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31/12/2008

Meilleurs voeux pour 2009

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Nous oublions trop souvent,

Que de mère Nature,

Comme toute créature,

Nous sommes les enfants.


Nous devons prendre soin,

De la terre et de la mer,

Si fragiles et si chers,

Qui sont notre bien commun.


Ce lien qui nous unit,

Indéfectiblement,

En tous lieux est écrit,

Où porté par le vent.


Témoin en est ce message,

Qu'hier au coucher du soleil,

M'ont adressé dans le ciel,

Des oiseaux de passage.


Je vous l'adresse aussi,

Afin que douce et belle,

Soit cette année nouvelle,

Pour vous et vos amis.



Texte & Photo Ulysse

30/12/2008

Ca roule pour les huitres de Thau !

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Le réveillon du Nouvel An n'est plus qu'à quelques encablures et vous feuilletez désespérément vos bouquins de cuisine à la recherche de la recette qui d'aise fera vos amis se pâmer ! Stressé(e), angoissé(e) vous allez de l'une à l'autre faisant la moue : trop long ! trop compliqué ! trop cher !

Vous êtes sur le point de renoncer et d'ouvrir la fenêtre qui dans le vide vous fera vous précipiter, quand l'idée vous vient de lire mon blog, histoire de vous dépayser un peu avant de quitter ce monde.


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Et là, je vous dis : avez vous pensé aux huitres du Bassin de Thau, cette mer miniature aux eaux enchanteresses (quand on la survole à 10.000 mètres!) célébrées par les gens du cru ?

Non ! C'est une honte, un scandale. Il vous faut vite combler cette incommensurable béance dans vos expériences gastronomiques, ce vide sidéral dans votre culture crustacière, car je suis sûr que vous et vos cher(e)s invités ne les aimerez pas qu'un PNEU !


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Certains critiques gastronomiques prétendent qu'elles ont un goût de noisette, mais moi je leur trouve un inimitable goût d'hévéa ! Il est vrai que le Bassin de Thau est un milieu miraculeux en terme de diversité et héberge une faune étrange qui concourt sans doute à donner ce goût si particulier aux huitres qui y sont élevées et font qu'elles sont tant recherchées !

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De fait, on peut dire que malgré la crise ça roule pour les ostréiculteurs du cru ! Si vous êtes salarié chez Michelin peut être aurez vous droit à un tarif préférentiel ?

C'est le mets idéal pour un repas de réveillon, et plutôt que de les consommer en entrée je vous conseille de les déguster à minuit au moment de souhaiter à vos invités une « GOODYEAR » ! Un dernier conseil, accompagnez vos huitres d'un excellent Picpoul, mais avec modération bien sur si vous ne voulez pas finir sur les jantes !

Bonne dégustation !

 

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PS : Les photos ont été prises à divers endroits du rivage du Bassin de Thau, dont deux d'entre elles il y a 8 jours; celle du pneu dans la boue ayant été prise devant le baraquement d'un ostréiculteur.


Texte & Photos Ulysse


26/12/2008

Il neige ! Soyons fous, osons le Caroux !

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Bien que mon antre ne soit situé qu'à quelques lieues de la mer, j'ai le bonheur d'apercevoir dans le

lointain la ligne tantôt noire, tantôt bleutée des monts du Haut Languedoc, avec, en première ligne, la masse

imposante du Caroux



Dès que je mets le nez dehors, je jette un oeil (et l'autre aussi bien sur, n'étant pas borgne !) vers le

« ch'nord » afin de vérifier que ces chères montagnes, lieu privilégié de mes pérégrinations, sont toujours en place.

Sait-on jamais, un séisme nocturne pourrait les engloutir, ce qui serait pour moi une perte incommensurable dont

je ne me relèverais pas .


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Que vaudrait, en effet, de vivre sans leurs sentiers tortueux et odorants, sans leurs combes sauvages

abritant sangliers, chevreuils et mouflons, leurs forêts de pins, de hêtres, de chataigners ou de chênes pubescents

où rodent elfes, lutins, satyres et autres peuples merveilleux que nous snobons mais que nos anciens craignaient

et respectaient. Quelles couleurs aurait le monde sans leurs tapis mauves de bruyères ou leurs mers dorées de genets.

Qui ferait battre à tout rompre mon coeur assagi si ce n'est leurs pentes vertigineuses menant au ciel ?



Or, au matin du 16 décembre, quels ne furent pas ma surprise et mon bonheur d'apercevoir à l'horizon un

fil d'argent bordant la ligne montueuse : il avait neigé la nuit sur le Caroux ! Je levai les yeux au ciel et remerciai

en silence le père Noêl auquel j'avais écrit quelques jours avant pour lui demander un noël enneigé, ce qui pour

un « sudiste » est un présent d'une valeur inestimable ! Certes la livraison du père Noêl était en avance de quelques

jours, mais je comprenais bien son souci de réserver la nuit de Noêl aux enfants. L'essentiel était qu'il ait donné

suite à ma requête !


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Sans perdre un iota de seconde, j'appelai mon ami et compagnon « es chemins » Gibus. « Le Caroux est

enneigé » lui dis je « on se le fait demain, je passe te prendre à 8 H 30, ça te va ? ». La forme interrogative à vrai

dire ne s'imposait pas ! C'est comme de demander à mon plombier s'il veut « un » pastis, le oui est toujours de mise

et dans ce cas je peux même vous dire que « UN  » prend un « S » !



A 10 H 01 le lendemain matin, nous étions donc au pied du Caroux à 200m d'altitude, encapuchonnés et

emmouflés comme des inuits, la température flirtant avec le zéro degré. Nos sacs ressemblaient ce matin là à une

hotte de père Noël, vu que nous y avions mis du petit bois pour faire un feu dans le refuge de Fontsalès où nous

avions projeté de pique-niquer. Nous sommes des hommes rustiques et tous terrains certes, mais soucieux d'un

minimum de confort quand il s'agit de prendre ses repas (Comme le dit un dicton Lyonnais « les jeunes vivent

d'amour et d'eau fraiche et les seniors de saint amour et de ventrèche ») .


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Nous voilà donc partis en empruntant la piste goudronnée qui monte au hameau d'Héric et que nous

quittons bien vite pour emprunter un sentier muletier menant au col de Bertouyre à 700m d'altitude.



Pas après pas, mètre après mètre, je grimpe, courbé sous le poids du sac, les yeux rivés sur le bout de

mes chaussures, tandis que mon ami Gibus semble danser sur le sentier; cet homme là a du être mouflon dans

une autre vie tandis que moi j'étais fer à repasser !



Mais d'une seule traite nous arrivons au col où mes halètements font concurrence à la Tramontane.

Un abricot sec, un verre d'eau (et oui, il m'arrive d'en boire !) et nous voilà en route pour le refuge de Fontsalès

à 1055m d'altitude.


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Vers la cote 850, nous trouvons les premières plaques de neige cristallisées, ressemblant à des

paquets de sucre en poudre répandues par des Elfes facétieux sur les pierres du chemin.



Cette neige tant espérée nous tend un redoutable piège car l'eau qui en suinte a gelé dans la nuit et

recouvert les pierres du chemin d'une fine pellicule de glace. Je me retrouve bientôt à quatre pattes dans une

position où je semble rendre hommage aux divinités du lieu. Mais loin d'être des prières les propos que je prononce

alors feraient plutôt rougir le capitaine Haddock !



Mes premières tentatives pour me relever restent vaines et j'ai l'impression d'être une tortue renversée

sur le dos, mais j'arrive à agripper un buisson bordant le chemin et à reprendre ma progression pour le moins

« chaloupée » vers le sommet.


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Un arbuste audacieux, ignorant sans doute l'avis de ses aînés, s'est établi dans ces lieux inhospitaliers

et s'incline respectueusement sur notre passage, saluant le courage (que d'aucuns appelleraient inconscience!)

de ce duo de bipèdes sudistes que l'on voit plus volontiers en cette saison sur les terrains de pétanque.


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Nous arrivons enfin sur le plateau du Caroux complètement enneigé qui surplombe du haut de ses

1050 mètres, la vallée du Jour, affluent de l'Orb, noyée dans un brouillard bleuté. La température étant en

dessous de zéro, nos ne nous éternisons pas et je vous laisse un espace libre pour que vous composiez

vous même vos commentaires sur la beauté du lieu (à vos souris donc !):

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La vue du refuge nous fait presser le pas et nous nous y installons avec un bonheur qu'aucun 5 étoiles

sur Terre ne pourrait nous procurer. Nous sortons le bois de notre sac et allumons le feu.

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Au menu du jour nous avons : vin chaud, potage aux 5 légumes (selon les recommandations de l'Agence Alimentaire)

terrine aveyronnaise aux chataîgnes, salade de pommes de terre, orange ou pomme, zézettes de Sète (c'est un gateau,

je vous rassure !) chocolat noir, café ou thé, le tout arrosé d'un Pic Saint Loup du Château de Valflaunès, dont ce blog a

déjà dit le plus grand bien (voir la rubrique Délices)


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Nos batteries rechargées à bloc, nous sortons pour faire le tour du plateau du Caroux en cheminant

tout d'abord dans les bois qui entourent le refuge où des hêtres nous tendent désespérément les bras afin

qu'on les étreigne pour les réchauffer.


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Déclinant leur invitation, nous sortons du bois pour affronter le blizzard et éprouver ce plaisir ineffable

et primitif de défier les éléments. C'est en quelque sorte un retour à l'aube de l'humanité où la confrontation

avec la nature constituait la trame de la vie humaine et forgeait le corps, le coeur et l'âme de nos lointains ancêtres.


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Aujourd'hui dans nos pays développés, mis à part les plus déshérités d'entre nous, tout un appareillage

nous protège et nous éloigne de cet affrontement et nous rend fragile et dépendant. Les tempêtes de neige récentes

qui ont provoqué le chaos dans une partie de la France soulignent cette fragilité.


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Nous faisons ainsi le tour du plateau sans apercevoir âme qui vive; même les mouflons qui prolifèrent en

ces lieux se terrent dans les combes. Le bruit de la neige qui crisse sous nos pas et le hullulement du vent créent

une ambiance fantasmagorique qui me font frissonner de bonheur
!

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Puis nous regagnons le couvert du sous bois ayant brulé les calories de notre repas pantagruélique.

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Nous nous apprêtons à redescendre vers la vallée quand nous croisons un monstre écailleux tapi sur

le bord du plateau qui nous interpelle en nous posant la charade suivante à laquelle nous devons impérativement

répondre si nous voulons passer : « Nous sommes des milliards et tous différents ! Qui sommes nous ? »



Enfantin mon cher répondit mon ami Gibus qui donne la bonne réponse et nous sauve ainsi de la congélation !

Et vous auriez vous trouvé ? (Merci de laisser votre réponse en commentaire)


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Puis nous franchissons la brêche qui permet de redescendre vers le col de Bertouyre par le sentier toujours

aussi verglassé et qui nous fait regretter de ne pas avoir pris de patins à glace.


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Nous regagnons les replis protecteurs des contreforts du Caroux alors que les nuages plongent vers la vallée

entraînés par l'air glacial qui se déverse le soir venu dans la vallée.


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Nous franchissons enfin les eaux tranquilles du torrent d'Héric et rejoignons notre monture.


Quel bonheur que cette journée dans les monts du « ch'nord » ! La prochaine fois qu'il neigera sur le

Caroux, nous vous donnons rendez vous au refuge de Fontsalès, car, comme le dit l'adage, plus on est de fous....



Texte & Photos Ulysse

09:38 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (31) | Tags : caroux, neige, fontsalès

07/12/2008

Le monde est malade, filons aux Trescoulades

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Décembre : le mois de la robe de chambre ! Il fait gris, il fait froid, les jours sont courts et la crise est là !

Certes pas pour tout le monde, certains ne seront pas obligés de déposer chez le prêteur sur gage leur bague de

chez Cartier (n'est ce pas Rachida ?) ou leur montre Rolex (isn't it Nicolas ?) pour boucler leurs fins de mois !



Mais nous les obscurs, les sans grades qui sommes, comme d'habitude, les dindons de la farce

(qui plus est sacrément salée, la farce !) nous ne pourrons même pas nous payer pour Noël la traditionnelle

dinde aux marrons, car à vrai dire, c'est plutôt nous qui sommes « marrons » ! Bref ! même avec une cave

pleine comme l'est la mienne (je ne vous donnerai pas mon adresse!) il y a vraiment de quoi faire une dépression !




Aussi je vous propose de rembobiner la pelote du temps et de vous ramener à cet heureux mois

de septembre où le soleil brillait encore et où l'avidité des banquiers n'avait pas mis l'économie du monde à genoux !


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Rejoignons donc le village - charmant celà va sans dire (standing de ce blog oblige!) - d'Arrigas,

niché dans les replis des premiers contreforts du massif de l'Aigoual, non loin d'Aumessas orné de son élégant

viaduc. De là nous allons arpenter le circuit des Trescoulades qui tire son nom des trois cols qu'il franchit :

Col des Airettes, Col des Tempêtes et Col des Ramasses.



Cette balade que j'ai faite fin septembre était au demeurant quelque peu prémonitoire, car c'est,

de fait, un bon raccourci de ce que nous avons vécu et de ce qui nous attend. En effet, après que nos

gouvernants nous aient joué l'airette de « tout va très bien Madame la marquise », et après avoir essuyé

la tempête économique qui actuellement sévit nous serons bientôt tous à « la ramasse » !




Cela dit, quand on quitte le macadam des zones urbanisées et que l'on part sur les chemins, on entre

dans le dernier espace de liberté du monde: le ciel, la terre, les plantes, les animaux nous offrent l'image d'un

univers évoluant en dehors du carcan des lois, des normes et des conventions qui emmaillotent nos vies urbaines,

et qui, ici, n'ont plus cours ! Ne subsiste qu'un seul devoir, celui du respect envers cet univers dont, on l'oublie

trop souvent, notre vie dépend !


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A cette période de l'année, les graminées prennent une couleur fauve ou dorée qui illumine les collines

et offre un contraste saisissant avec le manteau forestier encore vert, même si, çà et là des ombres fauves ou

dorées annoncent la prochaine arrivée de l'automne
.

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A qui sait le respecter, cet univers apporte la sérénité et révèle ses mystères. Ainsi peut être aurez

vous, comme moi, la chance d'apercevoir le Licornon, cet être fabuleux né d'un mouflon géant et d'une Licorne

et qui hante depuis des siècles la contrée. Les anciens d'Arrigas prétendent que ses « laissées » sont en or massif

mais pour ma part j'ai eu beau battre les taillis là où je l'ai croisé et je n'ai rien trouvé. Mais comme le dit un dicton

Bellopratain (qui vient de Beaupréau, mon village natal) « Qui cherche l'or, trouve des ennuis, qui ne cherche rien,

en trouve aussi » Alors autant chercher, même en vain !


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Cheminant sur le sommet d'une serre rocheuse, le panorama révèle alors les plissements montagneux

qui ponctuent le paysage jusqu'à la Méditerranée. Ainsi découvre-t-on successivement la bosse du Pic d'Anjau et

le massif de la Séranne, tandis qu'émerge au loin le Pic Saint Loup.


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Une confortable piste forestière nous permet de franchir sans encombre le col des Airettes (815m)

dont l'altitude est propice au développement des sapinières qui fuient la canicule sévissant l'été dans la plaine.


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A notre grand soulagement, un calme olympien règne au col des Tempêtes (997m) que nous franchissons

sans encombre pour nous diriger vers le Col des Ramasses (1200m) où le fil doré du chemin sinue dans un champ

d'éboulis.


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Un arbre mort semble contempler, nostalgique, les premières flammes de l'automne qui gagnent

la frondaison de ses congénères colonisant le fond d'un vallon.


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Le Pic d'Anjau et le Pic Saint Loup, aperçus le matin même, semblent bientôt à portée de main, voire à

portée d'aile, car le sentiment nous gagne sur ces hauteurs, où le ciel l'emporte sur la terre, d'être un oiseau


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Un vieil olmèque, réfugié politique du temps où Cortès et ses sbires dévastaient l'amérique centrale,

nous salue au passage, perdu dans la contemplation du paysage, source permanente de ravissement.


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De fait, il n'y a pas dans le monde de plus belle horloge que cet arbre rougeoyant annonciateur précoce

de l'automne. Dérisoire et infantile apparaît alors la jouissance que peut apporter la possession d'une Rolex quand

on contemple dans la nature le passage du temps.



Mais il est l'heure de regagner Arrigas par un sentier moelleusement moquetté de feuilles où un vin chaud

vous attend. Quant à la crise j'espère vous l'avoir fait oublier un moment !


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PS : Ce circuit balisé en jaune qui part du village d'Arrigas est donné pour 13km et 4H30 de marche avec 800m de dénivelé.


Texte & Photos Ulysse