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18/07/2013

Acrobaties et chasse aux lunettes dans les Canalettes

 

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C’est encore nous, Emilie et Romain, mais cette fois on a retrouvé nos copains, Carla et Tom et leurs « grands-géniteurs », Gibus et Marie, pour aller explorer les Canalettes, où papi et son inséparable compagnon vous ont déjà emmenés cet hiver. Ils nous ont dit que c’était un endroit qui plairait à Indiana Jones et vous comprendrez que l’on est impatient, mais aussi un peu anxieux de partir à sa découverte. Car les fans d’Indiana Jones savent que les endroits qu’il affectionne ne sont pas du genre « maison de retraite ». Papi et Gibus non plus d’ailleurs , enfin pas encore.

 

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Et au premier abord, le site ne nous déçoit pas, car les canalettes sont d’étroits canyons qui s’enfoncent dans la terre, recouverts d’une végétation quasi tropicale, où l’on craint de voir des migales ou des anacondas vous tomber dessus. Mais apparemment, malgré le réchauffement climatique en cours, ce genre de bestioles n’est pas encore arrivé jusque là !

 

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Nous partons à la découverte d’une première canalette pas vraiment sereins bien que l’ami Gibus marche d’un pas assuré. Nous lui collons aux basques car nous n’aimerions pas nous retrouver seuls en un endroit pareil !

 

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Ceux qui ont des préjugés à l’égard de nous les filles et qui s’imaginent que l’on grimpe sur les chaises quand on voit une souris  ou que l’on a peur du noir, peuvent en prendre de la graine, car c’est sans sourciller que Carla et moi Emilie, nous enfonçons dans des failles où l’on ne voit pas à plus d’un mètre sans savoir où elles mènent. Bon il est vrai que les garçons sont devant , mais quand même !

 

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A un moment nous sursautons car nous entendons un grondement terrible ! le plafond de la faille est en train de s’effondrer et nous ne sommes pas trop de quatre pour le retenir. Bon, nous prévenons les ligues de protection de l’enfance que c’est une blague et qu’ils ne viennent pas embêter nos géniteurs pour maltraitance ! On ne sait jamais !

 

 

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C’est un endroit où être de petite taille est parfois un avantage….

 

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Mais ce n’est pas toujours le cas, car d’avoir de grandes jambes et de grands bras est, à d’autres endroits, très appréciable.

  

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Mais avoir de grandes jambes et de grands bras ne suffit pas toujours car il y a des situations où il faut savoir s’en servir et, au cas présent, il faut avouer que seul l’ami Gibus est capable d’emprunter ce passage.

 

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Les autres doivent utiliser une méthode moins honorable qui est de passer sous l'obstacle en rampant dans  un trou à rat. Heureusement que l’on nous accorde les circonstances atténuantes pour ce qui est des salissures faites à nos vêtements.

 

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Nous avons accompli tous ces efforts pour tomber sur une impasse, mais peu importe  car la visite était « super fun » comme disent les coca-coliens.

 

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Pas du tout découragés, bien au contraire, nous décidons d’aller explorer une autre canalette jugée encore plus sportive par Gibus et papi, et ça doit donc être quelque chose ! Déjà pour y accéder, il faut y descendre à l’aide d’une corde que Gibus a pris la précaution d’emmener.

 

 

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Nous vous faisons grâce des escalades et « rampages » auxquels on doit procéder pour parvenir au bout de la canalette pour se concentrer sur le morceau de bravoure qui est de passer  le long de l’une des faces internes de la canalette en surplomb d’un gouffre. Heureusement Gibus est un expert en la matière qui nous harnache et nous assiste  pour passer l’obstacle. Le premier à se lancer est Tom qui a des gènes de haut-savoyard.

 

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Puis vient le tour de Romain qui se débrouille pas mal pour un petit parisien

 

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Puis celui d’Emilie qui fait preuve de beaucoup de bravoure dans cette aventure. Chapeau ma soeurette !


 

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Carla ferme la marche sans avoir besoin d’assistance, étant déjà une grimpeuse émérite !

 

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Après ces émotions c’est d’une faim de loup que nos dévorons le pique-nique. Carla me fait des compliments sur la façon dont moi le petit parisien j’ai fait face aux épreuves et j’avoue que malgré mon jeune âge je ne suis pas insensible aux compliments de cette jolie jeune fille !

 

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Nos "grands ascendants" ont besoin d’une sieste pour récupérer, mais on ne va pas se moquer d’eux car sans eux on ne visiterait pas des endroits aussi idylliques !

 

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L’après midi nous parcourons la zone aux alentours pour, soi-disant, récupérer les lunettes de soleil que papi aurait perdues lors de sa dernière visite. Gibus monte sur un promontoire pour voir s’il les aperçoit, mais sans succès .

 

 

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Nous finissons par les trouver, mais il ne s’agit en fait que d’une mauvaise blague de papi (une de plus !) car les lunettes en question sont un rocher percé de deux trous par l’érosion.  Bon, on ne lui en veut pas car ça été une journée « super fun » comme disent les coca-coliens !

 

A la prochaine….


Si vous appréciez mes photos je vous invite à découvrir mon nouveau blog consacré à la photographie grand format 

 

 FOTORAMA

 

Texte Emilie, Romain, Carla et Tom & photos Ulysse, Gibus et Sébastien 

 

 

 

11/07/2013

Deux petits loups sur le Caroux

 

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Coucou, nous revoilou, Emilie et Romain, les petits loups du Nord  venus traquer le mouflon dans le massif du Caroux sur les pas d’Ulysse qui  se trouve être notre grand père. Certains vont nous dire qu’on a bien de la chance. Certes,  mais suivre papi Ulysse nous oblige à sacrifier quelques grasse-matinées et à grimper des montagnes à pied ! Oui nous avons  bien dit  « à pied » alors que l’humanité a inventé la voiture, l’avion, l’hélicoptère et que l’on peut, en allumant sa « tablette », visiter l’Himalaya allongé sous un parasol en sirotant un Orangina. Faut dire que notre papi est plutôt vieux jeu, mais on va vous avouer une chose, finalement, même si parfois on râle un peu quand ça grimpe un peu fort,  ç’est vraiment super quand on est au sommet de découvrir de somptueux panoramas  en vraie « 3D » avec de vraies odeurs de genêt ou de bruyère et de vraies abeilles et papillons qui les butinent. Aujourd’hui, nous partons du village de Douch où la municipalité a eu l’excellente idée de restaurer le vieux four à pain qui est dorénavant accessible à tous.  Avis aux apprentis boulangers qui voudraient se faire la main, nous sommes amateurs de croissants et de pains au chocolat !

 

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Le démarrage n’est pas trop rude, notre papi ayant choisi d’emprunter le chemin ombragé qui mène en pente douce sur le plateau du Caroux . Vu notre jeune âge nous sommes dispensés de porter un sac à dos et c’est donc d’un pas et d’un cœur légers que nous prenons la tête du groupe, conscients que ce privilège, hélas, ne durera pas. Cela dit notre papi ne semble pas trop marri de porter un sac à dos qui ferait ployer une mule sachant qu’il contient quelques flacons dont le contenu est réservé aux adultes. Eux aussi ont leurs privilèges !

 

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Romain, mon frérot se paie le luxe de pousser un sprint en arrivant en haut du plateau. Je fais semblant d’être impressionnée car je sais que c’est dans les gènes des garçons de vouloir épater les filles. Les pauvres, s’ils savaient ce que nous les filles on en pense vraiment, il ne se donnerait pas autant de mal !

 

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Comme on a pris un peu d’avance, on se cache dans les fougères afin de faire croire à nos géniteurs que nous nous sommes perdus. Et là quelle déception, car nos dits géniteurs ne s’inquiètent pas du tout de savoir où nous sommes passés ! C’est vrai qu’on ne leur rend pas la vie facile et que nous ne sommes pas des modèles d’obéissance, mais quand même ! Bon, on espère qu’ils l’ont fait exprès et qu’ils nous  aiment malgré tout !

 

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Cela dit s’il y avait des arbres à saucisses et à bonbons sur le Caroux  ça ne nous déplairait d’y vivre quelques jours dans une petite cabane à condition que la porte ferme bien car j’avoue que la nuit j’aurais la pétoche même si je sais qu’il n’ y a pas de bête dangereuse sur le Caroux.  Cela dit mon papi m’affirme avoir vu un loup aux Bourdils, ce que je ne crois qu’à moitié et qui, de toute façon, ne m’impressionne guère, vu que nous sommes aussi des petits loups !

 

 

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Nous assistons ce jour là à un spectacle rarissime car les bruyères commencent à fleurir alors que les genêts sont encore en fleur du fait de l’arrivée tardive de l’été, ce que mon papi, qui n’est pourtant pas de la dernière pluie, n’avait encore jamais vu ! Nous ne regrettons pas les efforts accomplis pour arriver jusque là .

 

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Nous traversons le Rieutord, modeste torrent, dont nous apprécions l’eau limpide et fraîche sur nos visages en sueur. Car nous avons beau être à 1000 mètres d’altitude la température est largement supérieure à celle que nous avions subie jusqu’ici à Paris. N’oublions pas que Paris a une rue de la Glacière et une  station de métro du même nom, ce qui en dit long sur le climat qui y règne !!!


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Ayant franchi le Rieutord, il nous reste un court raidillon à gravir et nous voilà sur le plateau du refuge de Fontsalès, résidence secondaire de mon papi et de son copain Gibus. Le panorama que l’on y découvre est grandiose et j’avoue que les sensations que peuvent procurer les « play station » et « autres  nitendo » sont du « pipeau » à cote d’un tel spectacle. C’est, comme le dit mon papi,  dans ces moments là que l’on comprend que le monde virtuel, dans lequel les marchands d’illusion veulent nous faire vivre, est au monde réel ce que le rhum cubain est au rhum Guadeloupéen, un triste ersatz frelaté et insipide.

 

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La nature, en ces lieux tourmentés par les intempéries, nous  offre des spectacles improbables comme ces rochers dont l’équilibre tient du miracle.

 

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Ceci dit, appartenant pleinement à l’espèce « sapiens-sapiens », nous ne sommes pas que de purs esprits et bien que sensibles aux beautés du monde nous sommes également soumis au dictat de nos estomacs. Nous nous installons donc à la table située près du refuge de Fontsalès pour prendre un « pantagruellique » pique-nique  dont mon petit frérot n’est pas le dernier à profiter.

 

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Juste derrière nous un squale affamé, survivant de la mer qui occupait les lieux il y a 200 millions d’années et donc heureusement paralysé par l’arthrose,  nous surveille du coin de l’œil au cas où le vent emporterait quelques miettes dont il pourrait se sustenter.

 

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Plus menaçant est l’aigle posé non loin de là, mais nous n’avons, de fait, rien à craindre de lui car il est trop occupé à couver sa nichée qui tarde à éclore.

 

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Ayant repris des forces nous allons contempler, à la table d’orientation du Caroux, la somptueuse beauté de Gaïa notre planète qui s’offre à nous avec pour seules limites la mer au loin et les nuages au ciel. Quand vous êtes venus  une fois en ce lieu dans votre vie, vous  revenez année après année y faire un pèlerinage, car c’est là que vous comprenez combien notre planète est belle et précieuse et combien il faut en prendre soin si l’on veut que les générations futures puissent en jouir comme nous le faisons. Vous allez dire que je suis précoce et que je pense déjà à ma descendance, mais il n’y a pas une minute à perdre quand on voit la coupable négligence avec laquelle les générations passées ont traité la Terre.

 

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Oui il faut prendre soin de notre vieille planète dont le corps tourmenté et ridé témoigne avec noblesse de ses quelques milliards d’années. Nous ne sommes que des fleurs éphémères nées de son argile et destinées à y retourner. Ce n’est qu’une formule poétique car pour être franche, j’ai quand même du mal à voir mon papi comme une fleur, il est plutôt du genre vieux bonze.

 

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Cela dit, avant de retourner à l’argile originelle, on entend en profiter et c’est avec une joie non dissimulée que l’on court sur la vieille couenne de Gaïa, elle même ne semblant pas en prendre ombrage.

 

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D’avoir couru, nous a donné chaud et on aimerait bien croiser de nouveau le cours du Rieutord, mais hélas la seule eau disponible est celle de la tourbière qui occupe le plateau du Caroux, que l’on traverse sur des pilotis et où prolifère les plantes carnivores. Aussi pas question d’y mettre un petit doigt, on ne sait jamais !

 

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Nous voilà enfin arrivés au terme de notre balade et mon frérot n’est pas mécontent, comme moi d’ailleurs. Parce que même si nous y avons pris grand plaisir, ça sera un vrai soulagement de quitter nos godillots et de savoir que dans une petite heure nous pourrons piquer un tête dans la piscine de papi et mamie. Les vacances c’est aussi fait pour se reposer !

 

Texte Ulysse et Emilie & Photos Ulysse /Sébastien

 

 

09:30 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (32) | Tags : caroux, loup, bourdils, gaïa

04/07/2013

Retour en hiver à Colombières

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L’été a enfin daigné s’installer sur la majeure partie de notre hexagone, ce qui, pour les travailleurs, n’est finalement pas une bonne nouvelle, car cela leur fait plus cruellement ressentir leur manque de liberté. Aussi pour apaiser leur frustration, je leur dédie cette note hivernale qu’ils pourront ainsi lire en se disant qu’ils ont de la chance d’aller travailler pendant que des zigotos vont se geler en montagne sans y être obligés.

Nous partons du village de Colombières-le-Haut dont le clocher arbore une horloge qui semble uniquement là pour nous rappeler que le temps passe vite et que nous ne serons plus que des ombres alors que ses aiguilles continueront de tourner.  Carpe diem ! Ne passez donc pas un seul jour sans faire quelque chose que vous aimez !

 

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Ce que Gibus et moi aimons par dessus tout est d’emprunter les chemins les plus pentus du Caroux pour sentir nos cœurs battre le plus fort possible, ce qui amplifie notre sentiment d’exister.  Les mauvais esprits, qui par erreur liraient ce blog (les lecteurs fidèles étant forcément des gens bien intentionnés)  pourraient croire que l’ami Gibus porte sur son dos un carton de flacons « bacchusiens »  pour notre pique-nique. Mais il n’y a dans ce carton qu’un fagot de petit bois sec pour faciliter l’allumage du feu. Je vous l’affirme droit dans les yeux, bien que la formule soit aujourd’hui bien dépréciée !

 

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Il faut dire qu’en hiver le climat qui règne au sommet du Caroux n’a rien de méditerranéen, même si la grande bleue n’est qu’à 50 kilomètres à vol d’oiseau. Neige, blizzard et brouillard y sont fréquents et il est difficile d’y survivre une journée sans faire une bonne flambée dans le refuge de Fontsalès où nous vous avons maintes fois emmenés.

 

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Les nombreux torrents qui prennent leur source dans ce massif et contribuent à son érosion – et oui, l’heure tourne même pour les montagnes – sont alors abondants, ce qui les rend parfois difficiles à franchir, comme nous l’allons voir tout à l’heure.

 

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Après avoir essuyé une belle averse, nous faisons halte dans le refuge de Fontsalès, qui est pour les randonneurs mécréants ce que le paradis est pour les croyants, à la petite différence près que personne n’a encore jamais montré de photo du paradis.

 

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Et histoire de vous prouver que le paradis est plutôt sur terre que dans les nues, voici la photo du menu servi à Fontsalès ce jour là et que Georges de la Tour peintre du XVIème siècle, célèbre pour son art de restituer les ambiances éclairées par une bougie, aurait été, j’en suis sûr, heureux d’immortaliser.

 

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Revigorés, nous prenons le chemin du retour qui plonge – le mot n’est pas trop fort - vers la vallée où un  soleil timide daigne enfin se montrer.

 caroux,paradis,georges de la tour,caladeComme souvent en hiver, où les bipèdes se font rares dans le massif, nous apercevons sur un éperon rocheux quatre magnifiques mouflons qui font sans doute sécher leur pelage au soleil enfin revenu.

 

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Ils ont, pour une fois, l’extrême amabilité de se laisser observer, mais probablement savent-ils qu’ils n’ont rien à craindre de nous car les Nemrods ventripotents n’empruntent jamais des chemins aussi escarpés. Ils se postent généralement là où leurs 4X4 ne peuvent plus passer.

 

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Nous poursuivons notre descente sous l’œil bienveillant du roi des lutins du Caroux, perché sur son promontoire d’où il contemple  la beauté ineffable de son royaume.

 

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Et il est vrai que  ce modeste massif  qui ne dépasse pas les 1100 mètres d’altitude n’a rien à envier à ses alter ego alpin ou pyrénéen en matières de gorges, de falaises,  d’à pics et d’aiguilles rocheuses, comme le savent celles et ceux qui nous suivent depuis des années.

 

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Je vous ai laissé entendre, au début de mon récit, que les torrents du Caroux pouvaient poser, en cette saison hivernale,  quelques problèmes  de franchissement. A vrai dire, les problèmes sont pour votre serviteur car l’ami Gibus, qui doit être un clone de « superman », se rit de ce genre d’obstacles.

 

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En deux temps, trois mouvements Gibus franchit les deux bras du torrent avec une élégance et une légèreté dignes d’un danseur étoile. Bravo l’artiste !

 

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Cet obstacle franchi, la descente se poursuit sans encombre, les arbres morts ayant jusqu’à présent – touchons du bois – l’excellente idée de se coucher avant ou après notre passage. Ce qui est heureux sinon Eldorad'oc serait fermé depuis longtemps !

 

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Et nous rejoignons notre point de départ par l’un de ces magnifiques chemins caladés bâtis par les anciens, qu’en pensée nous remercions chaleureusement pour le travail gigantesque qu’ils ont effectué et qui nous permet d’accéder à cette merveille qu’est le Caroux .


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Texte & Photos Ulysse

 

20/06/2013

Interlude hivernal au lac du Salagou

Avant de poursuivre le récit de nos dernières randonnées hivernales, je vous offre un interlude au bord du lac Salagou dont les ruffes rouges vieilles de 200 millions d'années ont été joliment maquillées par la neige en janvier dernier, spectacle rare et enchanteur à cette latitude !

salagou,va

Ces ruffes d'orignie sédimentaire ont été abandonnées par une ancienne mer qui recouvrait une partie de l'actuel Languedoc. Elles ont ensuite été chahutées et soulevées lors d'un épisode volcanique intervenu il y a environ deux millions d'années et dont les derniers soubresauts se sont produits il n'y a que sept mille ans. 

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On aperçoit ici et là un neck volcanique qui émerge des ruffes ainsi que des coulées de lave en basalte noir qui émaillent les flancs des anciens volcans.

 

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Les pins et chênes verts qui colonisent les pentes les pentes des anciens volcans forment une toison verte incongrue en ce décor hivernal.

 

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Ces anciens volcans sont profondément assoupis, aucun tressaillement ne vient agiter les eaux turquoises du lac, mais soyons vigilants car, comme leurs lointains cousins des monts d'Auvergne, ils n'ont sans doute pas dit leur dernier mot ! Et pour ne pas les réveiller avant l'heure poursuivons notre visite en silence ! 

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Vous avez apprécié la visite ? Oui ! Alors je n'attendrai pas le réveil des volcans pour vous y ramener !

 

Si vous appréciez  Eldorad'Oc je vous invite à suivre mon périple en Andalousie sur mon autre blog :

 PIQUESEL

 

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