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23/03/2016

Connaissez vous Romano Réflecto ?

 

 

http://eldorad-oc.midiblogs.com/images/DSC05959.JPGRomano Réflecto est né en 1946 à Sète dans le quartier de la Pointe Courte mis à l'honneur dans un film d'Agnès Varda. Ses parents italiens, venaient d'Almafi près de Naples, et n'imaginaient pas de vivre ailleurs qu'au bord de l'eau. Romano a donc découvert l'eau en même temps que la terre et accompli ses premiers pas sur le pont d'un bateau.

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De cette enfance maritime il a développé une passion pour la mer, les ports et les bateaux et après avoir fait l'Esbama (Ecole supérieure des beaux arts de Montpellier), il a entamé une carrière de peintre et jeté son dévolu sur les scènes portuaires, dont il s'est fait une spécialité.

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Au fil des années sa notoriété a grandi et il a été admis en 1997 au sein de la prestigieuse assemblée des « peintres officiels de la Marine» . Il est actuellement installé au Cap d'Agde où il possède une galerie où il expose ses oeuvres ainsi que celles de quelques amis.

 

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Ses peintures restent figuratives et reprennent des éléments concrets des bateaux (mâts, cordages, voiles, ballasts, bastingages) auxquels il confère une dimension onirique qui instille dans l'esprit de ceux qui les contemplent la sensation d'être sur le pont d'un bateau et de sentir le lent mouvement de la houle.

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Je ne peux que vous invitez à aller découvrir les oeuvres de ce peintre dans la galerie qui se trouve à coté de la brasserie Horizon au Cap d'Agde. Mais je vous mets en garde car certains admirateurs particulièrement sensibles, après avoir vu quelques uns de ses tableaux, sont atteints du mal de mer et il est donc conseillé de prendre les sacs en papier gracieusement mis à votre disposition à l'entrée de l'exposition.

Notez également que ses oeuvres sont d'un prix très elevé (au demeurant justifié) et si vous « craquez » pour l'une d'entre elles, vous risquez d'y laisser votre chemise et le reste, mais vous pourrez ressortir de la galerie sans crainte de recevoir une amende pour atteinte à la pudeur vu qu'elle est située dans le secteur naturiste.....


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Vous aimez lire mes récits ou mes poèmes publiés sur ce blog, alors sans doute apprécierez vous mes chansons publiées sur mon blog musical OLD NUT, certaines d'entre elles étant illustrées par des photos sur mon blog PIQUESEL (Cliquez sur les noms )




Texte et photos Ulysse (avec l'aimable autorisation de romano Réflecto pour la reproduction de ses oeuvres)

18/03/2016

La complainte des pylones !

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La protection de l'environnement est un sujet complexe dont la responsabilité incombe toujours aux autres ! Par facilité on accuse les industriels, les agriculteurs, les pêcheurs de polluer la planète ou de surexploiter ses ressources, mais finalement nous sommes tous concernés étant les consommateurs des produits et services mis à notre disposition.

De fait cette question nous met face à nos contradictions. La solution n'est pas dans les anathèmes mais dans la modification de notre mode de vie. Nous pourrions prendre exemple sur les pays nordiques dont la culture est basée sur un profond respect de la nature et où un mouvement se développe qui prône la "simplicité volontaire" visant à éliminer le superflu de notre vie. Chez nous Pierre Rahbi a publié en 2010 chez "Acte Sud" en 2010 un ouvrage décapant et salvateur "Vers la sobriété heureuse" qui oeuvre en ce sens, n'en déplaise au Zozo Sarko qui n'y voit qu'une préoccupation de "Bobos".


Cela dit, loin de moi l'idée de vous inciter à faire la peau de la fée "Electricité" et à revenir au temps des cavernes (encore que j'en connaisse de bien confortables avec une vue paradisiaque) mais de simples gestes peuvent déjà contribuer à réduire notre impact sur l'environnement. Boudha a dit « Si tu veux changer le monde commence par te changer toi même..... ». Le problème est que chacun pense que c'est plutôt à l'autre de changer, car comme l'on dit, on voit "la paille dans l'oeil du voisin mais pas la poutre qui est dans le sien...". De même on veut de l'électricité chez soi mais pas d'éolienne ou de ferme photovoltaïque dans son environnement et encore moins de pylônes électrique. C'est une réaction humaine que les anglo saxons,  qui ont le sens de la formule, qualifient de 'NIMBY" qui veut dire "Not In My Backyard" (pas dans mon environnement).


Pour illustrer nos contradictions sur ce point, j'ai composé cette fable intitulée "la complainte des pylones"

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De jour comme de nuit, hiver comme été,
Faisant fi de la canicule et des gelées hivernales,
Nous traversons le pays à grandes enjambées,
Par monts et par vaux, la tête dans les étoiles.
Nous apportons, tels de modernes rois mages ,
Au plus lointain hameau, à la moindre chaumière,
Le feu du ciel dérobé aux orages,
Pour faire tourner télé, fours et frigidaires !
Et pourtant, nous sommes mal aimés,
Nous défigurons paraît il le paysage !
Mais que veulent donc ces humains insensés ?
S'éclairer à la bougie et revenir au moyen âge ?
Certes nous sommes prêts à en convenir,
Nos volts ne font pas toujours l'objet d'un bon usage,
Mais si on les utilise souvent pour le pire,
Que l'on ne nous reproche pas ce gaspillage !
Il est vrai que pour rien notre énergie se perd,
Nous donnant alors envie de baisser les bras,
Quand elle transporte dans votre salon Foucauld Jean Pierre
Ou vous lave le cerveau avec Hanouna.
Mais quand elle réconforte l'insomniaque solitaire,
Qui, voulant calmer ses angoisses et sa faim,
Trouve dans l'antre de son frigidaire,
Du pain frais, du vin et du Boursin,
Alors, nous avons le sentiment d'être utiles
Et d'adoucir l'humaine condition.
Mais hélas les humains, souvent, sont futiles
Et dénaturent notre noble mission !
Et puis, n'en déplaise à nos critiques,
Nous avons une certaine élégance,
Nous sommes tout aussi photogéniques,
Que la tour Eiffel d'Ile de France,
Devant qui le monde entier est bouche bée,
Malgré son allure famélique,
Et dont il faudrait se taper les escaliers,
Sans notre courant électrique !



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Vous aimez lire mes récits ou mes poèmes publiés sur ce blog, alors sans doute apprécierez vous la chanson que j'ai composée " Léo là haut" qui célèbre la marche en haute montagne et que vous pouvez écouter sur mon blog PIQUESEL (cliquez sur le nom)

 

Texte & Photos Ulysse

13/03/2016

En raquettes dans le Queyras - 5 – Les chalets de Clapeyto et le vallon de l’Agnelil

 

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Pour notre dernière randonnée, nous partons de Brunissard (1800mètres) avec pour objectif d’explorer le vallon de l’Agnelil (2365m) en passant près des chalets d’estive de Clapeyto. Le temps est insupportablement beau comme dirait nos amis d’outre manche qui vivent perpétuellement dans le brouillard ou sous la pluie.

 

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Après une petite heure nous parvenons sur le plateau de Prats Premier. Nous empruntons alors un itinéraire qui n’est pas conseillé en cas de fortes chutes de neige du fait du risque d’avalanche. Mais aujourd’hui le risque est nul et c’est l’esprit serein que nous poursuivons notre ascension.

 

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Nous arrivons ensuite sur les alpages de l’Echaillon où sont installés quelques chalets inhabités à cette période de l’année. A part quelques traces de skieurs nous sommes les premiers à fouler les champs de neige immaculée, ce qui nous procure une joie indicible. Ce dernier mot est un mot fort  pratique qui permet d'éviter de se creuser la tête pour  tenter d'impressionner ses lecteurs sur ses qualités d'écrivain.

 

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Nous arrivons enfin dans le vaste et superbe cirque de montagnes de Clapeyto où sont installés quelques chalets d’estive. Le lieu invite à la contemplation et à la méditation ainsi qu’à la pause pique-nique, sans laquelle nous ne pourrions pas exercer les deux premières !

 

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Rassasiés et nos corps revigorés nous entreprenons alors l’exploration du magnifique vallon de l’Agnelil, que je vous laisse découvrir en silence pour ne pas polluer de mon insipide bavardage  la munificence des lieux

 

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Mais il est temps de prendre le chemin du retour et nous entamons à regret la descente. A vrai dire ce n’est qu’une formule car personne n’imagine de passer à cette saison une nuit en montagne à la belle étoile car nous serions alors privés de vin chaud et cette pensée est insupportable !

 

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Vous aimez lire mes récits de randonnée, alors sans doute apprécierez vous la chanson que j'ai composée " Léo là haut" qui célèbre la marche en haute montagne et que vous pouvez écouter sur mon blog PIQUESEL (cliquez sur le nom)

 

Texte & Photos Ulysse 

 

05/03/2016

En raquettes dans le Queyras – 4 – Montée au sommet Bucher (2200mètres)

 

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Le beau temps étant revenu, Patrick décide de nous emmener sur les hauts alpages qui entourent le modeste sommet du Bucher (2200mètres) en partant de la Rua (1685mètres). Le soleil hivernal tarde à grimper dans le ciel et ses rayons ont du mal à se faufiler entre les fûts des sapins qui couvrent les flancs des montagnes. L’air est frisquet mais la seule vue de cette lumière solaire réchauffe nos os transis.

 

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Après avoir gravi environ quatre cent mètres, nous arrivons sur un premier plateau ensoleillé. Le soleil plus généreux, combiné aux efforts fournis pendant l’ascension, achèvent de nous réchauffer et nous jouissons pleinement de la splendeur des lieux.

 

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Même si la neige n’est pas tombée en abondance sur le massif, le vent a, par endroits en fonction du relief, accumulé des murs de neige assez instables et qu’il vaut mieux contourner, même chaussés de raquettes !

 

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Patrick, notre guide, constate que le mont Bucher, où nous devions nous rendre et qui est coiffé d’une cabane de berger, est déjà occupé par un groupe de raquetteurs. Il décide donc de faire la pause pique-nique sans plus attendre. Nous approuvons à l’unanimité sa sage décision car nous avons quasiment grimpé 500mètres de dénivelé et le petit déjeuner n’est qu’un lointain souvenir ! Cela dit n’espérez pas maigrir en faisant de la raquette car cela décuple l’appétit et les rations généralement préparées par les auberges de montagne sont calibrées sur le modèle « Teddy Riner » .

 

 

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Comme à l’accoutumée notre salle à manger offre une vue imprenable sur les sommets environnants que l’on gravit en pensée tout en dégustant une assiette pyramidale de lentilles ornées de saucisses ! Un repas de vrais sportifs !

 

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Le repas terminé, Patrick nous fait faire une promenade digestive fort bienvenue sur les alpages des Clots recouverts d’une poudreuse vierge que nous foulons avec bonheur.

 

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C’est un bonheur indicible de cheminer dans cet univers auquel le blanc de la neige et le bleu lumineux du ciel confèrent une pureté absolue. Toute trace humaine est ici gommée et nous avons le sentiment d’être des voyageurs d’un autre monde découvrant une planète inconnue.

 

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Ayant ainsi évolué une petite demi heure dans cet environnement de rêve, nous entamons la descente en direction de la chapelle Saint Simon. 

 

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Ce nom lui vient d'un moine anachorète issu de la communauté d’un monastère qui se trouvait à Molines et qui vécut à cet endroit dans les premiers siècles du christianisme. Les habitants des villages environnants y sont venus pendant des siècles en pèlerinage faire pénitence et rechercher sa protection, puis le culte de l'ermite a été délaissé. Il a été rétabli, selon la légende, à la suite de l’histoire étrange qui est arrivée à de jeunes bergers. Ceux-ci ayant conduit leur troupeau sur les hauteurs de la montagne, trouvèrent un jour une image où se lisait le nom de saint Simon. Emerveillés de voir cette image en ce lieu, ils l'emportèrent au village. Grande fut leur surprise, le lendemain, de voir que l'image avait disparu. Mais ramenant leur troupeau au même lieu que la veille, ils y trouvèrent l'objet de leurs recherches. Cette fois ils n'osèrent y toucher. La chose passa pour une invitation du ciel à honorer le saint dans cette solitude. Une chapelle fut donc élevée sur le lieu où l'image avait été trouvée. Une autre légende veut que si l’on en fait sept fois le tour dans le sens des aiguilles d’une montre, on est sûr de trouver l’âme sœur dans l’année. Avis aux âmes solitaires….

 

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Nous redescendons en traversant les pâturages du clos Henry au milieu duquel trône un chalet d’opérette où l’on se verrait bien passer quelques jours avec l’âme sœur à condition que le frigo et la cave ne soient pas dégarnis. A mon âge on ne se nourrit pas que d’amour et d’eau fraîche !

 

raquettes,queyras,mont du bucher,corbeauBientôt nous apercevons les rares pistes de ski de la région situées dans le village de Molines, seule et modeste manifestation du grand Barnum qu’est devenu le ski alpin dont les remontées mécaniques et autres téléphériques défigurent les alpes du nord.

 

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Un corbeau mécontent de nous voir pénétrer sur son territoire nous harcèle de ses croassements. La Fontaine n'a pas rendu justice à cet animal intelligent en en faisant une victime facilement bernée par Maître renard. Soucieux de respecter son intimité, nous pressons le pas et notre randonnée s’achève, trop vite passée ! Heureusement, comme à l’accoutumée, le vin chaud nous attend à l’auberge qui prolongera le bonheur de cette journée.

 

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Textes & Photos (sauf les 3 et 5 C. Harmoy) Ulysse