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26/11/2016

La philosophie du "cochonnet" !

  

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Vu l'état de la planète et du monde il y a pour, un homme sensé, de quoi être complètement découragé. Pour remédier à ce découragement, il y a plusieurs solutions : devenir le meilleur client de la cave coopérative viticole de son village et sombrer dans une douce rêverie vineuse, enrichir encore plus les laboratoires pharmaceutiques, qui au demeurant empoisonnent déjà le monde, en se gavant d'antidépresseurs ou..... se mettre à la pétanque !

A vrai dire, jusqu'à ce jour, la contemplation des joueurs de boule dans les jardins et les squares de France et de Navarre me laissait  perplexe ! Je ne trouvais aucun attrait à ce jeu et je me demandais comment un but aussi futile, s'approcher le plus près possible d'un «cochonnet », pouvait constituer un "loisir", voire même remplir une existence, car ses adeptes y passent des heures, et certains des jours, en courant ici et là les tournois.  Mais de voir qu'ils affichent tous - qu'ils gagnent ou qu'ils perdent -  une mine des plus réjouies, une véritable sérénité de Boudha,  m'interpelle !

Depuis la nuit des temps, en effet, des empires se sont faits et défaits, les hommes et femmes ont lutté contre les éléments, bâti des temples, des cathédrales et des gratte-ciels, ont inventé et construit les navires, les avions, les téléphones portables, les pizzas à livrer. Ils ont peint la Joconde, composé des Requiem, écrit l'Ylliade et l'Odyssée et Gaston Lagaffe, et tout cela pour qu'aujourd'hui une grande partie d'entre eux consacrent une partie de leur vie - et pour les retraités les derniers jours de leur existence -  à jouer à la pétanque !

Je trouvais cela inconvenant, pour ne pas dire débile, mais revenant sur mes sentiments passés, j'en viens à me demander aujourd'hui si ce n'est pas là un signe de sagesse profonde. Ignorant les querelles politiques et religieuses qui font la une de médias, ayant abandonné toute prétention de pouvoir, sans autre objectif que de gagner le verre de pastis qu'ils dégusteront sous les platanes à la fin de la partie (les gagnants et les perdants buvant tous de concert) , ces adeptes du cochonnet n'ont ils pas enfin trouvé « le Graal » de la vraie vie  : vivre dans l'instant présent, comme le moineau sur sa branche ou le chat sur son coussin, à l'instar de l'enseignement de Boudha !

Après mure réflexion, c'est décidé, je vais me mettre à la pétanque !

 

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Canta-la-Vida où j'illustre certaines chansons en photos.

La dernière mise en ligne s'intitule "Je vais par monts et par vaux"

Piquesel : "bloc-note photos" où les photos sont accompagnées de commentaires humoristiques ou poétiques.

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Texte & Photo Ulysse

19/11/2016

L'hiver est sorti de sa remise....

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L'hiver est sorti de sa remise,

Par un matin brumeux de novembre,

Et a descendu le val de la Nize,

Dont j'ai suivi, rêveur, les méandres.
 
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En cet endroit loin de tout village,

Où les hommes ne se risquent guère,

J'ai surpris l'étreinte sauvage,

D'une liane et d'un aulne centenaire.

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Parvenus en haut de l'Escandorgue,

Ce plateau du pays Lodévois,

Je crus entendre retentir des orgues,

Mais ce n'était que le vent dans les bois.

 

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En cette période où les arbres frissonnent,

Sans leur frondaison qui gît fanée à terre,

Et que notre âme n'est qu'une plaine morne,

Quelle douceur, quelle beauté qu'un pré vert !

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Sous le soleil, le ballet des nuages,

Crée un théatre d'ombres et de lumières,

Qui courrent à travers le paysage,

Et rendent aimable l'hiver.

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Au loin on aperçoit le miroir,

Des eaux laiteuses du Salagou,

Où les étoiles se baignent le soir,

Avec la lune ! Me croyez vous ?

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Suivez moi sur cette piste herbeuse,

Qui sinue entre ciel et terre,

Dans ces espaces, mon âme rêveuse,

Devient légère comme l'air.

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Faisons halte dans cette bergerie,

Brebis égarée loin d'un monde insidieux,

Dont les lanternes ne sont que des vessies,

Et les éphémères idoles, de faux dieux .

 

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La bas, sur la plus haute cîme,

L'hiver a posé son manteau,

Blanc comme celui de l'hermine,

Qui va nourrir les oiseaux ?

 

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Parfois on aperçoit le fantôme,

De la chèvre de Monsieur Seguin,

Qui semble nous dire "quittez ces lieux, hommes »,

Je vous crains plus que le loup Ysengrin.

 

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Captant les rayons du soleil qui décline,

Dans une clairière des « arbresses » dansent,

Pour qui donnent-t-elles cette pantomime ?

Pour ce beau chêne là bas, je pense !

 

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Je regagne les berges de la Nize

Où se mirent les arbres de la forêt,

Par ce spectacle mon âme est conquise,

Un jour prochain, je reviendrai !

 

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La dernière postée ce jour, s'intitule "Les doudous et les blessures"

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Texte & photos Ulysse

12/11/2016

Le coeur s'emballe sur les Canissals

 

canissals,marcou,nemrod

Mes petits loups ayant regagné leurs pénates septentrionales et mon ami Gibus étant indisponible, me voici parti seul sur les sentiers du Haut Languedoc. J’ai décidé d’explorer, carte et boussole en mains, un itinéraire non répertorié, ne sachant pas si certains chemins que j’envisage de suivre sont encore praticables. Parti du col du Layrac, je suis, pour le moment, en terrain connu. J’emprunte le chemin qui mène au col du Marcou, bordé d’un muret de pierres moussues et tapissé d’un lit de feuilles caramel tombées de hêtres, dont certains sont probablement nés sous l’ancien régime. Quand on marche on ne traverse pas seulement un territoire, mais on remonte aussi le cours de l’histoire !

 

canissals,marcou,nemrodIci l’influence méditerranéenne ne se fait plus sentir, l’air humide habille de mousse le tronc des arbres, faisant penser à quelque sortilège !

 

 

canissals,marcou,nemrod

Du Plo Auriol que je traverse, je découvre la combe Cave, environnée par les monts d’Orb, dont les champs cultivés témoignent de la présence de l’homme en ces lieux éloignés de toute agglomération. Bien que la France continue de connaître un inévitable exode rural, quelques agriculteurs acharnés continuent envers et contre tout, bravant la solitude et des conditions économiques déplorables, de maintenir une activité séculaire qui assure à la fois notre alimentation et évite la fermeture totale des paysages par un couvert forestier. Ils préservent ainsi la biodiversité, pour autant, bien sûr, qu’ils n’utilisent pas de produits chimiques dévastateurs, ce qui est malheureusement souvent le cas !

 

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Certes les arbres et forêts rendent un grand service à l’humanité car ce sont des capteurs de Co2, mais les garrigues et espaces ouverts sont tout aussi utiles. Ils abritent, en effet,   une grande diversité d'espèces végétales et animales qui leurs sont adaptées et nous rendent des services, comme le font les fleurs et les insectes butineurs par exemple.

 

 

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J’emprunte la piste herbeuse qui mène au sommet des Canissals, d’où je découvre en face le Marcou que j’ai gravi la semaine passée avec mes petits loups.

 

 

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De cette crête on découvre un paysage qui, avec la présence des nuages, ressemble plus au Jura qu’au sud méditerranéen.

 

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De fait ces mamelons couverts de hêtres et de sapins n’ont vraiment rien de méridional ! C’est le charme de l’Hérault, connu et apprécié plutôt pour ses plages, de recéler une extraordinaire variété de paysages. Les touristes connaissent plus les culs nus du cap d’Agde que les « mamelons » du nord du département !

 

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Après avoir descendu hors sentier une combe qui mène au col de Thalis, je gravis une piste quasiment verticale qui titille mes ventricules et me mène sur une ligne de crête environnée de toutes parts par des montagnes :  je m'arrête un instant et mon âme vole de sommet en sommet.

 

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Les bruyères succèdent aux genêts et aux graminées créant un patchwork de couleurs. Il manque à ce monde presque idyllique une présence animale : j’aimerais y voir courir des lièvres ou des chevreuils, voir s’envoler des faisans ou des perdrix mais hélas la présence au loin d’un affut de chasseur témoigne de la dévastation et la terreur que les « nemrods » provoquent dans les campagnes !

 

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Car notre belle terre est en train de se dépeupler de ses espèces animales : selon le dernier rapport du WWF, en l’espace de 40 ans les populations mondiales de poissons, d’oiseaux, de mammifères, d’amphibiens et de reptiles ont régressé de 58 %. Certes les chasseurs ne sont pas la première cause de ce cataclysme dû, pour l’essentiel, à la disparition des habitats, à la pollution et au réchauffement climatique, mais dans nos campagnes ils accélèrent le processus.

  

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Imaginez ce panorama foisonnant de vie animale, ce serait le paradis, comme l’était notre planète avant sa conquête par homo sapiens !

 

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Selon ce rapport, en 2012 l’humanité a utilisé 1,6 planète pour vivre obérant les chances de survie des générations futures. Cet arbre mort préfigure ce que sera l’aspect de notre berceau céleste dans quelques décennies si nous ne prenons pas les mesures appropriées.

 

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Il faut espérer pour les génération futures que  nous prendrons  enfin conscience que notre survie est en jeu. En attendant,  admirons et partageons les beautés du monde, car en la matière la pédagogie compte autant que la répression.

 

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Oui, espérons que dans mille ans d’ici un « Ulysse » continuera de partager les beautés de l’arrière pays de l’Hérault sur un nouveau blog « Eldorad’Oc » .

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Texte & photos Ulysse

 

05/11/2016

les petits loups à l'assaut du Marcou

 

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Hello, vous vous rappelez de moi ? Je m’appelle Romain, descendu des brumes nordiques, avec ma sœur Emilie, pour passer les vacances chez nos grands parents sous le généreux soleil languedocien. Nous vous invitons à aller contempler les splendeurs automnales de cette région bénie des dieux sur les pentes du Marcou (1093m), le plus haut sommet des monts d’Orb. Suivez le guide !

 

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Comme nous ne nous sommes pas levés aux aurores - vacances obligent - nous ne partons pas de la plaine, comme le font mon papi et son copain Gibus qui sont un peu « masos », mais du col de Leyrac situé à 770 mètres d’altitude, ce qui nous fait quand même un peu plus de 300mètres de dénivelé à grimper. Vu la longueur de mes jambes, c’est un exploit honorable ! Le parcours commence « moderato » et emprunte une allée bordée de hêtres qui sont au moins aussi vieux que mon papi, mais qui, eux, ont gardé leur ramure ! Je marche en tête avec les « grands » tandis que ma sœur traîne derrière comme toute pré-ado qui se respecte.

 

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Cette allée débouche sur une vaste prairie d’où l’on découvre l’imposant Marcou, dont le sommet est orné d’une croix. De fait, selon mon ancêtre Ulysse, le chemin le plus direct pour y accéder est un vrai chemin de croix ! Mais, comme il va de soi, nous allons prendre le chemin des « écoliers » dont la pente est plus douce, ce qui permettra aux lectrices et lecteurs les moins aguerris de nous suivre sans difficulté.

 

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Quelques chevaux se repaissent avidement de l’herbe dont les pluies récentes, après un été aride, ont permis la repousse.

 

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De nombreux adultes considèrent encore les animaux comme des êtres ne se préoccupant que de manger, boire et dormir. Mais nous, les enfants, savons par la fréquentation de nos doudous, que ce sont des êtres sensibles, comme en témoigne ce cheval perdu dans la contemplation du magnifique panorama qui s’offre à lui.

 

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Somptueux, effectivement, est le paysage qui se dévoile où le camaïeu d’or et de bruns des feuillages d’automne contraste avec le bleu des sommets noyés dans la brume venue de la mer. 

 

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Après une bonne heure de marche nous arrivons au sommet au dessus duquel tournoient quelques vautours, que notre présence ne semble pas inquiéter. Mais quel mal pourrions nous faire à ces seigneurs de l’air, nous, pauvres bipèdes collés à la terre par la loi de la gravité.

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Nous nous asseyons un instant au sommet et papi en profite pour nous donner une leçon de géographie, vu qu’il a grimpé la plupart des sommets que l’on aperçoit.

 

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Afin de nous protéger de la brise qui souffle de la mer, nous redescendons une vingtaine de mètres sur le flanc nord du Marcou pour pique-niquer. Le spectacle dont on jouit n’a rien à voir avec celui de la cantine scolaire.

 

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Après avoir festoyé, nous redescendons du Marcou pour poursuivre notre randonnée. Je reprends ma place en tête et cours en dévalant la pente et en étendant les bras, essayant vainement de décoller. Même les formules de Harry Potter, que je connais par cœur, sont inopérantes. Vous qui me lisez, faites le savoir autour de vous : Harry Potter est un imposteur !

 

 

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Mais mon papi me dit qu’avec un tel paysage, on n’a pas besoin de voler et que de toute façon, si on volait, on risquerait de se faire canarder par des « Nemrods » en vadrouille.

 

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Nous quittons les pentes du Marcou pour nous engager sur une piste qui sinue dans les sous-bois éclairés par une douce lumière tamisée par les feuilles d’or des hêtres.

 

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Je trouve surprenant que les feuilles se parent d’une telle beauté au moment de leur mort. Papi me dit que c’est un signal de la nature pour nous enseigner à révéler le beau et le bon qui est en nous avant de mourir. J’ai donc décidé à la rentrée prochaine de partager mes billes avec mes copains, mais bon je vous avoue que ça m’embête un peu !

 

 

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Dans une partie du sous-bois plus sombre colonisée par les sapins, un hêtre, dont le feuillage est éclairé par le soleil, brille comme une bougie dans cette obscurité.

 

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Nous nous arrêtons un instant pour laisser passer un éphippigère (grosse sauterelle) qui traverse le chemin insouciant de notre présence. J’avoue qu’à voir son rostre arrière en forme de glaive, je ne suis pas rassuré, mais mon papi m’affirme que cet insecte est inoffensif.

 

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Nous croisons ensuite un autre randonneur avec lequel – étant un enfant bien élevé - j’entame la conversation. Mais il est si dur de la feuille que je poursuis mon chemin. Dommage, car il avait l’air sympa le vieux !

 

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La randonnée s’achève par un sentier bordé de vieux hêtres majestueux qui ont dû voir de nombreuses générations d'hommes passer sur ce chemin et qui en verront encore d'innombrables. 

 

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Les pierres du muret qui borde le chemin sont recouvertes d’une épaisse couche de mousse qui confère au lieu une atmosphère féérique.

 

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 Finalement pas besoin de s’appeler Alice pour découvrir le pays des merveilles ! Il est ici !

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