suivi de mon blog
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

07/09/2014

Triplette de 3000 mètres dans les Pyrénées (1ère partie)

En attendant de reprendre nos randonnées dans le pays d'Oc je vous invite à nous suivre dans les montagnes suisses sur mon blog de voyages PIQUESEL en cliquant ICI. Pendant ce temps je vous repasse quelques modestes exploits tirés de mes archives

DSC09118.JPG

L’autre jour (c’était le 3 septembre), à peine étions nous revenus de notre périple en Andorre, que Gibus, jamais en panne d’une idée de randonnée, me dit « Ca ne te tenterait pas de faire une triplette de 3000 mètres dans la même journée, j’ai trouvé un super circuit dans les Pyrénées orientales qui permet de grimper successivement le Pic du Montcalm (3077m), le Pic d’Estats, le plus haut sommet catalan (3143m) et le Verdiguer (3131m). S’il nous reste quelques forces nous pourrons éventuellement en rajouter un quatrième , le Pic du Port de Sullo (3072m) ».

Quand Gibus me soumet de telles « tentations » il sait fort bien que je ne peux pas plus résister que devant une tablette de chocolat noir ou UN verre (je suis prudent, car la L.A.O veille ) de jus de vitis vinifera. « Va pour la triplette « lui dis je « autant rentabiliser les globules rouges qu’on s’est fabriqués sur les sommets andorrans ».

La météo annonçant du grand beau temps pour quelques jours, nous voilà donc partis en ce matin de septembre en direction du refuge de l’étang de Pinet situé à 2224 mètres, camp de base idéal pour mener à bien notre ascension.

 

 

DSC09122.JPG

Partis du parking de l’Artigue au fond de la vallée du Vicdessos à 1200mètres d’altitude, nous choisissons après une heure et demie de rude grimpette l’idyllique lac de Sourd à la fois comme salle de bain, salle à manger puis enfin comme dortoir pour effectuer une petite sieste réparatrice, non  dans les bras de Morphée, qui, peu de gens le savent, est un garçon, mais dans ceux de Diane la déesse de la nuit (à chacun ses préférences !)

 

DSC09135.JPG

Ragaillardis par notre tête à tête fort platonique avec Diane, nous levons le camp et parvenons au refuge de l’Etang de Pinet en une petite demi-heure. Les refuges de montagne sont des lieux particuliers car on ne fait pas qu’y croiser des congénères comme dans les bars, les restaurants, les hôtels, les magasins des villes : on y fait des rencontres !

La table commune est de mise, que ce soit pour boire un verre au retour d’une « course » ou pour les repas. Et en même temps que les gosiers s’ouvrent pour accueillir nectars et délices du terroir, les langues se délient. Les premières questions portent généralement sur la région de provenance qui illustre combien le monde est à la fois vaste et petit ! Vaste car souvent des natifs de plusieurs pays se trouvent ainsi réunis, et petit, car on a parfois la surprise, comme je l’ai eu ce soir là, d’être assis à coté d’une personne portant le même prénom que moi, né la même année et dans le même petit village ! Je salue amicalement au passage Claude et Jacqueline mes concitoyens "bellopratains" !

Les propos portent ensuite sur les courses effectuées, les péripéties vécues drôles ou effrayantes, les conseils d’itinéraire. Il règne en ces lieux une fraternité rarement ressentie ailleurs, car il n’y a pas d’enjeu, pas de rôle à tenir, simplement des souvenirs et des émotions à partager.

 

 

DSC09149.JPG


Dès l’extinction des feux, qui survient généralement vers 22 heures, les montagnards, qui se lèvent tôt, vont généralement se coucher. Ayant besoin de peu de sommeil, j’aime alors rester dans la salle commune muni de ma lampe frontale pour lire, écrire (ces mots mêmes que vous lisez) et rêvasser (le rêvasseur est un rêveur éveillé). J’aime deviner au travers des fenêtres la présence minérale, glaciale, ténébreuse de la montagne qui nous isole du reste du monde. Dans ces lieux où règne le silence (les ronflements des dormeurs ne franchissent pas les planchers) j’éprouve alors le sentiment d’être comme un astronaute dans sa capsule spatiale.

Mais ce soir là, le silence hélas n’est pas de mise, car un groupe de montagnards catalans d’Espagne (ne surtout pas leur dire qu’ils sont espagnols sous peine d’être fusillés …du regard !) a également décidé de veiller. Je me crois alors sur le plateau de la défunte émission de télé « Droit de réponse » animée dans les années quatre-vingt par Michel Polak. Au bout d’une heure de palabres incessantes auxquelles je ne comprends goutte, de guerre lasse, je monte me coucher .

DSC09152.JPG


Le lendemain matin, à peine le soleil illumine-t-il le haut des sommets environnants que nous nous mettons en route, l’esprit émoustillé par le défi que nous nous sommes fixé, le coeur tonique et le pied léger (enfin, plutôt les deux pieds, ça vaut mieux pour marcher d’aplomb !)

La marche à pied est le sport le plus accessible à quiconque a encore ses deux jambes et d’ailleurs on peut le pratiquer dès l’âge d’un an et demi. De fait, comme le dit la chanson, il suffit de mettre un pied devant l’autre et de recommencer.

A vrai dire, ce propos est un peu réducteur pour ne pas dire simpliste, quand il s’agit d’aller marcher en montagne là où les chemins sont parfois chaotiques. Il faut alors soigneusement choisir où l’on met les pieds et ce n’est pas forcément devant mais à coté pour éviter un trou, une souche, ou une pierre.

 

 

DSC09157.JPG


Il faut se méfier en particulier des pierres, car on les croit inertes mais elles n’ont pas, en réalité, toutes un caractère pacifique. Certaines sont retorses et basculent sans crier gare si vous prenez appui dessus et vous vous retrouvez les quatre fers en l’air (c’est surtout vrai pour le vieux cheval de retour que je suis).

Bon cela dit, ces impedimenta ont néanmoins un avantage, car ils renforcent votre sens de l’équilibre et vous rendent ainsi plus difficile à déstabiliser dans la jungle sans merci qu’est devenue le monde professionnel où les patrons traitent leurs salariés comme des kleenex. L’idéal, bien sûr, est d’être dans notre situation et de ne plus avoir de patron !

 

 

DSC09176.JPG

Je parle, je parle et sans nous en rendre compte (bon, on est quand même un peu essoufflés) nous voilà parvenus au sommet du Pic de Montcalm (3077m) d’où l’on aperçoit en face de nous le sommet qui apparaît fallacieusement arrondi (on s’en rendra compte un peu plus tard) du Pic d’Estats.

 

 

 

DSC09185.JPG

Il fait un temps splendide et les chaînes de montagne environnantes affichent trompeusement un caractère serein et rassurant. Je dis « trompeusement » car si la marche est accessible à tous, randonner en montagne nécessite un brin, si ce n’est un gros bouquet, de prudence. Car on pénètre là dans un univers où , au contraire de la ville ou de la campagne, en cas de pépin il n’est pas aisé de trouver assistance. S’aventurer en montagne c’est, de fait, accepter une certaine dose de risque. La survenance d’une tempête de neige en plein juillet, la tombée du brouillard qui vous fait perdre votre chemin, une chute dans une crevasse ou un éboulis où ne passent que des marmottes et des isards sont des occurrences possibles et, pour certaines, personnellement vécues.


D’où les règles impératives suivantes N°1 : ne jamais partir seul N°2 : avoir toujours une couverture de survie, des vêtements chauds, une trousse de premier secours, des aliments solides et liquides et un bon mental et N°3 ne comptez surtout pas sur votre téléphone mobile car 80% du temps vous serez dans des zones où les ondes ne passent pas !

 

 

DSC09189.JPG

Nous redescendons vers le col d’où part le chemin qui mène au sommet du Pic d’Estats. Nous sommes en avance sur l’horaire prévu et un sentiment indicible d’allégresse nous envahit. Ce sont des moments rares, des moments de grâce où, comme le disent ceux qui pratiquent le zazen, nous ne marchons pas, nous sommes « marchés » et nous ne respirons pas mais nous sommes « respirés » .

 

DSC09191.JPG


Malgré la pente et malgré nos sacs, nous nous sentons aussi légers (enfin presque !) que nos ombres qui glissent ainsi en silence sur les éboulis et les névés.

 

 

DSC09200.JPG

Après avoir dû mettre la main à la pâte ou plutôt à la roche, nous arrivons au sommet du Pic d’Estats, plus haut sommet catalan (3143m) qui révèle sa nature tourmentée et déchiquetée que l’on ne soupçonnait pas, vue du Pic de Montcalm.

 

 

DSC09204.JPG

Un groupe de jeunes randonneurs catalans, arrivés par le côté espagnol, y ont installé leur drapeau. Il est réconfortant, pour nous qui allons bientôt (enfin, pas trop tôt non plus !) tirer notre révérence, de voir que des jeunes gens qui évoluent pourtant dans un monde de plus en plus virtuel, rêvent encore de gravir des montagnes !

 

DSC09195.JPG


Non seulement ils les gravissent, mais aussi ils les contemplent ! A cette altitude les montagnes semblent être les vagues d’un océan de pierres.

Mais si l’horizon marin offre l’infini à notre regard, il ouvre par sa vacuité un gouffre béant où notre esprit se perd. Ce néant crée un vide intérieur qui donne le vertige et nous dissout dans l’univers.

L’horizon montagnard étend, en revanche, à perte de vue ses crêtes et parois rocheuses dont notre regard et notre esprit prennent possession, faisant naître des sentiments contradictoires d’humilité et de puissance. Humilité, car dans cet univers minéral dantesque nous ne sommes que des grains de poussière ; Puissance, car nous savons que nous pouvons gravir ces sommets et en les gravissant nous nous densifions.

DSC09206.JPG

Pour remplir le contrat (moral) que nous nous sommes fixé , il nous reste à rejoindre le sommet du Pic Verdaguer (3131m) que nous atteignons après avoir franchi le col en légère dépression qui le sépare du Pic d’Estats. Ainsi en moins de trois heures, avons-nous gravi trois sommets à plus de 3000 mètres, soit au total plus que l’Himalaya ! Certes ma manière de résumer la chose est contestable mais ceux qui gravissent aujourd’hui l’Himalaya montent en 4X4 à leur camp de base et sont ensuite accompagnés de sherpas qui leur portent leur sac. De plus ils y abandonnent souvent leur déchets ! Nous, nous ne faisons qu'y laisser quelques gouttes de sueur.

 

 

DSC09210.JPG

Comme il n’est que 11 heures, nous jouissons longuement de la vue sur le côté espagnol dont rien ne trahit la nationalité. Les frontières des hommes ne sont que des virtualités, fantasmes issus de leur vanité, pour lesquelles hélas des fleuves de sang ont coulé.

 

 

DSC09230.JPG

Etant largement en avance sur l’horaire prévu, nous décidons de nous diriger vers le Pic du Port de Sullo, formidable muraille orange qui se dresse à un kilomètre de là.

Nous cheminons dans un univers purement minéral sans autre mouvement ou bruit que celui des quelques pierres qui roulent parfois sous nos chaussures. L’absence de toute autre forme de vie confère une intensité inouïe à notre existence et nous fait croire que nous sommes les seuls et derniers survivants sur la planète. J’imagine alors les milliers de caves qui vont en bas dans la vallée à notre retour s’ouvrir à ma concupiscence, mais ce n’est, hélas, qu’un fantasme !

 

DSC09240.JPG

Nous arrivons au Port de Sullo (2850mètres) , il s’agit d’un col où arrive le chemin qui monte d’Espagne et d’où part le sentier, ou plutôt la trace, qui mène au Pic de Sullo. Mais cette dernière franchit d’abord un névé abrupt puis se perd ensuite en face dans les éboulis. De fait, le directeur du refuge auquel nous avons la veille au soir parlé de notre projet nous a dit que le chemin d’accès au Sullo était un vrai casse-pattes !

 

DSC09241.JPG

Aussi, ayant encore quelques flacons à boire dans nos caves respectives, nous nous refusons à prendre des risques inutiles et décidons d’un commun accord d’en rester là et d’y prendre notre pique-nique, au demeurant bien mérité. Certes nous sommes dans ce cas juge et partie, mais nous ne causons de tort à personne !

Et pendant que nos maxiliaires mastiquent et que nos luettes glougloutent, cela ne vous surprendra pas d’apprendre que nous méditons (qui a fait « hum » ?) sur la relativité des choses et notamment du temps.

Car le temps de la montagne n’est pas le temps de l’homme. Des milliers de générations de montagnards seront retournées à la poussière quand ces fiers sommets n’auront perdu que quelques mètres. Mais ils ne sont pas pour autant éternels et le jour viendra où la terre sera lisse comme une orange, lorsque la pluie, le gel , le vent auront fini de les ronger et que son feu intérieur qui les a forgés sera éteint.

Vous imaginez une terre lisse, une « Beauce » étendue aux cinq continents et livrée aux producteurs de grains, aux éleveurs de volailles ou de bétail et aux zones urbaines et commerciales ? Je remercie le ciel (s’il y a quelqu’un là haut) d’être né à une époque où je peux vagabonder dans ces espaces sauvages et rudes.

 A suivre.....

 Après cette randonnée sportive je vous invite à un intermède tropico-musical en allant écouter ma dernière composition

"Mon verre de Ti Punch est vide..."

sur  mon blog  OLD NUT  

 Texte & Photos Ulysse

25/08/2014

Aller là haut....

Hello, nous revoilà, Léo et Louna, les (grands) petits-enfants d'Ulysse, que ses fidèles lectrices et lecteurs connaissent bien. La première chose que nous faisons quand nous allons chez nos grands parents c'est de grimper sur le Caroux, dont on commence à connaître presque tous les recoins. Pour célébrer  nos  retrouvailles avec cette montagne chère à notre coeur, notre papi a repris, pour illustrer les photos de notre randonnée, les paroles d'une chanson qu'il a composée en hommage à Léo qui grimpe maintenant aussi vite que lui (sinon plus ! mais chut ! il faut ménager la susceptibilité des anciens), chanson que vous pouvez par ailleurs  écouter sur son blog musical Old Nut et qui s'intitule "Léo, là haut". (cliquez sur le titre si vous voulez écouter la chanson)

 

 

caroux,étoiles,cimes,abîmes

 

Aller là haut

 Grimper vers les cimes

 Entourées d’abîmes

 Sans sortie de secours 

 

 

caroux,étoiles,cimes,abîmes

Aller là haut

 Loin de ce monde anxiogène

 Plus pur est l’oxygène

 Où l’argent n’a plus cours 

 

 

caroux,étoiles,cimes,abîmes

Sentir battre ton cœur

 Ta vie reprendre vigueur

 Voir ton âme s’envoler

 Au milieu des nuées

 

 

caroux,étoiles,cimes,abîmes

La montagne est reine

 Tu es face à toi même

 Avec  tes faiblesses

 Tu craques ou t’encaisses

 

 

caroux,étoiles,cimes,abîmes

 

Aller là haut

 Grimper vers les étoiles

 Par des nuits glaciales

 Où ton souffle est court

 

 

caroux,étoiles,cimes,abîmes

 

Aller là haut

 Par des aubes mauves

 Quand les vautours fauves

 Te tournent autour

 

 

caroux,étoiles,cimes,abîmes

Plus de jérémiade

 Plus de dérobade

 Chacun de tes efforts

 Te rend un peu plus fort

 

 

caroux,étoiles,cimes,abîmes

 

Ivresse et angoisse

 Si tu te surpasses

 Si tu vaincs ta peur

 T’es payé en bonheur

 

 

caroux,étoiles,cimes,abîmes

Léo,  là haut, à tes pieds tu as le monde

 Intense est chaque seconde

 Léo là haut, tu ne crains rien ni personne

 Tu ne crains rien ni personne

Ni personne

 

 

caroux,étoiles,cimes,abîmes

 

caroux,étoiles,cimes,abîmes

 

caroux,étoiles,cimes,abîmes

 

caroux,étoiles,cimes,abîmes

 

Après cette balade sur les sommets je vous invite à un intermède tropico-musical en allant écouter ma dernière composition

"Mon verre de Ti Punch est vide..."

sur  mon blog  OLD NUT  

 

 

Texte & Photos Ulysse

18/08/2014

Voulez vous voir la vie en rose…?

 

Bien que l'on soit au mois d'août, vous avez été des milliers à me  suivre sur les sentiers du Caroux et de l'Espinousse couverts de bruyères.  Pour vous remercier je vous convie à une dernière balade en ces lieux enchanteurs, avant que le soleil n'ait consumé cette splendeur. J'ai pour l'occasion titillé ma plume un brin paresseuse afin qu'elle vous ponde dans la douleur - je vous demande donc d'être indulgents - quelques quatrains pour vous accompagner en chemin. 

 

Bonne balade.....

bruyère,caroux,dieu,rose

 

Nous passons notre vie durant

A courir après l’argent

Je vous propose de faire une pause

Pour voir enfin la vie en rose…

 

 

bruyère,caroux,dieu,rose

Pour cela partons au grand air

Afin d’ aller contempler les bruyères

Avant que tout ne se débine

Et qu’on ne les voit par les racines

 

 

bruyère,caroux,dieu,rose

En cette période estivale

Gaïa a mis sa robe de bal

Pour nous offrir une dernière danse

Avant que l’automne n’avance

 

 

bruyère,caroux,dieu,rose

Sa robe a un décolleté profond

Qui laisse voir ses jolis tétons

Regardez les, mais ne touchez pas

Vous vous en mordriez les doigts !

 

 

bruyère,caroux,dieu,rose

 Car des escadrons d’abeilles

Y butinent pour en faire du miel

Et les impudents peloteurs

Comprendraient leur douleur

 

bruyère,caroux,dieu,rose 

Une vache a moitié assoupie

Se dit  « dieu ! que le Caroux est  joli ! »

Comme quoi il n’ y a pas que  les trains

Qui intéressent les bovins

 

 

bruyère,caroux,dieu,rose

 

 

On ne sait plus où donner des yeux

Tant le panorama est merveilleux

Et de surcroît tout ça est offert

Au « grand dam » des milliardaires!

 

 

bruyère,caroux,dieu,rose

Car ce n’est pas sur le pont de leur yacht

Ou dans leur palace sur la Côte

Que de telles beautés, ils peuvent voir

Ces sinistres bouffeurs de dollars

 

 

 

bruyère,caroux,dieu,rose

Hélas, cette beauté est condamnée

Car de conifères, cette armée

En grandissant fera de l’ombre

Des bruyères provoquant l’hécatombe

 

 

bruyère,caroux,dieu,rose

En attendant ce sort inéluctable

Célébrons ensemble l’ineffable

Beauté de cette mer de bruyères

Encerclant quelques ilots de pierres

 

 

bruyère,caroux,dieu,rose

Cette rencontre magnifique

Entre bruyère et granit

Est elle le fruit du hasard

Où un dieu y a-t-il pris part ?

 

 

bruyère,caroux,dieu,rose

Si la folie  des humains

Me fait douter d’un ordre divin

J’avoue que devant une telle splendeur

J’en cherche le créateur

 

 

bruyère,caroux,dieu,rose

Car si le hasard fait bien les choses

Il y a une question que je me pose :

Comment le monde peut être si beau

S’il est né du chaos ?

 

 

 

bruyère,caroux,dieu,rose

On n’y trouve aucune faute de goût

L’harmonie règne partout

Sauf hélas là où l’humain

A posé la main !

(nous on n’y pose que les pieds !!!)

 

 

bruyère,caroux,dieu,rose

Mais notre virée se termine

Nous retournons dans nos chaumines

L’âme  et le cœur enchantés

De cette incomparable beauté

 

 Après cette balade sur les sommets je vous invite à un intermède tropico-musical en allant écouter ma dernière composition

"Mon verre de Ti Punch est vide..."

sur  mon blog  OLD NUT  

 

 

Photos & texte Ulysse (merci à  Marie pour ses idées sur la robe de bal et les abeilles butineuses)

 

 

 

 

 

08:52 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags : bruyère, caroux, dieu, rose

10/08/2014

Le Caroux vu de l'Espinousse

Vous avez été plusieurs milliers à apprécier le Caroux sous son manteau de Bruyère aussi, pour vous remercier, je vais aujourd'hui vous le faire découvrir à partir des Monts de l'Espinousse où nous allons grimper en direction de la petite chapelle de Saint Martin du Froid qui offre l'un des plus beaux belvédère sur cette montagne chère à mon coeur. La encore devant la beauté des sites le silence s'impose.....(ce qui m'arrange un peu car ma plume est en ce moment assez paresseuse)

 

 

I - La montée à Saint Martin du Froid

IMG_6978.JPG

 

espinousse,caroux,notre dame du froid,bruyère

 

 

espinousse,caroux,notre dame du froid,bruyère

 

espinousse,caroux,notre dame du froid,bruyère

 

 

espinousse,caroux,notre dame du froid,bruyère

espinousse,caroux,notre dame du froid,bruyère

 

espinousse,caroux,notre dame du froid,bruyère

 

espinousse,caroux,notre dame du froid,bruyère

 

II  -  La descente et la vue sur le Caroux

 

espinousse,caroux,notre dame du froid,bruyère

 

espinousse,caroux,notre dame du froid,bruyère

 

espinousse,caroux,notre dame du froid,bruyère

 

espinousse,caroux,notre dame du froid,bruyère

 

 Après cette balade sur les sommets je vous invite à un intermède tropico-musical en allant écouter ma dernière composition

"Mon verre de Ti Punch est vide..."

sur  mon blog  OLD NUT  

 

 

PHOTOS ULYSSE