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24/07/2010

Emilie et les deux canards ! (reprise d'archive)

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Sur le quai du port de Marseillan,
Deux canards cancanaient à tout va,
Et se moquaient joyeusement
Des touristes qui passaient par là

Combien a t il d'oeufs dans son ventre
Pour être aussi gros celui là ?
Je me demande comment il entre
Dans son pantalon ma foi !

Ce n'était pas du goût d'Emilie
Offusquée par ce tintamarre
S'approchant d'eux elle leur dit
Fermez votre bec les canards !

Oh très chère demoiselle
Dirent en coeur les emplumés
Vous n'etes certainement pas celle
Qui peut rabattre notre caquet

Car nous avons ouîe dire qu'à l'école
Vous n'êtes pas des plus sages
Et que vous collectionnez les colles
A cause de votre bavardage

Vexée comme une Mouette
Qui aurait perdu son Chandon
Emilie prit la poudre d'escampette
Et se souvint de la leçon.

Texte & Photo Ulysse



PS: Pour les buveurs d'eau qui ne connaissent pas l'expression "une mouette qui a perdu son chandon" elle est inspirée de la célèbre marque de Champagne Mouet & Chandon!

10/04/2010

La grenouille et le français .....

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(reprise d'archive)


Chose extraordinaire,
Un jour j'ai croisé,
Au bord d'une rivière,
Une grenouille ne sachant nager. !
Elle avait trouvé refuge,
Sur un bout de tuyau,
Et attendait la fin du déluge,
Pour sauver sa peau.
Mon aide je lui proposais,
Et lui tendis la main,
Mais m'entendant parler français,
Elle me dit avec dédain,
Je ne me fie pas à vous,
Mangeur de batraciens,
Il faudrait être fou,
Passez votre chemin..
Un brochet vint à passer,
Qui se dit : dieu quelle aubaine,
je vais assurer mon dîner,
Ce soir sans trop de peine.
Bousculant alors le tuyau,
Il fit tomber la grenouille,
Qu'il avala tout de go,
Avant qu'elle ne puisse dire ouille !
La morale de cette histoire,
Est que souvent les préjugés,
Nous empêchent de voir,
Ce qui peut nous sauver. !

 

PS: Je m'absente pour le week-end et prendrai connaissance de vos commentaires à mon retour.

Texte & Photo Ulysse

27/12/2009

L'Oranger de Pomerols (reprise d'archive)l)

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Nous sommes en avril 1908, au lendemain de la crise viticole qui a conduit aux tragiques évènements de 1907 et laissé l'économie du Languedoc exsangue.


Victor M., suivant l'exemple de nombreux jeunes gens de la région, après quelques jours de réflexion et d'hésitation, prend la route un matin, espérant trouver bonne fortune ailleurs. Après une journée de marche, il se retrouve sur le port de Sète où il s'engage comme matelot sur un cargo en partance pour Alger. Les années passent sans que sa famille n'ait aucune nouvelle. Tous ceux qui l'ont connu pensent ne jamais le revoir, quand un soir de décembre 1912, alors que les parents de Victor sont attablés pour le dîner, on frappe à la porte....


Dans la pénombre qui règne dehors, la mère ne reconnaît pas de suite son fils mais l'homme qui est dehors lui ouvre les bras et elle est soudain saisie d'une joie indicible. « C'est Victor ! » crie-t-elle. Victor se retrouve vite entraîné à l'intérieur, débarrassé de son sac et de son manteau, enlacé par son père et sa mère puis, après que l'émotion des retrouvailles soit apaisée, harcelé de questions.

Il raconte sa vie en Algérie où il a trouvé du travail comme mécanicien agricole . Ayant économisé un bon pécule, il a décidé de revenir au pays avec l'intention de créer son propre garage dans la région.

« On va fêter dignement ton retour » dit le Père, « nous allons réunir toute la famille pour le réveillon de Noël ». Lui adressant un grand sourire et soulevant son énorme sac, Victor lui rétorque alors « c'est une excellente idée, d'autant que je vais pouvoir jouer au Père Noêl ! »

Le soir de Noêl, la famille de Victor est donc rassemblée chez ses parents. Il y a là, la grand mère maternelle (ses autres grands parents étant décédés), son oncle et ses deux tantes, ses deux soeurs et leurs maris et leurs quatre enfants. Victor est enlacé, embrassé, harcelé de questions tant et si bien que dix heures sonnent sans qu'ils aient commencé à dîner.


La mère de Victor, entendant la cloche de l'église se lève soudain et s'écrie « Mon dieu «  j'ai oublié ma dinde dans le four, elle va être brûlée ». C'est le signal de ralliement autour de la table. La dinde fort heureusement se révèle exquise et le reste du repas aussi. Quand le dessert arrive et que le père de Victor met sur la table des bouteilles de Blanquette de Limoux (bien meilleure selon lui que le meilleur des Champagnes).

Victor se lève et dit à la cantonnade « je vous ai ramené quelques présents d'Algérie ».


Les enfants se mettent à crier et si les adultes ne manifestent pas leur exitation, leurs yeux parlent pour eux. Victor fait un peu de place sur la table pour y poser son sac et distribue les présents qu'il a rapportés. Les femmes reçoivent ainsi de superbes djellabas et les hommes des babouches en cuir ornées d'arabesques. Aux enfants Victor a ramené des poupées arabes pour les trois filles et un superbe couteau pour le garçon.

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Une fois ces cadeaux distribués, il reste sur la table une boite mystérieuse en bois ajouré de trente centimètres de haut sur dix de large. Intrigués les membres de la famille regardent Victor. « Et cette boite qui reste, c'est pour qui ? » demande alors le garçon, lançant la question que personne n'osait poser .


« Ah ça » dit Victor « C'est le plus beau cadeau que l'on puisse faire, un présent digne des mille et une nuits, et je le réserve à ma mère et mon père : c'est un arbre magique qui, à la saison de Noêl, se pare lui même de magnifiques boules d'or et dont la beauté surpasse tous les sapins de Noêl »


« Comment cela se peut-il ? » s'écrient en choeur les membres de sa famille « montre nous vite cette       merveille ! » Victor ouvre alors la boite et en sort fièrement un minuscule arbrisseau dans un pot de terre.

«  Quoi, c'est ça ta merveille ! » s'esclaffent en riant ses soeurs ! Ses parents, à qui le cadeau est destiné, et les autres membres de la famille n'osent quant à eux rien dire, mais ils sont un peu étonnés de l'apparence dérisoire de ce cadeau dont Victor fait si grand cas.


Victor, qui à vrai dire s'attendait à la réaction de ses soeurs, ne se laisse pas démonter « Riez , riez mes chères soeurs, Ignorantes que vous êtes ! il s'agit d'un oranger et vous verrez que d'ici quelques années sa parure d'oranges vous émerveillera ! »

De fait, après quelques années l'oranger prospéra et se couvrit d'oranges à chaque Noêl, faisant l'admiration de la famille et la régalant de ses fruits.

Un siècle après, il est toujours vaillant et constitue l'un des joyaux de Pomerols, pittoresque village de l'Hérault.

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Je souhaite un très joyeux Noêl à toutes celles et tous ceux qui passent sur mon blog en les remerciant de leur fidélité.



Texte & Photos Ulysse


PS : je remercie les propriétaires de l'oranger de m'avoir autorisé à le photographier et à publier ce conte qui n'est que pure fiction pour illustrer les photos.

20/08/2009

Le vieil arbre et la mer (reprise d'archive)

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Un vieil arbre perché sur une colline
Du soir au matin contemplait la mer,
Le vent le baignait de senteurs maritimes,
Et son âme frissonnait sous ce flux amer.

Il rêvait de tempêtes, d'îles et de sirènes
Et se lamentait d'avoir les pieds en terre
Il prenait à témoin le ciel de sa peine
Et suppliait les Dieux qu'on le libère

Un jour un bûcheron vint à passer
Sa lourde cognée en bandoulière
L'arbre lui fit alors un croche-pied
Et lui dit quand il se trouva à terre

Je suis las de végéter ici
Je rêve d'être un mât portant des voiles
Coupe moi et tu tireras un bon prix
De mon bois à un chantier naval

Il se retrouva vite couché à terre
Puis transformé en mât de navire
Et depuis lors il traverse les mers
Et son coeur de bonheur chavire.


Texte & photo ulysse