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26/08/2017

Rêverie vespérale au bord du bassin de Thau

 

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Nous voici à l'heure vespérale avant que le monde ne se dissolve dans la nuit. Le soleil commence à se glisser dans sa couette de nuages, des lambeaux de ciel bleu subsistent vers l'orient et se reflètent dans le bassin, lui donnant un air de Méditerranée. Deux voiliers, las de leur immobilité, attendent de prendre le large. Des promeneurs au loin contemplent le rivage, puis les voiliers : cèderont-ils à cette invitation au voyage ? Et toi cher(e) lecteur ou lectrice n’as tu pas envie de larguer les amarres et de partir ? Là bas, loin, très loin derrière les collines mauves se trouve Cipango le pays aux toîts d’or. Mais l’or justifie-t-il le voyage ? Ne part-on pas plutôt pour se trouver ?

 

 

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Nous arrivons au phare des Onglous posté à l’entrée du Canal du Midi dont le fil d’eau virtuel se poursuit jusqu’à Sète, ville édifiée sur le Mont Saint Clair que l’on aperçoit de l’autre coté du bassin. Son lampion est pour l’heure éteint car c’est un noctambule. Mais quand la nuit viendra, il fera de l’œil à son ami la lune. Dans le ciel passe une mouette, petite boule de vie dans cet univers figé. A-t-elle conscience de sa beauté ?

 

 

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Les pierres manquantes sur le chemin qui mène au phare et la rambarde en partie démantelée témoignent des tempêtes que le bassin affronte l'hiver. Qui le croirait à voir cette eau immobile, vaste miroir où le phare aime à se contempler ?

 

 

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Englués dans la routine de notre quotidien aux horizons bornés, l’infini de l’horizon marin nous fascine et nous rappelle la singularité et la puissance de notre esprit capable de l’appréhender.  Les poissons qui y nagent savent-ils que la mer est vaste ?

 

 

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 Les piquets qui tendent les filets qui traversent l’étang sont plus hauts que le Mont Saint Clair : magie de la perspective ! Prenez du recul par rapport à vos soucis, vous les verrez s’amenuiser !

 

 

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Sous la lumière rasante l’eau perd sa transparence et apparaît si dense que je suis un instant tenté d'y marcher. Mais étant un homme de peu de foi je ne m’y risque pas !

 

 

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Le soleil décline et le bassin devient une copie conforme du ciel. les reflets ont plus d’intensité que le monde réel. Ne vivons nous pas quand nous rêvons et ne rêvons nous pas quand nous croyons vivre ?

 

 

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 Soudain la terre semble s’être arrêtée de tourner, plus un mouvement n’affecte le paysage. Je  retiens mon souffle pour préserver cet instant qui a un air d’éternité.

 

 

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C’est l’heure où surgissent du fond des eaux les bateaux fantômes. Mais il faut ne pas succomber à la tentation de monter à bord si l’on ne veut pas  s’endormir à jamais dans les bras d'une sirène.

 

 

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L’or du soleil a déteint sur sa couette de nuages dont le reflet illumine les eaux du bassin de Thau.

 

 

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Quelques mouettes prennent alors un bain d'or avant d'affronter les frimas de la nuit.

 

 

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C'est l'heure où la contemplation du paysage nous fait partir en voyage au delà de l'horizon.

 

 

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Nous voguons alors en silence vers le lieu où le soleil sombre dans l'horizon. Et soudain nous étreint l'angoisse qu'éprouvaient les anciens égyptiens : reviendra-t-il demain ?

 

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Texte & photos Ulysse

 

 

18/08/2017

Trois papis casse-cou au Casselouvre !

 

 

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En ces temps atteints de "jeunisme" où l'on est "has been" à trente ans, avec mes copains Gibus et Jo, tous trois vénérables papis,  nous allons vous montrer que les années n'enlèvent rien à l'esprit d'aventure et au goût du risque. Les fortiches "des pouces" n'ont qu'à bien se tenir !  Nous voilà partis pour une nouvelle descente de torrent après notre virée dans le Vialais, dont je vous ai fait le récit il y a quelques semaines. 

Nous grimpons tout d’abord au portail de Roquendouire - lieu que mes lecteurs connaissent bien - à partir duquel nous allons dévaler la pente pour rejoindre le cours du Casselouvre. Le ciel est menaçant, mais la météo étant optimiste pour la journée, nous ne nous laissons pas impressionner par cette éphémère manifestation  de mauvaise humeur de Jupiter. Une fois de plus Junon a dû carboniser ses œufs au bacon du petit déjeuner pour se venger de ses infidélités. Cela dit, malgré leurs sautes d’humeur, les dieux gréco-romains me sont plus sympathiques que ces dieux autoritaires, misogynes et rétrogrades qui prétendent nous imposer des règles alimentaires, vestimentaires et se mêlent de notre vie amoureuse.  Qu’ils se contentent de nous parler d’amour et de fraternité et ça ira mieux !

 

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L’ami Gibus étudie la topographie pour déterminer le meilleur cheminement pour atteindre notre objectif et nous dévalons la pente comme de jeunes cabris (l’image est un peu flatteuse, je l’avoue !) impatients d’aller nous rafraîchir dans les eaux claires du Casselouvre. Car malgré la couverture nuageuse il fait une température de 30°, idéale pour ce genre d‘aventure.

 

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Au début de notre périple nous prenons garde à ne pas nous enfoncer dans l’eau au dessus de la taille car notre pique-nique est dans le sac à dos qui n’est pas imperméable. Certes le rosé, lui, ne risque rien à l’abri de son bouchon, mais nous n’avons pas envie que nos sandwichs servent de nourriture aux truites qui abondent dans le torrent.

 

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Tous les moyens sont bons pour éviter ce genre de mésaventure et je suis reconnaissant à cet arbre de me tendre son tronc secourable pour me tirer d’un mauvais pas.

 

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Jo, qui est le plus petit de nous trois, préfère mettre son sac à dos sur son épaule, ce qui, toutefois,  ne présente aucune protection contre une éventuelle glissade.

 

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Le lit du torrent par endroits s’élargit, nous permettant de progresser sans avoir à marcher dans l’eau, ce qui nous permet de jeter un œil sur notre spectaculaire environnement. Et vous en avez l’exclusivité car à part les mouflons et les sangliers et quelques casse-cous comme nous,  peu d’êtres vivants doivent s’aventurer par ici.

 

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Nous sommes en des lieux - de plus en plus rares hélas sur notre planète - non affectés par les activités humaines et qui le resteront pour les millénaires à venir sauf si le réchauffement climatique tarit le Casselouvre, ce qui provoquerait la mort de l’abondante végétation à laquelle son eau donne vie.

 

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Des drames s’y déroulent aussi en silence quand des libellules se font prendre dans le piège fatal d’une toile d’araignée. De ces drames là, on n'en parle jamais au J.T alors qu'on nous bassine les oreilles pendant des jours au sujet du faramineux transfert d'un pauvre type qui passe son temps à taper dans un ballon. Le monde n'est pas sérieux !

  

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Pour ce qui nous concerne, nous avons d’autres pièges à éviter, en particulier les toboggans rocheux difficiles à aborder debout en raison de nos semelles glissantes. Jo et moi avons plutôt une technique basique pour les franchir….

 

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Alors que l’ami Gibus les évite  en empruntant la voie des airs. A chacun son style ! Je pense avec un brin de jalousie que mes lectrices ont leur préférence, mais je m’en tirerai en disant qu’il faut bien que quelqu’un prenne les photos !

 

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En tous les cas, il  y prend bien du plaisir et je tenais à vous le faire partager, car ici, vous le savez, on est entre amis et on est heureux de vous offrir de l’émotion par procuration.

 

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D’autres dangers nous guettent venant du ciel, comme la chute d’un rocher ou d’un arbre, mais bon il faudrait vraiment être malchanceux pour passer à ce moment là. 

 

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Nous arrivons à un endroit où le lit du torrent devient tellement étroit que nous sommes obligés de passer à la nage mettant en péril notre pique-nique. Nous le mettons à l’abri dans un sac plastique en espérant que ce sera plus efficace que d’adresser une prière à Saint Jacques, patron des randonneurs. D’autant que vu son âge canonique, il doit être sourd comme un pot.

 

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Nous parvenons au bout de la vasque pour découvrir que l’eau se précipite, un peu plus loin, une dizaine de mètres en contrebas, sans moyen de descendre avec la corde car rien ne permet de l’accrocher. Nous devons donc grimper sur la berge très pentue à cet endroit en espérant trouver une configuration de terrain qui nous permette de rejoindre le torrent en aval.

 

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La découverte d’un humérus de randonneur, qui a probablement dû faire une chute en ces lieux, nous donne une poussée d’adrénaline.

 

 

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Mais nous rejoignons sans encombre le lit du torrent au niveau d’une magnifique vasque qu’il a creusée dans la roche.

 

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Nous profitons d’un replat pour y faire la pause pique-nique, nos sandwiches ayant été fort heureusement épargnés malgré leur immersion dans l’eau.

 

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Revigoré et plein d’énergie Gibus nous fait une nouvelle démonstration de sa technique de franchissement d’obstacle en trois temps, trois mouvements. Et de un ….

 

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Et de deux ….

 

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Et de trois !

 

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Avec Jo nous n’avons pas d’autre choix que de le suivre mais avec moins de dynamisme. Nous entrons dans l’eau à la façon « Bidochon » c’est à dire en y mettant d’abord les pieds, puis les jambes, puis  le reste …(alouette, alouette !)

 

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Mais il y a des moments où malgré toute son agilité l’ami Gibus, trahit par une roche glissante, doit se raccrocher aux branches…..Il y a eu plus de peur que de mal fort heureusement !

 

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Et notre descente se poursuit ensuite sans encombre, avec le sentiment que nous sommes au paradis. Seul manque à notre bonheur la présence de naïades, mais s’il y en avait, nous ne serions pas sûrs de revenir et alors adieu Eldorad’OC!

 

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Comme je subodore que mes lectrices ont frissonné à la vue des sauts de l’ami Gibus, je vous en offre un dernier, le plus beau sans doute. J’espère que vous serez aussi sensibles au talent du photographe. Non mais ! Allez on compte ensemble : et de un….

 

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Et de deux…..

 

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Et de trois ! Ouf, il est passé pas loin du rocher mais c’était voulu pour pimenter la scène.  C’est le prix à payer pour attirer l’attention aujourd’hui : toujours plus  fort !

 

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Nous admirons au passage le fantastique et magnifique travail d’érosion de l’eau qui a crée en ces lieux une sculpture qu’aurait admirée Michel Ange. Mais n’est ce pas en observant la nature et en voulant la recréer pour se l’approprier et devenir ainsi l’égal des dieux que les hommes ont inventé les arts.

 

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Nous descendons un dernier goulet sous l’œil étonné d’une fleur qui s’est installée dans un endroit improbable et qui n’a sans doute jamais vu passer de tels êtres aquatiques.

 

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Nous arrivons au terme de notre périple, un brin fourbus mais heureux comme des gosses qui ont fait l’école buissonnière et ont vu des choses que peu d’hommes ont vu, ces beautés méconnues de l'Hérault que nous sommes heureux de vous faire découvrir.

 

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Une fois n’est pas coutume, mais le bonheur étant communicatif, je vous mets un gros  plan de nos visages qui rayonnent de celui que nous a procuré cette épopée. Voici tout d'abord celui de l'ami Gibus, sans l'expertise duquel ces aventures ne seraient pas possible. Merci l'ami !

 

casselouvre,jupiter,junon,libelluleVoici Jo, grand avaleur de cols, mais qui a, pour une fois, délaissé sa "petite reine" pour nous accompagner.  Merci aussi l'ami !

 

 

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Et puis, me voici, votre humble serviteur, tricoteur de mots, fauteur d'images et qui vous remercie, fidèles lecteurs et fidèles lectrices, pour votre fidélité à nous suivre. Mais aussi bienvenue aux nouveaux qui découvrent ce lieu d'aventures, de partage et de fraternité.

A la prochaine !

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12/08/2017

Avec les petits loups dans les gorges de Colombières

 

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Après avoir arpenté les Canissals, nous repartons à l’aventure avec nos infatigables petits loups. Notre objectif : remonter les gorges de Colombières (du nom du village situé en contrebas) et redescendre par le chemin des Fleysses, antique draille empruntée depuis l’époque gallo-romaine ! Marcher c’est s’oxygéner mais c’est aussi parcourir l’histoire !

 

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Le chemin qui mène en haut des gorges surplombe parfois vertigineusement le cours de l’Arles, modeste torrent qui les a creusées, illustrant le dicton : « patience et longueur de temps font mieux que force ni que rage ». Marcher c’est aussi faire de la philosophie !

 

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A de nombreux endroits, le sentier se faufile entre d’énormes rochers tombés des falaises qui le surplombent. Marcher c’est parfois prendre des risques !

 

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Des abeilles butinent la bruyère qui ourle d’une broderie mauve les bords du sentier. Marcher c’est découvrir la beauté et l’harmonieuse interdépendance des êtres vivants, étonnante machinerie dont nous dépendons.

 

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Quelques passages délicats impliquent de la part du marcheur de la concentration et Romain, en montagnard déjà aguerri malgré son jeune âge, les franchit sans dommage. Marcher c’est acquérir endurance et maturité.

 

 

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Après ces efforts, l’heure du pique-nique a sonné et les rives de l’Arles nous accueillent pour une pause bien méritée. Marcher c’est aussi festoyer !

 

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Comme à l’accoutumée ma sieste est quelque peu perturbée par les petits loups que l’eau fraiche du torrent a revigorés. Mais je ne suis pas le dernier à y prendre plaisir ! Marcher c'est parfois ...ne pas dormir !

 

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Nous entamons le retour par le confortable sentier des Fleysses qui surplombe au départ le magnifique Gite d’étape de la Fage.

 

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Puis il sinue tranquillement au travers d’un plateau couvert de bruyères qui nous permet de contempler à loisir le sublime panorama. Marcher ce n’est pas regarder le bout de ses pieds !

 

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L’air des montagnes a parfois des effets étranges sur le cerveau des petits loups ! Sans doute l’excès d’oxygène qui les rend un peu fous ! Marcher c'est parfois délirer !

 

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Mais ces accès de douce folie fort heureusement ne durent pas et les petits loups reprennent comme si de rien n’était le cours de la randonnée.

 

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Au passage je leur montre l’enclume où Vulcain du temps des Romains forgeait les armes et les cuirasses des soldats des légions qui occupaient les lieux, excellent observatoire pour surveiller la plaine. Je vous laisse deviner leur réaction. Marcher c’est parfois perdre ses illusions !

 

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Nous jetons un dernier coup d’œil au panorama qui n’a guère changé depuis l’époque romaine et qui, espérons le, restera comme il est pour le bonheur des générations futures.

 

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Et nous entamons la descente vers la plaine à travers une magnifique châtaigneraie, orgueil et richesse des générations passées, malheureusement abandonnée et dont les fruits sont aujourd’hui dédaignés par les hommes. Marcher c’est aussi prendre conscience de la fragilité de toute civilisation.

 

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05/08/2017

Avec les petits loups aux Canissals

 

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J'ai de la chance : mes enfants et petits enfants sont tous des fans de la marche, ce qui fait que le programme des vacances se résume pour l’essentiel à mettre un pied devant l’autre. Cela paraît basique mais ce simple geste infiniment répété est une source de joies et de récompenses à nulle autre pareille ! Il permet d’accéder à un monde étrange peuplé d’êtres étonnants  que les bipèdes qui jouent les hot-dogs sur les plages ne soupçonnent pas : fleurs, arbres, papillons, abeilles, cigales et parfois, lièvres, renards, chevreuils mouflons, sangliers.   Un monde fou vous dis-je ! Aujourd’hui nous partons donc avec les petits loups à la découverte des Canissals, zone montueuse du parc régional des Hautes Causses, en empruntant une antique draille bordée de hêtres multiséculaires.

 

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Après un superbe parcours forestier, nous abordons l’ascension des Canissals, grosses collines qui prolongent vers l’Est le massif du Marcou (1081m) l’un des plus hauts sommets du Languedoc. L’ascension est rendue difficile par le sol instable miné par des trous entre les mottes herbeuses.

 

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Mais le panorama qui s’ouvre au sommet sur le parc des Hautes Causses nous récompense de nos efforts et les Petits Loups, grâce à la vivacité de leurs gambettes mais aussi à la légèreté de leur sac à dos, en sont les premiers ravis. C’est à chaque fois un émerveillement de contempler d’une hauteur, qui donne à notre vison de l’ampleur et de la perspective, un bout de notre chère planète. Ici l’homme a su conjuguer l’aspect créatif de son génie aux beautés naturelles de Gaïa, créant un heureux patchwork de nature vierge et domestiquée. J’aime la nature pleinement sauvage et austère des hautes montagnes mais j’aime aussi l’aspect bucolique de la nature partiellement cultivée.

 

 

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Puis vient le bonheur de la descente surtout pour les petits loups qui se sentent pousser des ailes et dévalent les pentes herbeuses aussi vite que le feraient de jeunes mouflons.

 

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Voici une photo qui nous prouve qu’effectivement le bonheur est dans le pré ! Heureux ceux qui peuvent le vérifier et ce n’est pas trop difficile : il suffit d’aimer et de pouvoir pratiquer la marche à pied !

 

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Nous arrivons au col de Thalis où nous avons prévu de pique-niquer. La toison d’or d’un champ de blés témoigne que nous sommes au cœur de l’été. La végétation ne connaît plus l’effervescence du printemps et pour peu que les nuages soient immobiles on a le sentiment que le temps s’est arrêté.

 

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Après le pique-nique vient pour moi l’heure de la sieste, tradition que les petits loups prennent grand plaisir à perturber malgré la menace terrible que je profère de les donner à manger au premier loup que nous croiserons, ce qui à mon grand étonnement ne les émeut guère !

 

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Puis nous reprenons notre périple en direction de la chapelle Saint Maurice en empruntant de tranquilles chemins forestiers qui se prêtent à la méditation. Marcher permet de rentrer en soi même et de rêvasser en cultivant ses mondes imaginaires. Ainsi nos vies prennent-elles plus de densité alors que les attraits du monde moderne nous happent à l’extérieur et nous vident de notre énergie.

 

 

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Et puis au cours d’une marche le monde nous offre des beautés incroyables telle cette abeille charpentière qui butine un cirse laineux en compagnie d’une sylvaine.

 

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Ou ce « citron » qui butine une cardère sauvage appelée aussi cabaret des oiseaux, car la pluie stagne à la base des feuilles recourbées.

 

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 Cet autre "citron" préfère la saveur des brins de lavande.

 

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Tout comme ce magnifique flambé que l’on voit rarement en si belle forme, les ailerons de ses ailes étant souvent abimés.

 

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Ainsi que cette lucile dont les couleurs des ailes irradient sous les rayons du soleil.

 

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Moins séduisant mais fort étrange est cet inonotus hispidus qui pousse sur le tronc d’un hêtre moribond vu les crevasses qui parcourent son tronc. Ainsi la vie n’est qu’une grande machine à recyclage dont nous faisons partie. Nos atomes seront peut être un jour champignon ou papillon !

 

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Nous arrivons en vue du col de Layrac, terme de notre randonnée. Notre journée aura été riche d’émotions et de découvertes et tout cela rien qu’en mettant un pied devant l’autre.

Et pour conclure un court poème qui célèbre le bonheur de marcher, laissé en commentaire par Monique l'une de mes fidèles lectrices :

 

Marcher pour s'abandonner
à la beauté, au silence
s'offrir un lâcher-prise
et comme les papillons
boire à la source du bonheur.

 

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