonds d'une dépression.

 

 

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On trouve trois sotchs dans les environs de Sorbs dont les plus spectaculaire sont ceux de Robert (200m de diamètre et 30m de profondeur) et surtout de la Parade (200m de diamètre et 45m de profondeur)

 

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Quant aux dolines, ce sont des dépressions du même type mais de faible profondeur (quelques mètres) Le fonds des sotchs et des dolines qui sont tapissés d'argile plus fertile apportée par le ravinement étaient autrefois cultivés.

 

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Il faut parcourir ces vastes espaces seul pour entendre le murmure des pierres qui vous parlent d'un temps où la vie de l'homme était en prise directe avec les éléments et s'y était adaptée. Aujourd'hui nous sommes "désenvironnés" par l'appareillage technologique qui nous donne le sentiment fallacieux d'être puissants, alors que nous sommes de plus en plus fragiles et démunis.

 

 

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Relique des temps anciens où un climat tropical règnait dans la région, une panthère noire erre traquant les quelques lapins épargnés par les chasseurs. j'en profite pour adresser un clin d'oeil au blog  Bénis soient les félés car ils laissent passer la lumière qui nous révèle la réalité derrière l'apparence des choses...

 

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Seule note de douceur dans ce paysage austère et minéral, un gazé se délecte du nectar d'une vesce à épis. Je termine là  mon périple, en espérant que vous en sortirez heureux, empiérrés, avec au coeur la joie simple de savoir que vous vous endormirez plus instruits que vous ne vous étiez réveillés, sauf si bien sur vous étiez déjà un spécialiste des sotchs et des dolines !

Pour vous rendre en ce lieu munissez vous des cartes IGN Promenade 65 Béziers/Montpellier ainsi que des séries Bleue 2642 O et ET. Garez vous à Sorbs puis rendez vous à pied à Ville Vieille d'où part une piste forestière qui mène aux sotchs.


PS: je vous donne rendez vous la semaine prochaine pour le début du récit de mon périple en Auvergne


Texte & Photos Ulysse



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