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28/12/2013

Bataille de boules de neige aux Bourdils !

Chères lectrices et chers lecteurs, j'avais prévu de faire une pause en raison d'un emploi du temps chargé mais ma petite fille Emilie a tenu à tout prix à  vous faire le récit de leur randonnée aux Bourdils et j'avoue que je n'ai pas eu le coeur à lui refuser.  Je lui prête donc ma plume pour la circonstance.....

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Hello, chères lectrices et chers lecteurs du blog de notre papi Ulysse, nous « revoilou » Emilie et Romain, les petits « parigots tête de veau » descendus dans le sud pour y trouver un peu de soleil et se faire chouchouter par nos « ancêtres » (Ils sont nés au siècle dernier vous vous rendez compte !).  Nous allons en profiter pour faire une razzia sur la réserve de confitures de mûres et de figues qu’ils ont concoctées . Ils ont bien de la chance de n’avoir plus que ça à faire dans leur existence !

Aujourd’hui papi et son copain Gibus ont prévu de nous emmener au refuge des Bourdils qui est l’un de leurs « restaurants d’altitude »  préférés . Bon, comme c’est papi qui a prévu aujourd’hui de faire la cuisine nous ne sommes pas sûrs que l’on aura le même avis ! Mais ne soyons pas mauvaise langue, attendons de d’avoir goûté pour juger !

Vous allez sans doute trouver que Romain a un drôle d’accoutrement, mais figurez vous que nos parents « chéris » (ils l'étaient jusqu'à ce matin) ont oublié nos manteaux (à mon avis c’est un acte manqué !) et que du coup papa a du se priver de sa polaire pour éviter que son fiston ne prenne froid ! Si quelqu’un de la DASS lit ce blog il risque de nous retirer la garde de nos parents !

 

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Dans ce monde imprévisible et instable il y a une chose incontestable, c’est qu’un déjeuner aux Bourdils ça se mérite car il faut au préalable se taper cinq cents mètres de dénivelé. Ce ne sont pas les escaliers du métro, qui sont les seules grimpettes que l’on a à Paris, qui nous préparent pour cette épreuve ! Cela dit, papi et Gibus nous ont assuré que le sentier était "confortable" et qu’on ne serait pas obligés de jouer aux acrobates, comme on les voit faire parfois sur ce blog.  On ne sait pas ce que vous pensez, mais nous ont trouve qu’à leur âge, c’est pas sérieux. Qui s’occuperait de la piscine l’été si notre papi tombait dans une crevasse ?

 

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 Mon frérot Romain,  qui habituellement gambade  toujours devant a, ce matin, l’âme rêveuse.  Je pense qu’il est vexé de ressembler à un clown et pourtant tout le monde trouve que ça lui va bien, car le clown, ça, je peux vous garantir, qu’il sait faire !

 

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Il retrouve son sourire quand son papa et Gibus lui prêtent assistance pour traverser un torrent. Il se dit que finalement ses parents tiennent à lui, même s’ils ont oublié de lui prendre son manteau ce matin !

 

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Vous noterez que les chemins qualifiés de « confortable » par papi et Gibus ne sont  quand même pas de tout repos. On y croise quelques obstacles qui font froid dans le dos car on se dit que ces arbres pourraient aussi bien nous tomber sur le poil juste au moment où l’on passe ! En définitive je me demande si papi tient autant à nous qu’il le dit !

 

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 Plus on monte et plus les difficultés s’accroissent. A 900 mètres d’altitude on rencontre la neige, ce qui n’était pas prévu. Pour des petits parisiens la neige en montagne est généralement un bonheur sauf que nos chaussures  n’y sont pas tout à fait adaptées. Mais la magie de la neige nous fait oublier ce petit inconvénient .

 

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Qui dit neige dit immanquablement bataille de boules de neige et je ne peux résister à accueillir comme il se doit l’arrière garde.

 

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Romain retrouve soudainement tout son dynamisme et prend la défense  de sa chère maman, oubliant du coup l’histoire du manteau oublié !

 

 

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Je suis certaine que ça vous tente de vous joindre à nous ! Oups ! celle ci est partie malgré moi, j’espère qu’elle ne vous a pas touché et que votre ordinateur n’est pas plein de neige !

 

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La récompense suprême d’une rando en montagne est la vue que l’on a sur le monde qui se transforme en un  océan de collines bleutées sur lequel votre âme peut voguer. Tout est alors noyé dans les profondeurs de ce sublime océan et notamment les écoles que l’on aimerait bien voir définitivement submergées !

 

 

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Nous arrivons enfin en vue du refuge des Bourdils et je me « débarrasse » de ma dernière boule de neige sur le dos de mon frérot adoré. Je sais qu’il n’est guère élégant de prendre ainsi quelqu’un en traitre mais  je vous avouerai que c’était trop tentant ! Vous aussi j’en suis certaine vous n’auriez pas résisté !

 

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Le problème est que mon frérot chéri le prend très mal ! Les garçons d’aujourd’hui sont vraiment trop douillets, ce n’est pas comme mon papi qui se cogne souvent la tête aux branches sans jamais dire un mot !

 

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Midi sonne et il est temps d’aller s’installer dans le refuge pour y déjeuner car cette belle grimpette nous a mis l’estomac dans les talons !

 

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Après avoir allumé le feu nous prenons l’apéritif : vin chaud pour les anciens,  jus de fruit pour moi et mon frère le tout accompagné de « chips » dont je peux vous dire que c’étaient les meilleures que nous avons mangées au cours de notre  (courte) existence. Si les parents savaient, ils ne se ruineraient pas en cadeaux de noël, il leur suffit de nous offrir un paquet de « chips » dans un refuge de montagne entouré de neige et la vie est belle !

 

 

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L’apéro terminé, nos papis se transforment en cuisiniers pour nous concocter leur fameuse recette d’œufs sur le plat qu’ils vous ont souvent fait déguster, enfin celles et ceux qui ont eu la chance d’arriver assez tôt au cours de leurs dernières sorties. Bon je vais vous faire une confidence pour ce qui concerne les œufs préparés par mon papi, si vous n’y avez jamais goûté, vous n’avez rien raté car dans sa poêle il y avait une mixture peu appétissante à moitié carbonisée.

 

 

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Heureusement qu’il y avait des œufs en réserve et que mon papa a pris les choses en main pour nous préparer des œufs sur le plat dignes de ce nom.

 

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Vous pouvez juger du résultat et je sais qu’à cet instant la salive vous vient à la bouche. Désolée mais nous n’en avons pas laissé une miette, même mon frérot qui habituellement a un appétit d’oiseau.

 

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Après le repas les hostilités reprennent très vite le soleil ayant la bonne idée de déverser généreusement ses rayons sur nos épidermes parisiens aussi blancs que neige .

 

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Papi abandonne un instant son appareil photo pour se joindre à la bataille ce qui ne nous inquiète pas trop car vu qu’il perd toujours aux boules on sait que l’on n’a rien à craindre !

 

 

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Gibus est un adversaire plus dangereux et nous ne sommes pas trop de deux, mon frère et moi pour prendre le dessus !

 

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Mais les meilleurs moments ont une fin et le soleil déclinant nous devons prendre le chemin du retour.

 

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Au cours de notre descente, nous croisons un étrange personnage qui prétend être le Marquis des Bourdils venu inspecter ses propriétés, mais on reconnaît bien vite notre papi sous sa perruque de mousse. Pas étonnant que Romain aime tant faire le clown, je sais d’où lui vienne les gènes !

 

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La douceur printanière qui baigne le fond de la vallée a  fait naître des nuées de moucherons dont l’existence n’ira pas au delà du crépuscule, quand l’air glacial plus lourd descendra des montagnes.

 

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Ces insectes jouissent de cette parenthèse printanière inattendue sans savoir qu’ils vont bientôt mourir. Romain et moi sommes encore bien jeunes et nous avons le temps de voir venir mais comme le dit souvent notre papi « carpe diem»,  profitons de chacun de nos jours, surtout de ceux où l’on va dans des endroits comme les Bourdils qui sont d’après lui des morceaux de paradis tombés sur terre.

 

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Notre périple est terminé et nous espérons que vous avez apprécié cette journée passée avec nous aux Bourdils. Encore pardon pour la boule de neige !  Et rendez vous aux prochaines vacances !

 

Texte Emilie/Ulysse Photos Ulysse, Fabienne et Marie

 

20/12/2013

Dieu et le père Noël (reprise d'archive)

 
 
 JOYEUSES FETES A TOUTES ET A TOUS
 
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Dieu alluma une cigarette et en tira voluptueusement une profonde bouffée qu'il expulsa lentement, disparaissant dans un nuage de fumée de la vue des anges qui tournoyaient autour de lui. Puis, avalant goulûment une gorgée de Glenlivet 10.000 ans d'âge, il dit à Divina assise à ses côtés : « Laisse moi un instant douce Divina, j'ai besoin de réfléchir ! ».

Car Dieu était préoccupé ! L'humanité lui donnait du souci ! Voilà des êtres, se disait-il, auxquels j'ai offert la plus belle et la plus confortable planète de l'univers et ils en font un mouroir et une décharge publique ! Ils n'arrêtent pas de se taper dessus, même leurs gosses dans les cours de récréation se comportent comme des,chiffonniers ! Diable (c'est son juron préféré) ce n'est pas faute pourtant de leur avoir envoyer des messages de tolérance et d'amour. Mais ces gredins ne retiennent de mes paroles que ce qui sert leur instinct de domination !

Ils ont fait de moi un père fouettard, un épicier vicieux comptant leurs péchés, un Moloch avide de sang, d'honneurs et d'offrandes, un maquereau pourvoyeur de vierges ! C'en est assez, je ne sais plus que dire ni que faire, je crois que je vais saborder leur planète !


Divina qui, grâce à son intuition féminine, avait deviné le dilemme qui tourmentait son cher compagnon, revint s'asseoir à ses cotés et, lui passant la main dans les cheveux, lui dit : « je sais ce qui te rend soucieux et je crois que j'ai une solution »

« Je t'écoute très chère » lui dit il amoureusement ne doutant pas qu'elle ait effectivement trouvé un moyen de résoudre son problème, tant était grande son intelligence. A vrai dire, pensait-il, s'il n'y avait que des femmes sur la Terre la situation y serait sans doute plus agréable car il n'y aurait plus de chaussettes sales qui traînent. Mais bon le "mâle" étant fait, il faut l'accepter et se dire que sans lui le monde n'y serait pas forcément plus gai, car que vaudrait la vie sans amour (même éphémère) et sans "galipettes" !

Divina lui dit alors : «  j'ai constaté qu'un jour par an la Terre connaît une trève, un jour où les hommes semblent mieux disposer à l'égard de leurs congénères et déposent leurs armes, c'est le jour de Noël. Ecris donc au Père Noêl pour savoir ce qu'il faut faire pour que les hommes se comportent ainsi tous les jours de l'année. »

« Divina tu es géniale, je vais sur le champ envoyer un mail au père Noël pour lui demander conseil ». Une fois le mail expédié, n'ayant pas d'autre problème à traiter et connaissant par coeur le programme des chaines de télé, ils s'enlacèrent amoureusement, attendant la réponse de Santa Claus.

Deux jours plus tard, alors que Dieu taillait ses rosiers, le téléphone sonna. Il décrocha le combiné et s'installa dans un fauteuil « Allo, Dieu à l'appareil! » dit il, « C'est le Père Noël » lui répondit son interlocuteur «j'ai bien reçu votre mail et je préfère vous répondre par téléphone, c'est plus convivial » « Vous pensez que vous allez pouvoir régler mon problème et rendre l'humanité plus raisonnable ? » lui dit Dieu « C'est une tâche titanesque que vous me demandez là, mais j'ai quelques idées »  rétorqua le Père Noêl

« Bon, et bien allez y, je vous écoute » dit Dieu


« Bon voilà, je crois qu'il faut faire quelque chose pour chaque peuple dont le comportement pose problème si l'on veut améliorer l'ambiance qui règne sur la terre et réduire les conflits. Je commencerais par les Chinois qui sont les plus nombreux et dont l'impact sur l 'économie et le climat de la planète devient préoccupant.

Si j'étais vous je leur enverrais Martine Aubry pour qu'elle leur impose les 35 heures. Cela permettrait aux autres peuples de respirer au sens propre et figuré. En outre, il serait bon que les dirigeants chinois accoutumés aux turpitudes et aux pollutions en tous genres deviennent allergiques à l'air pur du Tibet. Cela permettrait à ces pacifiques Tibétains d'échapper aux brimades de cette sinistre et pitoyable clique qui dirige un Etat producteur de chaussettes à deux balles et de vivre comme ils l'entendent.


Pour les indiens je ressusciterais Gandhi dont le souvenir est très respecté et qui pourrait ramener l'harmonie dans ce pays. Je changerais aussi plus souvent l'eau du Gange afin qu'ils attrapent moins de maladies.

Aux français toujours mécontents et déprimés qui vivent dans le souvenir de leur grandeur passé et qui ont la nostalgie des 30 glorieuses où ils étaient tous fonctionnaires, j'enverrais quelques milliers de tonnes de carambars et de mistral gagnants. Ca les détournerait des anti-dépresseurs, supprimerait le trou de la sécu, permettrait ainsi de réduire leurs impôts et donc de les rendre plus aimables. Je ferais aussi en sorte que Carla tombe amoureuse de Nicolas Hulot afin qu'il soit élu lors des prochaines élections

Pour les russes je transformerais leur pétrole en vodka afin que plus jamais aucun soldat ne soit en état de conduire un char et échangerais leurs ogives nucléaires contre des bacs à fleurs .

Aux italiens j'offrirais des milliers de bennes à ordures pour la collecte des mafieux. Je ferais aussi élire Ornella Mutti comme papesse pour mettre au pas les vieux barbons qui règnent au Vatican et donnent de vous une image déplorable.

Quant aux allemands, qui se présentent comme les champions de l'écologie mais roulent tous dans des grosses cylindrées, je transformerais leurs mercédès et BMW en chars à boeufs, sauf que je remplacerais les boeufs par des ânes, car le pet de boeuf contient du méthane néfaste pour l'environnement. Je remplacerais aussi l'allemand par l'italien, langue beaucoup plus harmonieuse et propice à l'amour.

Pour les espagnols, je remplacerais les épées des toréadors par des épées en plastique pour que les toros aient enfin un chance de s'en sortir dans les corridas. Et je supprimerais les verbes irréguliers de la langue espagnole pour qu'on puisse l'apprendre plus facilement et lire ainsi dans leur langue d'origine les magnifiques poèmes de Fédérico Garcia Lorca.

Pour les pays arabes, je transformerais le pétrole en eau afin qu'ils puissent cultiver le désert et inciterais Mahomet à retourner sur terre  pour aller clamer haut et fort l'égalité de la femme et faire de la publicité pour le vin et les rillettes, ce qui permettrait à la France, qui est la fille ainée de l'église, de rétablir sa balance commerciale.

Pour les anglais, je comblerais la Manche et communiquerais au monde entier leur recette de marmelade à l'orange pour qu'ils sortent de leur splendide isolement et qu'ils cessent de se prendre pour le nombril du monde. Je leur imposerais aussi de rouler à droite afin qu'ils soient moins dangereux quand ils s'aventurent à l'étranger.

Quant aux américains je réduirais la taille de leurs hamburgers afin qu'ils laissent un peu plus de nourriture aux autres habitants de la planète.

Je rajouterais aussi un bon paquet de neurones à tous ceux qui insultent, méprisent maltraitent oui assassinent ceux qui ne sont pas nés dans le même poulailler qu'eux et ne font pas des crottes et des « cot, cot.... » identiques aux leurs.

Enfin je transformerais en zèbres les dictateurs d'Afrique et d'ailleurs et les mettrais dans une réserve peuplée de lions pour qu'ils se rendent compte à quoi ressemblent la vie de leurs sujets.

Pour les autres peuples qui ne causent pas trop de nuisance, je ne ferais rien à ce stade en espérant qu'ils persévèrent dans cette voie..... »

"Voilà qui est intéressant"  dit Dieu à son interlocuteur ! « Je vais m'atteler de ce pas à la tâche mais je ne suis pas sur de pouvoir tout faire pour le prochain Noë!, je veux offrir un cadeau à Divina et je ne suis pas encore allé faire mes courses »

« C'est aussi bien que vous n'alliez pas trop vite » lui répondit le Père Noël « parce que le jour où tout ira bien sur terre, les humains n'auront plus rien à demander et je me retrouverai au chômage !"

"Ne vous inquiétez pas, ce n'est pas demain la veille" lui répondit Dieu " Ils croient plus au Père Noël qu'en votre humble serviteur et ça me rend jaloux! Au fait, si vous êtes libres au nouvel an, Divina et moi serions heureux de vous avoir à la maison avec la Mère Noëlle; Divina vous régalerait d'une nouvelle recette de couscous que lui a montré Mahomet. Et puis j'ai un vieux cognac hors d'âge que j'ai retrouvé dans ma cave, je peux dire que c'est le petit Jésus en culotte de velours !"


"Avec plaisir" répondit le père Noël "ça me changera du pain d'épice et du verre de lait que les terriens se croient obligés de me laisser au pied de leur foutu sapin et qu'il faut que je m'ingurgite pour ne pas les vexer ! "

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Texte & Photos Ulysse

08/12/2013

Face, on fait la « grasse », pile, on va aux Bourdils !


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Chère lectrice, cher lecteur, vous avez dû vous dire en lisant le titre de ma note «Tiens Gibus et Ulysse se laissent gagner, comme le commun des mortels, par les effets délétères de l’âge qui font que  certains matins d’hiver où souffle une bise glaciale on est tenté de rester sous sa couette plutôt que d’aller chatouiller les mamelons de notre (encore) séduisante Gaïa ! ».

Que nenni je vous rassure ! Nous n’avons pas joué à pile ou face notre décision d’aller randonner. Encore que, vu les conditions climatiques qui régnaient ce matin là,  une telle faiblesse aurait été excusable. Non j’ai simplement pensé que ce titre accrocheur titillerait vos neurones et vous inciterait à nous suivre à l’assaut de l’Espinousse, alors que la Tramontane soufflait à 80 kilomètres heure et que le mercure du thermomètre était aussi bas que la cote de popularité de Flamby. C’est ce qu’on appelle du « marquetinge », devenu incontournable en ces temps hyper médiatiques, si on veut avoir, comme le disait Andy Warhol, son petit quart d’heure de célébrité. 

Bon cela dit, cette première photo vous fera croire que, s’agissant de la météo, j’affabule (ce qui m’arrive de temps en temps, je l’avoue, comme le commun des mortels), car les conditions de notre ascension apparaissent, pour le moment, idylliques. Effectivement le vallon encaissé où nous progressons est protégé du vent et les feuillages dorés des hêtres qui tapissent en partie le sol et amortissent nos pas créent un environnement féerique, je dirais même, euphorique. Mais cela ne va pas durer, sinon quel intérêt aurait ce blog !

 

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Notre sérénité est effectivement rapidement mise à rude épreuve. Tout d’abord, nous croisons, à notre grande surprise (et à la votre, je suppose !) un calmar géant  dont les tentacules qui brassent l’air nous font reculer de quelques pas. Car courageux mais pas téméraires, nous sommes, comme le commun des mortels (je dis cela car certaines lectrices auraient tendance à surestimer nos capacités, ce qui fait ironiquement sourires nos compagnes !)

 « N’ayez pas peur » nous dit le calmar «  je n’ai nullement l’intention de vous agresser, j’agite seulement mes tentacules pour me  réchauffer ».

 « Mais que faites vous ici à plus de cinquante kilomètres de la Méditerranée ? » Lui rétorquons nous.

  « Méditerranée, vous dites, c’est plutôt Merditerranée qu’il faut l’appeler ! Vous avez vu ce que les humains en font ! Un égout à ciel ouvert, un cloaque ! Et en plus ils se baignent dedans, les inconscients ! Je n’avais pas envie d’y rester pour y mourir à petit feu, j’ai pris la décision de me retirer sur les hauteur,  loin de ces miasmes maritimes » Nous répond-t-il.

  « Mais de quoi vous nourrissez vous » lui demande-t-on ?

 « D’insectes fort abondants dans cette forêt et qui remplacent avantageusement les sardines, crevettes et  moules au mercure et au pétrole qui faisaient mon ordinaire » Dont acte, pour les inconscients qui continuent de consommer du poisson et des mollusques de notre « Mare Nostrum » !

Laissant notre étonnant compagnon de rencontre à sa gymnastique hivernale, nous poursuivons notre ascension, sans nous douter qu’une autre surprise nous attend un peu plus haut.

 

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Cette surprise, moins inhabituelle en ces lieux et cette période de l’année qu’un calmar, c’est la neige, mais d’une abondance qui fait ressembler les sapins de l’Espinousse à leurs confrères du Jura. « Cherry on the cake » le soleil se met aux abonnés absent, faisant descendre un peu plus le thermomètre.

 

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La couche au sol est si épaisse qu’on perd le chemin et que nous devons vérifier à chaque pas qu’il n’y a pas une embûche. Je sais que ces moments où nous mettons en péril notre verticalité humanoïde nous vaut l’admiration de nos lectrices et ce n’est pas, pour nous,  un mince bonheur. Mais vous vous doutez bien que si jamais l’un de nous se retrouvait à quatre pattes ou les quatre fers en l’air vous n’auriez pas droit à la photo. Elle serait censurée comme celles de Gibus nu dans les torrents que certaines de mes lectrices me réclament pourtant à corps et à cri  (je ne dirai pas les noms) !

 

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Mais, de haute lutte,  nous arrivons finalement au refuge des Bourdils, dont celles et ceux qui fidèlement nous suivent connaissent les moindres recoins.

 

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En pénétrant dans ce refuge, lieu de tant de souvenirs mémorables, et alors que souffle à l’extérieur une Tramontane à décorner les mouflons, nous éprouvons le bonheur que devait ressentir l’homme préhistorique qui, pourchassé par un smilodon, trouvait refuge dans sa grotte protégé par un feu alimenté par sa douce compagne vêtue d’une simple peau de bête et impatiente de ces chaudes retrouvailles (ah ! les fantasmes masculins )

 

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Bien qu’il  n’ y ait pas de douce compagne en peau de bête et que nous devons nous même allumer le feu, exercice dans lequel Gibus est, cela dit, un maître, nous sommes ici les rois du monde.  Nous sortons du sac nos victuailles et  breuvages variés et  faisons cuire notre traditionnelle omelette au jambon, plat qui semble avoir votre faveur même si, hélas et j’en suis désolé, vous n’en avez que les effluves. Bon appétit quand même !

 

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Ayant rechargé nos batteries, nous remettons nos vieilles, mais robustes,  mécaniques en route pour aller admirer le panorama sur la vallée du Jaur. En sous bois, la neige moins épaisse facilite notre progression.

 

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Après une demi-heure de marche où notre esprit est bercé par la lente évaporation du petit verre de Williamine Morand – excellent anti-gel - que, vu les conditions climatiques nous nous sommes « ordonnancés » (nous sommes des adeptes de l’auto-médication), nous arrivons au bord du plateau d’où nous dominons le monde des terriens qui sont restés le postérieur au chaud ! Et à ce moment là on les comprend un peu, car la Tramontane continue de souffler et nous transforme le croupion en bloc de glace.

 

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Bon cela dit, le spectacle est si beau que nous oublions bien vite les intempéries et je suis certain qu’en le découvrant à votre tour vous auriez aimé être à notre place. Diable quel silence ! Mais qui ne dit mot consent, isn’t it !

 

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Bon pour convaincre les quelques uns (par galanterie, je ne mets que le pluriel « mixte ») que je sens réticents, je mets également la vue sur le Roc d’Ourliades et le Montahut. J’espère que cette sublime vue vous convainc  que ça vaut le coup de patauger dans la neige et  de se geler les miches pendant quelques heures pour pouvoir admirer un tel spectacle. Je sens que la prochaine fois il  y aura foule ! (à partir de deux, on est une foule …non ?)

 

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Les dernières gouttes de Williamine s’étant évaporées, il est temps pour nous de redescendre si l’on ne veut pas que notre sang gèle dans notre tuyauterie et que l’on finisse en bonhommes de neige.

 

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Le soleil nous fait alors l’amabilité de réapparaître alors que le plus dur est passé, comme ces faux amis qui attendent que vous soyez sortis de la « mouise pour vous demandez si vous avez besoin d’un coup de main.


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Nous replongeons au coeur de la Hêtraie dont certains membres exposent  des branches aux formes si tarabiscotées qu’elles nous laissent interrogatifs. Quand percerons nous le langage des arbres pour qu’ils nous confient leurs tourments ?

 

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Les conditions climatiques deviennent franchement agréables et je me sens de nouveau d’humeur primesautière, mitraillant à tout va avec mon appareil photographique la beauté de cet étonnant pays d’Oc, que beaucoup voient comme un pays de plages et de « picrates » alors que c’est essentiellement un pays de montagnes et de divins nectars.

 

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Je conclus notre périple par ce cliché d’arbre que  je tiens pour la plus belle espèce vivante de notre terre, ces arbres qui nous fournissent l’oxygène que nous respirons et qui, condamnés à l’immobilité, doivent stoïquement affronter les intempéries et les malheurs du temps.

 

Bonus :

 Je tiens à vous remercier chaleureusement pour les commentaires que vous laissez sur mes notes et je souhaite, pour le plaisir, vous faire partager ce petit échange versifié que j’ai eu, dans le cadre de ma dernière note, avec Marie (la compagne de Gibus) qui avait révélé malicieusement un oubli de ma part lors d’une randonnée. :

 

Poème de Marie :

 

Pas de compliments ni d'encouragements,

Pour celles qui vous suivent vaillamment.

Mais que lis-je dans ta prose ?

Qu'en rando beaucoup trop femmes causent !

Mais jamais tu ne narras dans tes vers,

Le jour où tu oublias ton verre !

Quand Gibus déboucha son Terret *,

Dans ton sac point de gobelet !

Ton teint vira du rose au vert

A l'idée de ne point boire un verre !

Fort heureusement ta douce mie,

Qui sait que souvent tout t'oublies

Et comme femme joue son rôle

Et toujours derrière toi contrôle !

Ce matin même ta timbale oubliée

Dans sa propre besace fût emportée.

Quel ne fut soudainement ton sourire

Voyant ton gobelet surgir !!

Et pendant qu'avec Gibus tu sirotes,

Nous femmes, continuons parlotte !!!

  

 * le Terret est un cépage languedocien 

Ma réponse :

 

Marie tes vers un brin moqueurs

Sont pour moi un régal

Etant d’un naturel jovial

Je ne t’en tiens pas rigueur.

J’avais oublié mon verre !

Ah ! la belle affaire !

Si ma mie n’ y avait pensé

J’aurais bu dans mon soulier.

Les arômes du Terret

De mon ami Gilbert

Auraient certes été

De nature laitière

Mais avec l’avantage

Qui n’est pas mesquin

Qu’avec mon vin

J’aurai eu mon fromage !

 

 

Et pour finir  je vous invite à jeter un œil sur cette cyber-action (et à la signer si vous approuvez la démarche) qui vise à défendre le droit des agriculteurs à produire et utiliser leurs propres semences. En effet une loi est en préparation qui s'ajoute à tout un arsenal juridique d'appropriation du vivant et criminalisera les agriculteurs qui ne payeraient pas tous les ans pour acheter ou reproduire eux-mêmes leurs semences et animaux reproducteurs et interdira de facto la sélection paysanne telle qu'elle existe depuis l'invention de l'agriculture.

 

 Texte & Photos Ulysse

 

 

02/12/2013

Réunion de « vieilles guiboles » à Caissenols

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 Il est des jours de notre vie à marquer d’une pierre blanche. Ce mercredi 26 novembre 2013 fut, pour moi, Gibus et nos épouses, de ceux là. Car ce jour prit son envol sous un soleil radieux et nous permit de chauffer nos abattis au feu de bois et nos cœurs au feu de l’amitié. Nous avions, en effet, programmé une rencontre au refuge de Caissenols avec  Bernard et Pierre lecteurs assidus d’Eldorad’Oc et devenus amis suite à une rencontre fortuite que je vous ai contée dans le passé.

 

Nous voilà donc partis de bon matin à l’assaut de la Serre de Majous que traverse le chemin qui mène à Caissenols. Nos épouses nous accompagnant nous dédaignons pour une fois les sentes à mouflons et empruntons le chemin le plus carrossable. Ce qui me laisse pour une fois le temps de soigner le cadrage de mes photos, que je prends d’habitude en déséquilibre sur un pied en tentant de ne pas perdre de vue Gibus qui gambade devant.

 

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Un génie sylvicole un brin facétieux se met soudain à hurler, ravi d’avoir un public féminin à effrayer. « Même pas peur » disent en cœur nos épouses qui en ont vu d’autres, vu que ça fait quelques dizaines d’années qu’elle vivent avec les « marioles » que nous sommes.

 

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Nous arrivons en vue du col de Roquandouire dominé par les sommets enneigés de la Serre de Majous qui culmine à 989 mètres. Cette année l’hiver est venu piétiner les plates-bandes de l’automne sans crier gare, ce qui nous contraint de transporter dans nos sacs à dos un peu de bois sec pour lancer le feu dans le refuge où nous avons prévu de pique-niquer. Si vous ajoutez à cela le thermos de vin chaud, de potage, de thé ou de café et les boissons « énergisantes » qui font le lien entre elles, sans oublier (pour Gibus) la poêle pour l’omelette et le repas de nos compagnes que nous portons par galanterie, vous comprendrez que nous avons un petit aperçu de ce qu’est une vie de mule !

 

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Mais le panorama qui s’offre à nous est tellement somptueux qu’il nous fait oublier les meurtrissures de nos vieux abattis. L’association incongrue de la neige des sommets et des feuillages automnaux des hêtres qui couvrent les flancs de la Serre de Majous est une régal pour nos yeux, jamais lassés de  ce spectacle. L’homme peut s’évertuer à inventer la télévision en Extra-Super-HD le cinéma 3 D et prochainement l’immersion dans les mondes virtuels, jamais ces ersatz ne procureront le doux sentiment d’euphorie et de légèreté de l’âme qui vous saisit quand on est au petit matin, au  sein d’une telle beauté, caressé par un air frais qui vous pince les oreilles.

 

 

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Nous sommes en vue du Portail de Roquendouire, lieu « magique »  que mes lectrices et lecteurs connaissent bien et qui selon les saisons est environné d’une mer mauve de bruyère ou d’un océan d’or de genêts.

 

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Gibus et moi y faisons une petite pause, ce qui permet à nos épouses, dont une partie de l’énergie motrice est consacrée aux muscles labiaux, de nous rejoindre….(oh le mufle !).

 

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Nous empruntons le chemin qui longe le flanc tourmenté de la Serre de Majoux où de rares arbres ont vainement tenté de s’accrocher. Mais la gravité a eu raison d’eux malgré un ultime sursaut de leurs branches vers le ciel.

 

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Quand je parlais, tout à l’heure, d’air frais qui pinçait les oreilles, je n’exagérais point, comme vous pouvez le voir en admirant cette magnifique collection de stalactites de glace offerts par l’Hiver à Gaïa. Ces bijoux là sont plus  beaux que ceux que l’on peut voir chez les joailliers de la Place Vendôme à Paris destinés à cacher le cou ridé de richissimes pachydermes.

 

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Le ciel commence à se couvrir au moment où nous arrivons au refuge de Caissenols, merveilleusement restauré par des bénévoles d’une association. Je profite de l’occasion pour une nouvelle fois les remercier, car c’est un endroit chargé pour nous d’heureux souvenirs auxquels cette journée ajoutera son lot.

Bernard et Pierre, accompagnés d’un ami, François,  sont déjà dans les lieux et en montagnards et épicuriens avertis ont démarré le feu et commencé à mettre la table avec une nappe blanche, s'il vous plait !

 

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Je laisse les photos prises par Bernard (créateur d’un joli BLOG ou la poésie se marrie à la photographie) témoigner de l’ambiance chaleureuse de notre rencontre que n’aurait pas dédaignée Rabelais. A noter qu'au menu, il y avait du foie gras sur canapé de pain d'épice apporté par nos amis. Il manquait le sauternes mais c'était néanmoins un délice !


 

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L’amour de la montagne qui conduit l’homme à tisser des liens étroits avec les arbres, les rochers, les animaux, le vent, la pluie, la neige le prédispose à  l’amitié. Celui qui aime la montagne apprend à aimer les autres car la solidarité est une garantie de survie. Et, cerise sur le gâteau, celui qui aime la montagne vieillit moins vite que les autres, la montagne étant une fontaine de jouvence, comme en témoignent nos vieilles guibolles qui totalisent près de quatre siècles et  passent les cols aussi facilement que d’autres, beaucoup plus jeunes,  escaladent leur canapé !

 

 

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Après deux heures mémorables passés ensemble, nous devons, les journées étant plus courtes, prendre le chemin du retour, le temps s’étant mis définitivement à la grisaille et le froid se faisant plus vif.

 

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L’esprit encore imprégné des chaleureux moments que nous venons de vivre, nous sommes sortis de notre douce torpeur par la vue d’un mouflon qui nous nargue du haut d’une falaise où il se sent à l’abri. Le bougre n’a pas encore appris qu’avec notre espèce nul n’est jamais à l’abri en aucun lieu. Les hommes et animaux qui sont massacrés ou torturés et  mutilés chaque jour aux quatre coins du monde en savent quelque chose.

 

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L’ami Gibus qui au cours de cette sympathique sortie familiale n’a pas eu son compte de cabrioles, ne manque pas l’occasion de franchir le ruisseau de la Taillade sur un pont rustique mis en place par l’Association de Caissenols. Nos épouses sont fort soulagées de ne pas avoir à l’emprunter, un gué permettant de franchir le torrent en contrebas. Un « mariole » par couple ça suffit !

 

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Nous croisons bientôt d’autres acrobates : deux jeunes mouflons qui ne nous ont pas entendu venir et qui manifestement ne sont pas encore familiarisés avec les bipèdes vu les  regards étonnés qu’ils nous jettent. Mais peut être sont ce nos jolies épouses qui les fascinent ! On les comprend !

 

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Mes fidèles lecteurs et lectrices  se diront sans doute  « Tiens Ulysse nous remet encore son vieil arbre mort », il pourrait changer de sujet ! Vivement qu’un éclair le foudroie ! » (en parlant de l’arbre pas de moi, du moins je l’espère). Et bien, non je ne changerai pas de sujet et à chaque fois que je passerai par ici vous y aurez droit ! C'est mon petit privilège d'auteur et j'y tiens ! Car cet arbre là qui continue de se dresser face aux intempéries après sa mort me fascine ! Comme s’il ne voulait pas s’avouer vaincu et que par delà la mort il nous adressait un message : «  Ne vous laissez pas abattre par l’adversité ! Tenez bon ! Ne lâchez rien !  Ne perdez pas votre temps à des fadaises ! Vivez ! Aimez ! Faites vous des amis de chair et d'os et chérissez les ». C’est du moins ce que je crois entendre et j’essaie de suivre ses conseils.

 

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Cette dernière photo où vous nous  voyez descendre un sentier envahi de feuilles de châtaigniers, nos visages empreints d’une joie enfantine, vous dira mieux que des mots le bonheur que nous avons pris à cette mémorable journée qui hélas se termine.

Au plaisir de vous revoir Bernard, Pierre et François….et au plaisir d’avoir de vos nouvelles chères lectrices et chers  lecteurs. J’espère que vous avez passé un bon moment en notre compagnie !

PS : Vous qui êtes, chères lectrices et chers lecteurs, des adeptes de la nature et des choses authentiques prenez quelques minutes pour aller écouter ICI la délicieuse chronique d'Olivier de Robert.

Texte & Photos Ulysse (sauf les deux du refuge prises par Bernard)