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08/10/2014

Soirée fondue aux Bourdils !

Les intempéries qui règnent sur l'Hérault et diverses contraintes nous ayant tenus éloignés de nos chère montagnes, je suis obligé de recourir à mes archives mais je crois que vous n'aurez pas à vous en plaindre, car toute modestie mise à part, je trouve cette note "savoureuse" et pour cause....on y déguste une fondue préparée par maître Gibus !!!

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D’aucuns pourraient penser en lisant le titre de ma note que j’ai commis une faute d’accord (cela m’arrive, bien qu’étant de la vieille école !) et que j’aurais dû écrire « fondus » et non pas « fondue » vu que Gibus et moi un brin fondus nous sommes parfois quand, par exemple, nous nous plongeons (avec délice !) dans un lac gelé ou que nous partons affronter un blizzard de neige sur le Caroux.

Mais non, mon propos concerne cette délicieuse recette savoyarde que nous avons dégustée dans le refuge des Bourdils perdu sur le plateau de l’Espinousse. Et je m’en vais vous conter par le menu cette délicieuse et étonnante aventure rando-gastronomique.

 

 

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Tout est parti du projet que nous avions depuis longtemps Gibus et moi d’aller observer les mouflons à la tombée de la nuit dans le massif de l’Espinousse, ce qui impliquait de passer une nuit au refuge des Bourdils. Et tant qu’à y passer une nuit autant rendre notre séjour aussi festif que possible.

Nous voilà donc partis en direction du refuge ce matin du 15 octobre avec le barda nécessaire à la préparation d’une fondue et accompagnés de Marie l’épouse de Gibus, pleine de grâce certes, mais aussi femme tous terrains de souche montagnarde, qui a souhaité être de l’aventure.

Notre première tâche en arrivant est de nous constituer une importante provision de bois nous permettant de chauffer le refuge en vue de la nuit glaciale à venir et bien évidemment de faire cuire la fondue !

Comme nous sommes, vous n’en doutez pas chères lectrices, des maris progressistes et que nous défendons l’égalité de la femme nous laissons bien volontiers Marie participer à la corvée de bois.

 

 

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Gibus notre maître « es feu » prépare une flambée pouvant tenir quelques heures, le temps que nous allions faire une première virée dans les alentours avec l’espoir d’apercevoir des mouflons.

 

 

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Nous empruntons le GR7 qui mène au Montahut et offre vers l’ouest une vue somptueuse sur le rocher de Lissante. La brume confère une légèreté féerique à cet univers essentiellement minéral.

 

 

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Nous traversons de vastes hêtraies qui apprécient la fraîcheur de l’endroit et dont les sujets consacrent toute leur énergie dans une course folle vers la lumière.

 

 

 

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L’automne parsème d’or leur frondaison, signe annonciateur de la fin de leur existence et certaines feuilles déjà mortes trouvent pour tombeau un nid abandonné. Ainsi nos corps retrouveront-ils un jour le berceau de terre dont ils sont issus, mais, pour ce qui nous concerne, nous espérons secrètement avoir le temps de déguster au préalable encore quelques fondues et autres délices terrestres, sans oublier les flacons de nectar qui généralement les accompagnent !

 

 

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Nous quittons le GR7 pour nous diriger vers le Roc d’Ourliades, gigantesque dent de pierre qui mord le ciel nimbé de brume. C’est un secteur sauvage habituellement fréquenté par les mouflons et nous sommes donc discrets et attentifs.

 

 

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Nous passons près d’un aigle au repos dans son nid et que n’effraie guère notre présence. Il sait n’avoir rien à craindre de nous pauvres bipèdes condamnés par la gravité à ramper sur la terre.

 

 

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N’ayant pas vu la queue d’un mouflon, nous laissons le Roc d’Ourliades derrière nous pour grimper vers le Montahut.

 

 

 

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Nous scrutons attentivement la ligne de crête du Montahut en espérant y apercevoir ces farouches quadrupèdes. Mais à part quelques pins qui s’y sont audacieusement installés nous ne voyons pas âme qui vive !

 

 

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Poursuivant notre ascension nous rencontrons un vieil homme au visage buriné qui regarde fixement devant lui et reste sourd à nos interpellations. Intrigués nous tournons alors nos regards vers le lieu qui semble le fasciner …..

 

 

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….et nous découvrons alors, ravis, un trio de mouflons qui nous observent d’un œil inquiet. Nous aimerions leur faire comprendre qu’ils n’ont rien à craindre de nous mais entre l’homme et l’animal sauvage la méfiance régnera tant que la pratique archaïque de la chasse n’aura pas disparue. Il serait plus naturel de confier au loup le soin de réguler les populations d'herbivores, d’autant qu’il est de retour dans la région …comme nous allons le voir un peu plus tard !

 

 

 

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Après quelques secondes d’observation, les mouflons disparaissent bien vite derrière la crête, que nous contournons alors pour tenter de les apercevoir de nouveau. Mais au moment où Gibus franchit une barre rocheuse, une énorme pierre se met à glisser qu’il retient de la main le temps que nous puissions franchir l’obstacle. Ne me demandez pas ce qu’il mange au petit déjeuner, c’est un secret !

 

 

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Puis nous descendons vers le col du Peyre Azent alors que des masses nuageuses venues de l’Auvergne commencent à assombrir le ciel. Juju a beau me vanter son beau ciel bleu de Vichy, ce que je constate c’est que le mauvais temps qui arrive chez nous est souvent auvergnat !

 

 

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La dent du Peyre Azent qui émerge d’une mer bleutée de montagnes semble également être un lieu idéal pour y traquer le mouflon. Nous décidons d’aller y faire un tour.

 

 

 

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Nous nous rapprochons peu à peu du sommet qui semble désert, mais notre précédente rencontre sur le Montahut nous incite à en poursuivre l’ascension.

 

 

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Parvenus près du sommet nous tombons sur un autre guetteur tout aussi absorbé dans sa contemplation que celui rencontré sur le Montahut.

 

 

 

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Mais ce ne sont pas des mouflons qu’il admire, mais la mer Méditerranée qui scintille au loin. On peut être de pierre et avoir un cœur romantique !

 

 

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Nous redescendons le Peyre d’Azent pour prendre la direction du Mont Gros. Ses flancs sont couverts de champs de fougères fanées qui prennent une couleur d’or cuivré. L’or végétal me fascine bien plus que l’or minéral, car je préfère ce qui est éphémère à ce qui peut être thésaurisé. La vie est dans le passage et la mort dans l’éternité.

 

 

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Nous rentrons sous le couvert d’une forêt de hêtres espérant que des mouflons s’y soient réfugiés.

 

 

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Après avoir marché un long moment la seule rencontre que nous faisons est celle d’une assemblée de champignons qui dansent la gigue sur une vieille souche d'arbre et que nous dédaignons, le menu du soir étant déjà fixé !

 

 

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Soudain , alors que nous commençons à désespérer de rencontrer nos amis à poils, nous tombons  « nez à cornes » avec un jeune mâle. Nous avons à peine le temps d’appuyer sur la gâchette de notre appareil photo qu’il a déjà tourné casaque et nous montre son arrière train. Les jeunes n’ont plus d’éducation !

 

 

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Mais le crépuscule tombe et il est temps de prendre le chemin du refuge sous peine de courir le risque de devoir errer toute la nuit dans ce paysage déchiqueté.

 

 

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Bien que pressés, nous ne nous lassons pas d’admirer les merveilleux oripeaux dont le jour qui meurt couvre alors le paysage.

 

 

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Nous voilà enfin au refuge et Gibus, qui entre autres talents est un fin cordon bleu, commence à préparer la fondue, tandis que je débouche les bouteilles : A chacun selon ses capacités ! Pendant ce temps là, Marie qui entend représenter dignement la gent féminine et ajouter une note de coquetterie à la soirée, fait un brin de toilette.

 

 

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Après avoir coupé l’ail, Gibus verse le vin blanc non sans avoir vérifié avec mon aide (deux avis valent mieux qu’un) sa qualité.

 

 

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Il suffit ensuite d’ajouter le fromage et de touiller sur le feu pour obtenir une pâte onctueuse

 

 

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Enfin, « last but not the least » il suffit de s’armer dune longue fourchette, d’y planter un morceau de pain, de plonger le tout dans la marmite pour en retirer une délicieuse bouchée qu’il faut alors déguster avec une gorgée d’un vin de Haute-Savoie, par exemple un excellent Seyssel, auquel le cépage Altesse confère beaucoup de finesse, et de recommencer !

Si vous êtes un(e) fin(e) observateur (trice) vous comprendrez que le nombre de bouteilles de vin blanc ouvertes sur la table n’est pas étrangère à l’intensité du sourire qu’affiche le visage de Gibus, de Marie et le mien (que vous ne voyez pas). Et n’oublions pas que la fondue savoyarde s’accompagne toujours de la noble tradition du « coup du milieu » , mais là je n’en dis pas plus car je risque de voir mon blog censuré par la L.A.O.

 

 

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Dans l’ambiance féerique de cette soirée, nous sommes peu à peu gagnés par une douce euphorie. Alors que nous rêvons et contemplons le reflet des bougies sur les carreaux de la fenêtre, qui se sont curieusement dédoublés dû à un étonnant phénomène optique appelés par les physiciens « effet cul de bouteille », nous entendons frapper à la porte.

« Ouvrez moi «  dit alors une voix rocailleuse «  il fait un froid glacial à ne pas mettre un loup dehors et je meurs de faim «

Interloqués et un peu inquiets nous nous précipitons à l’étage et regardons par la fenêtre qui vient nous importuner à une heure aussi tardive et en un lieu aussi isolé. « Mais c’est vraiment un loup »  profère-t-on en chœur, abasourdis !

Nous redescendons au rez-de-chaussée et signifions au loup que, bien que n’ayant aucune animosité contre lui, nous préférons qu’il reste dehors.

« Puisque vous me refusez l’hospitalité, je vais souffler sur la porte et entrer sans votre permission » réplique-t-il alors. Il se met à souffler, souffler, souffler jusqu’à épuisement sans succès, la porte restant obstinément fermée.

Nous le croyons alors parti, quand nous entendons des bruits de pas sur le toit du refuge et puis soudain un hurlement…

 

 

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Le loup a plongé dans la cheminée sans prendre garde qu’il y avait du feu et son pelage s’enflamme en un instant.

 

 

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Consternés nous ne pouvons rien faire pour lui et le regardons se consumer avec horreur ! Nous prenons alors « le coup de la fin » pour nous remettre de notre émotion et à demi rassurés nous montons alors nous coucher .

 

Et si vous avez envie d'un intermède musical je vous convie à vous rendre sur mon blog musical OLD NUT pour écouter ma nouvelle chanson "MIGRANT BOY"

Cliquez :

 

 ICI

 

Texte Ulysse & photos Ulysse (sauf 27ème Marie B.)

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Commentaires

Attends, là j'ai un doute... est ce vraiment le loup qui est venu frapper à la porte, puis qui est tombé dans la cheminée... le breuvage blanc accompagnant la fondue (miam) n'est il pas responsable de cette rencontre... incongrue ???
Merci pour la balade ! J'ai adoré cette fondue !

Écrit par : Françoise | 10/11/2010

enocre une superbe randonnées, des images automnales superbes, un petit paradis ...
ça y est je sais que tu fais des photos avec un réflex !!! et pas un apn ...
tu as de petites poussières et il va falloir faire un petit nettoyage ...
mon précédent appareil était très sensible aux poussières mais grâce aux forums, j'ai trouvé les bons instruments pour le nettoyer.
bonne soirée

Écrit par : andrée | 10/11/2010

Toujours de superbes photographies, surtout celle avec vue sur la mer, poésie, verdure et ripaille qui mérite partage !

Écrit par : amira | 10/11/2010

Trop bonne la fondue...et le reportage ! Elle est bien belle notre région ... MIAOUUUUUUUUUUU!!!!!!!!!!

Écrit par : Mistigris | 10/11/2010

Il existe deux traditions séculaires en Haute-Savoie;
-- c'est toujours l'homme du foyer qui prépare la fondue !
probablement parce que, comme l'a décrit Ulysse, il faut abondamment goûter le vin blanc, avant la préparation.
-- il faut toujours, ajouter du kirsch avant de servir,en boire lorsque le caquelon est au milieu de son niveau, et puis une ou deux dernières rations pour facilité la digestion !
le kirsch,sainte boisson suisse ou alsacienne, bénie des Dieux ,d'ailleurs en allemand on prononce l'église: "die Kirche"
Bien sûr, après ces coups de gnôle, il n'est pas étonnant que l'ami Ulysse imagine un loup, un phoque, ou d'autres créatures loufoques !!!

Écrit par : Gibus | 10/11/2010

bonsoir mon cher ami Ulysse,

dans mon article d'hier je parlais de l'aligot, et toi tu parles de la fondue!
2 spécialités à base de fromage!
qui tiennent bien au corps, et tout à fait de saison,

je te souhaite une bonne fin de semaine,
bien amicalement,

Laurent

Écrit par : laurent - mon journal de bord | 10/11/2010

Une bonne fondue, un feu de cheminée ( avec un loup dedans? la photo est très chouette)...Des mouflons, des champignons et, bien sûr des paysages magnifiques que de bonheur!

Écrit par : gazou | 11/11/2010

Moi j'ai plus les mots !!!
mais je ne veux pas venir sans rien dire.
Tellement c'est un plaisir.

Écrit par : Arécol | 11/11/2010

Non seulement les photos sont toujours sublimes mais l'histoire ou plutôt les histoires qui vont avec sont un régal à lire. Tout y est, observation, action, suspense et "délirium". Des fois, cela fait penser à une BD d'Astérix et Obélix, avec l'inévitable banquet et ripailles de fin d'album !
Décidément, il faudra que l'on revienne terminer notre rando interrompue l'été dernier !
A bientôt
Olivier

Écrit par : olivier33 | 11/11/2010

Vos récits et vos rochers sculptés sont toujours un régal ... et la collation bien méritée.

Les plans successifs de la 23ème photo sont d’une grande beauté et la photo finale si belle et inquiétante ouvre la porte à tous les rêves et fantasmes

Bonne journée à vous

Écrit par : Maria-D | 11/11/2010

Je reviendrai lire ce soir ton article et manger l'aligot avec vous....
En attendant, ayons une pensée pour nos poilus..C'est grâce à eux que nous pouvons profiter de la liberté d'aller et venir à notre guise...D'accord, ils ont remis ça en 40..Nous n'avions pas encore compris..Il a fallu taper encore plus fort sur nos têtes de pioche...

Écrit par : juju | 11/11/2010

Bon, je retiens ( outre les belles photos sur lesquelles il ne faut plus revenir en compliments tant on n'est jamais déçu ;o))
je retiens la recette festive à expérimenter rapidement par ces temps de frimas...
La dernière photo me fait rêver de peur.

Écrit par : Viviane | 11/11/2010

Ah ces petites maisons perdues au milieu des montagnes, ce feu de bois, cette fondue revigorante, cette amitié,....

Écrit par : Pat | 11/11/2010

Bonjour les ami(e)s vos commentaires me réchauffent le coeur autant que l'a fait le feu des Bourdils...

Françoise je t'assure que c'était bien un loup qui venait tout droit des vignobles de Seyssel !

Andrée tu as vu juste mais il n'y a pas que les poussières il y a aussi les chocs sur l'objectif, la pluie et la neige qu'il a subies....D'ailleurs après quatre années de bons et loyaux services il va prendre sa retraite !

Amira vous avez raison : voir la mer du haut d'une montagne : on ne peut rien demander de plus !

Mistigris ah! c'est toi qui a léché le plat de la fondue , on pensait que c'était des souris dans la nuit !

Gibus après tes confidences c'est sûr que la L.A.O va m'avoir à l'oeil !

olivier je suis heureux de vous avoir convaincu de revenir : c'est un pays béni des dieux !

Maria la randonnée ouvre grande la porte des rêves

Juju on ne remerciera jamais ceux qui sont venus avant nous et ont fait les chemins qui nous permettent de découvrir ce pays

Viviane j'aime bien votre expression "rêver de peur"

Pat je savais que vous apprécieriez cette histoire

Belle soirée à toutes et à tous

Laurent entre un bon aligot et une bonne fondue je ne saurais choisir je prendrai donc les deux !

Gazou oui le bonheur est tissé de choses simples

Arecol merci pour vos quelques mots

Écrit par : ulysse | 11/11/2010

ça a l'air bien bon , Ulysse ,cet aligot,moi qui n'suis pas originaire de la région , j'aprécie autant le cadre magnifique , l'amitié que vous dégagez entre vous et la bonne cuisine au feu de bois que vous sembez apprécier autant que moi .

Écrit par : françois | 11/11/2010

J'arrive trop tard pour la fondue, mais j'en ai quand même l'eau à la bouche, le nez cherche les dernières effluves, et les yeux sont au comble du bonheur. Ainsi la soirée est réussie pour tous.
Merci, merci encore à tous les trois, même s'il ne me reste que des mots et des images, ils et elles ont un parfum délicieux, j'en aurais presque des hallucinations à croire que c'est communicatif.

Écrit par : monique | 11/11/2010

Ce périple magnifique et captivant fait vibrer les émotions jusqu'au dernier instant. La rando, la fondue et.... le loup ! Hooou,... je suis épuisée !
Merci, Claude pour ce délicieux moment.

Écrit par : PLANET TAKA-YAKA | 12/11/2010

Encore un joli conte de fée..Le bonheur est un plat qui se mange chaud...Et, quoi de mieux qu'une fondue après votre escapade à la tombée de la nuit..En plus, vous les avez vus vos moufflons, même brièvement....
Tu dis que, lorsque vous avez de la pluie, c'est dû aux auvergnats..Dis-toi que c'est pour votre bien..Il vous faut de la pluie dans le midi..
Par contre, nous, quand nous avons des inondations, la pluie vient des Cévennes et pas de la pluie douce, je te pris de croire....Quand il y a de forts orages dans les Cévennes, je trouille à mort, car, je sais que 2 jours après, l'Allier va déborder (nous habitons près de la rivière)....En 20 ans, nous avons failli être inondés plusieurs fois..L'eau a même entouré la maison...

Par contre, pas mal l'histoire du loup...Je me demandais où tu voulais en venir...Je me disais : "vu le nombre de bouteilles ouvertes pour 3, normal qu'ils entendent des loups frappper à la porte...Ils doivent se prendre pour les 3 petits cochons"....Mais, chez toi, tout a une suite logique....Elle est belle la fin....

ps ! je n'aime pas la fondue avec du vin blanc...Je préfère la fondue bourguignonne...Je ne fais jamais de fondue savoyarde, au grand désespoir de mon mari et de mon fils cadet...

Écrit par : juju | 12/11/2010

Une bonne fondue avé du "kirche"...j'en ai de trop bons souvenirs, ma mère nous en faisait l'hiver (en Picardie), et elle avait été cuisinière en Suisse, alors fondue...parfois un peu beaucoup de kirsh, même les poules qui finissaient la "gamelle" divagaient parfois!!!
Mais que c'est bon! bien meilleur que l'aligot, n'en déplaise à certaines, excusez-moi !
MERCI ULYSSE !!!!!!!!!!!!!!MIAOUUUUUUUUUUUUU!!!!!!!!!!!!!!!!!

Écrit par : Mistigris | 12/11/2010

Juju ;
Ne comparez pas votre friture carnassière avec une fondue savoyarde AOC !
Ce n'est pas n'importe quel fromage fondu dans une bibine de poivrot ;
c'est un mélange équilibré de fromages fermiers achetés dans la zone de production,
progressivement solubilisé dans un vin du même terroir, le tout agrémenté d'ail, de
poivre et d'eau de vie, et mélangé avec délicatesse par un mâle issu des mêmes alpages,
eh oui, l'été était long dans les alpages, alors nos grands-mères ont rarement
résisté au charme des bergers des pâturages voisins !!!
Mais l'estive se terminait toujours par une bonne fondue préparée par l'alpagiste,
car les filles étaient souvent nauséeuses en fin de saison !!!
Je vais donc bientôt initié mon petit fils Tom (de savoie) à l'art de la fondue.

Écrit par : Gibus | 12/11/2010

Et bien, ça en fait du monde au refuge des Bourdils, je constate que la fondue de Gibus a de nombreux amateurs et amatrices..et même les loups n'effraient plus personne !

François c'était une fondue pas un aligot mais ces deux spécialités à base de fromage sont toutes deux des délices !

Monique il faut vivre un brin "halluciné" sinon la vie ne vaut pas la peine d'être vécue !

Geneviève c'est une saine fatigue , merci de nous avoir suivis

Juju je suis d'accord pour la pluie Cévenole , ça fait un point partout ! Quant à ta préférence pour la friture carnassière comme dit Gibus c'est parce que tu n'as jamais goûté une fondue Gibussienne bonne à s'en lécher les doigts !

Mistigris ce sont les souris qui aiment le fromage pas les chats ! tu es donc une chatte extraordinaire !

Gibus tu vas faire rêver toutes les femmes qui visitent mon blog, je suis jaloux !

Belle soirée à toutes et à tous

Écrit par : ulysse | 12/11/2010

quelle fabuleuse et palpitante journée soirée et nuit tu nous as fait partager avec vous ( une fois encore BRAVO ! )
un peu "déçue" par la fin car je suis très très attirée par les loups mais libres, nobles et non pas ...rôtis, enfin quoi après une tellle fondue avoir encore une faim...de loup !!!

amitiés à vous trois et merci pour cette superbe aventure

Écrit par : colette | 12/11/2010

NB.: avec la fondue je ne bois que du thé; en conclusion, refaites le compte des bouteilles et du nombre de participants à cette mémorable soirée !

Écrit par : Marie B | 14/11/2010

Marie on dit que quand le vin est tiré il faut le boire et nous sommes Gibus et moi pour le respect des traditions....

Écrit par : ulysse | 14/11/2010

Voir un loup passer par la cheminée aux Bourdils ! J'ai suivi les conseils de Marie sur le comptage des bouteilles, et bien je comprends un peu mieux. Pour les mouflons c'est bien dommage pour vous, car dans ce coin de paradis on en voit généralement assez souvent.

Écrit par : bernard | 19/11/2010

Bernard trois bouteilles à trois ce n'est pas excessif surtout que l'on en a mis dans la fondue ! Pour les mouflons tout est question de chance, il y a des jours avec et des jours sans !

Belle journée

Écrit par : ulysse | 19/11/2010

Quel plaisir de (re)découvrir des paysages que nous avons déjà vu sous le soleil printanier ou automnal du Haut Languedoc.
Je constate que la fondue est soit sovoyarde si on est savoyard, soit vaudoise si on est vaudois, soit neuchâteloise si on est neuchâtelois!!!... Ce qui est sûr, quelque soit son origine, il s'agit bien là, d'un repas on ne peut plus convivial! N'est-ce pas là l'essentiel ?

Écrit par : Rémy Bournoud | 22/12/2010

Salut Rémy, je suis heureux d'avoir de tes nouvelles...Avec Gibus la fondue est même devenue "marseillanaise" !

Écrit par : ulysse | 22/12/2010

Je ne m'attendais pas du tout à l'arrivée du loup à la fin de ce spectaculaire et passionnant article. A mon humble avis, il me semble que votre "nectar" y est un peu pour quelque chose dans ce grand délire. Bon, j’admets que dans la cheminée, le loup est fort ressemblant.
Grand merci Ulysse pour cette superbe randonnée que tu as su comme toujours merveilleusement bien photographier. Tu m'as fait rêver, voyager, découvrir.
Belle soirée et gros bisous
Annick

Écrit par : AnnickAmiens | 08/10/2014

Une randonnée bien arrosée, de la joie et une bonne fondue rien que du bonheur à partager !!!

Écrit par : Pâques | 08/10/2014

Bonsoir Ulysse,

Super reportage comme à ton habitude. Concernant la fondue, depuis que je connais la fondue Suisse (il y a fort longtemps), je renie la fondue savoyarde qui est pourtant mon origine. Les fromages utilisés dans la fondue savoyarde font des fils, tu t'étouffes, et la digestion, hum hum..
Faite avec du gruyère Suisse et du vacherin (moitié-moitié), agrémenté de cognac à la place du Kirsh, là y a pas photos, tu ne jureras que par ça. Mais attention! Dans certaines régions, comme celle ou j'habite actuellement, il n'y a pas de gruyère suisse, disons qu'on t'en vend en t'assurant que c'est ce formage, mais ce n'est est pas: le gruyère suisse n'a jamais de trous!

Bises et bonne soirée.

Écrit par : Gaya Nature | 08/10/2014

Superbe balade avec de magnifiques paysages, et la récompense bien méritée à la table après. Je suis sûre qu'à cet endroit elle a un goût inimitable, la fondue. Que du bonheur ! Et bien vue l'histoire du loup.... :)

Écrit par : Pastelle | 08/10/2014

le monde est beau quand on va ainsi
de bien belles photos

Écrit par : FreeB | 09/10/2014

Il y a toujours une guerre entre la fondue suisse et savoyarde, c'est comme pour le cassoulet entre Carcassonne et Castelnaudary. Pour la fondue, c'est la qualité du fromage qui compte et pas le drapeau collé sur l'étiquette. Un Abondance fermier issu du lait de vaches ayant brouté l'herbe fleurie des alpages au printemps est nettement supérieur au gruyère suisse industriel fabriqué à partir de vaches élevée en stabulation !!!
L'essentiel est la convivialité autour du caquelon, nous avons répété l'opération au refuge de Caîssenols en juin dernier (voir l'article dans ce blog).

Écrit par : Gibus | 09/10/2014

Gibus!

Tu ne peux pas comparer un gruyère suisse et une tomme d'Abondance (originaire de là-bas, je connais fort bien). C'est la qualité du fromage qui compte je te l'accorde, mais tous les fromages ne se prêtent pas à la fondue. :-))

Écrit par : Gaya Nature | 09/10/2014

encore un beau récit texte et photos . j'aime la montagne qui ressemble à la dernière d'un pépé ,jeudissime

Écrit par : la griffe du loup | 09/10/2014

Superbe article et les paysages sont extraordinaires! Voilà qui me donne bien envie de sortir un peu de chez moi et de me retrouver aussi au grand air...

Écrit par : Marc Lef | 09/10/2014

c'est beau de voir le ciel bleu alors qu'ici c'est tout gris.
Bonne journée

Écrit par : durgalola | 09/10/2014

Annick sans nectar la vie serait parfois triste...

Marcelle oui partager ses bonheurs les amplifie

Caroline je vois que j'ai affaire à une connaisseuse mais Gibus qui est franco -suisse et qui a vécu en Haute-Savoie est une expert en la matière

Pastelle oui la fondue ce soir là était extraordinaire

Free B oui comme tu le dis le monde est beau quand on peut aller ainsi

Gibus je ne contredirai pas l'expert que tu es

La Griffe du loup la montagne est toujours belle

Marc oui il faut aller au grand air pour revivre

Andrée en ce moment ici aussi le ciel est gris !

Écrit par : Ulysse | 09/10/2014

L'effet cul de bouteille ! Ulysse, tu me fais bien rire, combien de bouteilles avez-vous vidées ?

Écrit par : bernard | 09/10/2014

Bonjour Ulysse,

Me voici de retour sur les blogs petit à petit
Merveilleuse évasion chez toi, comme toujours. Merci pour ce régal.
Pauvre loup!

Douce journée
;)

Écrit par : Martine | 10/10/2014

Encore un bon moment .... Pauvre loup, décidément personne ne l'aime
Une question me taraude, vous faites comment pour la vaisselle ?

Écrit par : Framboise à Pornic | 10/10/2014

C'est toujours agréable de relire un ancien article, car, on ne les relit pas forcément par manque de temps, because on a aussi d'autres blogueurs à visiter.
Finalement, tu n'as pas vieilli Ulysse, 4 ans après, heu, vous n'avez pas vieilli.
ps ; je n'aime toujours pas la fondue savoyarde, fromage d'abondance ou pas. Je reste sur ma fondue bourguignonne.

Écrit par : juliette | 10/10/2014

Bernard nous avons bu le nombre qu'il fallait .....

Martine oui surtout que j'aime les loups

Framboise mais je le aime mais celui ci a été imprudent !

Juju je sais ce qu'il en est du manque de temps je courq après tout le temps ! Si tu goutais la fondue savoyarde de Gibus je suis certain que tu l'aimerais !!

Bon WE à toutes et à tous

Écrit par : Ulysse | 10/10/2014

Un régal de te lire ; trop bien les notes d'humour et les photos bien-évidemment !
Merci pour l'évasion et très BON WE à toi :)

Écrit par : chris H | 10/10/2014

Bonjour Ulysse,
Ca fait toujours plaisir de revisiter des archives, surtout pour une si agréable occasion :-)
Je me suis laiisé dire (pas une Suissesse) qu'il fallait touiller "en forme de huit" pour bien préparer la fondue... ?
Bon weekend,
Frans

Écrit par : Frans | 11/10/2014

Ha ha Ha... Quel beau conte de faits! Je suis aussi de la vieille école mais voilà quand les mouflons rencontrent la brume, le loup et que Mère-Grand s'est fait belle,quand la fondue répand ses arômes tout comme les culs de bouteille, je voudrais bien être fée dans un tel pays !
Encore bravo!

Écrit par : Maïté/Aliénor | 12/10/2014

Belle journée ! Merci pour le partage.

Écrit par : dj34 | 12/10/2014

Partager un bon repas avec des amis, voilà une des merveilles que peut nous apporter la vie ! il ne faut jamais laisser passer l'occasion ! bonne journée !

Écrit par : Colette | 12/10/2014

CHRIS écrire est une manière de revivre nos moments heureux

FRANS pour le touillage en huit je poserai la question à Gibus

MAïté mais tu es fée en ton pays

DJ34 c'est un plaisir de partager de tels moments

Colette partager une nuit en montagne avec un loup ce n'as que du bonheur

Écrit par : Ulysse | 12/10/2014

quelle belle histoire tu nous contes là , et qui finit avec la mort du loup comme il se doit dans les contes !
le petit vin de Seyssel , je connais , il est fort bon et la fondue bien arrosée a du bien passer .
belle équipe , on a envie d'être avec vous .

Écrit par : ghislaine | 14/10/2014

Bonjour Ulysse,

Manger une bonne fondue dans un tel environnement...!! Miam, ça me donne encore + d'appétit..!!

Magnifique région...je ne me lasse pas de la découvrir à travers vos reportages...!!

Grand dommage pour le loup...-)) Heureusement pour vous, la maison était en pierre et non en paille ou en bois -)

Amitiés!!

Écrit par : Cassandre | 15/10/2014

Ghislaine heureusement que ce n'est qu'un conte car je n'aurais pas aimé être la cause de la mort d'un loup, animal que je respecte

Cassandre bienvenue sur mon blog, oui dommage pour le loup mais ce n'est heureusement qu'une histoire !

Écrit par : Ulysse | 15/10/2014

Franco-Suisse moi aussi, et ayant vécu 45 ans en Haute-Savoie, je suis l'égale de Gibus au féminin, sauf pour la grimpette. :-))))

Écrit par : Gaya Nature | 15/10/2014

Caroline on ne peut pas être bon partout ....

Écrit par : Ulysse | 16/10/2014

Bonjour Ulysse,
Il est parfois bon de plonger dans les archives, surtout si elles rappellent de bons souvenirs :-)
Bonne journée,
Frans

Écrit par : Frans | 23/10/2014

Oui Frans c'était vraiment un bon souvenir !

Écrit par : Ulysse | 23/10/2014

J'ai rattrapé mon retard, j'étais quelque peu à la traîne sur les compte-rendus de vos randonnées, il faut dire que je me suis octroyée un petit détour par le Val de Loire et Sologne, régions chères à mon cœur ! Une promenade en forêt me manquait! Pas de grottes mais des troglodytes bien aménagées... . Pas d'escalade mais l'odeur, le silence, la profondeur sombre des sous-bois procurent des sensations similaires (les entrailles de la forêt nous ayant réservé avec chance des surprises : cerf, biches et un sanglier)
Bravo à vous tous pour vos exploits, votre courage pour le "lever tôt" (votre papy a raison et je suis sûre qu'au retour de vos escapades vous êtes tous d'accord avec lui).
Bises à chacun et encore félicitation au photographe

Écrit par : monique | 01/11/2014

Monique vous avez été non loin de ma région d'origine car, comme Michel Delpech qui en a fait une chanson, je suis du Loir et Cher région, comme à vous, chère à mon coeur...On dit que c'est le jardin de la France mais c'est un jardin un peu sauvage comme je les aime avec des forêts profondes où le monde animal trouve refuge pour le plus grand bonheur des promeneurs et où les vieux châteaux et chapelles ne manquent pas ainsi que le bon vin....Je suis heureux néanmoins de votre retour car votre silence m'inquiétait un peu...

Écrit par : Ulysse | 01/11/2014

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