suivi de mon blog
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

30/06/2007

Sur le banc du Rocher des Vierges

medium__DSC6762.JPG

Vous considérez certainement comme moi qu'un banc c'est normalement fait pour se reposer . Pourquoi alors les responsables des bancs publics dans les agglomérations (ce doit être un job de tout repos!) s'ingénient à les placer dans les endroits où ils ne peuvent pas remplir cette fonction ! Car soit le banc est situé au bord d'une voie passagère et vous subissez alors les pétarades enfumeuses des bagnoles et des motards, soit il est placé, plus intelligemment certes, dans un parc, mais malheureusement sous un arbre, et vous êtes très vite décoré par les chiures de pigeons, d'étourneaux ou de goélands.
medium__DSC6771.2.JPG

J'avais donc renoncé à l'espoir de pouvoir un jour jouir du bonheur simple de m'asseoir sur un banc public pour y rêvasser ou relire l'Iliade et l'Odyssée.Mais au hasard de mes pérégrinations j'ai repéré un banc de rêve où l'on peut se reposer et méditer à loisir sans craindre d'être transformé en saucisse fumée ou en arbre de Noël ! Certes pour y accéder il faut faire un petit effort - mais le repos qu'il nous offre n'en est que plus mérité - car il est situé ......à 536m d'altitude, au sommet du rocher des Vierges, qui domine, au milieu d'un océan de garrigues odorantes, le village d'Arboras.
medium__DSC6739.2.JPG

Le chemin qui y conduit est des plus agréables. Après un démarrage entre des haies d'arbres rafraichissantes qui facilitent la grimpette, on passe devant un étonnant hommage rupestre aux "Félibres" morts pour la France. Rappelons que le Felibrige est un mouvement littéraire fondé près d'Avignon en 1854 par sept poètes provençaux dont le leader était Frédéric Mistral.dont le but était de relancer l'usage de la langue d'Oc en littérature.
medium__DSC6745.JPG

Puis on passe au pied de roches sculptées par la pluie et le vent qui donnent au Rocher des Vierges son nom car ceux qui l'ont ainsi nommé y ont vu deux vierges penchées l'une vers l'autre. J'avoue que bien que j'ai habituellement l'esprit imaginatif j'ai eu du mal à y voir ces saintes créatures mais il est vrai que je ne suis pas très porté sur la religion!

Parvenus au sommet le banc vous attend situé près d'une chapelle sans grand charme
medium__DSC6758.JPG

mais dont la plateforme vous offre une vue fantastique sur la plaine jusqu'à la mer.
medium__DSC6770.JPG

Avant de vous y asseoir prenez le temps de faire le tour du sommet pour découvrir au loin vers l'Ouest le Tantajo qui domine Bédarieux et plus près vers l'Est le Pic Baudille.
medium__DSC6746.JPG

Après ce tour d'horizon le banc est enfin à vous mais méfiez vous une fois assis on y est si bien et l'environnement est si paisible et si beau que l'on a du mal à en repartir !
medium__DSC6766.JPG


En descendant du Rocher des Vierges je vous conseille de faire un détour par le caveau de Virgile Joly qui se trouve sur la place du village et sur lequel vous trouverez un commentaire dans la rubrique "délices" de ce blog.

Pour l'accès au rocher des Vierges voir le fichier joint.Texte & photos Ulysse

17:50 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (10)

25/06/2007

Sortez de l'ordinaire, dégustez les vins du Puech Lazert !

medium__DSC8440.JPG


La viticulture française est en crise et c'est en partie de sa faute car trop longtemps les vignerons ont vécu dans un monde non concurrentiel et se sont contentés de produire du vin sans se préoccuper de savoir ce que les consommateurs voulaient ou aimaient boire...

Or les consommateurs et la manière de consommer du vin ont changé. Sous l'effet de l'évolution des modes de vie, conjuguée aux campagnes de la sécurité routière et de la santé publique la consommation moyenne et le nombre de consommateurs de vins réguliers ont baissé en France et en Europe. Les consommateurs se sont mis à boire le vin de façon plus festive, à l'heure de l'apéritif où à l'occasion d'une soirée entre amis le week-end, et de moins en moins tous les jours !

De surcroît, de nouveaux concurrents venant des pays dits du « nouveau monde » (Chili, Argentine, Afrique du Sud, Australie, Californie) se sont mis à produire des vins répondant à ces nouvelles attentes : des vins gouleyants, de qualité constante et faciles à boire, mais aussi, progressivement des vins plus élaborés et complexes, à des prix attractifs. De plus ces pays ne lésinent pas sur l'effort marketing (habillage des bouteilles ) et commercial pour vendre leurs vins à l'étranger.

Or trop souvent les vins français achetés au hasard sont médiocres en dépit du système complexe des AOC mis en place par l'INAO qui est tout au plus une garantie d''origine et de typicité mais pas de qualité. Des étiquettes souvent ronflantes arborant le mot « Château » cachent de fait trop souvent une horrible piquette ! Qui plus est, les étiquettes sont souvent trop complexes et incomprénsibles pour des consommateurs étrangers ou néophytes.

Et ce n'est pas en portant des cagoules, en proférant des menaces et en vidant les cuves de vins étrangers dans la grande distribution qu'on incitera les étrangers à boire les vins de France!

Si l'on n'y prend garde et si on ne relève pas le défi de la qualité et du dynamisme commercial, la crise s'aggravera et les conséquences en seront désastreuses pour bon nombre de nos régions. Car si les vignes disparaissent c'est un pan de notre civilisation qui s'évanouira, les friches remplaceront les vignes, les villages mourront et nos paysages et mode de vie en seront affectés.
medium__DSC8418.2.JPG

C'est pourquoi il faut saluer et soutenir les vignerons qui déploient tout leurs efforts et oeuvrent avec passion pour produire des vins de qualité et sauvegarder cette part essentielle de la culure française. Par le biais de mon blog, j'essaie de vous faire découvrir quelques vignerons (caves coopératives ou vignerons indépendants) encore peu connus qui mènent ce combat de la qualité.

Aujourd'hui je vous invite à aller déguster les vins de Laurent Taisse du Domaine Puech Lazert installé à Saint Jean de la Blaquière , dans une région de surcroît magnifique qui se prête aux randonnées.

Chez les Taisse, on est vignerons depuis plusieurs générations, mais jusqu'en 1997 ils portaient leurs raisins à la cave coopérative. La dégradation de la conjoncture et la baisse des prix payés aux viticulteurs pour leurs raisins ont incité le fils, Laurent,à se lancer dans la production et la vinification de ses propres vins

medium__DSC8425-1.JPG

Sur les 16ha que la famille possède, il a sélectionné 4ha de ses meilleures vignes plantées sur des shistes et des galets roulés. Les cépages pour les rouges sont le cabernet sauvignon, le merlot, la syrah, le mourvèdre et le grenache et pour les blancs, le viogner et le chardonnay. La production s'élève bon an mal an à 6000 bouteilles d'un nectar rouge et d'un nectar blanc qui, je vous le garantis, vous enchanteront.

Ces vins qui relèvent de la catégorie de vin de pays (du fait de l'utilisation de cépages non autorisés dans l'appellation Coteaux du Languedoc) sont élevés en barrique en partie neuves (12 mois pour les blancs et 24 mois pour les rouges).

Le rouge a des arômes de coquelicot et de réglisse, et le blanc des arômes de poire et de miel d'acacia. Tous deux ont un superbe équilibre, une grande fraicheur et une belle longueur en bouche.
medium__DSC8433-1.JPG

Profitez de ce que les vins de Laurent Taisse ne sont pas encore connus et réputés pour rendre visite au Domaine car il a encore à la vente, pour le rouge, quelques bouteilles des millésimes 2000, 2001, 2002 et 2003 tous très réussis, en sus du 2004 qu'il vient de mettre en bouteille et qui est encore un peu fermé, mais qui devrait être parfait d'ici Noel

Les prix sont, respectivement, de 10€ et 12€ pour le blanc et le rouge, ce qui représente un excellent rapport qualité-prix, les millésimes plus anciens étant à juste titre un peu plus cher.

Le nom de Puech Lazert correspond à un mamelon proche du village sur lequel sont installées une partie des vignes. Le heurtoir qui figure sur l'étiquette est une invitation à aller frapper à la porte du Domaine (12 Avenue du Grand chemin 34700 Saint jean de lBlaquière) .

Pensez à téléphoner au préalable (04 67 44 73 15) et Laurent Taisse vous accueillera avec chaleur et vous parlera de son métier avec une passion qui se reflète dans ses vins

Bonne dégustation !

08:25 Publié dans Délices | Lien permanent | Commentaires (15)

19/06/2007

Suivez mes traces autour de Salces !

medium__DSC8413.JPG

Votre vie est gris souris, votre patron est un rat et votre compte en banque est comme le gruyère français : il a des trous ! Rien de tel pour retrouver le moral que de troquer vos souliers vernis pour des bonnes grôles de rando et d'aller soulever la poussière des chemins. Surtout qu'à cette saison la nature est en fête. Sous l'influence du soleil et des jours qui s'allongent la chlorophylle connaît son activité maximale et le monde végétal arbore une profusion de fleurs en vue d'assurer sa descendance.
medium__DSC8324-1.JPG

Prenez la Direction des Salces, ce pittoresque village installé à l'abri du cirque creusé dans le plateau de Courcol et dont la chapelle domine un océan de vignes. En grimpant sur le plateau vous cheminerez dans une mer de genêts qui répand dans l'air une odeur miellée envoûtante.
medium__DSC8334-1.JPG

Parvenu sur le plateau de vastes sapinières vous attendent qui offrent au promeneur une ombre rafrichissante. Mais ce hâvre de paix et de détente est un lieu d'infernales cadences pour le peuple des insectes contraint de trouver sa pitance.
medium__DSC8341-1.JPG

Les campanules quant à elles redoublent de coquetterie et se sont mises sur leur 31 pour les séduire.
medium__DSC8333-1.JPG

Des chevaux à peine sortis de l'adolescence se défient à la course dans un paysage digne du far-west,
medium__DSC8348-1.JPG

puis vous dévisagent en se demandant sans doute comment un être sur deux pattes arrive à tenir debout !
medium__DSC8354-1.JPG

La pluie a sculpté dans les contreforts calcaires du plateau une armée de soldats qui semblent vous guetter à l'abri de fourrés de buis ou de chênes verts.
medium__DSC8366-1.JPG

Le tronc calciné d'un vieil arbre témoigne de la violence des orages qui de temps en temps sévissent en ces lieux..
medium__DSC8377-1.JPG

Mais le jour où j'ai effectué ce périple le temps était au beau fixe et donnait à la contrée des allures idylliques n'incitant guère à presser le pas.
medium__DSC8383-1.JPG

Il y a comme cela des chemins que l'on garde en mémoire et que l'on parcourt en pensée l'hiver ou les jours de pluie !
medium__DSC8386-1.JPG


Des précisions sur l'itinéraire figurent en fichier joint Texte & Photos Ulysse

14:05 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (9)

17/06/2007

Allez, on sort voir les Dinosaures !

medium__DSC7524.JPG

Vous en avez assez de voir vos chères têtes brunes ou blondes passer leurs week-end affalées devant la téloche ou en train de manipuler leur nultendo. Mais que leur proposer qui puisse les arracher à ces activités décervelantes ? La dernière fois que vous leur avez proposé de visiter un musée, vous avez surpris dans leur regard une lueur d'apitoiement qui vous a fait battre en retraite !

Que faire pour les sauver de la lente décrépitude physique et mentale auquelle les vouent les grands goupes industriels du multimédia qui considèrent les humains que nous sommes « comme du temps de cerveau disponible »
medium__DSC7658.JPG

Et bien , je pense que je connais un endroit capable de les extiper ou « dégluer » des tréfonds des canapés où ils sont avachis...proposez leur d'aller voir les Dinosaures ! Le cauchemard imaginé par Steven Spielberg d'un retour sur terre des dinosaures, s'est matérialisé dans un endroit sauvage de la garrigue de Mèze.

En ce lieu rodent au détour des allées les plus grands et plus féroces animaux que la terre ait jamais porté.On y croise ainsi le gigantesque tyrannosaure Rex dont la machoire dotée de dents acérées pourrait broyer une tête d'éléphant.
medium__DSC7529.JPG

Fuyant ce monstre, on croise alors le chemin du Brachiosaure non moins gigantesque mais plus pacifique, ses préférences alimentaires allant à l'herbe verte des prairies. Il est certes quelque peu efflanqué et nous laisse voir ses côtes, l'herbe étant plutôt rare dans ce coin de garrigue, mais il garde néanmoins belle allure !
medium__DSC7542.2.JPG

Plus loin, on tombe sur un Spinosaure fort heureusement enchainé, aux pattes dotées de griffes redoutables et qui bondissent sur leur proies pour les déchiqueter.
medium__DSC7566.JPG

Nous voici maintenant face à un Tricétératops, autre paisible herbivore, mais dont les impressionnantes cornes lui permettait de résister aux plus féroces prédateurs.
medium__DSC7571.JPG

Il vaut mieux, par contre, ne pas trop s'approcher de cet allosaure dont la mine patibulaire et les pattes avant pourvues de griffes acérées laissent deviner un caractère plutôt belliqueux .
medium__DSC7596.JPG

Ne vous fiez pas non plus à l'allure plus pacifique de ces Deinonycos auxquels vous pourriez fort bien servir de petit déjeuner ou de goûter selon l'heure de votre visite..
medium__DSC7551.JPG

Nous voici enfin face à une créature un peu plus fréquentable, le troodon, qui semble être l'ancêtre de notre paisible lézard vert, celà étant je ne vous conseille pas de tenter de lui caresser l'encolure !
medium__DSC7586.JPG

Le plus étonnant est que ces animaux, dont certains sont aussi hauts que des immeubles de 4 étages, voyaient le jour dans une fragile coquille d'oeuf, à l'exemple de ce petit dinosaure qui semble inoffensif mais que je vous déconseille de prendre comme animal de compagnie .
medium__DSC7606.JPG

Ce monde des dinosaures que le parc de Mèze fait revivre de façon réaliste et pédagogique a disparu sous l'effet d'u cataclysme climatique causé par la chute d'un météorite ou de fantastiques éruptions volcaniques. Le ciel se serait alors obscurci du fait des cendres et des poussières projetées dans l'atmosphère faisant disparaître les plantes de la surface de la terre causant ainsi la mort des herbivores puis celle des carnivores qui nont plus trouvé de quoi se nourrir !
medium__DSC7548.JPG

Seules leurs ossements et leurs oeufs fossilisés, trouvés sur le site même de ce parc où ils déambulaient il y a 70 millions d'années, la région étant alors couverte par une plaine tropicale parcourue de grands fleuves, témoignent de leur passage sur la terre.
medium__DSC7634.JPG

Des êtres plus petits leur ont succédé dont nous sommes issus, et d'ailleurs dans nos gènes nous avons conservé certains des traits de caractère de ces redoutables ancêtres, vu la manière dont parfois nous traitons nos semblables et dont nous agissons vis à vis de la planète qui nous héberge !

Celà dit, il est temps que j'achève la visite car j'aperçois Tyranosaure Rex qui se dirige vers ma voiture et je crains fort pour sa pérennité !
medium__DSC7644.JPG


Pour vous rendre au parc cliquez sur le présent lien.

Texte & Photos Ulysse

09:05 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (13)