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16/08/2013

Dure, dure ! la serre de Ramendure !

 

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C’en est fini des plongeons dans les torrents du Haut Languedoc, et ce, à la demande de nos petits enfants qui nous ont demandé d’arrêter de faire le « mariole ». A mon avis, ce qui les préoccupe vraiment dans nos aventures c’est d’avoir à porter les sacs de randonnée lors de notre prochaine sortie familiale, si jamais nous en revenions handicapés! On a donc décidé de se calmer un peu, Gibus et moi, histoire de rassurer nos proches, mais c’est promis on remettra ça l’été prochain. Ca ne veut pas dire que l’on va passer le reste de l’été à regarder les feux de l’amour à la télé, pour sûr que non ! Mais on va se contenter d’arpenter des chemins moins périlleux. Cela dit, vous ne serez pas frustrés, car j’ai en stock le récit de quelques belles sorties inédites de l’hiver et du printemps dernier  et qui ont de quoi vous faire frissonner.

 

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Nous voici donc revenus à un matin de juin dernier où nous sommes partis à l’assaut de la serre de Ramendure qui mène au plateau des Bourdils (1086m). Le terrain est extrêmement accidenté et nous avons beaucoup de mal a repéré la vague sente ponctuée de cairns qui suit plus ou moins la ligne de crête. Fort  heureusement nous croisons un antique berger qui a choisi de passer son immortalité en ces lieux (le paradis est, selon ses dires, un endroit ennuyeux) et qui nous donne quelques précieuses indications pour arriver à bon port.

 

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Nous passons à coté d’un éperon rocheux qui a sur l’ami Gibus le même effet qu’un pot de Nutella sur mes petits enfants. Ces derniers ne peuvent pas s’empêcher d’y tremper le doigt alors que Gibus ne peut s’empêcher d’y poser le pied.

 

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Le voilà donc perché sur ce rocher avec autant d’aisance qu’un mouflon tandis que je subis l’implacable loi de la gravité en maugréant après l’article premier de la constitution française qui affirme que les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Foutaise ! Moi aussi j’ai le droit de grimper sur le sommet du rocher ; pourquoi donc est ce que je n’y arrive pas !

 

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Gibus aperçoit soudain en contrebas de son perchoir un mouflon qui n’a pas décelé sa présence. Mû par l’instinct du reporter et désireux de vous offrir des clichés dignes de « National Géographic », dans un sursaut de volonté, j’arrive à grimper assez haut pour lui tendre l’appareil photo. Et c’est ainsi que du tréfonds de votre fauteuil vous pouvez observer ce magnifique animal.

 

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On vous en met d’ailleurs trois pour le prix d’un, car à peine avons nous repris notre progression vers le plateau que nous débusquons deux jeunes mouflons qui peinent à s’enfuir dans l’épais taillis végétal qui recouvre les lieux.

 

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Puis nous progressons cahin-caha et caha-cahin au fil des éperons rocheux qui ponctuent la ligne de crête.

 

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L’environnement somptueux et l’air chargé de l’odeur miellée des genêts en fleur fait naître en nous une douce ivresse qui nous permet d’avaler les obstacles sans vraiment nous en rendre compte.

 

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Sauf quand une barre rocheuse un peu plus haute que les autres sollicite un maximum de concentration de notre part, sous peine de devenir  le futur « petit dej’ » des vautours qui évoluent parfois dans le secteur.

 

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Ce sont des lieux qu’affectionnent les mouflons car les bipèdes généralement ne s’y aventurent pas et nous en débusquons un certain nombre pour notre plus grand joie. Cette félicité qui nous envahit quand nous observons des animaux sauvages vient sans doute de ce que cela ravive le sentiment « d’unicité » qu’éprouvait l’humanité à l’égard de la nature à l’aube de son histoire. Nous sommes tous membres d’une même famille issue d’ancêtres lointains et nous l’avons malheureusement oublié.

 

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Mais bien qu’ayant une âme d’homme des bois, notre estomac est plutôt du genre rabelaisien et pour nous la pause-pique est donc sacrée. Ayant soigneusement choisi un emplacement propice à faire la sieste (car nous sommes de vieux amants de Morphée) nous commençons, comme il va de soi, par l’apéritif. Et ce n’est pas parce que l’on est à mille mètres d’altitude au milieu de nulle part que nous ne savons pas recevoir. Asseyez vous donc un instant, je vous en prie, et buvons à notre santé ! Tchin !

 

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Etant parvenus sur le plateau des Bourdils nous nous dirigeons vers le Montahut et passons devant le magnifique Roc d’Ourliadès, dent de pierre plantée dans le ciel azur.

 

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Puis nous grimpons sur le Montahut, indifférents aux maléfices que nous jette à chacune de nos visites  la sorcière qui y campe, grâce aux formules magiques qui permettent de les neutraliser et que nous ont enseignées nos petits enfants qui on lu Harry Potter.

 

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Nous revenons par un bon chemin qui dévale le vallon de la Tourre, les quelques obstacles que nous y rencontrons n’ayant rien de commun avec ceux affrontés le matin même.

 

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Dans ce vallon autrefois habité par l’homme, on croise l’une des ces magnifiques bergeries qui émaillent les contreforts du Haut-Languedoc, témoin silencieux du courage et du génie de leurs bâtisseurs.


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Texte & photos Ulysse

08/08/2013

Trois casse-cou au Casselouvre !

 

 

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Nous voilà partis pour une nouvelle descente de torrent avec un compère de plus, Jo, grand amateur, comme nous, de bains montagnards par tous les temps et que notre virée dans le Vialais (voir la note de la semaine passée) a mis en appétit. Comme vous l’allez voir, il ne sera pas déçu !

Nous grimpons tout d’abord au portail de Roquendouire, lieu que mes lecteurs connaissent bien, à partir duquel nous allons dévaler la pente pour rejoindre le cours du Casselouvre. Le ciel est menaçant, mais la météo étant optimiste pour la journée, nous ne nous laissons pas impressionner par cette éphémère manifestation  de mauvaise humeur de Jupiter. Une fois de plus Junon a dû carboniser ses œufs au bacon du petit déjeuner pour se venger de ses infidélités. Cela dit, malgré leurs sautes d’humeur, les dieux gréco-romains me sont plus sympathiques que ces dieux autoritaires, misogynes et rétrogrades qui prétendent nous imposer des règles alimentaires, vestimentaires et se mêlent de notre vie amoureuse.  Qu’ils se contentent de nous parler d’amour et de fraternité et ça ira mieux !

 

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L’ami Gibus étudie la topographie pour déterminer le meilleur cheminement pour atteindre notre objectif et nous dévalons la pente comme de jeunes cabris (l’image est, pour moi, un peu flatteuse, je l’avoue !) impatients d’aller nous rafraîchir dans les eaux claires du Casselouvre. Car malgré la couverture nuageuse il fait une température de 30°, idéale pour ce genre d ‘aventure.

 

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Au début de notre périple nous prenons garde à ne pas nous enfoncer dans l’eau au dessus de la taille car notre pique-nique est dans le sac à dos qui n’est pas imperméable. Certes le rosé, lui, ne risque rien à l’abri de son bouchon, mais nous n’avons pas envie que nos sandwichs servent de nourriture aux truites qui abondent dans le torrent.

 

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Tous les moyens sont bons pour éviter ce genre de mésaventure et je suis reconnaissant à cet arbre de me tendre son tronc secourable pour me tirer d’un mauvais pas.


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Jo, qui est le plus petit de nous trois, préfère mettre son sac à dos sur son épaule, ce qui, toutefois,  ne présente aucune protection contre une éventuelle glissade.

 

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Le lit du torrent par endroits s’élargit, nous permettant de progresser sans avoir à marcher dans l’eau, ce qui nous permet de jeter un œil sur notre spectaculaire environnement. Et vous en avez l’exclusivité car à part les mouflons et les sangliers et quelques casse-cous comme nous,  peu d’êtres vivants doivent s’aventurer par ici.

 

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Nous sommes en des lieux - de plus en plus rares hélas sur notre planète - non affectés par les activités humaines et qui le resteront pour les millénaires à venir sauf si le réchauffement climatique tarit le Casselouvre, ce qui provoquerait la mort de l’abondante végétation à laquelle son eau donne vie.

 

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Des drames s’y déroulent aussi en silence quand des libellules se font prendre dans le piège fatal d’une toile d’araignée. De ces drames là, on n'en parle jamais au J.T alors qu'on nous bassine les oreilles pendant des jours pour la naissance d'un rejeton de britons royaux alors qu'on a zigouyé notre dernier roi. Quel curieux peuple nous sommes, nous les gaulois !

 

 

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Pour ce qui nous concerne nous avons d’autres pièges à éviter, en particulier les toboggans rocheux difficiles à aborder debout en raison de nos semelles glissantes. Jo et moi avons plutôt une technique basique pour les franchir….

 

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Alors que l’ami Gibus les évite  en empruntant la voie des airs. A chacun son style ! Je pense avec un brin de jalousie que mes lectrices ont leur préférence, mais je m’en tirerai en disant qu’il faut bien que quelqu’un prenne les photos !

 

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En tous les cas, il  y prend bien du plaisir et je tenais à vous le faire partager, car ici, vous le savez, on est entre amis et on est heureux de vous offrir de l’émotion par procuration.

 

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D’autres dangers nous guettent venant du ciel, comme la chute d’un rocher ou d’un arbre, mais bon il faudrait vraiment être malchanceux pour passer à ce moment là. Mais chanceux nous sommes vu le nombre d'épreuves que nous avons traversées jusqu'ici sans gros dommage !

 

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Nous arrivons à un endroit où le lit du torrent devient tellement étroit que nous sommes obligés de passer à la nage mettant en péril notre pique-nique. Nous le mettons à l’abri dans un sac plastique en espérant que ce sera plus efficace que d’adresser une prière à Saint jacques, patron des randonneurs. D’autant que vu son âge canonique, il doit être sourd comme un pot.

 

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Nous parvenons au bout de la vasque pour découvrir que l’eau se précipite, un peu plus loin, une dizaine de mètres en contrebas, sans moyen de descendre avec la corde car rien ne permet de l’accrocher. Nous devons donc grimper sur la berge très pentue à cet endroit en espérant trouver une configuration de terrain qui nous permette de rejoindre le torrent en aval.

 

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La découverte d’un humérus de randonneur, qui a probablement dû faire une chute en ces lieux, nous donne une poussée d’adrénaline.

 

 

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Mais nous rejoignons sans encombre le lit du torrent au niveau d’une magnifique vasque qu’il a creusée dans la roche.

 

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Nous profitons d’un replat pour y faire la pause pique-nique, nos sandwiches ayant été fort heureusement épargnés malgré leur immersion dans l’eau.

 

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Revigoré et plein d’énergie Gibus nous fait une nouvelle démonstration de sa technique de franchissement d’obstacle en trois temps, trois mouvements. Et de un ….

 

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Et de deux ….

 

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Et de trois !

 

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Avec Jo nous n’avons pas d’autre choix que de le suivre mais avec moins de dynamisme. Nous entrons dans l’eau à la façon « Bidochon » c’est à dire en y mettant d’abord les pieds, puis les jambes, puis  le reste …(alouette, alouette !)

 

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Mais il y a des moments où malgré toute son agilité l’ami Gibus, trahit par une roche glissante, doit se raccrocher aux branches…..Il y a eu plus de peur que de mal fort heureusement !

 

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Et notre descente se poursuit ensuite sans encombre, avec le sentiment que nous sommes au paradis. Seul manque à notre bonheur la présence de naïades, mais s’il y en avait, nous ne serions pas sûrs de revenir et alors adieu Eldorad’OC!

 

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Comme je subodore que mes lectrices ont frissonné à la vue des sauts de l’ami Gibus, je vous en offre un dernier, le plus beau sans doute. J’espère que vous serez aussi sensibles au talent du photographe. Non mais ! Allez on compte ensemble : et de un….

 

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Et de deux…..

 

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Et de trois ! Ouf, il est passé pas loin du rocher mais c’était voulu pour pimenter la scène.  C’est le prix à payer pour attirer l’attention aujourd’hui : toujours plus  fort !


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Nous admirons au passage le fantastique et magnifique travail d’érosion de l’eau qui a crée en ces lieux une sculpture qu’aurait admirée Michel Ange. Mais n’est ce pas en observant la nature et en voulant la recréer pour se l’approprier et devenir ainsi l’égal des dieux que les hommes ont inventé les arts.

 

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Nous descendons un dernier goulet sous l’œil étonné d’une fleur qui s’est installée dans un endroit improbable et qui n’a sans doute jamais vu passer de tels êtres aquatiques.

 

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Nous arrivons au terme de notre périple, un brin fourbus mais heureux comme des gosses qui ont fait l’école buissonnière et ont vu des choses que peu d’hommes ont vu, ces beautés méconnues de l'Hérault que nous sommes heureux de vous faire découvrir.


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Une fois n’est pas coutume, mais le bonheur étant communicatif, je vous mets un gros  plan de nos visages qui rayonnent de celui que nous a procuré cette épopée. Voici tout d'abord celui de l'ami Gibus, sans l'expertise duquel ces aventures ne seraient pas possible. Merci l'ami !

 

casselouvre,jupiter,junon,libelluleVoici Jo, grand avaleur de cols, mais qui a, pour une fois, délaissé sa "petite reine" pour nous accompagner.  Merci aussi l'ami !


 

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Et puis, me voici, votre humble serviteur, tricoteur de mots, fauteur d'images et qui vous remercie, fidèles lecteurs et fidèles lectrices, pour votre fidélité à nous suivre. Mais aussi bienvenue aux nouveaux qui découvrent ce lieu d'aventures, de partage et de fraternité.

A la prochaine !

 

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Texte & photos Ulysse

 

01/08/2013

Rando au frais dans le Vialay

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En ce matin de fin juillet qui, malgré les orages de la nuit, affiche une température quasi tropicale, nous avons décidé de remonter les Gorges du Vialay jusqu’au lac Blond que nous avions découvert l’automne dernier. Gibus, en montagnard avisé et prudent, emmène l’attirail adéquat sans lequel Eldorad’Oc risquerait de connaître une fin prématurée. Vous  verrez au cours de ce récit que cet équipement était loin d’être superflu.  Mais laissons venir chaque chose en son temps et, comme le dit un proverbe Bellopratain, les fleurs d’abricot donneront de la confiture .

 

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Après avoir pris le chemin des « poètes disparus » (mes fidèles lecteurs savent de quoi je parle) nous arrivons au point de vue d’où nous découvrons les magnifiques gorges creusées dans le massif du Caroux par le modeste (sauf en cas d’orage) torrent du Vialay.

 

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La part contemplative de notre âme ayant eu son dû, nous descendons vers le torrent pour offrir au vieux gamins que nous sommes restés une journée que l’on espère mémorable. Je vais vous confier un secret : pour ne pas vieillir, n’écoutez ni les cliquetis de vos articulations ni surtout les conseils de votre médecin, vivez à « donf » ! La dépense physique est le meilleur baume pour le mental et les cartilages ! Bon cela dit ne prenez pas de risques inutiles et je vous conseille de suivre à la lettre les conseils que Gibus est en train de donner si vous voulez revenir intact de notre périple .

Premier conseil : on garde ses chaussures car les cailloux du torrent peuvent vous blesser les pieds. Deuxième conseil : une fois que vos godasses sont mouillées méfiez vous, car ça glisse ! Troisième conseil qui découle du deuxième : mieux vaut  laisser son smartphone à 500 euros  à la maison ! Pour ce qui est de mon appareil photo, il est anti-choc et « waterproof », ce que j’ai pu vérifier !!

 

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Et un dernier conseil assurez bien vos prises à chaque pas car on a vite fait de se retrouver le postérieur dans l’eau. En soi, ce genre d’incident n’est pas dramatique, mais il y a par contre dans l’eau des rochers plus dur que notre postérieur, même pour des vieux pachydermes comme nous !

 

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Il y a heureusement des endroits plus aisés  à franchir  que d’autres, ce qui permet de jouir du paysage avec, citron vert dans le ti-punch (version antillaise de l’expression « cerise sur le gâteau »), le sentiment jouissif de savoir qu’assez peu de bipèdes ont eu le loisir d’admirer ces lieux qui ne sont fréquentés que par les experts en « canyoning ».

 

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L’intérêt premier de cette balade est que, malgré le soleil estival,  on ne souffre pas de la chaleur, car à peine avons vous quelques gouttes de sueur qui perlent sur votre front que nous voilà obligés de plonger la moitié de notre corps dans l’eau du torrent, dont la température n’a rien à voir avec celle de la mer des Antilles, en dépit du citron vert dont je viens de parler. Ce qui fait que notre température corporelle revient très vite à la normale.

 

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Pour une fois que j’arrive à grimper sur les rochers sans ressembler à une grosse marmotte je vous montre la photo, car je finis par être jaloux de mon copain Gibus dont de nombreuses lectrices célèbrent l’agilité et la belle musculature.

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Quand on fait ce genre de périple on est ébahi par la force de l’eau qui, lorsqu’elle dévale en furie dans ces gorges étroites à l’occasion d’épisodes orageux, roule des rochers de plusieurs tonnes comme si c’était des grains de sable.

 

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Par endroits les vasques sont  si profondes que l’eau menace de mouiller le sac et le pique-nique qui se trouve dedans. Or pour nous, comme vous le savez, le pique-nique en rando c’est sacré, surtout l’élément liquide blanc, rosé ou rouge qui l’accompagne et qui est fort heureusement dans son flacon à l’abri de cette substance ludique mais insipide dont nous ne faisons qu’un usage externe.

 

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Au détour d’un coude du torrent nous  arrivons  soudain devant une cascade tombant dans une superbe vasque entourée de parois rocheuses. Ce site est sans conteste aussi beau que celui du lac Blond, le seul « hic » est que dans le sens où nous sommes il est infranchissable. Les « canyonneurs » qui fréquentent les lieux font la virée dans l’autre sens et descendent les chutes en rappel où en se jetant du haut. Mais, pour ce qui nous concerne, nous sommes, c’est le cas de le dire, « le bec dans l’eau » .

 

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Mais avant de chercher une issue pour nous sortir de cette impasse, nous décidons de mettre plus que notre bec dans l’eau et d’aller se faire masser sous la chute. Je peux vous dire que cela vaut toutes les séances de thermalisme du monde et c’est gratuit !

 

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Finalement nous décidons de monter dans la pente ultra raide - mais praticable grâce à quelques arbres qui nous tendent leurs branches secourables - qui borde la rive nord du torrent.

 

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Et après quelques frayeurs (pour ce qui me concerne) nous arrivons au dessus de la chute, magnifique flux d’énergie qui, à la suite d’une évolution en cours depuis la nuit des temps,  est à l’origine de celle qui coule dans nos veines de papis !

 

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Notre joie d’avoir franchi  cet obstacle est de courte durée, car de nouvelles vasques nous attendent, encore plus profondes que les précédentes qui nous obligent à porter les sacs sur nos têtes. A vrai dire nous jubilons intérieurement de retrouver le parfum d’aventure qu’avaient nos randos d’adolescent.

 

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Mais un nouveau et gros « hic » se présente à nous sous la forme d’une nouvelle chute tombant dans une vasque entourée de falaises. Gibus explore sans succès les bords pour vérifier si on peut y prendre appui afin de ne pas mouiller nos sacs. Il n’y a pas d’autre échappatoire que de grimper dans la falaise de la rive sud qui présente par chance quelques anfractuosités.

 

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L’ami Gibus qui possède une agilité de chat et ne craint pas le vide ouvre la voie et va accrocher la corde à un arbre à une dizaine de mètres au dessus afin que je puisse le rejoindre.

 

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Et nous grimpons, nous grimpons inlassablement, cherchant un passage permettant de rejoindre le bord du Vialay. Mais nenni, les seuls passages que l’on trouve nous mènent toujours plus haut. Ce qui fait que l’on aboutit sur une plateforme rocheuse d’où l’on domine le cours du torrent et où il n’y a,  à priori, pas d’autre issue que de héler un vautour ou notre ange gardien. La première solution apparaît au demeurant plus réalisable que la seconde car cela doit faire bien longtemps que nos ange-gardiens nous ont abandonnés à notre triste sort d’invétérés mécréants.

 

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Mais nous ne nous laissons jamais abattre et Gibus qui est, vous l’avez compris, le plus audacieux et le plus agile de nous deux, grimpe sur le promontoire qui domine la plateforme afin de voir si un passage est possible aux alentours. Il finit par découvrir une brèche dans les rochers qui mène vers une pente abrupte mais arborée dont on espère qu’elle nous permettra de sortir de cette nasse. Et « «bingo » au bout de quelques centaines de mètres d’un parcours en montagnes russes on finit par rejoindre la piste qui mène vers le pont du Vialay, là où le torrent, constitué de plusieurs affluents prend son nom. Pour cette fois, nous renonçons à rejoindre le lac Blanc qui était notre but initial, mais nous reviendrons !

 

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En trois quarts d’heure nous arrivons au pont pour la pause pique-nique et le traditionnel bain préalable (jamais d’eau après le rosé !), pas du tout lassés d’avoir mijoté dans ce rafraîchissant liquide toute la matinée. A vrai dire nous sommes insatiables car nous savons, pauvres mortels, que les heures de paradis qui nous restent à vivre nous sont comptées ! Ca sera toujours ça de pris vu que nous sommes plutôt dubitatifs sur le paradis post mortem.

 

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Nos agapes terminées, nous reprenons le chemin du retour avec l’idée de rejoindre le Vialay là où nous avons commencé notre périple le matin même, car nous avons repéré une superbe vasque en aval qui nous paraît mériter un détour.

 

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En descendant vers notre point de départ du matin, nous croisons un jeune mouflon de l’année qui apparemment n’a encore jamais vu d’homme et ne sait pas que notre espèce est la plus dangereuse qui soit. Il nous regarde, l’air ahuri, sans doute étonné de nous voir marcher sur deux jambes. Il finit par nous fausser compagnie, sans doute guidé par son instinct animal qui lui recommande de s’éloigner de tout inconnu.

 

 

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Nous arrivons au dessus de la vasque qui avait fait rêver Gibus le matin même et qu’il se prépare à descendre en rappel pour aller prendre un dernier bain. Pour ma part je préfère contourner l’obstacle par l’aval sous le prétexte de prendre des photos de la descente en rappel, mais secrètement bienheureux de me défiler !!

 

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Car pour pratiquer ce genre d’exercice il faut une souplesse et une agilité que ma carcasse bientôt septuagénaire ne possède plus.

 

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Gibus, qui n’est pas non plus né de la dernière pluie, se révèle par contre à son aise dans ce genre d’exercice et pourrait postuler pour doubler les scènes d’action si jamais on faisait un remake de « Tarzan ». Je suis sûr que dans ce cas plusieurs de mes lectrices postuleraient pour la doublure de Jane.

Admirez le style ! Bon, même si la corde craque l’ami Gibus ne risque pas grand chose,  mais la beauté du geste mérite qu’on enlève son chapeau !

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Le bonheur que l’on prend à faire ce type de sorties resplendit sur le visage de mon ami. Comme je vous le disais tout à l’heure ces sorties sont un élixir de vie et c’est ce qui nous permet de garder notre jeunesse d’esprit, garante de celle du corps !

 

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Allez,  il est temps de se rhabiller et de rentrer au petit trot car le périple nous a pris plus de temps que prévu. Et nos chères épouses vont commencer à s’inquiéter, du moins on l’espère ! On ne sait jamais, elles en ont peut être assez d’avoir deux vieux gamins à la maison !

 

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Texte & Photos Ulysse

 

25/07/2013

En avant marche, pour les « Mille marches » !

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Et oui, nous revoilà, la bande des quatre, Carla, Emilie, Tom et Romain, en route pour une nouvelle aventure qui va nous mener à l’assaut du sentier des « Mille  marches » qui permet d’accéder au site paradisiaque du lac de Vézole. La randonnée dans les Canalettes de la semaine passée n’était, d’après nos guides Gibus et Ulysse, qu’un hors d’œuvre à coté de ce qui nous attend aujourd’hui, car ce sentier est l’un des plus abrupts du Haut-Languedoc. Mais vu le courage et la ténacité que nous avons manifestés dans les Canalettes, nos grands ascendants nous ont jugé dignes d’affronter ce sentier « mythique » ! Pour y accéder il faut d’abord emprunter le chemin des Gardes qui chemine tranquillement en sous-bois et ne laisse vraiment pas augurer de ce qui nous attend un peu plus loin, comme vous allez le voir !  Une dernière précision avant de nous mettre en route, Romain n’ayant pas retrouvé son « Bob » a hérité d’un vieux chapeau de sa maman qu’il porte avec une certaine élégance. C’est le charme des garçons d’aujourd’hui qui n’ont pas honte d’afficher leur part de féminité.

 

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Nous débouchons bientôt sur le sentier des « milles marches » et vous allez nous dire :« mais elles sont où vos marches ? » Patience, patience, nous allons y arriver, mais vous feriez mieux de casser une petite graine en attendant car vous allez avoir du mal à nous suivre.

 

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Nous voilà dans le vif du sujet au pied du premier escalier et vous pouvez mettre votre compteur en route si vous doutez qu’il y a mille marches, car nous pouvons vous assurer qu’elles y sont ! Nos petites gambettes (celles de romain et Tom en particulier) s’en souviendront longtemps encore !

 

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Et quand les escaliers s’arrêtent, il y des torrents à traverser ! Une vraie rando de « oufs » !  C’est à se demander si nos aïeux n’ont pas envie de se débarrasser de nous. C’est vrai qu’on a de l’appétit et que chaque année on coûte un peu plus cher à nourrir mais quand même !

 

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Il faut reconnaître que, nous les filles on s’en sort avec une certaine élégance. Si les garçons d’aujourd’hui se féminisent, les filles, elles, deviennent aussi fortiches que les garçons. On peut se demander si dans cinquante ans ce ne seront pas les garçons qui feront les bébés ! Ca serait sympa !

  

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Nous vous donnons un aperçu de la gorge dans laquelle on progresse afin que vous ayez une idée des chaos rocheux à travers lesquels nous allons devoir nous faufiler.


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Il y a des passages manifestement au dessus des capacités de Romain et Tom et dans ces cas là il n’y a aucune honte à se faire aider. C’est en sachant reconnaître ses limites que l’on évite les problèmes.

 

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Nous entendons soudain un grondement et découvrons une chute que, fort heureusement, nous n’avons pas à traverser. Romain et Tom progressent d’un pas hésitant sur le sentier escarpé n’ayant pas envie d’aller vérifier la température de l’eau.

 

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Mais il faut malgré tout traverser le torrent au dessus de la chute et là nous sommes obligés de faire une chaîne humaine, magnifique exemple de solidarité entre trois générations unies par le goût de l’effort, l’amour de la nature et, pour les deux premières, un penchant pour le rosé bien frais à l’heure du pique-nique !

 

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Emilie, qui tout à l’heure faisait sa « fièrote », sollicite de l’aide, ce dont, au demeurant, elle ne doit pas rougir car le passage est des plus délicats.

 

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Seule Carla, habituée aux torrents des Alpes autrement plus puissants, franchit l’obstacle sans assistance et sans froncer le moindre sourcil (enfin, on n’ a pas vraiment vérifié !)

 

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Nous passons devant une nouvelle cascade où Gibus et Ulysse, quand ils grimpent seuls, ne manquent pas de piquer une tête (même quand elle est glacée !!!) Mais vu le rythme du groupe et le chemin qui reste à parcourir ils renoncent pour cette fois à la baignade.

 

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Par endroits, le chemin se fait moins pentu et ménage nos gambettes, ce que chacun apprécie, même nos grands ascendants qui portent des sacs bien plus lourds qu’à l’accoutumée. C’est que nous buvons autant d’eau qu’ils boivent de « rosé » ce qui fait un sacré volume de liquide !!!

 

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Par moments, le chemin se rapproche de nouveau du torrent nous permettant de découvrir le magnifique spectacle de myriades de petites cascades à travers les frondaisons.

 

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Nous affrontons quelques derniers chaos rocheux, avec toujours en point de mire le majestueux torrent qui « s’éclate » en dévalant sur les rochers.

 

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Mais nous apercevons  bientôt, au dessus de ses eaux écumeuses, les rochers du plateau sommital et nous commençons à nous réjouir des agapes  qui nous attendent là haut, juste récompense des incommensurables efforts que nous avons fournis. Nous avons bien dit « incommensurables »  et le mot n’est pas trop fort vu la grandeur de nos abattis !

 

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Il nous reste un dernier obstacle à franchir, mais pour une fois la petite taille de Romain et de Tom se révèle être un avantage. Ce n’est qu’une maigre consolation dans ce monde profondément injuste où les enfants doivent toujours obéir à leurs parents. Et ce n’est pas près de changer vu que seuls les adultes ont le droit de vote!

 

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Mais bon, trêve de polémique car nous voici enfin arrivés au paradis ! Après une longue baignade dans le lac, je vous laisse imaginer le bonheur que nous avons pris à dévorer notre pique-nique et pour certains à se lover ensuite dans les bras de Morphée avec musique nasale stéréophonique.

 

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Mais malgré l’aspect idyllique des lieux, nous devons prendre le chemin du retour, Romain exprimant bruyamment des doutes sur la capacité de ses gambettes à affronter le chemin pris à l’aller.

 

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Mais fort heureusement, Gibus et Ulysse, admiratifs du courage et de la volonté que nous avons manifestés à la montée  et soucieux de nous ménager nous dégottent un chemin ombragé qui nous ramène en pente douce au point de départ. Comme si on n’avait pas pu le prendre à l’aller ! Bon, nous plaisantons bien sûr, car nous sommes conscients de la chance que nous avons d’avoir des papis et mamies crapahuteurs qui nous font découvrir les beautés de notre planète. Ca nous donne envie de la protéger !

Si vous appréciez Eldorad'Oc & Piquesel je vous invite à découvrir mon nouveau blog consacré à la photographie grand format 

 

 FOTORAMA

 

Texte Carla, Emilie, Tom et Romain Photos Ulysse, Gibus et Sébastien.