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26/09/2015

Quand seront à jamais ....

 
REPRISE D'ARCHIVE
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Quand seront à jamais figées nos mains,

Qui ont offert caresses et fleurs,

Et calmé les chagrins, les langueurs,

De nos amours incertains.

Quand seront à jamais fermés nos yeux,

Qui ont contemplé les étoiles,

Dans les yeux de belles vestales,

Les soirs d'été radieux.

Quand se seront à jamais tues nos voix,

Qui ont chanté des poèmes,

Et murmuré je vous aime,

Cent mille et une fois

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Quand seront à jamais closes nos lèvres,

Qui ont cueilli tant de soupirs,

Et gouté tant de sourires,

Sur d'autres lèvres.

Quand seront à jamais refermés nos bras,

Qui ont emprisonné l'amour,

Croyant le garder toujours,

Pour le voir s'enfuir là bas.

Quand s'arrêteront nos coeurs,

Qui ont tant battu la chamade,

En écoutant l'aubade,

D'un autre coeur.

Qui se souviendra de nous?

 ******** 

Si vous avez aimé ce poème, je vous invite à aller écouter les chansons que j'ai composées et qui sont diffusées sous mon nom d'artiste

OLD NUT sur 

DEEZER 

Vous pouvez aussi les écouter sur mon nouveau blog musical 

OLD NUT

Cliquez sur les mots "Deezer" ou "Old Nut" pour y accéder) 

 

Texte & Photos Ulysse

29/06/2015

C'est une maison bleue...(reprise d'archives)

 

 

 
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Parmi les chansons des "seventies" il en est une qui m'a particulièrement marqué et fait rêver: il s'agit de "San Francisco" de Maxime le Forestier qui commence par un quatrain très évocateur de l'époque où elle a été créée :

C'est une maison bleue
Adossée à la colline
On y vient à pied, on ne frappe pas,
Ceux qui vivent là ont jeté la clé...


La suite sur ce site

Toute l'époque est résumée dans ces quatre vers; nous étions jeunes alors et nous imaginions pouvoir établir sur terre un monde fraternel. Nous avons failli à la tache et trahi cet idéal mais la nostalgie m'est restée des rêves que nous avions alors. De fait au cours de mes balades par monts et par vaux j'ai toujours été à la recherche de cette maison bleue, lieu de fraternité et d'amour. Et j'ai fini par la trouver dans un vallon niché sur les contreforts des Causses. Voici le poème qu'elle m'a inspiré.

 

 

C'est une maison bleue,

Dans un vallon sauvage,

Où seuls les nuages,

Sont familiers des lieux.

C'est une maison bleue,

Où j'aimerais bien vivre,

Avec des chats, des livres,

Et puis l'hiver, du feu.

C'est une maison bleue,

Pour que les amis viennent,

Y clamer leurs poèmes,

En buvant des vins vieux.

C'est une maison bleue,

Où les mangeurs d'étoiles,

Les sans logis en cavale,

Pourraient dormir un peu,

C'est une maison bleue,

Pour cacher nos amours,

Qui dureraient toujours,

Et plus, si Dieu le veut !

Les vacances approchent et vous allez bientôt vous retrouver à coincer la « bulle » quelque part dans un jardin, sur une plage ou au bord d’un ruisseau, votre MP 3 collé sur les oreilles, car c’est connu la musique adoucit les mœurs et vu l’état du monde vous avez bien besoin que vos mœurs soient apaisées ! Pourquoi ne pas y mettre quelques chansons de mon cru qui figurent dans mon dernier album "Ti Punch" et qui vous emmèneront aux Antilles, lieu éminemment dépaysant ! Vous pourrez ainsi écouter la complainte du coupeur de canne,  vous laisser bercer par la langueur de Marie-Galante, sentir les envoutantes effluves du Ti’ Punch ou écouter la sensuelle histoire du bernard-l’hermite…..

 

C’est sur Deezer (cliquez sur le nom) ou Itunes….

 

PS Vous y trouverez aussi mes autres albums "Bidochon dream " et "Jennifer" (cliquez sur le titre)

 

Vous pouvez également vous tenir au courant de la parution de mes prochains albums en vous inscrivant sur ce nouveau blog Old Nut Zimbalam 

 

Texte & Photo Ulysse

11/01/2015

Liberté, fraternité...

Face à la formidable mobilisation de notre pays contre les actes barbares commis ces derniers jours j'ai écrit ce poème en hommage aux victimes...

 

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Sous vos crayons acerbes

Croquant l’espèce humaine

Tous les cons

Etaient mis au piquet

Mais dans vos cœurs superbes

Vous n’aviez pas de haine

Et sous vos crayons

Personne ne mourrait

 

Votre sang qui a coulé

Va devenir de l’encre

D’où jailliront des mots

Chantant la liberté

Vos voix qui se sont tues

Rempliront le silence

Appelant d’écho en écho

A la fraternité

 

      Vous étiez simples flics

Ou bien vous étiez juifs

Et de la République

Vous étiez les enfants

Mais quelques pauvres types

A l’esprit maladif

Ont cru héroïque

De tuer des innocents

 

Votre sang qui a coulé

Va devenir de l’encre

D’où jailliront des mots

Chantant la liberté

Vos voix qui se sont tues

Rempliront le silence

Appelant d’écho en écho

A la fraternité

 

 Notre pays est Charlie

Il est juif, chrétien, musulman

Car nous sommes libres

D’être différents

Et les esprits pervertis

Par d’inhumains slogans

Ont une peur terrible

De cette liberté qui est notre ciment.

 

Le sang qui a coulé

Va devenir de l’encre

D’où jailliront des mots

Chantant la liberté

Les voix qui se sont tues

Rempliront le silence

Appelant d’écho en écho

A la fraternité

 

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Ulysse le 14 janvier 2015

 

03/09/2014

Tous ces voiliers immobiles.....

 
 
 
 
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Tous ces voiliers immobiles,

Abandonnés dans les marinas,

De quel rivages, de quelles îles,

Nostalgiques, ne rêvent ils pas ?


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Après avoir fendu les vagues,

En compagnie des dauphins,

Des récifs, frôlé les dagues,

Et affronté les vents marins.


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Les voilà comme chiens en laisse,

Ligotés, au point mort,

Condamnés aux viles caresses,

De l'eau poisseuse des ports.


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Ainsi trop souvent en est il ,

De nos vies, de nos destins,

Nous en perdons un jour le fil,

Et rebroussons chemin.


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On renonce à ses rêves,

Et perd de vue les étoiles,

Parce qu'un vent contraire se lève,

On ramène les voiles.


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Qui nous rend si pusillanimes ?

Hommes de peu de foi !

Si oublieux de cette vérité ultime :

Nous ne vivons qu'une fois !


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Est ce l'appât du confort

Qui nous fait jeter l'ancre ?

La crainte de la mort,

Qui fait de nous des cancres ?


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Des cancres de la vie,

Des infirmes de l'amour,

Des ectoplasmes, des zombies,

Qui dilapident leurs jours,


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Reclus dans nos bunkers,

De béton et de ferraille,

A se rêver centenaires,

Longue vie de funérailles !


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Quand menace la tempête,

Que le vent souffle fort,

Relevons donc la tête,

Et tirons bord sur bord.


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Laissons sans peur la houle,

Fleurir nos fronts d'écume,

Abandonnons la foule,

A ses rêves posthumes.


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Après cette balade maritime je vous invite à grimper en musique sur les cimes en écoutant "Léo là Haut" sur mon blog PIQUESEL   (cliquez sur le nom)

 


Texte & Photos Ulysse