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07/09/2014

Triplette de 3000 mètres dans les Pyrénées (1ère partie)

En attendant de reprendre nos randonnées dans le pays d'Oc je vous invite à nous suivre dans les montagnes suisses sur mon blog de voyages PIQUESEL en cliquant ICI. Pendant ce temps je vous repasse quelques modestes exploits tirés de mes archives

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L’autre jour (c’était le 3 septembre), à peine étions nous revenus de notre périple en Andorre, que Gibus, jamais en panne d’une idée de randonnée, me dit « Ca ne te tenterait pas de faire une triplette de 3000 mètres dans la même journée, j’ai trouvé un super circuit dans les Pyrénées orientales qui permet de grimper successivement le Pic du Montcalm (3077m), le Pic d’Estats, le plus haut sommet catalan (3143m) et le Verdiguer (3131m). S’il nous reste quelques forces nous pourrons éventuellement en rajouter un quatrième , le Pic du Port de Sullo (3072m) ».

Quand Gibus me soumet de telles « tentations » il sait fort bien que je ne peux pas plus résister que devant une tablette de chocolat noir ou UN verre (je suis prudent, car la L.A.O veille ) de jus de vitis vinifera. « Va pour la triplette « lui dis je « autant rentabiliser les globules rouges qu’on s’est fabriqués sur les sommets andorrans ».

La météo annonçant du grand beau temps pour quelques jours, nous voilà donc partis en ce matin de septembre en direction du refuge de l’étang de Pinet situé à 2224 mètres, camp de base idéal pour mener à bien notre ascension.

 

 

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Partis du parking de l’Artigue au fond de la vallée du Vicdessos à 1200mètres d’altitude, nous choisissons après une heure et demie de rude grimpette l’idyllique lac de Sourd à la fois comme salle de bain, salle à manger puis enfin comme dortoir pour effectuer une petite sieste réparatrice, non  dans les bras de Morphée, qui, peu de gens le savent, est un garçon, mais dans ceux de Diane la déesse de la nuit (à chacun ses préférences !)

 

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Ragaillardis par notre tête à tête fort platonique avec Diane, nous levons le camp et parvenons au refuge de l’Etang de Pinet en une petite demi-heure. Les refuges de montagne sont des lieux particuliers car on ne fait pas qu’y croiser des congénères comme dans les bars, les restaurants, les hôtels, les magasins des villes : on y fait des rencontres !

La table commune est de mise, que ce soit pour boire un verre au retour d’une « course » ou pour les repas. Et en même temps que les gosiers s’ouvrent pour accueillir nectars et délices du terroir, les langues se délient. Les premières questions portent généralement sur la région de provenance qui illustre combien le monde est à la fois vaste et petit ! Vaste car souvent des natifs de plusieurs pays se trouvent ainsi réunis, et petit, car on a parfois la surprise, comme je l’ai eu ce soir là, d’être assis à coté d’une personne portant le même prénom que moi, né la même année et dans le même petit village ! Je salue amicalement au passage Claude et Jacqueline mes concitoyens "bellopratains" !

Les propos portent ensuite sur les courses effectuées, les péripéties vécues drôles ou effrayantes, les conseils d’itinéraire. Il règne en ces lieux une fraternité rarement ressentie ailleurs, car il n’y a pas d’enjeu, pas de rôle à tenir, simplement des souvenirs et des émotions à partager.

 

 

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Dès l’extinction des feux, qui survient généralement vers 22 heures, les montagnards, qui se lèvent tôt, vont généralement se coucher. Ayant besoin de peu de sommeil, j’aime alors rester dans la salle commune muni de ma lampe frontale pour lire, écrire (ces mots mêmes que vous lisez) et rêvasser (le rêvasseur est un rêveur éveillé). J’aime deviner au travers des fenêtres la présence minérale, glaciale, ténébreuse de la montagne qui nous isole du reste du monde. Dans ces lieux où règne le silence (les ronflements des dormeurs ne franchissent pas les planchers) j’éprouve alors le sentiment d’être comme un astronaute dans sa capsule spatiale.

Mais ce soir là, le silence hélas n’est pas de mise, car un groupe de montagnards catalans d’Espagne (ne surtout pas leur dire qu’ils sont espagnols sous peine d’être fusillés …du regard !) a également décidé de veiller. Je me crois alors sur le plateau de la défunte émission de télé « Droit de réponse » animée dans les années quatre-vingt par Michel Polak. Au bout d’une heure de palabres incessantes auxquelles je ne comprends goutte, de guerre lasse, je monte me coucher .

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Le lendemain matin, à peine le soleil illumine-t-il le haut des sommets environnants que nous nous mettons en route, l’esprit émoustillé par le défi que nous nous sommes fixé, le coeur tonique et le pied léger (enfin, plutôt les deux pieds, ça vaut mieux pour marcher d’aplomb !)

La marche à pied est le sport le plus accessible à quiconque a encore ses deux jambes et d’ailleurs on peut le pratiquer dès l’âge d’un an et demi. De fait, comme le dit la chanson, il suffit de mettre un pied devant l’autre et de recommencer.

A vrai dire, ce propos est un peu réducteur pour ne pas dire simpliste, quand il s’agit d’aller marcher en montagne là où les chemins sont parfois chaotiques. Il faut alors soigneusement choisir où l’on met les pieds et ce n’est pas forcément devant mais à coté pour éviter un trou, une souche, ou une pierre.

 

 

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Il faut se méfier en particulier des pierres, car on les croit inertes mais elles n’ont pas, en réalité, toutes un caractère pacifique. Certaines sont retorses et basculent sans crier gare si vous prenez appui dessus et vous vous retrouvez les quatre fers en l’air (c’est surtout vrai pour le vieux cheval de retour que je suis).

Bon cela dit, ces impedimenta ont néanmoins un avantage, car ils renforcent votre sens de l’équilibre et vous rendent ainsi plus difficile à déstabiliser dans la jungle sans merci qu’est devenue le monde professionnel où les patrons traitent leurs salariés comme des kleenex. L’idéal, bien sûr, est d’être dans notre situation et de ne plus avoir de patron !

 

 

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Je parle, je parle et sans nous en rendre compte (bon, on est quand même un peu essoufflés) nous voilà parvenus au sommet du Pic de Montcalm (3077m) d’où l’on aperçoit en face de nous le sommet qui apparaît fallacieusement arrondi (on s’en rendra compte un peu plus tard) du Pic d’Estats.

 

 

 

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Il fait un temps splendide et les chaînes de montagne environnantes affichent trompeusement un caractère serein et rassurant. Je dis « trompeusement » car si la marche est accessible à tous, randonner en montagne nécessite un brin, si ce n’est un gros bouquet, de prudence. Car on pénètre là dans un univers où , au contraire de la ville ou de la campagne, en cas de pépin il n’est pas aisé de trouver assistance. S’aventurer en montagne c’est, de fait, accepter une certaine dose de risque. La survenance d’une tempête de neige en plein juillet, la tombée du brouillard qui vous fait perdre votre chemin, une chute dans une crevasse ou un éboulis où ne passent que des marmottes et des isards sont des occurrences possibles et, pour certaines, personnellement vécues.


D’où les règles impératives suivantes N°1 : ne jamais partir seul N°2 : avoir toujours une couverture de survie, des vêtements chauds, une trousse de premier secours, des aliments solides et liquides et un bon mental et N°3 ne comptez surtout pas sur votre téléphone mobile car 80% du temps vous serez dans des zones où les ondes ne passent pas !

 

 

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Nous redescendons vers le col d’où part le chemin qui mène au sommet du Pic d’Estats. Nous sommes en avance sur l’horaire prévu et un sentiment indicible d’allégresse nous envahit. Ce sont des moments rares, des moments de grâce où, comme le disent ceux qui pratiquent le zazen, nous ne marchons pas, nous sommes « marchés » et nous ne respirons pas mais nous sommes « respirés » .

 

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Malgré la pente et malgré nos sacs, nous nous sentons aussi légers (enfin presque !) que nos ombres qui glissent ainsi en silence sur les éboulis et les névés.

 

 

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Après avoir dû mettre la main à la pâte ou plutôt à la roche, nous arrivons au sommet du Pic d’Estats, plus haut sommet catalan (3143m) qui révèle sa nature tourmentée et déchiquetée que l’on ne soupçonnait pas, vue du Pic de Montcalm.

 

 

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Un groupe de jeunes randonneurs catalans, arrivés par le côté espagnol, y ont installé leur drapeau. Il est réconfortant, pour nous qui allons bientôt (enfin, pas trop tôt non plus !) tirer notre révérence, de voir que des jeunes gens qui évoluent pourtant dans un monde de plus en plus virtuel, rêvent encore de gravir des montagnes !

 

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Non seulement ils les gravissent, mais aussi ils les contemplent ! A cette altitude les montagnes semblent être les vagues d’un océan de pierres.

Mais si l’horizon marin offre l’infini à notre regard, il ouvre par sa vacuité un gouffre béant où notre esprit se perd. Ce néant crée un vide intérieur qui donne le vertige et nous dissout dans l’univers.

L’horizon montagnard étend, en revanche, à perte de vue ses crêtes et parois rocheuses dont notre regard et notre esprit prennent possession, faisant naître des sentiments contradictoires d’humilité et de puissance. Humilité, car dans cet univers minéral dantesque nous ne sommes que des grains de poussière ; Puissance, car nous savons que nous pouvons gravir ces sommets et en les gravissant nous nous densifions.

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Pour remplir le contrat (moral) que nous nous sommes fixé , il nous reste à rejoindre le sommet du Pic Verdaguer (3131m) que nous atteignons après avoir franchi le col en légère dépression qui le sépare du Pic d’Estats. Ainsi en moins de trois heures, avons-nous gravi trois sommets à plus de 3000 mètres, soit au total plus que l’Himalaya ! Certes ma manière de résumer la chose est contestable mais ceux qui gravissent aujourd’hui l’Himalaya montent en 4X4 à leur camp de base et sont ensuite accompagnés de sherpas qui leur portent leur sac. De plus ils y abandonnent souvent leur déchets ! Nous, nous ne faisons qu'y laisser quelques gouttes de sueur.

 

 

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Comme il n’est que 11 heures, nous jouissons longuement de la vue sur le côté espagnol dont rien ne trahit la nationalité. Les frontières des hommes ne sont que des virtualités, fantasmes issus de leur vanité, pour lesquelles hélas des fleuves de sang ont coulé.

 

 

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Etant largement en avance sur l’horaire prévu, nous décidons de nous diriger vers le Pic du Port de Sullo, formidable muraille orange qui se dresse à un kilomètre de là.

Nous cheminons dans un univers purement minéral sans autre mouvement ou bruit que celui des quelques pierres qui roulent parfois sous nos chaussures. L’absence de toute autre forme de vie confère une intensité inouïe à notre existence et nous fait croire que nous sommes les seuls et derniers survivants sur la planète. J’imagine alors les milliers de caves qui vont en bas dans la vallée à notre retour s’ouvrir à ma concupiscence, mais ce n’est, hélas, qu’un fantasme !

 

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Nous arrivons au Port de Sullo (2850mètres) , il s’agit d’un col où arrive le chemin qui monte d’Espagne et d’où part le sentier, ou plutôt la trace, qui mène au Pic de Sullo. Mais cette dernière franchit d’abord un névé abrupt puis se perd ensuite en face dans les éboulis. De fait, le directeur du refuge auquel nous avons la veille au soir parlé de notre projet nous a dit que le chemin d’accès au Sullo était un vrai casse-pattes !

 

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Aussi, ayant encore quelques flacons à boire dans nos caves respectives, nous nous refusons à prendre des risques inutiles et décidons d’un commun accord d’en rester là et d’y prendre notre pique-nique, au demeurant bien mérité. Certes nous sommes dans ce cas juge et partie, mais nous ne causons de tort à personne !

Et pendant que nos maxiliaires mastiquent et que nos luettes glougloutent, cela ne vous surprendra pas d’apprendre que nous méditons (qui a fait « hum » ?) sur la relativité des choses et notamment du temps.

Car le temps de la montagne n’est pas le temps de l’homme. Des milliers de générations de montagnards seront retournées à la poussière quand ces fiers sommets n’auront perdu que quelques mètres. Mais ils ne sont pas pour autant éternels et le jour viendra où la terre sera lisse comme une orange, lorsque la pluie, le gel , le vent auront fini de les ronger et que son feu intérieur qui les a forgés sera éteint.

Vous imaginez une terre lisse, une « Beauce » étendue aux cinq continents et livrée aux producteurs de grains, aux éleveurs de volailles ou de bétail et aux zones urbaines et commerciales ? Je remercie le ciel (s’il y a quelqu’un là haut) d’être né à une époque où je peux vagabonder dans ces espaces sauvages et rudes.

 A suivre.....

 Après cette randonnée sportive je vous invite à un intermède tropico-musical en allant écouter ma dernière composition

"Mon verre de Ti Punch est vide..."

sur  mon blog  OLD NUT  

 Texte & Photos Ulysse

Commentaires

Incroyables, ces paysages lunaires. Je n'avais jamais vu rien de pareil dans notre vieille Europe :-)))) tu nous fais découvrir des lieux exceptionnels !

I'd like to be there too mais ça ne me semble pas très "accueillant" pour une femme (de mon âge)

Écrit par : marie | 21/10/2010

vous êtes beaux
au sens , je ne sais pas lequel
mais je suis certaine
ulysse que tu comprendras dans la bleuitude
des choses

Écrit par : jeanne | 21/10/2010

trop beau !!

Écrit par : ginette | 21/10/2010

Toujours aussi prenant, ça me rappelle mes nombreuses courses dans les Alpes, avec ses lacs de moraines suspendus au dessus des vallées.

Écrit par : Akela | 21/10/2010

Bon j'arrive à peine à vous suivre...trop essouflée mais bon je suis ! Toujours aussi jolies les photos et les commentaires......!!!!!MIAOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Écrit par : Mistigris | 21/10/2010

Magnifique récit Ulysse, on revit une seconde fois cette randonnée qui fût probablement l'une des plus belles de l'année !
Cet univers minéral me rappelle l'austère massif du Djebel Toubkal que j'ai ascensionné en juin, mais une grande différence subsiste; le thé à la menthe à l'arrivée ou une délicieuse blonde fraîche et mousseuse !

Écrit par : Gibus | 21/10/2010

Bonsoir Ulysse !
La semaine dernière je t'avais écrit un long commentaire que je ne vois pas, un bug certainement....!
Je suis toujours avec grand plaisir tes écrits et tes supers randonnées, où l'on ressent ta passion pour majestueuse montagne et comme je te comprends en admirant ces magnifiques paysages, ces grands espaces de pureté, évasion à sensations multiples, le bonheur tout simplement et surtout de bons mollets et, avec ton ami vous me semblez fort aise!
Si un jour, je viens dans ton région en vacances, je ne manquerai pas de te faire signe....
Merci pour des commentaires très gentils et, je suis heureuse que tu contemples mon blog, mes photos avec joie et plaisir !
Pas très présente en milieu de semaine, je vais à ma campagne avec maman âgée qui a perdu son compagnon y a maintenant 5 mois et à la ferme toujours beaucoup de travail, avec les chevaux, les noix que je ramasse en ce moment! D'ailleurs ce soir, j'ai un peu les côtes en long-:
Je te souhaite une excellente soirée et une bonne fin de semaine sous le soleil j'espère !
Amicalement bien à toi !

Écrit par : josie | 21/10/2010

Je remercie le ciel (si il y a quelqu'un là haut) d'avoir la chance et le bonheur de te lire et d'admirer tes photos chaque semaine...
Tu es un merveilleux conteur d'histoires vraies !

Écrit par : françoise | 21/10/2010

La montagne à côté de chez moi ne culmine qu'à un peu plus de 150 mètres, mais je penserai à vous en l'escaladant demain. Vos récits de randonnée font toujours rêver.

Écrit par : Juntos | 21/10/2010

C'est fascinant cet univers minéral, même pour moi grande adepte d'Idéfix et de ses pleurs et hurlements dès que l'on touche à un arbre !
Fascinée aussi par le texte et le conteur... et les mollets de Gibus ;-DD

Écrit par : Pat | 22/10/2010

quelle forme olympique ! Moi, un seul sommet me comblerait aisément !
J'aime bien tes réflexions tout au long de ta marche..et tes photos !

Écrit par : gazou | 22/10/2010

Marie nous avons croisé un montagnard de 75 ans qui allait sur le Montcalm alors ne désespère pas !

Jeanne oui je te comprends dans la "bleuitude" des choses. D'ailleurs dans la suite du périple tu découvriras que nous nous y sommes immergés !

Ginette rien n'est jamais trop beau .....car dans ce monde on manque de beauté et c'est pourquoi je grimpe sur les montagnes et je vais voir ton blog

Akela je constate que j'ai affaire à un connaisseur

Mistigris il faudrait chasser un peu plus les souris pour garder la forme !

Gibus je me doute où va ta préférence

Josie s'occuper de sa maman, de chevaux et cueillir des noix voilà une vie bien remplie

Françoise quand je grimpe sur le sommet des montagnes j'ai beau scruter le ciel mais je n'ai vu personne qui vive là haut !

Juntos il te suffit de grimper 20 fois ta montagne pour faire 3000 mètres!

Pat qu'est que tu leur trouves aux mollets de Gibus ? T'as pas vu les miens la semaine dernière ? Non mais....

Beau week-end à toutes et à tous

Écrit par : ulysse | 22/10/2010

bonjour mon ami Ulysse,

quelle forme!

Je marche beaucoup, mais là franchement, je dis bravo!

Je te souhaite de bien te reposer (!) et de bien profiter de cette fin de semaine,

bien amicalement,

Laurent

Écrit par : laurent - mon journal de bord | 22/10/2010

Bravo pour les commentaires et les photos. On se revoyait encore sur ces sommets magnifiques et dominants. Quel plaisir de se remémorer tous ces merveilleux souvenirs. Au plaisir de se retrouver peut-être sur une autre balade. En attendant, nous allons continuer à suivre vos périples, ils pourraient nous donner des idées de circuits.
Claude et Jacqueline

Écrit par : Fagot claude et jacqueline | 22/10/2010

Merci Ulysse. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai eu une grosse bouffée d'émotion à lire ce récit et contempler ces images... Merci infiniment pour tous ces voyages que vous nous offrez. Et merci à Gibus. Merci à vous deux d'être.
Je remercie le ciel... d'avoir fait des montagnes si belles, et des hommes tels que vous. Et je le remercie aussi de vous avoir "rencontrés".
Je vous embrasse
@+ michelle

Écrit par : michelle | 22/10/2010

Paysages à couper le souffle ... mais pour vous (grimpeurs intrépides) à peine si j'en crois mes yeux, bien obligée d'ailleurs : tu en donnes la preuve avec la "triomphante" photo de vous
Attention quand même à tes quatre fers, randonneur "d'acier" !

Écrit par : colette | 23/10/2010

Laurent merci pour tes encouragements, quant à me reposer j'aurai tout le temps quand la "faucheuse" sera passée !

Claude et Jacqueline merci de votre passage et de votre commentaire. Le hasard nous a fait partager des moments inoubliables. Pour cet automne et l'hiver qui vient nous allons rester près de nos "bases" qui sont les Cévennes et le Massif du Caroux -Espinousse. Mais si le hasard fait bien les choses peut être nous rencontrerons nous de nouveau sur les chemin...

Michelle merci pour votre émouvant message et merci de partager notre passion des montagnes

Colette je te rassure nous prenons certes des risques mais très mesurés !

Beau week-end à toutes et à tous

Écrit par : ulysse | 23/10/2010

"Nous sommes les seuls et derniers survivants de la planète"...Tu sais à quoi j'ai pensé lorsque j'ai lu ta phrase ? Au film, La planète des singes...Non pas que je vous prends toi et Gibus pour des singes - quoique ne descendons nous pas de lui - Mais, je pense à la phrase du héros, à la fin du film en voyant la statue de la liberté et la ville de New York détruite : "mon dieu, ils l'ont fait....Soyez maudits"....
Oui, l'homme actuel, en un siècle, a transformé la planète en poubelle et la détruit plus vite en un siècle qu'en 100 000 ans (allez, ne mégottons pas, rajoutons des zéros).....Un bien triste héritage que nous laisserons à nos enfants..
En regardant tes belles photos, on se dit qu'il faut grimper toujours + haut pour ne plus voir la vilenie de notre monde et atteindre le nirvana...Je suis sûr que marcher et grimper lave le cerveau....Si j'étais sûr que grimper aide à chasser mes soucis, mes angoisses, "mes addictions", je m'entraînerais cet hiver d'arrache-pied (et y'a du boulot) pour, ne serait-ce que grimper à pied le sommet du Sancy (au lieu de prendre le téléphérique)..Restons modeste...1880 m....N'ayons pas les yeux plus gros que le ventre..Ne commençons pas par le plat de résistance...le Mont Blanc...Ca, ce sera envisageable après vous avoir suivis, toi et Gibus ne serait-ce qu'une saison..

Écrit par : juju | 23/10/2010

C'est fou ces couleurs... Tu sais, si tu mettais bout à bout tes photos, nous aurions une vision de nos Pyrénées hors du commun, une carte poétique et en relief comme même google ne sait en fabriquer.

Écrit par : Viviane | 23/10/2010

Juju espérons que nos descendants ne vivront pas un jour sur la planète de singes ou plutôt des cloportes car ce seront les seules bestioles capables de résister aux pollutions que nous continuons de déverser sur la planète ! Pour ce qui concerne le Puy de Sancy c'est une superbe randonnée que j'ai faite l'année dernière et je t'encourage à t'entraîner ! Par ailleurs j'essaie vainement depuis deux jours de mettre un commentaire sur ton blog mais le module n'est plus opérationnel . Est ce volontaire ?

Viviane tu as raison Gaïa est une magnifique "coloriste"

beau week-end !

Écrit par : ulysse | 24/10/2010

bonjour Ulysse,

tu as bien raison, on aura le temps de se reposer quand on ne sera plus de ce monde!

je te souhaite, ainsi qu'à ta famille, une agréable semaine,

bien amicalement,

Laurent

Écrit par : laurent - mon journal de bord | 25/10/2010

Cette balade je me souviens de l'avoir faite via l'écran du Mac.
Si Gibus et toi n'existiez pas, il faudrait vous inventer...
A la prochaine... découverte.

Écrit par : Françoise | 07/09/2014

Après avoir vu la montagne verdoyante à l'horloge à coucou, voilà ce que j'appelle, une montagne d'hommes, ultra "virile" ! trois sommets ! rien que çà, un par heure ... vous êtes des surhommes, si si ... pas de modestie.
Bon j'arrête là, c'est qu'il est important que vos chevilles rentrent sans mal dans vos chaussures de randonneurs pour continuer à éblouir les lectrices.
Merci pour ce beau récit, très riche en tout et belle soirée
Gros bisous

Écrit par : AnnickAmiens | 07/09/2014

pfff !! trois envisagés ! vous êtes Gibus et toi de solides "montagnards" !! je suis toujours ravie d'admirer tes photos et tes récits ! belle journée !

Écrit par : Colette | 08/09/2014

J'avoue que je prendrais énormément de plaisir une fois arrivée au sommet si je pouvais le faire, voir toute cette immensité , ce calme ...
Merci pour cette merveilleuse balade

Écrit par : Framboise à Pornic | 08/09/2014

Françoise pour ne pas vous priver de nos pérégrinations Gibus et moi avons décidé de ne pas mourir et bien sûr on donnera à tous nos lecteurs la recette d'immortalité le moment venu ...

Annick surhommes nous ! oh que non simplement un amour de la montagne et de la vie chevillé au corps et au coeur

Colette c'est de fréquenter les montagnes qui nous rendent solides...

Framboise oui là haut nous sommes les rois du monde

Écrit par : Ulysse | 08/09/2014

bravo, des purs.
de belles photos du minéral grandiose..

Écrit par : FreeB | 09/09/2014

Je ne connaissais pas ce magnifique billet et j'apprécie de le découvrir. Ces montagnes sont magnifiques et bravo à tous deux d'avoir gravi ces trois sommets.
Mes amitiés et bises.

Écrit par : Denise | 09/09/2014

Bonjour Ulysse,
Merveilleuse randonnée dans une région qui rend silencieux et respectueux quiconque s'aventure là-bas!
Pour être monté (il y a déjà bien longtemps) au Mulhacen dans le sud de l'Espagne, j'apprécie d'autant plus les efforts que vous avez dû consentir pour accomplir ce périple!
Bonne journée,
Frans

Écrit par : Frans | 11/09/2014

FreeB le minéral nous ramène à nos origines , nous sommes tous faits de poussière d'étoiles

Denise nous les avons gravis le coeur léger ce qui facilite l'ascension !

Frans le Mulhacen je ne connais pas peut être irai je un jour !

Écrit par : Ulysse | 11/09/2014

on a mal au jambbes rien qu'à vous lire ! Mais qu'est ce qu'on respire !

Écrit par : les cafards | 12/09/2014

magnifique !! "vous prenez appui dessus et vous vous retrouvez les quatre fers en l’air", ça vaut mieux que 50m plus bas !!!

Écrit par : maevina | 13/09/2014

Les cafards c'est sûr que l'air est plus pur que sur un plateau de télé

Maevina c'est sûr sinon il n' ya aurait plus d'Eldorad'Oc

Bon WE à toutes et à tous

Écrit par : Ulysse | 14/09/2014

Les commentaires sont fermés.