suivi de mon blog
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

16/08/2013

Dure, dure ! la serre de Ramendure !

 

mauroul,ramendure,bourdils,mouflon

C’en est fini des plongeons dans les torrents du Haut Languedoc, et ce, à la demande de nos petits enfants qui nous ont demandé d’arrêter de faire le « mariole ». A mon avis, ce qui les préoccupe vraiment dans nos aventures c’est d’avoir à porter les sacs de randonnée lors de notre prochaine sortie familiale, si jamais nous en revenions handicapés! On a donc décidé de se calmer un peu, Gibus et moi, histoire de rassurer nos proches, mais c’est promis on remettra ça l’été prochain. Ca ne veut pas dire que l’on va passer le reste de l’été à regarder les feux de l’amour à la télé, pour sûr que non ! Mais on va se contenter d’arpenter des chemins moins périlleux. Cela dit, vous ne serez pas frustrés, car j’ai en stock le récit de quelques belles sorties inédites de l’hiver et du printemps dernier  et qui ont de quoi vous faire frissonner.

 

mauroul,ramendure,bourdils,mouflon

Nous voici donc revenus à un matin de juin dernier où nous sommes partis à l’assaut de la serre de Ramendure qui mène au plateau des Bourdils (1086m). Le terrain est extrêmement accidenté et nous avons beaucoup de mal a repéré la vague sente ponctuée de cairns qui suit plus ou moins la ligne de crête. Fort  heureusement nous croisons un antique berger qui a choisi de passer son immortalité en ces lieux (le paradis est, selon ses dires, un endroit ennuyeux) et qui nous donne quelques précieuses indications pour arriver à bon port.

 

mauroul,ramendure,bourdils,mouflon

Nous passons à coté d’un éperon rocheux qui a sur l’ami Gibus le même effet qu’un pot de Nutella sur mes petits enfants. Ces derniers ne peuvent pas s’empêcher d’y tremper le doigt alors que Gibus ne peut s’empêcher d’y poser le pied.

 

mauroul,ramendure,bourdils,mouflon

Le voilà donc perché sur ce rocher avec autant d’aisance qu’un mouflon tandis que je subis l’implacable loi de la gravité en maugréant après l’article premier de la constitution française qui affirme que les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Foutaise ! Moi aussi j’ai le droit de grimper sur le sommet du rocher ; pourquoi donc est ce que je n’y arrive pas !

 

mauroul,ramendure,bourdils,mouflon

Gibus aperçoit soudain en contrebas de son perchoir un mouflon qui n’a pas décelé sa présence. Mû par l’instinct du reporter et désireux de vous offrir des clichés dignes de « National Géographic », dans un sursaut de volonté, j’arrive à grimper assez haut pour lui tendre l’appareil photo. Et c’est ainsi que du tréfonds de votre fauteuil vous pouvez observer ce magnifique animal.

 

mauroul,ramendure,bourdils,mouflon

On vous en met d’ailleurs trois pour le prix d’un, car à peine avons nous repris notre progression vers le plateau que nous débusquons deux jeunes mouflons qui peinent à s’enfuir dans l’épais taillis végétal qui recouvre les lieux.

 

mauroul,ramendure,bourdils,mouflon

Puis nous progressons cahin-caha et caha-cahin au fil des éperons rocheux qui ponctuent la ligne de crête.

 

mauroul,ramendure,bourdils,mouflon

L’environnement somptueux et l’air chargé de l’odeur miellée des genêts en fleur fait naître en nous une douce ivresse qui nous permet d’avaler les obstacles sans vraiment nous en rendre compte.

 

mauroul,ramendure,bourdils,mouflon

Sauf quand une barre rocheuse un peu plus haute que les autres sollicite un maximum de concentration de notre part, sous peine de devenir  le futur « petit dej’ » des vautours qui évoluent parfois dans le secteur.

 

mauroul,ramendure,bourdils,mouflon

Ce sont des lieux qu’affectionnent les mouflons car les bipèdes généralement ne s’y aventurent pas et nous en débusquons un certain nombre pour notre plus grand joie. Cette félicité qui nous envahit quand nous observons des animaux sauvages vient sans doute de ce que cela ravive le sentiment « d’unicité » qu’éprouvait l’humanité à l’égard de la nature à l’aube de son histoire. Nous sommes tous membres d’une même famille issue d’ancêtres lointains et nous l’avons malheureusement oublié.

 

mauroul,ramendure,bourdils,mouflon

Mais bien qu’ayant une âme d’homme des bois, notre estomac est plutôt du genre rabelaisien et pour nous la pause-pique est donc sacrée. Ayant soigneusement choisi un emplacement propice à faire la sieste (car nous sommes de vieux amants de Morphée) nous commençons, comme il va de soi, par l’apéritif. Et ce n’est pas parce que l’on est à mille mètres d’altitude au milieu de nulle part que nous ne savons pas recevoir. Asseyez vous donc un instant, je vous en prie, et buvons à notre santé ! Tchin !

 

mauroul,ramendure,bourdils,mouflon

Etant parvenus sur le plateau des Bourdils nous nous dirigeons vers le Montahut et passons devant le magnifique Roc d’Ourliadès, dent de pierre plantée dans le ciel azur.

 

mauroul,ramendure,bourdils,mouflon

Puis nous grimpons sur le Montahut, indifférents aux maléfices que nous jette à chacune de nos visites  la sorcière qui y campe, grâce aux formules magiques qui permettent de les neutraliser et que nous ont enseignées nos petits enfants qui on lu Harry Potter.

 

mauroul,ramendure,bourdils,mouflon

Nous revenons par un bon chemin qui dévale le vallon de la Tourre, les quelques obstacles que nous y rencontrons n’ayant rien de commun avec ceux affrontés le matin même.

 

mauroul,ramendure,bourdils,mouflon

Dans ce vallon autrefois habité par l’homme, on croise l’une des ces magnifiques bergeries qui émaillent les contreforts du Haut-Languedoc, témoin silencieux du courage et du génie de leurs bâtisseurs.


Si vous appréciez Eldorad'Oc & Piquesel je vous invite à découvrir mon nouveau blog consacré à la photographie grand format 

 

  FOTORAMA

 


 

Texte & photos Ulysse

25/07/2013

En avant marche, pour les « Mille marches » !

vézole,sommail,cascade,haut-languedoc

Et oui, nous revoilà, la bande des quatre, Carla, Emilie, Tom et Romain, en route pour une nouvelle aventure qui va nous mener à l’assaut du sentier des « Mille  marches » qui permet d’accéder au site paradisiaque du lac de Vézole. La randonnée dans les Canalettes de la semaine passée n’était, d’après nos guides Gibus et Ulysse, qu’un hors d’œuvre à coté de ce qui nous attend aujourd’hui, car ce sentier est l’un des plus abrupts du Haut-Languedoc. Mais vu le courage et la ténacité que nous avons manifestés dans les Canalettes, nos grands ascendants nous ont jugé dignes d’affronter ce sentier « mythique » ! Pour y accéder il faut d’abord emprunter le chemin des Gardes qui chemine tranquillement en sous-bois et ne laisse vraiment pas augurer de ce qui nous attend un peu plus loin, comme vous allez le voir !  Une dernière précision avant de nous mettre en route, Romain n’ayant pas retrouvé son « Bob » a hérité d’un vieux chapeau de sa maman qu’il porte avec une certaine élégance. C’est le charme des garçons d’aujourd’hui qui n’ont pas honte d’afficher leur part de féminité.

 

vézole,sommail,cascade,haut-languedoc

Nous débouchons bientôt sur le sentier des « milles marches » et vous allez nous dire :« mais elles sont où vos marches ? » Patience, patience, nous allons y arriver, mais vous feriez mieux de casser une petite graine en attendant car vous allez avoir du mal à nous suivre.

 

vézole,sommail,cascade,haut-languedoc

Nous voilà dans le vif du sujet au pied du premier escalier et vous pouvez mettre votre compteur en route si vous doutez qu’il y a mille marches, car nous pouvons vous assurer qu’elles y sont ! Nos petites gambettes (celles de romain et Tom en particulier) s’en souviendront longtemps encore !

 

vézole,sommail,cascade,haut-languedoc

Et quand les escaliers s’arrêtent, il y des torrents à traverser ! Une vraie rando de « oufs » !  C’est à se demander si nos aïeux n’ont pas envie de se débarrasser de nous. C’est vrai qu’on a de l’appétit et que chaque année on coûte un peu plus cher à nourrir mais quand même !

 

vézole,sommail,cascade,haut-languedoc

Il faut reconnaître que, nous les filles on s’en sort avec une certaine élégance. Si les garçons d’aujourd’hui se féminisent, les filles, elles, deviennent aussi fortiches que les garçons. On peut se demander si dans cinquante ans ce ne seront pas les garçons qui feront les bébés ! Ca serait sympa !

  

vézole,sommail,cascade,haut-languedoc

Nous vous donnons un aperçu de la gorge dans laquelle on progresse afin que vous ayez une idée des chaos rocheux à travers lesquels nous allons devoir nous faufiler.


 vézole,sommail,cascade,haut-languedoc

Il y a des passages manifestement au dessus des capacités de Romain et Tom et dans ces cas là il n’y a aucune honte à se faire aider. C’est en sachant reconnaître ses limites que l’on évite les problèmes.

 

vézole,sommail,cascade,haut-languedoc

Nous entendons soudain un grondement et découvrons une chute que, fort heureusement, nous n’avons pas à traverser. Romain et Tom progressent d’un pas hésitant sur le sentier escarpé n’ayant pas envie d’aller vérifier la température de l’eau.

 

vézole,sommail,cascade,haut-languedoc

Mais il faut malgré tout traverser le torrent au dessus de la chute et là nous sommes obligés de faire une chaîne humaine, magnifique exemple de solidarité entre trois générations unies par le goût de l’effort, l’amour de la nature et, pour les deux premières, un penchant pour le rosé bien frais à l’heure du pique-nique !

 

vézole,sommail,cascade,haut-languedoc

Emilie, qui tout à l’heure faisait sa « fièrote », sollicite de l’aide, ce dont, au demeurant, elle ne doit pas rougir car le passage est des plus délicats.

 

vézole,sommail,cascade,haut-languedoc

Seule Carla, habituée aux torrents des Alpes autrement plus puissants, franchit l’obstacle sans assistance et sans froncer le moindre sourcil (enfin, on n’ a pas vraiment vérifié !)

 

vézole,sommail,cascade,haut-languedoc

Nous passons devant une nouvelle cascade où Gibus et Ulysse, quand ils grimpent seuls, ne manquent pas de piquer une tête (même quand elle est glacée !!!) Mais vu le rythme du groupe et le chemin qui reste à parcourir ils renoncent pour cette fois à la baignade.

 

vézole,sommail,cascade,haut-languedoc

Par endroits, le chemin se fait moins pentu et ménage nos gambettes, ce que chacun apprécie, même nos grands ascendants qui portent des sacs bien plus lourds qu’à l’accoutumée. C’est que nous buvons autant d’eau qu’ils boivent de « rosé » ce qui fait un sacré volume de liquide !!!

 

vézole,sommail,cascade,haut-languedoc

Par moments, le chemin se rapproche de nouveau du torrent nous permettant de découvrir le magnifique spectacle de myriades de petites cascades à travers les frondaisons.

 

vézole,sommail,cascade,haut-languedoc

Nous affrontons quelques derniers chaos rocheux, avec toujours en point de mire le majestueux torrent qui « s’éclate » en dévalant sur les rochers.

 

vézole,sommail,cascade,haut-languedoc

Mais nous apercevons  bientôt, au dessus de ses eaux écumeuses, les rochers du plateau sommital et nous commençons à nous réjouir des agapes  qui nous attendent là haut, juste récompense des incommensurables efforts que nous avons fournis. Nous avons bien dit « incommensurables »  et le mot n’est pas trop fort vu la grandeur de nos abattis !

 

vézole,sommail,cascade,haut-languedoc

Il nous reste un dernier obstacle à franchir, mais pour une fois la petite taille de Romain et de Tom se révèle être un avantage. Ce n’est qu’une maigre consolation dans ce monde profondément injuste où les enfants doivent toujours obéir à leurs parents. Et ce n’est pas près de changer vu que seuls les adultes ont le droit de vote!

 

vézole,sommail,cascade,haut-languedoc

Mais bon, trêve de polémique car nous voici enfin arrivés au paradis ! Après une longue baignade dans le lac, je vous laisse imaginer le bonheur que nous avons pris à dévorer notre pique-nique et pour certains à se lover ensuite dans les bras de Morphée avec musique nasale stéréophonique.

 

vézole,sommail,cascade,haut-languedoc

Mais malgré l’aspect idyllique des lieux, nous devons prendre le chemin du retour, Romain exprimant bruyamment des doutes sur la capacité de ses gambettes à affronter le chemin pris à l’aller.

 

vézole,sommail,cascade,haut-languedoc

Mais fort heureusement, Gibus et Ulysse, admiratifs du courage et de la volonté que nous avons manifestés à la montée  et soucieux de nous ménager nous dégottent un chemin ombragé qui nous ramène en pente douce au point de départ. Comme si on n’avait pas pu le prendre à l’aller ! Bon, nous plaisantons bien sûr, car nous sommes conscients de la chance que nous avons d’avoir des papis et mamies crapahuteurs qui nous font découvrir les beautés de notre planète. Ca nous donne envie de la protéger !

Si vous appréciez Eldorad'Oc & Piquesel je vous invite à découvrir mon nouveau blog consacré à la photographie grand format 

 

 FOTORAMA

 

Texte Carla, Emilie, Tom et Romain Photos Ulysse, Gibus et Sébastien.

 

18/07/2013

Acrobaties et chasse aux lunettes dans les Canalettes

 

canalettes,larzac,escalade,coca-cola

C’est encore nous, Emilie et Romain, mais cette fois on a retrouvé nos copains, Carla et Tom et leurs « grands-géniteurs », Gibus et Marie, pour aller explorer les Canalettes, où papi et son inséparable compagnon vous ont déjà emmenés cet hiver. Ils nous ont dit que c’était un endroit qui plairait à Indiana Jones et vous comprendrez que l’on est impatient, mais aussi un peu anxieux de partir à sa découverte. Car les fans d’Indiana Jones savent que les endroits qu’il affectionne ne sont pas du genre « maison de retraite ». Papi et Gibus non plus d’ailleurs , enfin pas encore.

 

canalettes,larzac,escalade,coca-cola

Et au premier abord, le site ne nous déçoit pas, car les canalettes sont d’étroits canyons qui s’enfoncent dans la terre, recouverts d’une végétation quasi tropicale, où l’on craint de voir des migales ou des anacondas vous tomber dessus. Mais apparemment, malgré le réchauffement climatique en cours, ce genre de bestioles n’est pas encore arrivé jusque là !

 

canalettes,larzac,escalade,coca-cola

Nous partons à la découverte d’une première canalette pas vraiment sereins bien que l’ami Gibus marche d’un pas assuré. Nous lui collons aux basques car nous n’aimerions pas nous retrouver seuls en un endroit pareil !

 

canalettes,larzac,escalade,coca-cola

Ceux qui ont des préjugés à l’égard de nous les filles et qui s’imaginent que l’on grimpe sur les chaises quand on voit une souris  ou que l’on a peur du noir, peuvent en prendre de la graine, car c’est sans sourciller que Carla et moi Emilie, nous enfonçons dans des failles où l’on ne voit pas à plus d’un mètre sans savoir où elles mènent. Bon il est vrai que les garçons sont devant , mais quand même !

 

canalettes,larzac,escalade,coca-cola

A un moment nous sursautons car nous entendons un grondement terrible ! le plafond de la faille est en train de s’effondrer et nous ne sommes pas trop de quatre pour le retenir. Bon, nous prévenons les ligues de protection de l’enfance que c’est une blague et qu’ils ne viennent pas embêter nos géniteurs pour maltraitance ! On ne sait jamais !

 

 

canalettes,larzac,escalade,coca-cola

C’est un endroit où être de petite taille est parfois un avantage….

 

canalettes,larzac,escalade,coca-cola

Mais ce n’est pas toujours le cas, car d’avoir de grandes jambes et de grands bras est, à d’autres endroits, très appréciable.

  

canalettes,larzac,escalade,coca-cola

Mais avoir de grandes jambes et de grands bras ne suffit pas toujours car il y a des situations où il faut savoir s’en servir et, au cas présent, il faut avouer que seul l’ami Gibus est capable d’emprunter ce passage.

 

canalettes,larzac,escalade,coca-cola

Les autres doivent utiliser une méthode moins honorable qui est de passer sous l'obstacle en rampant dans  un trou à rat. Heureusement que l’on nous accorde les circonstances atténuantes pour ce qui est des salissures faites à nos vêtements.

 

canalettes,larzac,escalade,coca-cola

Nous avons accompli tous ces efforts pour tomber sur une impasse, mais peu importe  car la visite était « super fun » comme disent les coca-coliens.

 

canalettes,larzac,escalade,coca-cola

Pas du tout découragés, bien au contraire, nous décidons d’aller explorer une autre canalette jugée encore plus sportive par Gibus et papi, et ça doit donc être quelque chose ! Déjà pour y accéder, il faut y descendre à l’aide d’une corde que Gibus a pris la précaution d’emmener.

 

 

canalettes,larzac,escalade,coca-cola

Nous vous faisons grâce des escalades et « rampages » auxquels on doit procéder pour parvenir au bout de la canalette pour se concentrer sur le morceau de bravoure qui est de passer  le long de l’une des faces internes de la canalette en surplomb d’un gouffre. Heureusement Gibus est un expert en la matière qui nous harnache et nous assiste  pour passer l’obstacle. Le premier à se lancer est Tom qui a des gènes de haut-savoyard.

 

canalettes,larzac,escalade,coca-cola

Puis vient le tour de Romain qui se débrouille pas mal pour un petit parisien

 

canalettes,larzac,escalade,coca-cola

Puis celui d’Emilie qui fait preuve de beaucoup de bravoure dans cette aventure. Chapeau ma soeurette !


 

canalettes,larzac,escalade,coca-cola

Carla ferme la marche sans avoir besoin d’assistance, étant déjà une grimpeuse émérite !

 

canalettes,larzac,escalade,coca-cola

Après ces émotions c’est d’une faim de loup que nos dévorons le pique-nique. Carla me fait des compliments sur la façon dont moi le petit parisien j’ai fait face aux épreuves et j’avoue que malgré mon jeune âge je ne suis pas insensible aux compliments de cette jolie jeune fille !

 

canalettes,larzac,escalade,coca-cola

Nos "grands ascendants" ont besoin d’une sieste pour récupérer, mais on ne va pas se moquer d’eux car sans eux on ne visiterait pas des endroits aussi idylliques !

 

canalettes,larzac,escalade,coca-cola

L’après midi nous parcourons la zone aux alentours pour, soi-disant, récupérer les lunettes de soleil que papi aurait perdues lors de sa dernière visite. Gibus monte sur un promontoire pour voir s’il les aperçoit, mais sans succès .

 

 

canalettes,larzac,escalade,coca-cola

Nous finissons par les trouver, mais il ne s’agit en fait que d’une mauvaise blague de papi (une de plus !) car les lunettes en question sont un rocher percé de deux trous par l’érosion.  Bon, on ne lui en veut pas car ça été une journée « super fun » comme disent les coca-coliens !

 

A la prochaine….


Si vous appréciez mes photos je vous invite à découvrir mon nouveau blog consacré à la photographie grand format 

 

 FOTORAMA

 

Texte Emilie, Romain, Carla et Tom & photos Ulysse, Gibus et Sébastien 

 

 

 

11/07/2013

Deux petits loups sur le Caroux

 

caroux,loup,bourdils,gaïa

Coucou, nous revoilou, Emilie et Romain, les petits loups du Nord  venus traquer le mouflon dans le massif du Caroux sur les pas d’Ulysse qui  se trouve être notre grand père. Certains vont nous dire qu’on a bien de la chance. Certes,  mais suivre papi Ulysse nous oblige à sacrifier quelques grasse-matinées et à grimper des montagnes à pied ! Oui nous avons  bien dit  « à pied » alors que l’humanité a inventé la voiture, l’avion, l’hélicoptère et que l’on peut, en allumant sa « tablette », visiter l’Himalaya allongé sous un parasol en sirotant un Orangina. Faut dire que notre papi est plutôt vieux jeu, mais on va vous avouer une chose, finalement, même si parfois on râle un peu quand ça grimpe un peu fort,  ç’est vraiment super quand on est au sommet de découvrir de somptueux panoramas  en vraie « 3D » avec de vraies odeurs de genêt ou de bruyère et de vraies abeilles et papillons qui les butinent. Aujourd’hui, nous partons du village de Douch où la municipalité a eu l’excellente idée de restaurer le vieux four à pain qui est dorénavant accessible à tous.  Avis aux apprentis boulangers qui voudraient se faire la main, nous sommes amateurs de croissants et de pains au chocolat !

 

caroux,loup,bourdils,gaïa

Le démarrage n’est pas trop rude, notre papi ayant choisi d’emprunter le chemin ombragé qui mène en pente douce sur le plateau du Caroux . Vu notre jeune âge nous sommes dispensés de porter un sac à dos et c’est donc d’un pas et d’un cœur légers que nous prenons la tête du groupe, conscients que ce privilège, hélas, ne durera pas. Cela dit notre papi ne semble pas trop marri de porter un sac à dos qui ferait ployer une mule sachant qu’il contient quelques flacons dont le contenu est réservé aux adultes. Eux aussi ont leurs privilèges !

 

caroux,loup,bourdils,gaïa

Romain, mon frérot se paie le luxe de pousser un sprint en arrivant en haut du plateau. Je fais semblant d’être impressionnée car je sais que c’est dans les gènes des garçons de vouloir épater les filles. Les pauvres, s’ils savaient ce que nous les filles on en pense vraiment, il ne se donnerait pas autant de mal !

 

caroux,loup,bourdils,gaïa

Comme on a pris un peu d’avance, on se cache dans les fougères afin de faire croire à nos géniteurs que nous nous sommes perdus. Et là quelle déception, car nos dits géniteurs ne s’inquiètent pas du tout de savoir où nous sommes passés ! C’est vrai qu’on ne leur rend pas la vie facile et que nous ne sommes pas des modèles d’obéissance, mais quand même ! Bon, on espère qu’ils l’ont fait exprès et qu’ils nous  aiment malgré tout !

 

caroux,loup,bourdils,gaïa

Cela dit s’il y avait des arbres à saucisses et à bonbons sur le Caroux  ça ne nous déplairait d’y vivre quelques jours dans une petite cabane à condition que la porte ferme bien car j’avoue que la nuit j’aurais la pétoche même si je sais qu’il n’ y a pas de bête dangereuse sur le Caroux.  Cela dit mon papi m’affirme avoir vu un loup aux Bourdils, ce que je ne crois qu’à moitié et qui, de toute façon, ne m’impressionne guère, vu que nous sommes aussi des petits loups !

 

 

caroux,loup,bourdils,gaïa

Nous assistons ce jour là à un spectacle rarissime car les bruyères commencent à fleurir alors que les genêts sont encore en fleur du fait de l’arrivée tardive de l’été, ce que mon papi, qui n’est pourtant pas de la dernière pluie, n’avait encore jamais vu ! Nous ne regrettons pas les efforts accomplis pour arriver jusque là .

 

caroux,loup,bourdils,gaïa

Nous traversons le Rieutord, modeste torrent, dont nous apprécions l’eau limpide et fraîche sur nos visages en sueur. Car nous avons beau être à 1000 mètres d’altitude la température est largement supérieure à celle que nous avions subie jusqu’ici à Paris. N’oublions pas que Paris a une rue de la Glacière et une  station de métro du même nom, ce qui en dit long sur le climat qui y règne !!!


caroux,loup,bourdils,gaïa

Ayant franchi le Rieutord, il nous reste un court raidillon à gravir et nous voilà sur le plateau du refuge de Fontsalès, résidence secondaire de mon papi et de son copain Gibus. Le panorama que l’on y découvre est grandiose et j’avoue que les sensations que peuvent procurer les « play station » et « autres  nitendo » sont du « pipeau » à cote d’un tel spectacle. C’est, comme le dit mon papi,  dans ces moments là que l’on comprend que le monde virtuel, dans lequel les marchands d’illusion veulent nous faire vivre, est au monde réel ce que le rhum cubain est au rhum Guadeloupéen, un triste ersatz frelaté et insipide.

 

caroux,loup,bourdils,gaïa

La nature, en ces lieux tourmentés par les intempéries, nous  offre des spectacles improbables comme ces rochers dont l’équilibre tient du miracle.

 

caroux,loup,bourdils,gaïa

Ceci dit, appartenant pleinement à l’espèce « sapiens-sapiens », nous ne sommes pas que de purs esprits et bien que sensibles aux beautés du monde nous sommes également soumis au dictat de nos estomacs. Nous nous installons donc à la table située près du refuge de Fontsalès pour prendre un « pantagruellique » pique-nique  dont mon petit frérot n’est pas le dernier à profiter.

 

caroux,loup,bourdils,gaïa

Juste derrière nous un squale affamé, survivant de la mer qui occupait les lieux il y a 200 millions d’années et donc heureusement paralysé par l’arthrose,  nous surveille du coin de l’œil au cas où le vent emporterait quelques miettes dont il pourrait se sustenter.

 

caroux,loup,bourdils,gaïa

Plus menaçant est l’aigle posé non loin de là, mais nous n’avons, de fait, rien à craindre de lui car il est trop occupé à couver sa nichée qui tarde à éclore.

 

caroux,loup,bourdils,gaïa

Ayant repris des forces nous allons contempler, à la table d’orientation du Caroux, la somptueuse beauté de Gaïa notre planète qui s’offre à nous avec pour seules limites la mer au loin et les nuages au ciel. Quand vous êtes venus  une fois en ce lieu dans votre vie, vous  revenez année après année y faire un pèlerinage, car c’est là que vous comprenez combien notre planète est belle et précieuse et combien il faut en prendre soin si l’on veut que les générations futures puissent en jouir comme nous le faisons. Vous allez dire que je suis précoce et que je pense déjà à ma descendance, mais il n’y a pas une minute à perdre quand on voit la coupable négligence avec laquelle les générations passées ont traité la Terre.

 

caroux,loup,bourdils,gaïa

Oui il faut prendre soin de notre vieille planète dont le corps tourmenté et ridé témoigne avec noblesse de ses quelques milliards d’années. Nous ne sommes que des fleurs éphémères nées de son argile et destinées à y retourner. Ce n’est qu’une formule poétique car pour être franche, j’ai quand même du mal à voir mon papi comme une fleur, il est plutôt du genre vieux bonze.

 

caroux,loup,bourdils,gaïa

Cela dit, avant de retourner à l’argile originelle, on entend en profiter et c’est avec une joie non dissimulée que l’on court sur la vieille couenne de Gaïa, elle même ne semblant pas en prendre ombrage.

 

caroux,loup,bourdils,gaïa

D’avoir couru, nous a donné chaud et on aimerait bien croiser de nouveau le cours du Rieutord, mais hélas la seule eau disponible est celle de la tourbière qui occupe le plateau du Caroux, que l’on traverse sur des pilotis et où prolifère les plantes carnivores. Aussi pas question d’y mettre un petit doigt, on ne sait jamais !

 

caroux,loup,bourdils,gaïa

Nous voilà enfin arrivés au terme de notre balade et mon frérot n’est pas mécontent, comme moi d’ailleurs. Parce que même si nous y avons pris grand plaisir, ça sera un vrai soulagement de quitter nos godillots et de savoir que dans une petite heure nous pourrons piquer un tête dans la piscine de papi et mamie. Les vacances c’est aussi fait pour se reposer !

 

Texte Ulysse et Emilie & Photos Ulysse /Sébastien

 

 

09:30 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (32) | Tags : caroux, loup, bourdils, gaïa