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08/11/2012

Trois petits loups au castellas de Montpeyroux

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Hello, chères lectrices et lecteurs du blog de mon papy, nous revoilà Emilie (ma sœur) Tom (le petit fils de Gibus et Marie) et moi, Romain, qui, vacances obligent, sommes de retour en pays d’Oc pour de nouvelles palpitantes aventures. De fait, je devrais  plutôt écrire « papillantes » aventures vu que nous partons pour une « rando-saucisses » dans les environs du castellas de Montpeyroux. Et je peux vous dire que pour rien au monde – même pas notre poids en bonbons – on ne raterait une rando-saucisses !


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Bon, n’allez pas croire pour autant qu’à mon âge je suis déjà comme  mon papi qui ne pense qu’à manger et à boire, enfin surtout boire,  du « jus de raisin » à ce qu'il dit, mais j’ai beau n'avoir que six ans, je ne suis pas dupe !. Je m’intéresse aussi au magnifique paysage qui nous entoure et qui me change des tristes boulevards parisiens. A la décharge de mon papi, il faut dire que le paysage étant dans cette région essentiellement constitué de vignes, il est difficile de ne pas avoir soif ! Et puis en buvant, mon papi contribue à perpétuer ce magnifique environnement.  Finalement on devrait peut être lui donner une médaille ! Mais je pense qu’il préfèrerait qu’elle soit en chocolat, car le chocolat aussi il adore ça !

 

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Bon, je parle, je parle (c’est ma part féminine - qui existe en tout homme – qui s’exprime) mais nous arrivons à la porte du castellas de Montpeyroux (je pense que vous avez compris que c’est un mot occitan qui veut dire château)  et je vous invite à me suivre pour en faire la visite.

 

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Bien qu’il soit en ruine, il est aussi impressionnant que le château de Vincennes, le seul autre château que je connaisse et il est beaucoup plus ensoleillé ! D’après mon papi, qui ne s’intéresse pas uniquement aux cépages de vitis vinifera et sait des tas d’autres choses, ce château fut édifié en 1070 – ça fait donc plus de 150 fois mon âge -  par un descendant de Saint Guilhem. Il assurait la protection de Montpeyroux, village stratégique, situé au carrefour des routes qui reliaient le Languedoc à l’Auvergne et au Rouergue et par où passaient également le chemin de St Jacques de Compostelle et les troupeaux en transhumance.

 

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Le château fut partiellement détruit par les « grands bretons » en 1384 durant la guerre de Cent Ans - ils étaient déjà perfides à l’époque -  puis à la fin du XVème siècle, il fût abandonné au détriment d’un château plus confortable situé dans le hameau du Bary, d’où nous sommes partis.

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Pendant que je vous faisais faire le tour du château, j’ai senti une douleur à mon pied gauche et j’ai découvert que j’avais perdu une partie de la semelle de ma chaussure. Ce n’est pas la première fois que ça m’arrive et je sais que ce n’est pas la dernière non plus, car j’ai l’infortune d’être le dernier des petits enfants de la famille et je me récupère donc les grolles de randonnée qu’ont portées successivement les aînés. Tel est mon triste sort ! Mon papy en a été quitte pour retourner chercher mes tennis à la voiture et c’est bien fait pour lui ! Trois kilomètres aller-retour en courant, j’espère que ça lui servira de leçon à mon grand-géniteur et qu’il m’achètera pour noël des chaussures neuves !

 

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Bon, la visite est terminée, n’oubliez pas le guide, nous sommes à la fin des vacances et la boite de bonbons de ma mamie est presque vide!

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Notre chemin, jusque là assez confortable, se transforme en côte abrupte et caillouteuse et je me fais dépasser par ma soeurette Emilie qui tente  vainement - et ça me fait plaisir - de suivre l’ami Gibus.

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Arrivés en haut de la côte, on a tous besoin d’un ravitaillement et on apprécie d’avoir des porteurs à notre disposition. Ca présente finalement quelques avantages  d’être encore un « môme » même si on n’aime pas être traité comme tel !

 

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Outre les bonbons, il y d’autres friandises que j’adore : ce sont les fruits secs ! Et ça on n’y a droit qu’en randonnée. Les adultes s’en servent d’ailleurs  pour nous faire marcher, un peu comme la carotte pour les ânes, sauf qu’on n’est pas des ânes ! Heureusement que l’on n’est pas susceptibles, sinon on les boycotterait leurs fruits secs !

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Pendant que l’on reprend notre respiration, ma sœur Emilie nous la joue « Zen » pour nous montrer qu’elle n’est pas fatiguée.  Elle n’a aucun mérite car vous avez vu la longueur de ses jambes par rapport à celles de Tom où aux miennes. On verra qui sera le plus fort quand j’aurai son âge !

 

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Mais c’est vrai qu’on est tenté d’entrer en méditation devant un tel paysage. C’est scandaleux que des gens comme ma mamie et mon papi, Gibus et Marie puissent en profiter toute l’année alors que ma sœur et moi on doit subir la pluie, le béton et la pollution parisienne plus de trois cents jours par an. Je suis impatient d’être un papi aussi mais le problème c’est que je n’ai même pas encore trouvé ma femme !

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Nous arrivons à un abri qui aurait été utilisé par les hommes depuis la préhistoire et où nous avons prévu de pique-niquer. Nous aurions bien aimé vivre au temps des hommes préhistoriques car il n’y avait pas d’école – vu que Charlemagne n’était pas encore né – et que les enfants  passaient leur temps à jouer.

IMG_0160.JPGPour allumer le feu Tom se met à frotter deux pierres l’une contre l’autre, sans beaucoup de succès. Je me dis que si on devait un jour revivre comme nos ancêtres, on ne vivrait pas vieux. Finalement apprendre l’alphabet et les tables de multiplication c’est bien, mais ce n’est pas avec ça qu’on fait cuire son bifteck!

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Heureusement nos anciens maîtrisent l’art du feu et font cuire les chipolatas et des merguez dont l’odeur mettent en émoi nos estomacs de petits loups affamés!

 

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Et pour vous faire envie, je vous les montre en gros plan. Désolé mais à l’heure où vous lirez ceci, elles auront été toutes mangées !

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Bon, les techniques de cuisson primitives ont aussi leurs inconvénients surtout quand le vent souffle dans la mauvaise direction. Vous finissez le repas en sentant la saucisse grillée. Heureusement que les loups ne sont pas encore arrivés en Languedoc sinon on risquerait de connaître le sort du petit chaperon rouge !

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Profitant que les adultes sont occupés à ranger les sacs, nous explorons les environs, enfin libérés du regard des mamies qui ont toujours peur que nous nous fassions mal. C’est sûr que s’ils avaient écouté leurs mamies Christophe Colomb n’aurait jamais découvert l’Amérique et Georges Mallory n’aurait pas vaincu l’Everest. Heureusement qu’avec Gibus et papi, qui sont  eux –mêmes un peu casse-cou, on peut faire à peu près ce qu’on veut. Et c’est vrai que l’on n’est pas en sucre, quoi ! Et d’ailleurs heureusement sinon, avec mon goût pour les bonbons,  je risquerai de devenir anthropophage !

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Le problème c’est qu’avec mes tennis de « salon », j’ai du mal à accrocher le sol et je reste en rade. Et ne croyez pas que j’utilise là une mauvaise excuse, car je vous assure qu’avec de bonnes chaussures j’étais capable de le grimper ce talus !

 

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Quand on lève la tête et qu’on voit les rochers en équilibre instable on se dit que les mamies, finalement, n’ont peut être pas tout à fait tort ! Mieux vaut que l’on ne s’éternise pas trop ici.

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Nous levons donc le camp, Tom et moi laissant bien volontiers Emilie prendre la tête en espérant sournoisement qu’elle croise un serpent ou une bête quelconque qui la ferait vite rebrousser chemin. Les femmes ne seront nos égales que le jour où elles n’auront plus peur des serpents, des souris et des araignées !

IMG_0230.JPGMais hélas, ma soeurette ne fait aucune mauvaise rencontre et on reste à la traîne derrière, concoctant un plan pour lui passer devant.

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Nous profitons d’un virage de la piste pour prendre la corde en courant et nous réussissons à passer en tête…. mais pas pour longtemps ! Me souvenant du renard de la Fontaine qui, ne pouvant atteindre des raisins, prétendit qu’ils étaient verts, je me dis qu’après tout cela n’a aucune importance d’être devant ou derrière, vu qu’il y a le même chemin à faire. Petit je suis en taille mais déjà grand  en sagesse !

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Nous parvenons de nouveau à proximité du château dont les murailles, même vues de loin, sont réellement impressionnantes ! Généralement les châteaux forts font rêver les petits garçons, mais quand je pense que les assaillants devaient grimper sur des échelles en étant exposés au tir des arquebuses et aux bassines de poix brûlante, je suis heureux de n’être pas né  à cette époque.

 

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Puis nous apercevons avec plaisir la plaine, signe que notre rando se termine. Nous l’avons bien appréciée – surtout les saucisses – mais bon on en a plein les pattes et nous sommes sacrément contents,  Tom et moi, de pouvoir enfin nous reposer. Et ne nous regardez pas avec commisération, car je ne suis pas sûr que vous seriez capables de faire le tour que l’on a fait avec mes gambettes et des tennis de « salon » !

Texte @ Photos Ulysse (sauf une Buffler)

 


03/11/2012

Prenez votre sac et suivez nous sur le Larzac !

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Votre pouvoir d’achat diminue aussi vite que les jours raccourcissent, l’entreprise dans laquelle vous bossez file un mauvais coton, le pays va à vau-l’eau et la terre elle même ne tourne plus très rond. Pour couronner le tout, chers lecteurs,  vous avez des trous à vos chaussettes et quant à vous, chères lectrices, vous n’avez que des vieilles fringues de l’année dernière  - crise oblige - à vous mettre (mais on vous aime quand même). Bref votre humeur est maussade et mieux vaut donc ne pas vous marcher sur les pieds. Et si justement vous alliez faire marcher vos pieds pour oxygéner vos idées noires et  voir la vie en rose. Mais où, me direz vous, trouver un endroit dépaysant, facile d’accès et qui n’implique pas d’être un sportif de haut niveau ou un adepte de l’EPO ?  Je vous réponds : prenez votre sac et suivez nous sur le Larzac !

Nous partons du Caylar, modeste village situé à 780 mètres d’altitude en empruntant l’un de ces antiques chemins bordés de buis qui nous protègent l’été de la fournaise solaire et l'hiver du vent glacial et devaient, autrefois, servir également à canaliser les troupeaux de moutons lors de leurs déplacements. Ils prospèrent en ces lieux car c'est l'un des rares végétaux à supporter les excès de chaleur, de froid et de sécheresse que connaissent ces terrains calcaires perméables. Le buis développe, en effet, d'importants réseaux de racines capables de rechercher la moindre trace d'eau dans les fissures de la roche et les zones souterraines d'argile. En outre, les produits de sa taille servaient de litière aux moutons et les feuilles du buis jouaient le rôle de bons additifs aux fumures.

 

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L’haleine humide de la Méditerranée, située à vol d’oiseau à 70kilomètres, au contact de la langue froide de la nuit caussenarde, orne la végétation de myriades de gouttes de rosée qui se gavent des photons généreusement dispensés par le soleil matinal.

 

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Cette rosée confère ce matin au paysage une aura de douceur trompeuse, car nous sommes ici dans un pays aride et rude, brûlant l’été, glacial l’hiver,  où les plantes trouvent difficilement de quoi se nourrir et se désaltérer dans le sol calcaire poreux comme du buvard. En ces lieux, rares sont les grands arbres et quand ils meurent ils sont aussitôt colonisés par des lianes qui se nourrissent de leur cadavre. Ainsi va toute vie dont la fin permet l’émergence d’autres vies, dans un cycle perpétuel auquel nous participons.  N’ayons pas peur de  notre mort, qui n’est que le début d’une autre histoire.

 

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Ce calcaire poreux est aussi soluble dans l’eau que le sucre . Le causse du Larzac est ainsi parsemé de reliefs ruiniformes, œuvres extravagantes du soleil et de la pluie.


 

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On vient ici pour se repaître d’espaces infinis où les chemins semblent mener jusqu’au bout du monde et où les nuages, venus de la mer, se traînent alanguis, plaqués vers le sol par l’air froid descendu du nord.

 

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Ces étendues aujourd’hui désertes furent autrefois habitées, comme en témoignent les magnifiques maisons caussenardes que l’on trouve ici et là, à demi enfouies sous la végétation.

 

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Les cieux, eux, ne sont pas vides : nous y voyons soudain évoluer,  dans un majestueux ballet, des vautours fauves qui apparaissent et disparaissent en un clin d’œil sans même que bouge l’une de leurs plumes.

 

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Nous sommes intrigués de  voir tourner au dessus de nous  ces magnifiques oiseaux exclusivement charognards. Certes, nous ne sommes plus de la première jeunesse, mais notre chair est encore « fraîche » si je puis dire !

 

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Qu’est ce donc qui les attire en ces lieux, nous permettant d’admirer leur magnifique « voilure » qui les rend maîtres des cieux ?

 

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Peut être espèrent-ils que l’un de ces moutons qui paissent à proximité se gave d’herbes et meurt d’apoplexie. Et ce ne sont pas les deux Border Collie qui les gardent qui vont les effrayer, car ces chiens excellents gardiens et rabatteurs sont assez craintifs.

 

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Ceux qui redoutent les côtes ne peuvent qu’apprécier  le causse du Larzac car, outre sa beauté sauvage,  les pentes n’y sont que de quelques degrés, jamais plus en tout cas que ceux qu’affichent les flacons que nous portons dans nos sacs en prévision du pique-nique.

 

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Nous arrivons en vue de l’une des merveilles architecturales du Causse : la cite fortifiée de La Couvertoirade bâtie par les templiers et que les lecteurs et lectrices  qui me suivent fidèlement ont déjà visitée en ma compagnie.

 

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Nous traversons rapidement le village d’autant que notre horloge interne nous signale qu’il va être temps de déjeuner. Entre un festin de vieilles pierres et un sandwich au pâté cévenol truffé aux châtaignes le choix est vite fait quand midi sonne !

 

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Nous décidons d’aller pique-niquer au pied du moulin du Rédounel qui domine le village afin de pouvoir, tout en dégustant de substantifiques nourritures terrestres, régaler nos yeux et notre âme d’un somptueux panorama. Et il est vrai que la marche en ce beau pays est ce qui permet le mieux d’entretenir son corps et d’enrichir son esprit, tant sont innombrables les merveilles de toutes sortes que l’on y croise sur les chemins…ou parfois en dehors !

  

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Nos agapes achevées, nous prenons le chemin du retour  par un sentier idéal ! Tout y est : un profil horizontal, un sol confortable,  des haies d’arbustes dont les frondaisons légères laissent passer des confettis de lumière et qui nous contraignent à marcher en file indienne, condition propice au mutisme et à la méditation (dernier critère qui peut, j’en conviens, ne pas convenir à certain(e)s !)


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Le calcaire du Causse provenant de sédiments abandonnés par une ancienne mer qui s’est ensuite transformée en marécages, on y trouve des crocodiles fossilisés qui peuvent effrayer les promeneurs non avertis .

 

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Certains tenteront de vous faire croire que l’on y trouve également des chiens de berger fossilisés….

 

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…ainsi que des moutons ! Mais riez leur au nez car tout le monde sait que le processus de fossilisation demande des millions d’années et qu’il s’agit ici de simples sculptures ruiniformes nées de la pluie et du vent. Jamais, au grand jamais chers lecteurs et lectrices, je ne vous ferais l’injure de vous faire  prendre des vessies pour des lanternes !

 

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Nous voici de retour au Caylar où nous ne manquons pas d’aller contempler l’arbre sculpté sur la place du village. Il s’agit d’un orme centenaire mort de la graphiose et qui a été sculpté en 1987  par Michel Chevray,  qui a représenté sur son tronc et ses branches les animaux et les habitants du Larzac ainsi que des éléments symboliques comme  la vie et la mort.

 

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L’une des plus belles scènes représente ce vieux berger avec, au dessus de lui, une jolie femme nue que l’on suppose être dans ses rêves. Que celui qui n’a jamais fait de rêve semblable lui jette la première pierre ! Vous aurez un bel aperçu des autres scènes sculptées sur cet arbre magnifique en cliquant ICI


Texte & Photos Ulysse