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15/10/2007

Découverte majeure sur un site préhistorique du Languedoc

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Nous savons que le pays d'Oc est, depuis la nuit des temps, une terre de civilisation. Innombrables, en effet, sont les vestiges et les traces laissés dans cette région par les peuples qui nous ont précédé et qui témoignent d'une haute culture et d'une société raffinée.

Une surprenante découverte faite au bord du Bassin de Thau, près du village de Bouzigues, sur le site d'un campement préhistorique de pêcheurs occupé il y a environ 3000 ans en apporte une nouvelle preuve et révolutionne l'idée que nous nous faisions de la culture technique de ces peuples préhistoriques.

Des archéologues ont en effet trouvé, au milieu d'un amas d'arêtes de poissons fossilisées, une clé à sardines entourée du couvercle de la boite qu'elle a aidé à ouvrir. Les experts ont tout d'abord cru qu'il s'agissait d'un objet contemporain perdu, ou plus certainement abandonné, par un pique-niqueur sapiens-sapiens héraultus assez coutumier du fait. Il faut dire que le comportement de nos contemporains sera une bénédiction pour les archéologues du futur tant leur propension est grande à jeter dans la nature les objets dont il n'a plus l'usage.

Mais la datation au carbone 14 a permis d'établir que la clé à sardines avait la même ancienneté que les arêtes fossilissées, soit environ 3000 ans !

Vous vous doutez de l'émortion ressentie alors par les archéologues à la vue de cet objet qui bouleverse les connaissances que nous avions de cette culture de pêcheurs préhistoriques.

On les considérait jusqu'à présent comme de joyeux drilles, un brin noceurs, vivant au jour le jour et passant leur temps à paresser sur le rivage en taquinant la daurade entre deux siestes. Alors que cette découverte révèle au contraire un peuple industrieux maitrisant la métallurgie et ayant un sens poussé de la prévoyance en ayant l'idée de mettre les sardines en boite.

De surcroît la finesse de la clé plus apte à être manipulée par une main féminine que par des gros doigts masculins témoigne de la participation des femmes à l'alimentation du groupe, alors que dans les sociétés dite « primitives » ce rôle était généralement dévolu aux hommes.

Certes dans cette société préhistorique du bassin de Thau la pêche devait être réservé aux hommes, mais les archéologues ont déduit de leur découverte qu'il revenait aux femmes de mettre les sardines en boites, de gérer les stocks et d'ouvrir les boites ! On peut supposer le chantage qui pouvait alors s'ensuivre, les femmes tirant de leur privilèges le moyen d'éduquer leurs partenaires amoureux un peu rustres : pas de calin ! pas de sardines !

On peut penser que cette pratique a contribué plus tard au développement de l'amour courtois et à la vogue des troubadours qui, comme vous le savez, sont apparus dans le pays d'Oc. Ainsi l'invention de la clé à sardine a progressivement au cours des ages mené dans notre pays d'Oc à celle de la clé de sol et à l'épanouissement des rapports amoureux.

On constate d'ailleurs que les cultures du nord dont la subsistance dépendait pour beaucoup du cochon sont restées beaucoup plus frustres sur ce plan.

Texte & photo Ulysse

12/10/2007

L'enfant et la mer

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Il l'avait tant parcourue des yeux,
Cette nappe mouvante sur la terre posée,
Par l'infini du ciel seulement bornée,
Cette mer tantôt grise, verte ou bleue

Elle l'avait tant fait rêver
Quels autres mondes baignaient ses flots ?
Quels êtres fantasques hantaient ses eaux ?
Combien de trésors sur ses fonds inviolés ?

Alors un matin il arma un rafiot,
Comme Christophe et Vasco avant lui,
Partis à la conquête de l'infini,
Pour découvrir l'Eldorado.

La mer se prit d'amitié pour cet enfant,
Le berça de ses flots nuit et jour,
Aves son ami le vent lui fit faire le tour,
Du monde en quatre vingts ans.

Quand il revint s'échouer sur le sable,
Il avait les yeux changeant comme la mer,
Et son âme était comme un hublot ouvert,
Sur ses abysses insondables.

Texte & photo Ulysse

10/10/2007

On ira tous au Caroux !

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Tout le monde connait la chanson de Michel Polnareff « on ira tous au paradis » ...On aimerait bien croire à cette profession de foi optimiste, mais on peut avoir des doutes sur l'existence d'un tel lieu quand on voit le bazar que devient notre planète. Comment penser qu'il y ait la main d'un dieu derrière tout ça ? Si vraiment il existe, soit il n'est pas très doué, soit il est retors et dans les deux cas ça ne donne pas envie de finir pensionnaire pour l'éternité dans son paradis.
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Par contre il y a un lieu que je ne me lasse pas de parcourir et qui est pour moi un vrai paradis terrestre : le Caroux ! Et je vous invite à vous y rendre dès que vous le pourrez qu'il pleuve ou qu'il vente, car c'est un lieu empreint de majesté et de sérénité dont le spectacle vous remet sur pied.
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D'ailleurs la dernière fois que j'y suis allé en partant de St Martin de l'Arçon et en passant par le col de Bertouyre, il pleuvait. Mais depuis que je marche la pluie est devenue mon amie, il suffit d'être bien équipé et alors vous jouissez d'un bouquet d'odeurs inouies, terriennes, végétales, florales et animales que les gouttes en s'évaporant répandent dans l'air. A vrai dire c'est le seul moment où j'ai autant de plaisir à humer de l'eau qu'un bon vin !
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Quand je croise un cairn je pense toujours aux mains inconnues qui ont créé puis ajouté des pierres à l'édifice qui souvent défient les lois de l'équilibre. C'est une oeuvre collective de personnes animées par une même passion des chemins et de la nature. C'est le point de croisement de vies et de destins innombrables et différents mais qui ont en commun d'être à un moment donné passé au même point et d'avoir ainsi, à leur insu, un lien secret qui les unis.
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Le bonheur des balades réside beaucoup dans la liberté retrouvée de notre imaginaire qui n'étant plus bridé par le matraquage médiatique de notre société dite "moderne" retrouve la capacité d'émerveillement des enfants ou des premiers hommes et débusque les êtres fantastiques qui hantent les lieux sauvages et reculés. Ainsi l'on croise près du rocher du Luchet une sorcière pétrifiée par on ne sait quel enchanteur et qui semble appeler au secours
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Dans l'univers austère et minéral de la montagne je suis souvent émerveillé de découvrir la vie qui s'accroche alors que tout semble s'opposer à son épanouissement, tel cet arbre, fier « David «  végétal qui défie les falaises , « Goliath » de pierre prêts à l'écraser.
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Mais vous allez finir par croire en lisant mes propos que je suis un ascète contemplatif. Je vous rassure je suis plutôt du genre rabelaisien et le refuge de Fontsalès où nous réfugions devient le lieu d'un chaleureux et pantagruellique agape.
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Nos ancêtre dits primitifs ont laissé dans les grottes où ils se réfugiaient d'ardentes oeuvres d'art. collectives destinées sans doute à dompter l'esprit des animaux qu'ils peignaient pour assurer la survie du groupe. Les gravures et graffitis que l'on trouve de nos jours dans les refuges (et ailleurs) sont à l'image de l'homme moderne sentimental et nombriliste qui affiche ses amours qu'il voudrait éternelles. Ces auteurs de tags ou de graffitis sont un peu comme les chiens qui laissent leurs crottes sur leS trottoirS pour marquer leur territoire.
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Pendant notre agape, la pluie a fait place au soleil et nous reprenons notre périple en direction du col de l'Airole en suivant un chemin qui traverse un somptueux tapis de bruyère
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Quelques pins ont pris pied sur le plateau, avant garde d'une forêt qui envahit peu à peu tous les massifs de la région depuis la disparition des grands troupeaux d'ovins qui contribuaient à garder « ouverts » ces vastes espaces..
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Le pin est très décoratif et il a dans certains endroits son utilité pour lutter contre l'érosion des sols mais n'oublions pas que c'est un « tueur » de faune et de flore et sa prolifération met en danger la garrigue méditerranéenne qui est l'un des espaces les plus riches du monde en ces domaines. La garrigue est un peu notre « amazonie » et il faut la préserver.
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En introduction j'émettais des doutes sur l'existence d'un paradis et pourtant certains chemins du Caroux semblent mener au ciel et à les suivre la sérénité vous gagne et on se retrouve de fait au « paradis » .
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Puis le chemin quitte les nuées pour redescendre vers le hameau d'Héric à travers la forêt où ceux qui maitrisent la langue des arbres peuvent dialoguer avec de vénérables chataigners qui leur racontent les légendes locales.
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Nous franchissons l'indolent ruisseau d'Héric sur un pont dont l'arche constituée au sommet d'une seule rangée de pierres défie les lois de la pesanteur.
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Profitant de la sécheresse une grande épeire tisse sa toile au dessus d'une mare d'eau stagnante qui attire des nuées d'insectes. Ainsi se joue en des myriades d'endroits dans le monde un jeu fatal entre proies et prédateurs, le moteur même de la vie étant la mort !
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Nous voilà de retour dans la vallée où Eole commence à rassembler un troupeau de nuages. Il était temps car nous avons eu notre dose de pluie pour aujourd'hui !

Le circuit détaillé figure dans le fichier joint.

Texte & photos Ulysse

08/10/2007

Le mystère du potager : les coupables ont été démasqués !

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Grace à son flair de fin limier qui lui permet de traquer la moindre bestiole cachée dans les herbes ou sous les pierres, Jacques (voir son blog) a démasqué les coupables des larcins commis dans les jardins potagers ! Je le félicite pour sa perspicacité digne d'hercule Poirot ou de Sherlock Holmès.

Quant aux propriétaires de nains de jardins, ils sont maintenant avertis sur la véritable nature de ces individus dont les airs innocents cachent de redoutables prédateurs de potagers. Ils doivent s'en débarrasser au plus vite en les noyant dans un puits ou s'ils n'ont pas de puits en les amenant au centre le plus proche de la SENJ (société d'extermination des nains de jardins) ou encore pour ceux qui disposent d'un barbecue en les faisant griller avec du fenouil, car c'est un met succulent vu qu'ils ont été nourris aux fruits et légumes. Et puis de cette façon vous vous paierez en quelque sorte sur la bête des dommages qu'ils vous ont causés !

A bon entendeur salut !