suivi de mon blog
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

12/08/2012

Me voilà maintenant transformée en fantôme !

 

 

 

P8070538.JPG

  

Mille millions de mille sabords (j’adore le capitaine Haddock !) après avoir été réduite à l’état d’ombre (voir ma note du 3 août) voilà que je me retrouve transformée en fantôme parce que j’ai eu l’imprudence de m’endormir sous la pleine lune dans le jardin de mes grands parents pendant que ma famille jouait aux cartes sur la terrasse ! Car, peu de gens le savent, mais la pleine lune absorbe toute l’énergie de ceux qui font l’erreur de s’endormir à la lueur de ses rayons.

Heureusement mon papy qui sait presque tout (enfin surtout en matière de vins !) a trouvé dans un vieux grimoire acheté dans une brocante comment on peut se sortir de cette mauvaise passe. Il faut dire que cela lui est arrivé plus d’une fois de s’endormir sous la pleine lune au terme de soirées où il n’avait pas bu l’eau des fontaines !

Ainsi pour retrouver forme humaine il faut aller rendre visite aux  génies du Caroux qui vous donnent, chacun, un mot de la formule magique qui vous rend votre apparence humaine, à condition que l’on réponde à une énigme. Le problème est que pour trouver ces génies il faut se procurer une carte conservée dans un endroit  secret à Douch, petit village situé dans le massif du Caroux.

 

P8070021.JPG

Me voilà donc en vue de Douch, lieu au demeurant fort pittoresque, en me demandant bien où je vais  pouvoir trouver cette fameuse carte providentielle.

  

P8070011.JPG

A l’entrée de Douch je croise un homme qui ne semble guère surpris de rencontrer un fantôme et qui m’interpelle en me disant «  Ah Ah!  je vois que j’ai affaire à une dormeuse  du clair de lune ! Je suppose  que vous cherchez  la carte du maraudeur du Caroux afin de retrouver les génies de cette montagne ? Et bien, elle est dissimulée dans un lieu qui sert aux hommes  à se chauffer et à se nourrir. Comme vous m’êtes sympathique, je vais vous dire, pour vous aider à trouver, que vous devez mettre les mains dans le pétrin !"

 

P8070016.JPG

Après m’être creusé longtemps les méninges,  le mot pétrin éveille en moi des souvenirs de collège (ce qui n’est pas forcément agréable en vacances). Je me rappelle que ma prof d’histoire disait qu’autrefois, dans tous les villages, il y avait des fours à pain. Je pars  aussitôt à sa recherche et finis par le trouver un peu à l’écart du village.

 P8070242.JPG

En farfouillant dans les cendres je  trouve la fameuse carte, certes un peu brûlée mais malgré tout lisible. Heureusement que les villageois n’ont pas fait de pain depuis quelque temps sinon j’étais chocolat ! 


P8070031.JPG

En scrutant le plan je constate qu’il me faut partir à la recherche d’un escalier de pierres qui mène sur le sommet du Caroux. Après une heure de recherche je sens le courage m’abandonner quand, soudain, je le trouve en écartant des buissons. Je grimpe les marches quatre à quatre, en manquant plusieurs fois dans ma précipitation de me casser la margoulette.


P8070183.JPG

Parvenue en haut, je suis impressionnée par le magnifique panorama qui s’offre à mes yeux, mais je ne sais pas trop où aller car, n’ayant pas de boussole je ne sais pas comment orienter la carte.  Par chance, sur ma droite, j’aperçois Branchenou l’un des arrière-arrière-petit-fils de Sylvebarbe qui m’apostrophe en me disant : « Encore une imprudente dormeuse de Lune qui est à la recherche des génies du Caroux  mais qui semble paumée.  Tu as de la chance, une comète devrait bientôt survoler le Caroux.  Il te faudra alors orienter ta carte en direction de ses rayons.


P8070165.JPG

Soudain une lueur envahit le ciel, c’est la comète annoncée par Branchenou. Je suis aveuglée mais je me contrains à ouvrir les yeux  pour voir la  direction qu’indiquent les rayons : il me faut aller vers l’ouest, comme autrefois les colons américains partis à la conquête de l’Amérique (je n’ai peut être que douze ans mais je sais des tas de choses !)

 

P8070187.JPGAprès avoir marché 500 mètres, j’aperçois Singinus l’un des génies du Caroux. Il a un aspect terrifiant et je m’approche de lui les jambes flageolantes. « N’aie pas peur » me dit-il nous sommes un peu de la même espèce car je t’ai vu grimper des rochers comme un ouistiti « Je connais ton problème et je suis là pour t’aider ». Il me pose alors la première énigme :

« Plus je suis vieux, plus je suis fort. Qui suis-je ? »

Mon papy étant grand amateur de fromages au moins aussi vieux que lui et  très odorants la réponse me vient tout de suite à l’esprit. Singinus me donne alors le premier mot de la formule : « Fantomus… »


P8070190.JPGSelon la carte, je dois ensuite me diriger vers le rocher du Caroux qui est encore fort loin, ce qui me désole car je commence à avoir des courbatures dans les gambettes. Et, oui, hélas, même les fantômes ressentent la fatigue !

 P8070214.JPG

Je passe ensuite opportunément devant le refuge de Fontsalès. Je ne peux résister à l’envie d’y faire une petite « reposette » bien que je soupçonne qu’il soit infesté de rats, ce qui, comme toutes les filles, ne m’enchante guère ! (à vrai dire je ne suis pas sûre que les garçons soient si fiers que ça en leur compagnie).

P8070010.JPG

En quittant le refuge, j’aperçois des ombres errant sur le sentier qui  paraissent  sorties du néant. Je comprends que j’ai affaire à un  groupe de randonneurs victimes du maléfice de Lauroux  (voir ma note du 3 août dernier). Je les interpelle et leur explique que je connais leur triste sort. Heureusement il me reste un peu de la potion magique que j’ai emportée avec moi et que je leur donne généreusement espérant n’en avoir plus jamais besoin.

P8070178.JPG

Ils me remercient chaleureusement et reprennent la route en  me saluant.

 

P8070219.JPG

J’entends soudain un sinistre craquement au dessus de ma tête. C’est un immense pin qui est en train de s’abattre. Fort heureusement ses congénères le retiennent. Ouf j’ai eu chaud, car j’ai beau être un fantôme je crois que ça m’aurait fait une sacré bosse sur la tête !

 

P8070229.JPG

 Je poursuis ma quête et arrive enfin en vue de la Poule Couveuse, mère de tous les génies du Caroux. Dès qu’elle m’aperçoit, elle comprend mon problème et semble compatir à ma triste situation (entre filles quelque soient les races ou les espèces nous sommes solidaires). Elle me pose sans détour une énigme :

« Je contiens du sucre mais je ne suis jamais sucré. Qui suis-je ? « 

Inspirée par mon principal défaut, la gourmandise, je réponds « une bonbonnière».

« Tu brûle, ma cocotte » (langage normal pour une poule)

Je réfléchis deux secondes et dit alors « C’est le sucrier !!! »

« Bravo ma poulette, le second mot de la formule est « satanicus ».

Bonne chance pour la suite !!! »

 

P8070230.JPG 

Suivant le tracé de la carte, j’aperçois un peu plus loin sur un rocher le génie dénommé le guetteur du Caroux. Il m’interpelle : « Je t’ai vue venir de loin et je sais ce qui t’amène car je t’ai aperçue qui parlait avec Singinus et  Poule Couveuse »

Je lui réponds « Si tu sais ce qui m’amène, es-tu prêt à m’aider ? »

« Bien sûr, je suis prêt à aider tous ceux qui passent en ces lieux, sauf les chasseurs bien évidemment, ces gens qui s’arrogent le droit d’enlever la vie à des êtres qui ne leur ont fait aucun mal. Voici donc l’énigme : je suis un virage qui ne mène nulle part. Qui suis-je ? »

Par chance, des virages qui ne mènent nulle part j’en ai fait l’amère expérience avec mon papy  au cours de randonnées où l’on a passé des heures à tourner en rond, ce qui me fait penser au cercle. 

Approuvant ma réponse, il me dit : Bravo fantomette !!! Tu as la tête bien faite !!! Le troisième mot de la formule est « disparitus ». Je ne pensais pas un jour me réjouir du fait que mon papy nous perde quelquefois !

 

P8070241.JPG 

Je dois maintenant trouver le génie qui selon la carte a la forme d’un Aigle et je scrute désespérément le ciel sans le voir. Je suis sur le point de renoncer quand soudain j’entends un cri perçant au dessus de ma tête et j’aperçois une énorme boule de plumes qui fonce sur moi. Au dernier moment elle m’évite et se pose juste devant moi au bord de la falaise. L’aigle me dit « Excuse moi, je t’ai fait peur petite, je t’ai vue de très loin et je sais pourquoi tu es là ».  Tu as l’air gentille et je sais que tu ne ferais pas de mal à un moineau aussi je suis disposé à t’aider.  Voilà donc l’énigme : Je fais le tour du bois sans jamais y entrer » Qui suis je ?

Je réponds " l’orée " puis "la lisière"  mais ce ne n’est pas la bonne réponse. Et soudain je me souviens que mon papy m’a appris à lire l’âge des arbres en comptant les cernes sur une coupe. Cela me fait penser aussitôt à l’écorce qui entoure les arbres.

« Bonne réponse » me dit l’aigle  tu as une intelligence de haut vol et ça me plait . Je te révèle donc le 4ème mot  qui est « Humanus ».

 

P8071077.JPGJe dois maintenant trouver Molug, un lointain cousin de Gollum, mais je ne suis pas rassurée car il a la réputation d’être très lunatique.  Soudain je sens une odeur infecte et je me dis « Tiens, Molug est dans les parages. Et de fait en levant la tête je le découvre perché au dessus de moi. Mon premier réflexe est de reculer tellement il est laid mais je diois à tout prix trouver la formule et donc je reste.  Il s’adresse à moi en ricanant : Tu aimerais bien répondre à mon énigme mais je suis sûr que tu n’es pas assez intelligente pour cela.  Sans me démonter je lui réponds un peu vexée « Pose la moi quand même, tu verras bien »

« Comment un homme peut-il tomber d’un immeuble de 35 étages et être encore vivant ?

Vivant au septième étage d’un immeuble qui en a dix, je vois tout de suite l’astuce et lui réponds instantanément qu’il est tombé du rez-de-chaussée. Molug est furieux que j’ai pu répondre mais est obligé de me donner le 5ème mot de la formule qui est Lounatus.

 

P8071071.JPG

Je suis presque au bout de mes peines, mais soudain un orage menace. Je soupçonne Molug de l’avoir provoqué pour m’empêcher de trouver le dernier génie. Mais grâce à mon papy je suis habituée aux orages dans la montagne et je continue ma route sans être autrement impressionnée.

 

P8071089.JPG

 

Pendant que les nuages s’amoncellent sur ma tête, je poursuis l’exploration du plateau du Caroux à la recherche du dernier génie dénommé Pégase et qui a la forme d’un cheval.


 

P8071094.JPGSoudain j’entends un hennissement dans le vent et je me dirige dans la direction d’où il vient. J’aperçois Pégase en pleine discussion avec un lutin. En m’apercevant le cheval se tourne vers moi et me dit «  Je te connais, je t’ai aperçue l’année dernière près du refuge des Bourdils où tu donnais de l’herbe à un de mes frères et tu m’es sympathique. Je  connais ton problème et te pose donc mon énigme :   "Il faut que tu écrives un seul mot avec les lettres » TUULNOSEM ». 

Par chance  une de mes camarades de classe me l’a déjà posée pendant le cours de math, ce qui nous a d’ailleurs valu deux heures colles que je regrette plus aujourd’hui ! Je sors un crayon et un papier de ma poche et j’écris «  un seul mot »  avec toutes les lettres énoncées.

"Bravo je suis content pour toi Louna" me dit alors Pégase " car tu mérites de connaître la formule et de retrouver ton apparence. Le mot est « Aparitus ».

 

IMG_5965.JPGJe possède enfin la formule complète qui est « fantomus satanicus disparitus humanus lounatus apparitus. Mais il me reste une dernière épreuve à accomplir qui est d’aller la prononcer sur la tête du sphinx du Caroux. Le repérant sur la carte, j’y cours aussitôt à toutes  jambes et je grimpe sur sa tête.  Je prononce alors la formule mais je suis tellement émue que je bégaye et seule ma main reprend forme humaine….Je laisse passer quelques secondes le temps de retrouver mon calme et prononce de nouveau la formule, cette fois-ci sans bégayer .

 

P8071509.JPGJ’aperçois soudain dans le ciel une forme impressionnante se diriger vers moi et m’entourer en tourbillonnant.

 

P8071460_2.JPGEn quelques secondes je retrouve ma forme humaine et bondit alors de joie ! Ouf, je suis enfin sorti de ce mauvais pas. On ne m’ y reprendra pas à m’endormir sous la pleine lune.

 

Salut et à la prochaine!!

 

Texte & photos: Ulysse & Louna.


 

03/08/2012

Le jour où je suis devenue une ombre

P8010037.JPG

Hello c’est moi Louna, me voilà de retour sur Eldorad’oc. Je viens vous demander de l’aide car ayant traversé la forêt magique de Labeil mon corps est devenu invisible à la suite d’un sort jeté par l’un des mauvais génies qui peuplent ces lieux ; je suis donc réduite à l’état d’ombre. Je vous invite à partir ensemble à la recherche des ingrédients pour fabriquer la potion magique qui peut mettre fin à ce maléfice.

 

P8010050.JPG

Nous passons  devant le pré d’or où je dois cueillir sept fleurs  de lune mais un énorme molosse veille . Je vous demande donc de l’avoir à l’œil car je tiens à mes mollets.

Ça y est, j’ai pu cueillir mes sept fleurs ! Merci pour votre assistance car ce n’était  pas une tache facile !

 

P8010051.JPG

Je dois maintenant cueillir le bourgeon terminal sur la cime d’un cèdre. Pouvez vous me faire la courte échelle, s’il vous plaît ? Houps ! J’ai failli me casser la bobinette ! Merci à celui ou à celle qui m’a retenue !

 

P8010179.JPGCes acrobaties m’ont donné faim. Quelle chance, voici justement, un groupe de randonneurs en train de pique-niquer. Oubliant que je suis invisible ,je m’approche d’eux et leur demande s’il peuvent me donner quelque chose à grignoter. Ils regardent autours d’eux atterrés, ne sachant pas d’où vient la voix. J’en profite pour m’emparer d’un sandwich qu’un pique-niqueur est en train de dévorer, provoquant la panique dans le groupe.

 

P8010193.JPG

L’un des randonneurs met aussitôt la bouteille de rosé qu’il s’apprêtait à servir  à l’abri, de peur qu’elle aussi ne disparaisse. Je m’en moque car  je préfère le jus de citrouille, comme Harry Potter.


P8010196.JPG

Je les quitte en leur criant « Au revoir la compagnie! merci pour tout ! » Saisis de frayeur ils tombent tous dans les pommes.


P8010408.JPG

Maintenant que j’ai repris des forces, nous pouvons repartir à la recherche des ingrédients manquants, c’est à dire 10 grammes de mousse hallucipétogène , 20 cl d’eau qui n’a jamais vu le soleil et 1 scarabée d’or. Ah ! j’allais oublier ! il faut aussi une brique de 33cl de jus de citrouille la boisson préférée d’Harry Potter.

Mais soudain, devant moi surgit un énorme criquet qui me barre la route. Je devine que c’est un Animagus car seuls les  sorciers peuvent voir les êtres invisibles. Pour pouvoir passer, je dois répondre à l’énigme suivante :

« J’ai peu de force mais beaucoup de pouvoir. Je garde les taudis comme les palais et mon maître ne part jamais sans moi. Qui suis-je ? »

Par chance mon papy me l’a déjà posé cent fois à chaque fois que je réclamais un bonbon . J’aime tellement les bonbons que j’ai fini par trouver qu’il s’agit d’une clef, le criquet est obligé à son grand regret de me laisser passer.



P8010410.JPG

 Alors que je poursuis mon chemin je sens soudain quelque chose qui me retient. C’est un Ent qui avec l’une de ses branches a agrippé mon ombre car il souhaite la garder pour s’en faire une écharpe et se protéger du froid durant l’hiver. Heureusement me revient en mémoire une formule de Tara Duncan  me permettant de me libérer : « Par le Somnolus, je te le somme, à présent il faut que tu dormes ! » Je sens aussitôt l’Ent lâcher prise.

 

 P8010423.JPG

Ayant repris ma quête j’entends derrière moi des pas précipités et un bruit de branchage brisé. J’ai juste le temps de sauter de coté pour éviter de me faire bousculer par le groupe de randonneurs qui s’est réveillé de son évanouissement et s’enfuit à toutes jambes de ce lieu maudit


P8010429.JPG

Décidément, c’est mon jour de chance car j’aperçois devant  moi des arbres couvert de mousse hallucipétogène! Mais des buissons de ronces m’empêchent d’y accéder. L’un de vous aurait-il un sécateur à me prêter ? c’est bon, Merci !


P8010437.JPG

En prêtant l’oreille j’entends le bruit d’une source non loin de moi. En farfouillant un peut partout et en me griffant au passage, je finis par la trouver. Miracle ! c’est une source qui sort d’une grotte où l’eau n’a  jamais vu le soleil ! ! j’en recueille un peu dans ma gourde.

 

P8010440.JPG

Ayant repris le chemin, au bout de quelques minutes, j’entends soudain un terrible craquement au dessus de ma tête. Je lève les yeux au ciel  et voit un rocher qui tombe vers moi. Je crois ma dernière seconde arrivée, mais heureusement  un arbre l’arrête. Ouf !! j’ai eu chaud !!


P8010448.JPG

Je suis â peine remise de mes émotions que j’aperçois un champ de centaurées qu’aiment bien  butiner les scarabées. En me promenant à travers champ, je vois sur une fleur une tache dorée. Je n’ose croire que c’est un scarabée d’or et je m’approche à pas de loup. Bingo ! C’en est bien un ! C’est vraiment mon jour de chance. Je m’en empare prestement et le mets dans mon mouchoir.


P8010451.JPG

Il me reste à trouver le jus de citrouille, hélas je suis loin de Préaulard seul endroit où l’on en fabrique. Mais au loin j’aperçois une silhouette familière. Je reconnais  Gibus, l’ami de mon papy qui doit faire une randonnée dans le coin, et je sais qu’il ne part jamais sans son jus de citrouille. Je cours après lui et il s’arrête étonné d’entendre ma voix sans voir personne. C’est toi Louna ? Où te caches tu ? Je lui réponds en lui expliquant mon (pas si) triste sort ! il accepte de se sacrifier et me donne son jus de citrouille.


P8010457.JPG

Je peut enfin préparer ma  potion  que je bois d’une seule  traite. Ayant retrouvé mon corps,  je poursuit mon chemin et  rencontre les randonneurs à qui j’explique toute mon aventure. Ils me pardonnent le sandwich volé et m’offrent un verre. Evidemment,j’invite Gibus à se joindre à nous.


Encore merci pour votre aide!!

: )

 

Texte & Photos Louna

 

08/06/2012

Prenons soin de nos ombres !

REPRISE D'ARCHIVE
 
medium_img_4710.jpg


Il est une part de nous même que généralement nous ignorons, voire même que nous méprisons : notre ombre ! Et, de fait, les quelques expressions qui y font référence sont toutes péjoratives : on parle de « faire de l'ombre à quelqu'un » pour signifier qu'on lui fait du tort ou l'on dit « qu'il n'est que l'ombre de lui même » quand il est très diminué. De même « on met quelqu'un à l'ombre » quand on le met en prison ou encore on déclare « qu'il y a une ombre au tableau » lorsqu'une situation présente un motif d'inquiétude. Bref pas un mot pour mettre un peu de baume au coeur de nos ombres.


De fait, on s'en soucie comme d'une guigne et on la traîne derrière soi en lui infligeant les flaques d'eau et les déjections canines. Pire encore, les passants et les automobiles lui passent allègrement dessus sans que cela nous émeuve!


Et pourtant certaines cultures dans le passé leur ont accordé beaucoup d'importance, ainsi la tribu Blacknoose (Nez noir, appelés ainsi car ils se peignaient cet appendice avec du charbon de bois) considéraient que notre ombre reflétait notre état de santé : plus elle était sombre et plus nous étions vigoureux, par contre une ombre très claire indiquait une mort prochaine


Ce savoir ancien a été réhabilité récemment par un scientifique américain, le docteur Shadowy du Sunrise Institute (Californie) dans son traité d'Ombrologie (Pullmyleg Editions) qui a étudié au spectromètre sa propre ombre et a vérifié qu'effectivement son état de santé affectait sa densité colorimétrique.


Aussi ferions nous bien de prêter un peu plus d'attention à notre ombre car notre sort en dépend ! Et puis peut être qu'un jour elles en auront marre de ces mauvais traitements et qu'elle renverseront les rôles...elles nous traîneront alors derrière elles, nous infligeant de ramper le nez dans les flaques d'eau et les crottes de chien ! Ne venez pas alors vous plaindre, car je vous aurai prévenus !

 

PS : Je vous invite à suivre le 8ème épisode de mon périple en Egypte : « A travers les déserts de l’Ouest » sur mon blog PIQUESEL


Texte & Photo Ulysse

21/12/2011

Conte de Noël : l’enlèvement des rennes du Père Noël

 

sarkozy,obama,merkel,noël,renne

Nous sommes  à l’aube de l’avant veille de Noël.

A peine le père Noël aperçoit-il une lueur blafarde ronger la nuit à travers la fenêtre de sa chambre qu’il tapote les fesses chaudes, douces et nues  de Noella et lui dit : «Faut qu’on se lève ma Bibiche, on a encore beaucoup à faire. Je dois notamment commencer à harnacher les rennes et  tu dois préparer les hottes » .

Noella émet alors un soupir languissant et lui répond «  Barbichon, tu ne veux pas qu’on se fasse un petit câlin avant de se lever ». Au son de sa voix amoureuse Noël  est sur le point de  se laisser tenter mais  ils doivent impérativement se lever tôt ce matin et la mort dans l’âme il lui répond  « Bibiche on n’a pas de temps pour la bagatelle, faut qu’on se magne les miches, on part dans deux jours et rien n’est prêt. Va nous préparer un café pendant que je me taille la barbe »

Sa barbe taillée et son café bu, Noël embrasse tendrement Noella,  en jetant un œil amoureux sur le décolleté généreux de sa chemise de nuit et sort résigné pour se rendre à l’étable des rennes.  Approchant du bâtiment il est étonné de voir les portes grandes ouvertes. « Diantre, je les avais pourtant fermées hier soir, que se passe-t-il ! » .  Il entre dans l’étable et découvre avec stupeur qu’elle est vide.  « Ils ne se sont quand même pas enfuis dans la nuit glaciale alors qu’ici il fait chaud et qu’ils ont du bon foin à foison,  ils ne sont pas suicidaires mes rennes ! ». S’apprêtant à ressortir pour aller explorer les alentours, il aperçoit un papier plié en deux cloué sur l’intérieur de la porte. Intrigué, il l’arrache,  le déplie et découvre avec stupeur le message suivant : 

 A l’attention du Père Noël ,

Nous sommes des membres de la  SDR, la Société de Défense des Rennes et nous sommes venus cette nuit enlever vos rennes pour les soustraire au supplice que vous leur infligez à Noël . Vous les obligez, en effet, cette nuit là, à parcourir des milliers de kilomètres en quelques heures sans aucune pause, au mépris des lois internationales qui régissent le travail de nuit. Etant néanmoins respectueux de la propriété d’autrui, nous vous les restituerons le 25 décembre au matin, à la condition que vous vous engagiez à ne plus les faire travailler à l’avenir la nuit de Noël.

                                                                                              Le président Jack London

Abasourdi Noël s’écrie « Ah ! les gredins, les anacoluthes, les bachi-bouzouks, ils s’imaginent que je vais me laisser faire ! Quelle ignominie de me traiter de tortionnaire de rennes alors qu’ils mènent chez moi une vie de sénateurs. Ils travaillent une seule nuit par an et passent le reste du temps à dormir et faire des galipettes ». A ces derniers mots, il a une pensée émue pour Noella. « Qu’ils prennent garde à leurs abattis, ils vont voir de quel bois je me chauffe !

Noella, qui déguste tranquillement sa deuxième tasse de café auprès d’un bon feu qu’elle vient d’allumer, l’entend rentrer précipitamment avec fracas et en tempêtant. Noël, ayant du mal à garder son calme, lui explique l’affaire.  « Ne t’en fais pas mon barbichon » lui dit- elle, en lui caressant la nuque pour l’apaiser, « je vais régler vite fait cette affaire, je vais appeler ma copine Divina »

« Allo Divina, c’est moi Noella, on a un "big" problème, un gang vient de nous chouraver nos rennes sous prétexte que nous les maltraitons la nuit de Noël. Tu pourrais pas demander à ton copain Dieu, qui voit tout et qui sait tout, où ils se planquent ces enfoirés ? »

 « Noella je suis désolée mais Dieu ne veut plus entendre parler de tout ce qui touche de près ou de loin à ces malotrus de terriens. Ils sont en train de lui saccager sa plus belle planète, aussi il ne bougera pas le petit doigt pour vous aider. Il sera même heureux que ces fichus bipèdes soient privés  pour une fois  de Noël, ça leur fera  - c'est le cas de le dire - les pieds ! " 

Noella n’insiste pas auprès de Divina, sachant que son mec est du genre inflexible. Noël  décide alors d'appeler les dirigeants du monde, estimant qu’ils ne peuvent rester insensibles à son problème. En effet, ils risquent d’être confrontés à de graves troubles sociaux. si leurs populations, déjà sévèrement affectées par la crise, sont privées de cadeaux de noël. Avec leurs satellites espions et leurs drones ils devraient pouvoir sans difficulté repérer l’endroit où sont séquestrés ses rennes.

Il choisit d’appeler tout d’abord le plus puissant d’entre eux et le plus sympa aussi, Barak  Obama,  auquel il expose son problème. Celui-ci lui répond : « Mon vieux Noël je ne peux rien pour toi, tous mes moyens d’observation sont  déjà employés en Afghanistan et ces analphabètes du  parti républicain me tiennent par la culotte au plan budgétaire. Ils n’accepteront pas que je dépense un sou de plus, surtout si c’est pour t’aider à distribuer des cadeaux à des millions d’enfants dans le monde. Les seuls cadeaux qui les intéressent sont les cadeaux fiscaux » "Ah ! Barak tu me casses ma baraque" lui dit Noël en raccrochant dépité.

Se tournant désespéré vers Noella il lui dit « Si le plus puissant d’entre eux se défile, nous sommes mal barrés ma bibiche. Pas question d’appeler les présidents chinois ou russe et les régimes arabes, car je ne traite pas avec des régimes qui ne respectent pas les droits de l’homme et surtout ceux de la femme. Les Japonais dépendent des américains pour leurs moyens d’observation et de toute façon, comme ils sont shintoïstes, ils ne célèbrent pas la naissance de Jésus.  La France a les moyens  suffisants, mais les pots de vin y sont une tradition et Nicolas va me demander en compensation d’apporter une Rolex à sa petite Giulia, ce que je refuse.  La perfide Albion a également les moyens techniques idoines, mais leur île est en train de sombrer et ils vont bientôt faire la manche (hi! hi! hi!); S’ils retrouvent mes rennes, ils risquent de les transformer en rosbifs pour le  repas du réveillon. Les autres pays, Espagne, Italie Portugal etc… du fait de la crise, sont dans la mouise. Quant aux pays en développement, qui ne mangent pas à leur faim,  ils ont d’autres chats à fouetter que de nous aider à retrouver nos rennes. Il ne reste donc que cette chère tante Picsou, Angela Merkel, mais comme c’est une femme, je préfère que tu l’appelles, tu sauras mieux t’y prendre que moi. »

Noella  décroche donc le téléphone « Allo Angela , c’est moi Noëlla , tu vas bien ?  je t’ai vu l’autre jour au G8 tu avec ta  robe  rose, tu étais magnifique ! »

« Noella, arrête tes flatteries,  je ne portais pas robe ce jour là, j’étais en pantalon. Tu es comme Nicolas - pas le saint qu'on honore chez nous mais le gaulois excité - qui me passe la main dans le dos à chaque fois qu’il me voit pour me piquer mes sous. Tu as quelque à me demander, je le sens ». 

Noella  explique l’affaire à Angela qui lui répond :

« Noella j’ai déjà demandé à mon peuple au cours des années passées beaucoup de sacrifices pour sauver l’Allemagne de l’Est; aujourd’hui c’est la Grèce et demain ça sera peut être l’Italie ou l’Espagne, alors, désolée, mais je ne peux pas dépenser un seul copeck pour vous aider ».

« Mon barbichon, c’est cuit, Elle a un cactus dans son porte`monnaie l'Angela »  dit Noella en raccrochant la mine dépitée.

Ils plongent alors, tous deux, dans un profond silence, le regard fixé sur la pointe de leurs bottes, songeant avec tristesse à tous ceux qui leur ont écrit et qui ne recevront pas leurs cadeaux de Noël. Leur réputation sera ruinée à jamais et ils passeront l’éternité à se morfondre. Les galipettes c’est sympa mais ça va un moment,  donner du bonheur aux petits et aux grands c’est quand même plus gratifiant.

Soudain le téléphone se met à sonner. Fébrile Noël décroche et entend « Allo, ici Jack London, président de la SDR…. »

« Anthropopithèque, emplâtre, crétin des Alpes, doryphore, naufrageur, moricaud»  hurle alors Noêl dans le téléphone ne laissant pas le temps à son interlocuteur de s’exprimer…

Jack London laisse Noël vociférer jusqu’à l’extinction de voix puis reprend « Du calme Noël, je viens m’excuser et réparer mon erreur. Depuis que j’ai les enlevés, vos rennes refusent de s'alimenter et me font la gueule. Manifestement, vous leur manquez. Moi qui pensais les aider en leur épargnant de travailler la nuit de Noël, je m’aperçois que je les ai traumatisés. Aussi je venais vous prévenir que j’allais vous les rendre »

Follement heureux  de retrouver ses rennes, Noêl oublie sa colère et dit à Jack London « OK venez , on vous attend »

Une heure plus tard les rennes sont de retour, attelés au traîneau de Jack.  Noël et Noella se précipitent vers eux et tapotent avec tendresse l'encolure de chacun d'eux: tout d'abord Wenceslas qui guide le traîneau et penche la tête à gauche ou à droite quand le père Noël veut tourner, puis Heinrich, Geoffroy, Habib, Rudolf, Vodka, Patafiole et Taddeus. Ceux-ci, en retour, leur lèchent le visage, manifestant ainsi leur bonheur d'être de retour au bercail.

Puis sans rancune, Noël et Noella invitent Jack London à boire un vin chaud, puis deux, puis trois (il n' y a pas d'alcootest pour les conducteurs de traîneau) ce qui fait que cette affaire finit par une franche rigolade. Jack les aide ensuite à rattraper le retard pris dans leurs préparatifs.

Ce dernier parti, Noëlla jette un regard complice à son compagnon et lui dit « Puisqu’on est quasiment prêts, on a un peu de temps pour les galipettes ». Noël lui sourit et la prend par la taille…..

Terriens dormez sur vos deux oreilles, le père Noël sera fidèle au rendez-vous !

 

Texte & Photos Ulysse

(Reproduction interdite sans autorisation de l'auteur) 

 

INFORMATION POUR CEUX QUI SERAIENT SUR LE POINT D'ACHETER UN APPAREIL PHOTO SONY

J’ai acquis il y a un an un réflex SONY Alpha 55 qui est tombé en panne quinze jours avant le terme de la garantie . SONY a  refusé l’application de cette garantie en s’appuyant  sur l’avis de l’atelier de réparation qui prétend qu’il y a eu un mauvais usage de l’appareil et demande l’équivalent du prix de l’appareil pour le réparer. Or la panne s’est produite au cours d’une séance photo  pendant  laquelle j’avais pris 200 photos sans incident particulier.

En consultant des sites de consommation sur les produits SONY il apparaît que cet appareil a de graves  problèmes de capteur et que sa construction est jugée « légère » . Consultez notamment ce SITE .

AUSSI JE DECONSEILLE VIVEMENT L’ACHAT D’APPAREILS PHOTOS DE LA MARQUE SONY