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30/10/2013

Et aujourd’hui on va où ? Au Mouscaillou !

 

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Alors que l’hiver s’avance à pas de loup il est bon de pouvoir faire, grâce à internet, un petit saut temporel en arrière et revenir ainsi en mai dernier pour partir à l’assaut du Mouscaillou. Bon, le terme « assaut » n’est pas vraiment approprié car le Mouscaillou est un modeste sommet de 806 mètres qui fait partie de la montagne de Rosis.

 

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D’ailleurs nos épouses nous accompagnent, ce qui vous garantit qu’il n’ y aura rien de scabreux dans notre périple. Pas de pic à franchir ni de ravin ou de torrent à dévaler, rien que des bons sentiers qui  permettent d’admirer le paysage ou de papoter, caractéristique qui permet de distinguer de loin un randonneur d’une randonneuse. Bon je sens que je me suis fait plein d’amies !!! Mon compteur face-de-bouc  va exploser !

 

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Le ciel est un peu laiteux ce qui ne met pas en valeur l’or des genêts qui couvrent les flancs de la montagne. Le paysage et notre rythme de progression sont propices à la méditation, exercice salutaire qui permet de faire un petit lavage-rinçage de nos neurones fortement sollicités par notre monde "hyper-technologisé" où l’on se sent coupable de ne pas répondre dans l’instant au moindre SMS qui nous arrive !

 

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Mais ce paysage paisible et harmonieux n’est pas exempt de « scorie » qui témoigne de l’imbécillité humaine, comme cet affût de chasseurs qui permet à des bipèdes ventripotents de massacrer sans prévenir des animaux dont ils sont loin d’avoir l’intelligence et la dignité.

 

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Nos épouses passent devant un génie grimaçant sans être autrement impressionnées. Les femmes, généralement plus effrayées par une souris que par un éléphant sont toujours, pour les hommes, une source de perplexité.

 

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Les roches déchiquetées qui bordent le chemin témoignent du passé tourmenté de la région. Ici un bloc de quartz s’est retrouvé coincé entre deux rocs de schistes. Il n’est pas près de se libérer !


 

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Par endroits le chemin s’enfonce dans le sous-bois, véritable bain de chlorophylle rafraîchissant et revigorant.


 

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Nous rencontrons deux magnifiques chevaux blancs et noirs qui ne parlent pas un mot de français, ce qui ne nous permet pas de savoir d’où ils viennent. Mais peut être que l’un de mes lecteurs ou lectrices saura me le dire ?

 

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Replongeant dans le sous bois nous tombons nez à nez avec un crocodile des forêts, fort heureusement assoupi .

 

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Puis nous troublons les ébats d’un couple de tipules, grands moustiques inoffensifs, plus communément appelés "cousins" fort occupés à assurer sa descendance. On ne peut pas dire que leur rapport soit très fusionnel, c’est un peu à la manière « british » « for the Queen and the kingdom » !

 

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Puis nous surprenons deux jeunes mouflons pas encore avertis de la dangerosité de l’homme et dont l’innocence nous permet de longuement les observer. Un de ces grands bonheurs que la montagne nous offre !

 

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Nous redescendons par le chemin des Banissous, bordé d’un superbe mur de pierres comme savaient en construire les anciens et sur lequel s’appuient d’extraordinaires chênes verts multiséculaires qui sans lui dévaleraient la pente !

 

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De retour au village de Cours–le-Bas, point de départ de notre périple, nous retrouvons la trace du passage de « bêtes à fusil » manifestement plus  bêtes que les bêtes à corne. Ce qui n’empêchera pas certains de vous dire  que la chasse est une noble tradition !

 

Texte & photos Ulysse (sauf une Buffler)

 

 

 

 

 

 

23/10/2013

Au pays des ruffes et des volcans

  

 

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L’Hérault où je vis est un livre ouvert sur l’histoire de la terre.  Sa géologie a été particulièrement tourmentée par plusieurs incursions de la Méditerranée puis par les plissements provoqués par la surrection des Pyrénées et des Alpes il y a environ quarante millions d’années. Enfin un épisode volcanique, qui a commencé il y a deux millions d’années et s’est arrêté il y a environ cinq cent mille ans, a enrichi le paysage de coulées de lave et de « necks » comme celui érodé que l’on aperçoit en haut de ce monticule qui fut autrefois un volcan. Aux alentours s’étendent ces « ruffes rouges » terres argileuses sédimentaires contenant de l’oxyde de fer et provenant de lagunes qui ont occupé les lieux de moins trois cent millions à moins deux cent millions d’années.

 

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Nous sommes aux alentours du hameau de Mérifons situé non loin du lac Salagou. Par endroits les ruffes ont conservé la marque d’intenses périodes de sécheresse qui les ont craquelées.

 

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En d’autres endroits, comme sur la plaque de la Lieude on aperçoit des empreintes laissées par des mammaliens, ancêtres des dinosaures, qui vivaient en ces lieux marécageux.

 

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La tête fossilisée de l’un d’eux émerge du sol….du moins pourrait-on le croire ! Mais  il ne s’agit que d’un roc de basalte volcanique sculpté par les intempéries.

 

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Ici on croit voir un mur dressé par les anciens mais il s’agit également d’une coulée de lave mise à la verticale, probablement par la surrection des massifs alpin ou pyrénéen.

 

 

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Là nous sommes face à un morceau d’ancien plateau sédimentaire d’une composition différente des ruffes – ce qui témoigne d’un changement climatique intervenu dans la région -  également bousculé par la surrection des massifs voisins. Gaïa a eu une jeunesse tumultueuse et elle a encore par moments des défoulements intempestifs qui font quelques dégâts et malheureusement de nombreuses victimes.

 

 

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Non loin de là, un superbe « neck » dénommé la « Roque haute » se dresse dans le paysage.

 

 

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Vu sous un autre angle il ressemble à un ours dressé, sans doute l’un des seuls qui survivra au massacre programmé de toutes les espèces animales comme on le voit partout : ours, loups, éléphants, tigres, rhinocéros, grands singes, requins sont  pourchassés ou exterminés par la cupidité et la stupidité de l’espèce humaine. Les hommes ne supportent que les animaux qu’ils «bouffent», exploitent ou dominent et exècrent ceux qui  les narguent par leur noblesse et leur goût de la liberté à laquelle ils ont eux mêmes depuis longtemps renoncé. 

 

 

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Dans ce paysage étonnant l’eau creuse des ravins qui vous donnent le sentiment de contempler les entrailles vivantes de Gaïa.

 

 

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Quand les ravins deviennent « canyons » les arbres s’y réfugient car ils y trouvent l’humidité et la relative fraîcheur qui leur permettent de survivre à la fournaise estivale.

 

 

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Sur les berges des canyons les coulées de lave s’effritent sous l’effet des intempéries et roulent pierre après pierre au fond des canyons. De là ces pierres érodées par l’eau qui y coule par intermittence commenceront leur lent chemin vers la mer. Les roches, que l’on croit immobiles, sont, comme les nuages, de grands voyageurs.

 

 

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Le vent et la pluie offrent à Gaïa de jolis mamelons et broderies diverses dont je vous laisse apprécier la beauté et la diversité.

 

 

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Et si cette note vous a plu je  vous invite à découvrir

sur mon blog PIQUESEL le récit de mon péripleà travers

le parc des Bardenas Reales en Espagne.


 

Texte & Photos Ulysse

16/10/2013

Ne manquez pas d’aller voir les oeuvres d'Andre Debru ferronnier d’art

 

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Connaissez vous le village des Costes Gozon situé au cœur de l’Aveyron à 15 kilomètres environ au nord ouest de ST-Affrique ? Probablement pas ! Et bien je vais vous donner une excellente raison d’aller un jour le visiter car c’est là qu’a élu domicile  André Debru, l’artiste le plus étonnant qu’il m’ait été donné de rencontrer. Cette rencontre s’est faite, au demeurant, de façon fortuite alors que nous étions en vadrouille dans ce beau département avec l’ami Gibus et Cie. Arrivant à l’entrée du susdit village nous y croisons un cavalier de fière allure auquel nous demandons la direction pour se rendre  au cimetière wisigothique du Sabel, lieu dont je vous recommande également la visite.

 

 

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Le cavalier nous renseigne fort aimablement d’une voix ferrailleuse en ajoutant que nous devrions aussi visiter  l’atelier du forgeron et ferronnier d’art André Debru, chez qui il vient de faire ferrer son cheval et qui se trouve à cinq cent mètres de là.

 

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Sur ces mots le cavalier reprend son chemin dans un grand bruit de cliquetis, nous laissant admiratif devant la santé de fer qu’il affiche malgré son âge probablement vénérable et ses articulations un brin rouillées. Mais les nôtres le sont aussi alors que nous ne sommes moins vieux que lui.

 

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Nous trouvons très vite l’antre de l’artiste signalée par un faux radar qui invite les « cabourds » - mot  qui vient de l’occitan cap-bord qui veut dire idiot -  à ralentir.  Ce signal est de bonne augure car il montre que notre homme a de l’humour. Et à vrai dire il en a le bougre comme nous allons le voir en allant à sa rencontre.

 

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Déjà les quelques personnages qui sont disséminés sur le terre-plein où est installé le hangar dans lequel il œuvre révèlent un talent iconoclaste. Par chance l’atelier est ouvert et nous nous dirigeons donc vers l’entrée, impatients de faire connaissance de cet étonnant artiste.

 

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Un singe qui se martèle la tête nous confirme que son géniteur pratique l’auto dérision, ce qui est rare chez les artistes contemporains dont la plupart se prennent pour des  génies incompris mais qui sont plus pique-assiettes que Picasso.

 

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Un chien aux mâchoires d’acier garde l’entrée du hangar-atelier et bien qu’il ait un air débonnaire nous sommes plutôt rassurés qu’il soit attaché.

 

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André Debru nous accueille avec cordialité et s’empresse de nous montrer la maquette de l’énorme jambon sur lequel il est en train de travailler. Cette oeuvre lui a été commandée par la confrérie des charcutiers de Lacaune – justement réputée pour ses produits  - afin d’orner le rond point situé à l’entrée (ou à la sortie comme vous voulez) de la ville. Il a été installé depuis comme vous pouvez le découvrir ICI.

 

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Cette œuvre  monumentale est une prouesse technique. Elle est constituée pour l’essentiel, comme toutes les œuvres d’André Debru, de pièces métalliques provenant d’anciennes machines agricoles ainsi que tous les objets en fer qu’il peut récupérer. L’arrière grand père, le grand père et le père d’André Debru étaient maréchal-ferrand et lui même a été forgeron et réparateur de machines agricoles ce qui a déterminé sa vocation et lui a permis de constituer un gisement de pièces en fer dans lequel il puise pour créer ses œuvres.

 

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L’humour pince sans rire dont il fait preuve  s’exprime notamment dans cette sculpture féminine qui ne manque pas de piquant .

 

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Un grand nombre de ses œuvres ornent les villes de la région comme celle, célèbre, du « berger et de ses brebis » installée sur l’un des rond-points à l’entrée de Roquefort. Mais sur le terrain qui jouxte son hangar on découvre un grand nombre d’œuvres plus étonnantes les unes que les autres, surtout quand on observe dans le détail les objets  hétéroclites dont elles sont constitués et qui ne nuisent en rien à leur beauté rustique.

 

 

 

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On y croise ainsi des héros familiers d’un grand réalisme.

 

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Qui nous confirment que cet homme là a du génie. C’est un peu le Léonard de Vinci de la ferraille !

 

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Le plus extraordinaire est la justesse des proportions et de la gestuelle des personnages, alors qu’ils sont constitués de pièces métalliques rigides et hétéroclites.

 

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N’est-il pas impressionnant ce bœuf qui vous fixe de son œil rond ! On se surprend à faire marche arrière en voyant la longueur de ses cornes

 

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De même s’attend-t-on à ce que cet éléphant, qui sert involontairement de perchoir à deux échassiers, barrisse pour les faire fuir.

 

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On reste également à bonne distance de ce tyrannosaure rex qui, fort heureusement, ne regarde pas dans notre direction

 

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Il doit plutôt avoir des vues sur cette girafe qui reste sur ses gardes prête à décamper.

 

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Le prix de l’élégance revient sans conteste à cette danseuse nue condamnée à faire des pointes jusqu’à ce que la rouille ait eu raison de ses articulations !


Et si cette note vous a plu je  vous invite à suivre

sur mon blog PIQUESEL le récit de mon péripleà travers

le parc des Bardenas Reales en Espagne.


Texte & Photos Ulysse

09/10/2013

Périple en Cerdagne: le plateau des Plans

Je vous invite à suivre sur mon blog PIQUESEL le récit de mon périple à
travers le parc naturel des Bardenas Reales en Espagne.

Pendant ce temps, vous retrouverez sur Eldorad'OC le récit d'un périple effectué en Cerdagne en 2009 et tiré de mes archives
 
 

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Le soleil persévérant dans ses bonnes dispositions nous renonçons pour notre dernière sortie à aller taquiner la neige des sommets, vu qu'elle doit avoir la consistance d'une soupe au lait, dont les réactions, on l'a vu avec notre chère Marie, (cf. la note précédente) peuvent être imprévisibles ! Nous préférons donc aller baguenauder sur le plateau des Plans qui offre - la nature est généreuse et ne demande jamais rien en échange  - une vue panoramique somptueuse sur la vallée de Cerdagne et les Pyrénées espagnoles.


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Le bleu du ciel infuse toute l'atmosphère, créant une ambiance féérique et les derniers lambeaux de neige  agonisent à l'abri des murs de pierres qui longent le plateau, derniers témoins d'un monde rural aujourd'hui évanoui.

 

 

 

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Nous abordons bientôt une zone de moraines abandonnées par les anciens glaciers et progressivement colonisées par la végétation. Dans le monde vivant, le règne végétal est un exemple de force et de ténacité; il éventre les rochers et bouscule et submerge les anciennes cités abandonnées par les hommes. Si nous ne changeons pas de comportement, il y a de fortes chances que la Tour eiffel, la Cité Interdite et l'Empire State Building soient d'ici quelques centaines d'années submergées par la forêt tropicale où nos cousins les singes, prenant enfin leur revanche, se prélasseront dans nos vieilles bagnoles rouillées.

 



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Certains arbustes, plus téméraires que d'autres, s'attaquent à d'énormes rochers qui doivent se gausser de ces prétentieux avortons. Mais nous connaissons tous l'histoire de David et Goliath et nous avons pitié en pensant au sort qui attend ce pauvre rocher que les racines un jour écartèleront.

 

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Quelques rochers en équilibre instable menacent à tout moment de dévaler la pente, comme nos vies qu'un malheur peut, d'un jour à l'autre, faire vaciller. Jouissons de chaque jour qui passe et ne nous laissons pas « grignoter » par les faux soucis pour ne pas avoir un jour à regretter d'avoir négligé le bonheur qui était à notre portée.


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Soudain un vrombissement empli l'atmosphère: nous découvrons avec stupeur un géant assoupi adossé à un gros rocher et ronflant comme dix sonneurs.

 

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Soucieux de ne pas le réveiller, nous rebroussons chemin sur la pointe des pieds, la pente douce et la pelouse confortable nous laissant l'esprit libre pour admirer le fabuleux spectacle des cîmes enneigées qui, avec la transparence de l'air, semblent être à portée de main.

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Des nuages, que les rayons du soleil indisposent, se rafraichissent en se frottant le ventre sur les cimes enneigées

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En pénétrant dans le bois qui s'étend aux abords de Dorres nous provoquons les hurlements d'un étrange volatile perché sur un vieux saule et qui ressemble étrangement à l'olibrius qui avait tenté de nous chasser du refuge des Bouillousses (cf.une note précédente). Il lui est sans doute apparenté !

 
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Indifférents à ses vociférations nous poursuivons notre chemin jusqu'à Dorres qui, en cette fin d'après midi printanière, est plongé dans une douce torpeur seulement troublée par les sonneries périodiques des cloches de sa pittoresque chapelle.



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Le lendemain matin nous prenons avec regret le chemin du retour. Mais désireux de jouir encore un instant de la douceur de vivre qui règne en Cerdagne nous faisons une halte au « Temps des cerises » où Marie fait une entrée triomphale dans les bras de son chevalier servant (en l'occurrence plutôt son chevalier "portant" !). On s'y régale d'un rosé de la cave coopérative de Rivesaltes qui, foi d'ulysse, mérite une visite. On y trouve notamment des Rivesaltes Ambré hors d'âge dont la dégustation vous fera oublier la crise !


FIN (hélas!)


Texte & Photos Ulysse