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06/12/2010

Pérégrinations autour de Puéchabon (1ère partie)

 

 

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Sur une route qui se perd sous un ciel blafard,

Rivière de pierres sinuant entre les vignes,

Je vogue, répondant à de mystérieux signes,

La vie n’est-elle pas qu’un éternel départ ?

 

 

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Ici, les hommes ont façonné le paysage,

En vivantes mosaïques qui chantent les saisons,

La vendange faite, les feuilles tombent en pamoison,

Tandis que le nectar coule dans le secret des caves.

 

 

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Dans les haies qui bordent les vignes, la salsepareille,

Offre ses multiples cœurs et ses graines d’apparat,

Prenez garde ! Si ses tiges épineuses vous prennent le bras,

C’en est fait de vous, vous sécherez au soleil !

 

 

 

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La route monte sur le plateau par de grands virages,

Ménageant nos cœurs et nos respirations,

Nos esprits se livrent alors à la méditation :

D’où viennent et où vont ces merveilleux nuages ?

 

 

 

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Du bord du plateau, on voit Saint Guilhem-le-Désert,

Parure offerte par les hommes aux rives de l’Hérault,

Sur laquelle veillait hier un formidable château,

Dont les feux sont éteints et les salles à ciel ouvert.

 

 

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Son joyau absolu est l’abbaye de Gellone,

Chef d’œuvre de l’art roman languedocien,

Dont le vingtième siècle qui ne respectait rien,

A fait une carrière, tristes petits hommes !

 

 

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Dans ces monts de calcaire constamment assoiffés,

L’Hérault peine à sauver sa peau, serpent liquide,

Dont pas un remous n’affecte les eaux languides,

Que griffent à la belle saison des canoës.

 

 

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Les arbres en rangs serrés se pressent sur ses bords,

Y captant l’eau si rare nécessaire à leur sève,

Ainsi le fleuve secrètement vers le ciel s’élève,

Des ramures qui l’ombragent favorisant l’essor.

 

 

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Nous voici en vue du hameau de Montcalmès,

Chef-d’œuvre de la civilisation caussenarde,

Broderie de pierres que la patine du temps farde,

Edifiée par des hommes de la plus noble espèce.

 

 

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Ici l’élégance se marie à l’audace,

Les colonnades sont comme un champ de fleurs,

Dont les pétales de pierre défient la pesanteur,

Et traversent sans flétrir les siècles qui passent.

 

 

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Le savoir faire de leurs anonymes bâtisseurs,

Egalait celui mis en oeuvre pour les cathédrales,

Pourquoi courir s’agglutiner au Taj Mahal,

Quand on a près de chez soi de telles splendeurs !

 

A suivre……


Texte & Photos Ulysse

23/09/2010

Le nuage et les fils barbelés

REPRISE D'ARCHIVE
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Par une belle après midi d'été
Un nuage à l'humeur vagabonde
Insouciant des dangers de ce monde
Au sommet d'un coteau folâtrait

Il sentit soudain une douleur irradier
Son flanc doux et blanc comme neige
Et vit alors qu'il était pris au piège
D'une barrière de barbelés

Qui fut ravie de l'opportunité
Car elle souffrait de solitude
Vu qu'avec ses manières un peu rudes
Les hommes comme les bêtes la fuyaient

Libère moi lui dit l'infortuné nuage
Sinon tous ceux qui vont passer par là
Me prendront pour de la barbe à papa
Et je ne pourrai achever mon voyage

Mais la barrière de barbelés
Heureuse d'avoir enfin la compagnie
D'un voyageur ayant vu du pays
Refusa de le laisser aller

De ce refus, la barrière eut à se repentir
Car le nuage usant de patience
De son eau rouilla en silence
Les fils barbelés qui se rompirent

Il put ainsi reprendre son périple
Jurant qu'on ne le reprendrait plus
A trainer ainsi sur les talus
Loin de ses condisciples

Pour la barrière le coup fut terrible
Elle apprit ainsi à ses dépends
Que l'on ne peut contraindre impunément
Ceux qui sont déterminés à vivre libres!

 

PS: Je m'absente quelques jours et prendrai connaissance de vos commentaires à mon retour. Merci de votre visite

Texte & photo Ulysse

24/08/2010

La mer retient ses vagues....(reprise d'archive)

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La mer retient ses vagues,
Le vent est hors d'haleine,
J'ai le vague à l'âme,
Et le coeur à la traîne.

D'où vient donc la sève,
Qui anime mes pas,
La vie n'est elle qu'un rêve,
Dont on sort au trépas ?

Je ris, je pleure, je souffre,
Simples hallucinations ?
J'oscille entre cîmes et gouffres,
Qui prête attention ?

Y a t il un démiurge,
Au dessus des nuages ?
Trouve-t-on un refuge,
Après le naufrage?

Est on donc toujours seul,
Où vient-il un moment,
Ou se déchire le linceul,
De nos tourments ?


PS: je vous invite à consulter le blog de PLANET TAKA YAKA qui diffuse une information relative à une soirée cabaret organisée au profit d'un enfant atteint d'un handicap rarissime

 

Et si vous voulez partager un grand moment d'émotion collective allez sur le blog de Michelle  !



Texte & photo Ulysse

31/07/2010

Le chêne du Coulet (reprise d'archive)

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Au cours d'une balade pédestre dans le secteur de St Maurice de Navacelles , en empruntant une petite route (de fait une iimpasse) qui va du Hameau du Coulet au hameau abandonné des Natges j'ai découvert environ à mi chemin  un chêne remarquable tant par son diamètre (environ 1,5M ) que par l'envergure de sa frondaison qui couvre au moins un diamètre de 30m ! Pour moi de tels arbres font partie du patrimoine national et doivent être impérativement protégés. Il semble pour le moment se porter comme "un charme" et je lui souhaite longue vie !

J'ai écrit ce poème pour lui rendre hommage.

Les années par centaines se sont écoulées,
Et sur la trame bleutée de la voute céleste,
Des milliers d'étoiles sont mortes, autant sont nées,
Depuis que tu naquis oh ! chêne titanesque !

Tu as connu ces temps anciens où l'angélus,
Rythmait la vie des hommes dans les campagnes,
Tu as des moissonneurs entendu les chorus,
Et les chants de ripailles les années de cocagne.

Des hommes irrespectueux t'ont sans doute fait offense,
Dans les temps troublés des guerres de religion,
En prenant tes branches vigoureuses comme potence,
Te faisant ainsi complices de leur déraison.

Pour te faire pardonner ces crimes involontaires,
Sans doute que ta luxuriante frondaison,
De son ombre bleue et fraîche a couvert,
Les amours débutantes de Jean et Madelon.

Aujourd'hui les hommes qui passent ne s'arrêtent guère,
Pour rendre hommage au patriarche que tu es,
Prisonniers qu'ils sont de leurs cages de fers,
D'où ils voient le monde derrière des vitres fumées!

Ils vont de lieu en lieu l'oeil rivé sur leur montre,
En visitant les sites pour dire qu'ils les ont vu,
Ils ne savent pas que les plus belles rencontres,
Se font au coin d'un champ ou au coin de la rue !


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Texte & Photos Ulysse