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11/03/2017

Diablement beau le canyon du Diable !

 

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Le développement de la société moderne est fondé sur une perpétuelle frustration que la publicité fait naître dans nos esprits afin de faire tourner la machine économique. Or la plupart des produits offerts à la vente sont des variantes inutiles des produits de base dont nous avons réellement besoin pour vivre. Je ne rejette pas le confort et les remarquables possibilités de communication que nous a apportés le progrès technique - que j'utilise largement - mais je pense que nous pourrions mener une vie plus épanouie en étant plus frugal, moins frénétiquement soucieux de se procurer la dernière nouveauté technique où la énième version à la mode d’un produit que l’on possède déjà. A cet égard, randonner est une bonne école de frugalité car elle nous ramène à l’essentiel : le contact avec la nature qui fut le berceau et le lieu de vie de l'homme avant qu'il ne bâtisse des villages et des villes. La beauté des paysages, le chant des torrents, le murmure du vent, le vol d’un oiseau, la cavalcade d’un mouflon, le défilé des nuages sont des richesses qui comblent mon âme. Bon il est vrai que dans mon sac à dos j'ai aussi quelques produits pour me sustenter et me désaltérer (autre que de l'eau!)  qui sont issus de cette "machine économique" que je critique, but nobody's perfect ! Me mettre en route me met en joie et le chemin qui s’ouvre sous mes pas me mène immanquablement au paradis, sauf aujourd’hui où j’ai prévu d’aller explorer le canyon du Diable.

 

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Parti du hameau de Rabieux, je chemine sur une piste tracée sur la ligne de crête des Combes, modestes collines qui culminent à 300 mètres d’altitude.

 

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Je croise une belle orchidée, ma première de l’année, messagère du printemps en avance dans le Sud !

 

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Puis je passe devant un abri de chasseur, spectacle qui, vous vous en doutez, me réjouit moins. Quelle abominable lâcheté de la part de ces "nemrods" bedonnants qui, planqués dans leur cahute, en bougeant simplement un doigt, peuvent flinguer à tout va les oiseaux qui passent au dessus de la colline. Dans la nature, les prédateurs mus par la nécessité de se nourrir doivent faire preuve d’intelligence, d’endurance, d’habileté pour attraper leurs proies et ils doivent souvent s’y reprendre à plusieurs fois.

 

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Non content de massacrer la grâce et la beauté, ces tristes sires abandonnent leurs cartouches qu’ils sont censés ramasser !

 

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Autre motif pour moi de tristesse mêlée de compassion : ce grand pin fauché par une tempête. Ses compagnons restés debout ont-ils conscience de ce drame ? Que savons nous des sentiments des arbres dont on découvre peu à peu qu’ils communiquent entre eux et s’entraident.

 

 

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Après une petite heure de marche, j’arrive en surplomb du Canyon du Diable creusé par plusieurs torrents dans les ruffes, sols sédimentaires vieux de 200 millions d’années, qui occupent la zone. Ce nom lui a été probablement été donné du fait que les ruffes sont rouges comme les flammes de l’enfer.

 

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Vous êtes prêts pour vous perdre au coeur du canyon ? Que la visite commence !

 

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La visite s’achève hélas ! Le lieu vous a plu ? A tout moment je m’attendais à y voir surgir, non pas le diable, mais des indiens tant ce site m’a rappelé les parcs américains de l’Utah et de l’Arizona où vivent les Navajos. De toute façon je ne craignais rien car cela fait longtemps que j’ai perdu mon scalp ! Et puis les amérindiens sont bien plus pacifiques, cultivés et intelligents que les nemrods que l’on peut croiser dans nos régions !

 

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Texte & Photos  Ulysse

 

 

 

04/03/2017

Rando-raquettes dans le Queyras : le belvédère du Mont Viso

 

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Pour notre dernière randonnée, le soleil est de la partie, ce qui nous réjouit car nous avons prévu de nous rendre au belvédère du Viso (3841m). Cette plateforme, située à 2500mètres d’altitude, offre une vue majestueuse sur le plus haut sommet des Alpes du sud, magnifique pyramide de basalte dont les glaciers donnent naissance au Pô, le plus long fleuve d’Italie.

 

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Certes, quelques nuages se vautrent encore dans les vallées, mais ils n’empêchent pas le soleil radieux d’illuminer les cimes environnantes.

 

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Nous remontons la vallée du Guil pour nous rendre à l’Echalp, point de départ de notre randonnée. Il a neigé au cours de la nuit et les mélèzes habituellement dénudés du fait qu’ils perdent leurs aiguilles sont revêtus de blanc. Chez les autres conifères la couche de cire permet aux aiguilles de résister au froid mais celle qui recouvre les aiguilles du mélèze n’y résiste pas. Cette particularité présente un avantage car les aiguilles de ce conifère sont bénéfiques au sol et favorisent la pousse et la croissance d'autres arbres comme l'épicéa. En plus d'être un bel arbre, le mélèze est solidaire, prenons en de la graine !

 

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Parvenus à l’Echalp, nous chaussons les raquettes et traversons le Guil, qui n’est encore à cet endroit qu’un modeste torrent. Son cours en aval est bien plus tumultueux, avant qu’il ne se jette dans la Durance à Mont-Dauphin.

 

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Nous pénétrons bientôt dans un univers féerique créé par les frondaisons couvertes de neige qu’illumine le soleil encore bas sur l’horizon.

 

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Nous passons près de la cascade d’un torrent dont le cours a été stoppé par le gel. Ah ! si le froid pouvait aussi geler l’écoulement du temps, peut être célèbrerait-on plus l’hiver que le printemps !

 

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Nous parvenons sur un replat couvert de brume et bordé d’une armée – pacifique – de Mélèzes. Au loin nous devinons au travers des nuées quelques sommets qui semblent irréels.

 

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Soudain dans le sous-bois nous apercevons un jeune chamois à l’arrêt. Il a probablement perçu notre présence mais ne semble pas inquiet. Il reste là un long moment, nous permettant de le photographier à loisir avant de s’enfoncer plus avant dans la forêt. C’est ainsi que nous devrions vivre avec les animaux : se contenter de les croiser lors de brèves rencontres respectueuses de leur mode de vie, la Terre étant notre berceau commun.

 

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Au fur et à mesure que nous avançons au coeur du massif, le paysage devint de plus en plus fantasmagorique.

 

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Nous progressons sans mot dire, respectueux du silence qui règne en ces lieux, silence que ne trouble que le crissement ouaté de nos raquettes sur la neige. Ce silence extérieur s’infiltre dans nos consciences et fait taire le babil de nos pensées. Nous sommes alors en prise directe avec le courant de la vie qui nous traverse et nous mène de la rive qui nous voit naître à celle qui nous voit mourir. Au terme de cette existence le courant de la vie nous reprendra pour d’autres aventures. J'espère simplement, pour ce qui me concerne, que ce sera dans des endroits où il y a de la vigne !

 

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Le spectacle d’une beauté indicible qui s’offre à nous, nous fait croire que nous sommes arrivés au paradis. Mais ne voyant pas d'anges virevolter autour de nous, nous en concluons que nous sommes toujours sur notre bonne et belle  vieille Terre !

 

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Nous faisons une pause pour s’imprégner, se nourrir de cette beauté inouïe, tout en ayant conscience du privilège qui nous est offert de la contempler. 

 

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Ayant repris notre progression, nous jouissons d’un premier aperçu sur le mont Viso. Nous avons de la chance car il est habituellement enveloppé de nuages venus de la plaine du Pô, que sa stature arrête.

 

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Mais ce n’est parce que nous avons vu le Viso que nous allons nous arrêter en chemin. De vastes pentes de neige immaculée s’offrent à nos raquettes et nous ne résistons pas au désir de les fouler.

 

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Nous passons au dessus du chalet de la Medille, magnifique lieu d’estive l’été et l’on se dit qu’il vaut mieux naître mouton dans le Queyras qu’humain dans certains pays où règnent des tyrans sanguinaires.

 

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Nous poursuivons notre exploration avec le sentiment d’êtres les explorateurs d’un monde inviolé, d’un monde pur épargné par les turpitudes, la cupidité et l’inconscience humaine.

 

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Bientôt la crête de la Taillante (3197m) l’un des plus beaux sommets des Alpes du Sud se dresse au dessus de nous.

 

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Son profil en dent de requin lacère les nuées qui l’environnent. Sur sa face nord abrupte, l’air plus chaud de la vallée est aspiré vers le ciel et emporte avec lui la neige qui le recouvre.

 

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Notre guide François, soucieux de nous éviter cette zone de turbulence, sonne l’heure de la pause déjeuner ce qui, compte tenu des efforts accomplis au cours de la matinée, n’est pas pour nous déplaire.

 

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Nos agapes terminées, nous nous rendons au belvédère du Viso au lieu dit de la Roche Ecroulée, d’où l’on découvre la superbe et sauvage haute vallée du Guil. Un ours a choisi ce lieu pour hiberner et nous prenons garde à ne pas le réveiller !

 

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A notre droite, nous retrouvons la crête de la Taillante balayée par un vent violent qui projette dans le ciel une nuée neigeuse comme le ferait un énorme canon à neige.

 

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En face de nous, nous avons le Mont Viso qui, chose rarissime n’est accompagné d’aucun nuage. Vêtu de blanc, ce bel italien a vraiment de l’allure !

 

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Et cerise sur notre gâteau hivernal, sur un rocher en contrebas du point de vue, un bouquetin admire comme nous le paysage !

 

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Ayant pris conscience de notre présence mais nullement effrayé, il tourne la tête vers nous et semble nous dire « Il est beau mon pays, n'est ce pas ! ». Et mentalement nous lui répondons en chœur « Oui, il est vraiment beau l’ami ton pays ! ».

 

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C’est à regret que nous prenons le chemin du retour, point final à une semaine enchantée de balades en raquettes, mais, c’est promis, l’année prochaine nous reviendrons.

 


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Texte & Photos (sauf la 6 C. H) Ulysse

 

 

25/02/2017

Le Queyras en raquettes : montée au col du Pansier (2400m) et descente par les chalets de Clapeyto

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 Ce matin, après avoir remonté en voiture la vallée d’Arvieux, nous chaussons les raquettes au dessus de Brunissart pour nous diriger vers le pré des Vaches, où à cette saison il n’y a pas de vache, puis le pré Premier, où par contre, nous sommes les premiers à passer. Nous nous engageons dans la combe La Roche alors que le soleil se hisse péniblement au dessus des cimes environnantes. Il faut dire que vu son grand âge, il y a des matins d’hiver où il a un peu de mal à se lever !

 

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Alors que la pente se fait plus raide et que l’on prend de l’altitude, les visages se penchent sur le bout des raquettes, le souffle se fait plus court. Mais exigence du blog oblige, je prends le temps malgré tout de faire des photos ! Etre blogueur n’est pas une activité de tout repos !

 

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Au fur et à mesure que nous montons le soleil joue à cache-cache, nous soumettant à un régime de douche écossaise, la température de l’air variant considérablement entre les zones ombragées et ensoleillées du fait de l’altitude.

 

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Au fur et à mesure que nous approchons du col, la pente se fait plus raide et il faut planter les raquettes dans la neige pour ne pas déraper.

 

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Mais notre progression est rendue difficile par la neige « croutée » qui parfois résiste mais parfois s’effondre sous nos pas et nous déséquilibre.

 

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Encouragés par notre infatigable et attentionné guide, Pierre, nous parvenons néanmoins au col sans encombre, légitimement fiers de notre modeste mais gratifiant exploit.

 

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Et là nous prenons le temps de contempler le paysage que nous n’avons eu guère le loisir d’admirer à la montée.

 

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Nous avons une vue vertigineuse sur la vallée de la Pisse (sont pas poètes les gens du coin !) dont les flancs sombre nous donnent le sentiment de contempler les entrailles de Gaïa.

 

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Les randos raquettes nous font partager le privilège qu’ont les aigles, les chamois, et les bouquetins d’accéder l’hiver aux endroits les plus sauvages des montagnes.

 

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Mais aussi fascinant soit le panorama offert à nos yeux, il nous faut redescendre, effort beaucoup plus ludique que la montée en cela qu’il permet en même temps d’admirer le paysage!

 

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Cela dit il faut quand même de temps en temps jeter un coup d’œil à ses pieds pour éviter de croiser ses raquettes ! Des accidents sans gravité se produisent parfois !

 

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Quand les pentes sont trop raides et la neige trop dure pour y planter les talons, on a recours à une descente style « luge » mais sur postérieur ! (il est conseillé d’avoir un pantalon imperméable).

 

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Si les hommes pouvaient ne laisser sur la terre que leurs traces dans de la neige, Gaïa s’en porterait bien mais hélas partout nous l’éventrons, nous la polluons, nous exterminons les autres espèces qu’elle héberge, pour satisfaire notre insatiable rapacité.

 

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Nous arrivons en vue des chalets de Clapeyto, utilisés l’été par les bergers qui y emmènent leurs troupeaux.

 

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Une nouvelle journée se termine, riche de beauté et d’émotions partagée dans un climat d’amitié.

 

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Texte & Photos Ulysse

 

18/02/2017

Rando-raquettes dans le Queyras : Montée au col du Cascavelier

 

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Ce matin notre guide, Pierre, a projeté de nous emmener au col du Cascavelier, une rando plutôt facile destinée à nous tester. Pour pimenter un peu le parcours, il propose aux plus aventureux du groupe de marcher sur le lit d’un torrent recouvert de glace et de neige, que la piste longe au départ sur quelques centaines de mètres.

 

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Pour des promeneurs non avertis, le parcours semble sans risque. Mais nous apercevons ici et là des trous dans la couche de glace qui pourraient réserver au marcheur inattentif de mauvaises surprises !

 

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Pour éviter une telle mésaventure, Pierre nous conseille de garder un œil vigilant sur le sol et de le frapper de temps en temps avec nos bâtons pour nous assurer de l’épaisseur adéquate de la glace.

 

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Nous croisons un promeneur dont la légèreté et l’agilité le prémunissent contre tout risque de prendre un bain de pieds glacé ! Cet écureuil gris au demeurant est un intrus. Il est, en effet, originaire de l’Amérique du Nord et a été introduit en Europe à la fin du XIXème siècle. De plus grande taille, plus résistant et mieux habitué aux températures rigoureuses de l’hiver que l’écureuil roux, son cousin européen plus petit et timide, ce « yankee » est en train d’éliminer ce dernier qui est dorénavant protégé par la convention de Berne .

 

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Nous passons près d’un mélèze dont le tronc est incrusté de petites pommes dont on se demande bien comment elles ont pu arriver là. Pierre nous explique que c’est le Pic Epeiche qui les coince dans les anfractuosités de l’écorce de l’arbre pour pouvoir en extirper les graines, car cet oiseau, comme la plupart des pics, ne peuvent se nourrir qu’en position verticale.

  

 

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Quittant le lit du torrent – sans s’être mouillés les pieds ! - nous longeons une formidable barre rocheuse irisée de neige qui en magnifie la beauté.

 

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La neige rend les montagnes accueillantes, elle gomme l’austérité, l’agressivité que leur confère leur ossature minérale. Mais cette douceur est trompeuse car ce blanc manteau peut vite devenir un linceul pour l’imprudent montagnard qui s’y aventure sans les équipements et les précautions adéquates.

 

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Au fur et à mesure que nous progressons, les arbres se raréfient et nous abordons une ligne de crête qui offre une vue de plus en plus vaste sur les sommets environnants. Ces vastes panoramas ouvrent l’âme, le cœur et l’esprit. En les contemplant les frontières se dissolvent, les visions ratiocinées, hexagonales, frileuses du monde s’étiolent. Dans cet univers sauvage loin du babil ségrégationniste des « boni-menteurs », nous retrouvons le lien secret qui unit le monde vivant issu de la même cellule originelle, l’animal est un cousin, l’étranger, un frère.

 

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En ces lieux si près des cieux couverts d’une neige immaculée, nous avons le sentiment de marcher là où aucun autre homme n’a auparavant marché.

 

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Et nous voici au col où un renard nous a précédés. Loin d’être contrarié, je suis heureux qu’en ces contrées le monde animal puisse vaquer librement et jouer sa partition sauvage dans la symphonie du monde, à l’abri des « nemrods » ventripotents qui peuvent à distance d’un coup de fusil mettre fin à leur existence pour satisfaire leur ego mortifère.

 

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Au loin, un sommet est coiffé d’un nuage lenticulaire, phénomène classique en montagne provoqué par l’ascension le long des pentes de l’air réchauffé par le soleil et dont l’eau sous forme gazeuse se condense du fait de l’abaissement de la température liée à la moindre pression.

 

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Aton commençant sa lente descente vers l’horizon, nous suivons son exemple et rebroussons chemin.

 

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Notre guide apercevant une vaste pente de neige immaculée, nous propose de la dévaler pour rejoindre en contrebas la piste empruntée à l’aller.

 

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Le moelleux tapis de la neige nous donne le sentiment d’évoluer sur un tapis volant.

 

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Nous prolongeons au maximum ce plaisir indicible de gambader dans la neige poudreuse et Aton s’est depuis longtemps glissé sous son édredon de nuages quand nous apercevons le clocher de Saint Véran où nos traineaux à moteur sont garés. Cinq heures sonnent ! C’est l’heure du vin chaud !

 

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