suivi de mon blog
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

30/08/2013

Géomètres-poêtes nos ancêtres ?


Devançant les oiseaux migrateurs,
Je suis parti vers d'autres cieux,
Mais ne soyez pas marris chers lecteurs,
Ceci n'est pas un adieu !


(Reprise d'archive)
DSC08457.JPG

C'est toujours pour moi un magnifique et étonnant spectacle que de contempler d'une hauteur la disposition des cultures..

DSC08475.JPG

Ces champs et vignobles qui couvrent plus de 40% du pays d'Oc ont été façonnés par l'homme au moyen d'outils rudimentaires aidés de la force animale il y a plus de deux millénaires. Dans les zones caillouteuses, ce défrichement a représenté un travail titanesque et la manipulation de millions de tonnes de pierres qui ont été utilisées pour bâtir les murs de soutiens des terrasses et les habitations.




DSC08471.JPG

Et toujours je m'interroge sur les règles et les contraintes qui ont conduit à déterminer leurs formes et leurs tailles si diverses.


DSC08472.JPG

La loi du "premier arrivé" puis celle du plus fort ont du jouer un rôle essentiel conduisant à la naissance de « potentats » puis de seigneurs locaux. Ainsi nos sociétés dites "modernes" ont elles été fondées sur l'appropriation et la violence, alors que des sociétés dites "primitives" connaissent encore la propriété collective et la solidarité. Mais ces dernières sont hélas menacées.


DSC08811.JPG

Mais si ces facteurs peuvent expliquer l'importance des parcelles, ils ne rendent pas compte de formes tourmentées qu'elles ont parfois. Car comme ces photos l'illustrent ceux qui ont les premiers défriché ce pays avaient un sens de la géométrie pour le moins pittoresque...


DSC08813.JPG

Pourquoi, en effet, ces arrondis, ces décrochements, ces rétrécissement que les particularités du terrain ne semblent pas justifier ?



DSC08814.JPG

Pourquoi ces intrusions irrégulières dans le manteau forestier ou dans la garrigue ? Nos ancêtres étaient-ils facétieux ou poêtes et mettaient-ils ainsi dans leurs cultures la fantaisie qu'ils ne trouvaient pas dans leurs vies ?


DSC08817.JPG

Ou peut être laissaient-ils leurs chevaux ou leurs boeufs de labour décider pour eux de la forme des parcelles et dès que la terre se faisait plus lourde ou qu'une grosse pierre obstruait le passage, ceux-ci faisaient un détour ?


DSC09079.JPG

Ou bien alors étaient-ils joueurs et pariaient ils le soir à la veillée en jouant aux dés des petits bouts de leurs parcelles, ce qui a conduit peu à peu à ces étonnants patchworks.



DSC06454.JPG

Quelle qu'en soit l'origine, ces patchworks contribuent aujourd'hui grandement à la beauté des paysages de nos régions. La diversité des cultures ou des cépages qui les couvrent offrent en toutes saisons un kaléidoscope de couleurs et d'aspects. Mais le mitage des terrains dû à l'urbanisation rampante et les campagnes d'arrachage de nos vignes imposées par les technocrates de l'Europe (alors que le monde entier se met à boire du vin) risquent de détruire à jamais ce merveilleux manteau d'Arlequin qui couvre notre pays.


Alors arrosons de bon vin nos oesophages pour sauver nos paysages !


DSC06453.JPG



Texte & Photos Ulysse


23/08/2013

Se laisser porter par la brise...


Ayant besoin de lever le pied pendant quelques jours, je vous propose de vous replonger dans mes archives.

Merci de votre visite et de vos commentaires

http://eldorad-oc.midiblogs.com/images/DSC06382.JPG


Je vous emmène pour  une balade poétique autour du lac de Vézoles situé non loin de Fraisse-sur-Agout dans les hauts cantons, un de ces lieux qui invitent à la méditation.



Quitter la plaine et sa torpeur,

Où les esprits tournent en rond,

Figés par un soleil de plomb,

Ou s'égrènent vides nos heures.


http://eldorad-oc.midiblogs.com/images/DSC04249.JPG



Prendre son bâton et grimper le col,

Traverser de vastes sapinières,

S'enivrer de leur haleine amère,

Pour découvrir le lac de Vezoles.


http://eldorad-oc.midiblogs.com/images/DSC04243.JPG



Se mirer dans ses eaux claires,

Où se marient les pluies anciennes,

Et qui en songe nous ramènent,

A nos années premières.


http://eldorad-oc.midiblogs.com/images/DSC04235.JPG



Quand nous faisions des ronds dans l'eau,

Et contemplions en surface,

Ces cercles mouvants qui s'effacent,

Comme nos vies, bientôt.


http://eldorad-oc.midiblogs.com/images/DSC04262.JPG



Ce vaste lac aux eaux si lisses,

Qui reflètent les nuages,

De notre âme est à l'image :

La nuit règne dans ses abysses.


http://eldorad-oc.midiblogs.com/images/DSC04267-1.JPG




Lorsqu'il est loin de la foule,

L' homme éprouve sa solitude,

Et se dévêt de ses habitudes,

Qui le protègent de la houle.


http://eldorad-oc.midiblogs.com/images/DSC04272.JPG




Ainsi immergé dans la nature,

Il renoue avec l'élan vital,

Et comprend que tout le mal,

Vient de l'Ego qui le torture.


http://eldorad-oc.midiblogs.com/images/DSC04264.JPG




Il faut alors lâcher prise,

De l'eau glisser à la surface,

Prendre son envol dans l'espace,

Et se laisser porter par la brise.



http://eldorad-oc.midiblogs.com/images/DSC04246.2.JPG

J'ajoute à ma note un poème tout a fait dans le ton que m'a laissé en commentaire  l'une de ma fidèles lectrices, Monique, que je remercie :

 

 

Tu sais des lieux magiques
Où les rêves se réalisent
Des endroits romantiques
Une vraie terre promise

Un peu d'eau, du soleil
Des arbres et des chemins
Un pays des merveilles
Dans l'odeur du jasmin 

Connaître cette terre
Loin des bruits, des méchants
S'enivrer de grand air
Voir ces lieux alléchants

Aventure si légère
Qu'elle devient plénitude
Quand bien même éphémère
Une douce solitude

f

Texte & Photos Ulysse (sauf dernier poème Monique)

16/08/2013

Dure, dure ! la serre de Ramendure !

 

mauroul,ramendure,bourdils,mouflon

C’en est fini des plongeons dans les torrents du Haut Languedoc, et ce, à la demande de nos petits enfants qui nous ont demandé d’arrêter de faire le « mariole ». A mon avis, ce qui les préoccupe vraiment dans nos aventures c’est d’avoir à porter les sacs de randonnée lors de notre prochaine sortie familiale, si jamais nous en revenions handicapés! On a donc décidé de se calmer un peu, Gibus et moi, histoire de rassurer nos proches, mais c’est promis on remettra ça l’été prochain. Ca ne veut pas dire que l’on va passer le reste de l’été à regarder les feux de l’amour à la télé, pour sûr que non ! Mais on va se contenter d’arpenter des chemins moins périlleux. Cela dit, vous ne serez pas frustrés, car j’ai en stock le récit de quelques belles sorties inédites de l’hiver et du printemps dernier  et qui ont de quoi vous faire frissonner.

 

mauroul,ramendure,bourdils,mouflon

Nous voici donc revenus à un matin de juin dernier où nous sommes partis à l’assaut de la serre de Ramendure qui mène au plateau des Bourdils (1086m). Le terrain est extrêmement accidenté et nous avons beaucoup de mal a repéré la vague sente ponctuée de cairns qui suit plus ou moins la ligne de crête. Fort  heureusement nous croisons un antique berger qui a choisi de passer son immortalité en ces lieux (le paradis est, selon ses dires, un endroit ennuyeux) et qui nous donne quelques précieuses indications pour arriver à bon port.

 

mauroul,ramendure,bourdils,mouflon

Nous passons à coté d’un éperon rocheux qui a sur l’ami Gibus le même effet qu’un pot de Nutella sur mes petits enfants. Ces derniers ne peuvent pas s’empêcher d’y tremper le doigt alors que Gibus ne peut s’empêcher d’y poser le pied.

 

mauroul,ramendure,bourdils,mouflon

Le voilà donc perché sur ce rocher avec autant d’aisance qu’un mouflon tandis que je subis l’implacable loi de la gravité en maugréant après l’article premier de la constitution française qui affirme que les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Foutaise ! Moi aussi j’ai le droit de grimper sur le sommet du rocher ; pourquoi donc est ce que je n’y arrive pas !

 

mauroul,ramendure,bourdils,mouflon

Gibus aperçoit soudain en contrebas de son perchoir un mouflon qui n’a pas décelé sa présence. Mû par l’instinct du reporter et désireux de vous offrir des clichés dignes de « National Géographic », dans un sursaut de volonté, j’arrive à grimper assez haut pour lui tendre l’appareil photo. Et c’est ainsi que du tréfonds de votre fauteuil vous pouvez observer ce magnifique animal.

 

mauroul,ramendure,bourdils,mouflon

On vous en met d’ailleurs trois pour le prix d’un, car à peine avons nous repris notre progression vers le plateau que nous débusquons deux jeunes mouflons qui peinent à s’enfuir dans l’épais taillis végétal qui recouvre les lieux.

 

mauroul,ramendure,bourdils,mouflon

Puis nous progressons cahin-caha et caha-cahin au fil des éperons rocheux qui ponctuent la ligne de crête.

 

mauroul,ramendure,bourdils,mouflon

L’environnement somptueux et l’air chargé de l’odeur miellée des genêts en fleur fait naître en nous une douce ivresse qui nous permet d’avaler les obstacles sans vraiment nous en rendre compte.

 

mauroul,ramendure,bourdils,mouflon

Sauf quand une barre rocheuse un peu plus haute que les autres sollicite un maximum de concentration de notre part, sous peine de devenir  le futur « petit dej’ » des vautours qui évoluent parfois dans le secteur.

 

mauroul,ramendure,bourdils,mouflon

Ce sont des lieux qu’affectionnent les mouflons car les bipèdes généralement ne s’y aventurent pas et nous en débusquons un certain nombre pour notre plus grand joie. Cette félicité qui nous envahit quand nous observons des animaux sauvages vient sans doute de ce que cela ravive le sentiment « d’unicité » qu’éprouvait l’humanité à l’égard de la nature à l’aube de son histoire. Nous sommes tous membres d’une même famille issue d’ancêtres lointains et nous l’avons malheureusement oublié.

 

mauroul,ramendure,bourdils,mouflon

Mais bien qu’ayant une âme d’homme des bois, notre estomac est plutôt du genre rabelaisien et pour nous la pause-pique est donc sacrée. Ayant soigneusement choisi un emplacement propice à faire la sieste (car nous sommes de vieux amants de Morphée) nous commençons, comme il va de soi, par l’apéritif. Et ce n’est pas parce que l’on est à mille mètres d’altitude au milieu de nulle part que nous ne savons pas recevoir. Asseyez vous donc un instant, je vous en prie, et buvons à notre santé ! Tchin !

 

mauroul,ramendure,bourdils,mouflon

Etant parvenus sur le plateau des Bourdils nous nous dirigeons vers le Montahut et passons devant le magnifique Roc d’Ourliadès, dent de pierre plantée dans le ciel azur.

 

mauroul,ramendure,bourdils,mouflon

Puis nous grimpons sur le Montahut, indifférents aux maléfices que nous jette à chacune de nos visites  la sorcière qui y campe, grâce aux formules magiques qui permettent de les neutraliser et que nous ont enseignées nos petits enfants qui on lu Harry Potter.

 

mauroul,ramendure,bourdils,mouflon

Nous revenons par un bon chemin qui dévale le vallon de la Tourre, les quelques obstacles que nous y rencontrons n’ayant rien de commun avec ceux affrontés le matin même.

 

mauroul,ramendure,bourdils,mouflon

Dans ce vallon autrefois habité par l’homme, on croise l’une des ces magnifiques bergeries qui émaillent les contreforts du Haut-Languedoc, témoin silencieux du courage et du génie de leurs bâtisseurs.


Si vous appréciez Eldorad'Oc & Piquesel je vous invite à découvrir mon nouveau blog consacré à la photographie grand format 

 

  FOTORAMA

 


 

Texte & photos Ulysse

08/08/2013

Trois casse-cou au Casselouvre !

 

 

casselouvre,jupiter,junon,libellule

Nous voilà partis pour une nouvelle descente de torrent avec un compère de plus, Jo, grand amateur, comme nous, de bains montagnards par tous les temps et que notre virée dans le Vialais (voir la note de la semaine passée) a mis en appétit. Comme vous l’allez voir, il ne sera pas déçu !

Nous grimpons tout d’abord au portail de Roquendouire, lieu que mes lecteurs connaissent bien, à partir duquel nous allons dévaler la pente pour rejoindre le cours du Casselouvre. Le ciel est menaçant, mais la météo étant optimiste pour la journée, nous ne nous laissons pas impressionner par cette éphémère manifestation  de mauvaise humeur de Jupiter. Une fois de plus Junon a dû carboniser ses œufs au bacon du petit déjeuner pour se venger de ses infidélités. Cela dit, malgré leurs sautes d’humeur, les dieux gréco-romains me sont plus sympathiques que ces dieux autoritaires, misogynes et rétrogrades qui prétendent nous imposer des règles alimentaires, vestimentaires et se mêlent de notre vie amoureuse.  Qu’ils se contentent de nous parler d’amour et de fraternité et ça ira mieux !

 

casselouvre,jupiter,junon,libellule

L’ami Gibus étudie la topographie pour déterminer le meilleur cheminement pour atteindre notre objectif et nous dévalons la pente comme de jeunes cabris (l’image est, pour moi, un peu flatteuse, je l’avoue !) impatients d’aller nous rafraîchir dans les eaux claires du Casselouvre. Car malgré la couverture nuageuse il fait une température de 30°, idéale pour ce genre d ‘aventure.

 

casselouvre,jupiter,junon,libellule

Au début de notre périple nous prenons garde à ne pas nous enfoncer dans l’eau au dessus de la taille car notre pique-nique est dans le sac à dos qui n’est pas imperméable. Certes le rosé, lui, ne risque rien à l’abri de son bouchon, mais nous n’avons pas envie que nos sandwichs servent de nourriture aux truites qui abondent dans le torrent.

 

casselouvre,jupiter,junon,libellule

Tous les moyens sont bons pour éviter ce genre de mésaventure et je suis reconnaissant à cet arbre de me tendre son tronc secourable pour me tirer d’un mauvais pas.


casselouvre,jupiter,junon,libellule

Jo, qui est le plus petit de nous trois, préfère mettre son sac à dos sur son épaule, ce qui, toutefois,  ne présente aucune protection contre une éventuelle glissade.

 

casselouvre,jupiter,junon,libellule

Le lit du torrent par endroits s’élargit, nous permettant de progresser sans avoir à marcher dans l’eau, ce qui nous permet de jeter un œil sur notre spectaculaire environnement. Et vous en avez l’exclusivité car à part les mouflons et les sangliers et quelques casse-cous comme nous,  peu d’êtres vivants doivent s’aventurer par ici.

 

casselouvre,jupiter,junon,libellule

Nous sommes en des lieux - de plus en plus rares hélas sur notre planète - non affectés par les activités humaines et qui le resteront pour les millénaires à venir sauf si le réchauffement climatique tarit le Casselouvre, ce qui provoquerait la mort de l’abondante végétation à laquelle son eau donne vie.

 

casselouvre,jupiter,junon,libellule

Des drames s’y déroulent aussi en silence quand des libellules se font prendre dans le piège fatal d’une toile d’araignée. De ces drames là, on n'en parle jamais au J.T alors qu'on nous bassine les oreilles pendant des jours pour la naissance d'un rejeton de britons royaux alors qu'on a zigouyé notre dernier roi. Quel curieux peuple nous sommes, nous les gaulois !

 

 

casselouvre,jupiter,junon,libellule

Pour ce qui nous concerne nous avons d’autres pièges à éviter, en particulier les toboggans rocheux difficiles à aborder debout en raison de nos semelles glissantes. Jo et moi avons plutôt une technique basique pour les franchir….

 

casselouvre,jupiter,junon,libellule

Alors que l’ami Gibus les évite  en empruntant la voie des airs. A chacun son style ! Je pense avec un brin de jalousie que mes lectrices ont leur préférence, mais je m’en tirerai en disant qu’il faut bien que quelqu’un prenne les photos !

 

casselouvre,jupiter,junon,libellule

En tous les cas, il  y prend bien du plaisir et je tenais à vous le faire partager, car ici, vous le savez, on est entre amis et on est heureux de vous offrir de l’émotion par procuration.

 

casselouvre,jupiter,junon,libellule

D’autres dangers nous guettent venant du ciel, comme la chute d’un rocher ou d’un arbre, mais bon il faudrait vraiment être malchanceux pour passer à ce moment là. Mais chanceux nous sommes vu le nombre d'épreuves que nous avons traversées jusqu'ici sans gros dommage !

 

casselouvre,jupiter,junon,libellule

Nous arrivons à un endroit où le lit du torrent devient tellement étroit que nous sommes obligés de passer à la nage mettant en péril notre pique-nique. Nous le mettons à l’abri dans un sac plastique en espérant que ce sera plus efficace que d’adresser une prière à Saint jacques, patron des randonneurs. D’autant que vu son âge canonique, il doit être sourd comme un pot.

 

casselouvre,jupiter,junon,libellule

Nous parvenons au bout de la vasque pour découvrir que l’eau se précipite, un peu plus loin, une dizaine de mètres en contrebas, sans moyen de descendre avec la corde car rien ne permet de l’accrocher. Nous devons donc grimper sur la berge très pentue à cet endroit en espérant trouver une configuration de terrain qui nous permette de rejoindre le torrent en aval.

 

casselouvre,jupiter,junon,libellule

La découverte d’un humérus de randonneur, qui a probablement dû faire une chute en ces lieux, nous donne une poussée d’adrénaline.

 

 

casselouvre,jupiter,junon,libellule

Mais nous rejoignons sans encombre le lit du torrent au niveau d’une magnifique vasque qu’il a creusée dans la roche.

 

casselouvre,jupiter,junon,libellule

Nous profitons d’un replat pour y faire la pause pique-nique, nos sandwiches ayant été fort heureusement épargnés malgré leur immersion dans l’eau.

 

casselouvre,jupiter,junon,libellule

Revigoré et plein d’énergie Gibus nous fait une nouvelle démonstration de sa technique de franchissement d’obstacle en trois temps, trois mouvements. Et de un ….

 

casselouvre,jupiter,junon,libellule

Et de deux ….

 

casselouvre,jupiter,junon,libellule

Et de trois !

 

casselouvre,jupiter,junon,libellule

Avec Jo nous n’avons pas d’autre choix que de le suivre mais avec moins de dynamisme. Nous entrons dans l’eau à la façon « Bidochon » c’est à dire en y mettant d’abord les pieds, puis les jambes, puis  le reste …(alouette, alouette !)

 

casselouvre,jupiter,junon,libellule

Mais il y a des moments où malgré toute son agilité l’ami Gibus, trahit par une roche glissante, doit se raccrocher aux branches…..Il y a eu plus de peur que de mal fort heureusement !

 

casselouvre,jupiter,junon,libellule

Et notre descente se poursuit ensuite sans encombre, avec le sentiment que nous sommes au paradis. Seul manque à notre bonheur la présence de naïades, mais s’il y en avait, nous ne serions pas sûrs de revenir et alors adieu Eldorad’OC!

 

casselouvre,jupiter,junon,libellule

Comme je subodore que mes lectrices ont frissonné à la vue des sauts de l’ami Gibus, je vous en offre un dernier, le plus beau sans doute. J’espère que vous serez aussi sensibles au talent du photographe. Non mais ! Allez on compte ensemble : et de un….

 

casselouvre,jupiter,junon,libellule

Et de deux…..

 

casselouvre,jupiter,junon,libellule

Et de trois ! Ouf, il est passé pas loin du rocher mais c’était voulu pour pimenter la scène.  C’est le prix à payer pour attirer l’attention aujourd’hui : toujours plus  fort !


casselouvre,jupiter,junon,libellule

Nous admirons au passage le fantastique et magnifique travail d’érosion de l’eau qui a crée en ces lieux une sculpture qu’aurait admirée Michel Ange. Mais n’est ce pas en observant la nature et en voulant la recréer pour se l’approprier et devenir ainsi l’égal des dieux que les hommes ont inventé les arts.

 

casselouvre,jupiter,junon,libellule

Nous descendons un dernier goulet sous l’œil étonné d’une fleur qui s’est installée dans un endroit improbable et qui n’a sans doute jamais vu passer de tels êtres aquatiques.

 

casselouvre,jupiter,junon,libellule

Nous arrivons au terme de notre périple, un brin fourbus mais heureux comme des gosses qui ont fait l’école buissonnière et ont vu des choses que peu d’hommes ont vu, ces beautés méconnues de l'Hérault que nous sommes heureux de vous faire découvrir.


casselouvre,jupiter,junon,libellule

Une fois n’est pas coutume, mais le bonheur étant communicatif, je vous mets un gros  plan de nos visages qui rayonnent de celui que nous a procuré cette épopée. Voici tout d'abord celui de l'ami Gibus, sans l'expertise duquel ces aventures ne seraient pas possible. Merci l'ami !

 

casselouvre,jupiter,junon,libelluleVoici Jo, grand avaleur de cols, mais qui a, pour une fois, délaissé sa "petite reine" pour nous accompagner.  Merci aussi l'ami !


 

casselouvre,jupiter,junon,libellule

Et puis, me voici, votre humble serviteur, tricoteur de mots, fauteur d'images et qui vous remercie, fidèles lecteurs et fidèles lectrices, pour votre fidélité à nous suivre. Mais aussi bienvenue aux nouveaux qui découvrent ce lieu d'aventures, de partage et de fraternité.

A la prochaine !

 

Si vous appréciez Eldorad'Oc & Piquesel je vous invite à découvrir mon nouveau blog consacré à la photographie grand format 

 

  FOTORAMA

 


 

Texte & photos Ulysse