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24/05/2013

Périple Pyrénéen 4ème partie : La montée au Balcon de Pineta (2500 m)


REPRISE D'ARCHIVE

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Quand on passe quelques jours dans un refuge d'altitude où l'on éteint généralement les «feux » à 22 heures, on redécouvre avec étonnement et ravissement l'intensité de la nuit. De fait, dans la plaine, les villes avec leurs lumières qui jaillissent des fenêtres, des lampadaires et des zones commerciales nous volent nos nuits. 


En montagne, on la retrouve telle que la connaissait nos ancêtres, qui n'avaient que des bougies et des lampes à huile pour s'éclairer. Elle apparaît alors de prime abord comme un gouffre prêt à nous avaler et l'on craint de s'y dissoudre, comme y disparait le monde environnant perçu dans la journée.

Puis, si l'on surmonte cette peur instinctive venue du fond des ages, à une époque ou de multiples prédateurs guettaient l'homme la nuit, sa magie opère. Peu à peu les yeux s'accoutument à l'obscurité et perçoivent, comme l'a magnifiquement célébré Victor Hugo « cette auguste clarté qui tombe des étoiles ».


De fait, le ciel alors n'apparaît plus aussi vide, la Voie Lactée tissant sur la voute céleste une immense écharpe de lumière. L'on se dit alors qu'il doit bien y avoir quelque part autour de l'une de ces myriades d'étoiles une autre terre où des randonneurs scrutent le ciel nocturne avec la même interrogation. Chaque nuit que je passe en montagne, je fais ainsi un signe de la main en direction des étoiles mais je sais qu'il faudra quelques dizaines d'années lumières avant que quelqu'un ne puisse l'apercevoir et si jamais il me répond je crains de n'être plus sur cette terre pour le voir.

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Après donc une nuit contemplative bercée par un concert de "trombones à coulisse"(merci les ronfleurs....!) nous voilà en chemin pour le Balcon de Pineta qui donne accès au cirque du même nom dominé par le Mont Perdu ( 3355m) où est niché le lac glaciaire de Marboré (2550m) soit environ 1300m de dénivelé. Après être passé devant l'impétueux torrent de la Cinca, nous nous engageons sur un chemin qui se dirige vers un gigantesque amphithéatre minéral strié par la formidable chute qui alimente le torrent.

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Les nombreuses autres chutes qui dévalent les pentes de cet amphithéatre sont alimentées par le glacier qui enrobe (pour combien de décennies encore ?) les contreforts du Mont Perdu


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Nous grimpons  les barres rocheuses qui ponctuent le parcours l'une après l'autre sans sourciller. Quand on s'est ainsi désintoxiqué de la pédale d'accélérateur, des boutons d'ascenseur et du confort des canapés et que l'on a réappris à mettre un pied devant l'autre, on est surpris du chemin que l'on peut parcourir. On n'est pas étonné que l'homme, sorti il y a fort longtemps de son berceau africain, ait en l'espace de quelques millions d'années conquis "pédibus cum jambis" les cinq continents.

 

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Ainsi ce col ou cette cîme qui apparaissait inaccessible se rapproche peu à peu et puis soudain, surpris, heureux, nos semelelles en grattent familièrement le dos !

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Les nuages nous accompagnent dans notre montée semant quelque inquiétude dans nos esprits car nous savons que le Mont Perdu tire son nom du fait qu'on le voit quasiment jamais, courtisé qu'il il est par les nuées célestes que son formidable glacier alimente.

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Mais le somptueux spectacle d'un vol de vautours fauves nous fait oublier notre inquiétude. Ces seigneurs du ciel se jouent des vents les plus violents, les domestiquent, les exploitent et dessinent de vastes arabesques dans le ciel qui les font disparaître puis revenir vers vous en un éclair. Ceux là sont à l'abri des crétins des plaines qui armés d'un fusil en substitut à leur virilité défaillante tirent sur les buses, les milans, les faucons,les aigles dont ils ne supportent pas la beauté et la grâce qui met en évidence leur médiocrité de cafard.



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Mon propos est probablement excessif car je veux croire qu'il y a des chasseurs respectueux des espèces protégées et qui n'ont pas un tempérament de" viandard", mais il est inspiré par la colère, un aigle de Bonelli, espèce rare et protégée, ayant été secouru dans ma région lors de la dernière saison de chasse après avoir été criblé de plombs

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Le chemin devient de plus en plus pentu et surplombe des abîmes. Mais quelle jouissance de vaincre la pesanteur humaine, celle qui toujours vous pousse vers la facilité et vous fait passer à coté de votre existence, la seule dont nous disposions et que nous gâchons souvent par manque de volonté en accusant trop souvent le sort contraire.

Au contraire des (défuntes ?) piles Wonder notre énergie ne s'use que si l'on ne s'en sert pas ! Plus on la sollicite plus elle se fortifie et se régénère ! Plus haut on porte son sac et moins on a besoin de Prozac. Autre bénéfice, quand on marche, on s'instruit en botanique, en géologie, en géographie, en climatologie, en histoire, en philosophie... Plutôt que de gaver nos chères têtes blondes (ou brunes ou rousses ) des tonnes d'informations livresques qu'elles s'empressent d'oublier et qui sont au demeurant disponibles sur internet, on ferait mieux de les faire randonner une journée par semaine. Ils s'instruiraient "positivement" tout en acquérant le sens de l'effort, la ténacité, l'ouverture des sens, la solidarité, le respect de la terre dont ils dépendent.


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Nous longeons une falaise en file indienne, les premiers aspirant dans leur effort ceux qui suivent. Et puis la dernière barrière rocheuse est enfin vaincue !

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Notre regard embrasse alors une partie de notre bonne vieille terre mille fois plus vaste et diverse que celle qu'on aperçoit quand nous vaquons dans les plaines à nos occupations quotidiennes. Un sentiment d'ivresse et de liberté nous envahit, nous volons d'une vallée, d'un sommet à l'autre. On est aigle ou vautour, izard ou marmotte (selon son tempérament !), on ne fait qu'un avec l'univers qui nous entoure.


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Mais soudain un rugissement nous sort de notre ravissement, nous nous retournons effrayés et apercevons le vieux lion de Pineta, abandonné dit-on par Hannibal lors de son périple vers Rome, qui nous avertit de l'arrivée de l'ennemi le plus redouté du randonneur : le brouillard ! Un poids nous tombe alors sur les épaules aussi pesant que celui qui choit à la lecture de notre relevé d'imposition sur le revenu ! Parviendrons nous à retrouver notre chemin ?

 A suivre.....si on ne s'est pas perdus ! .

 

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Texte & Photos Ulysse

18/05/2013

Périple Pyrénéen 3ème partie : Le Port de Barroude (reprise d'archive)

 

Emilie et Romain étant repartis vers le "NOOOOORD ! " je reprends le récit de notre périple pyrénéen.  Si vous appréciez  Eldorad'Oc je vous invite à suivre mon périple en Andalousie sur mon autre blog :

 

 

 
 
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Les montagnes ayant tricoté dans la nuit une belle couverture de nuages, nous nous fixons ce matin là un objectif modeste : le Port de Barroude situé à 2534m qui constitue, d'après les cartes, un magnifique balcon sur le versant espagnol et le sommet de La Munia culminant à 3134m. Quand on parle de "port" en montagne, il s'agit bien sur d'un col permettant le passage entre deux vallées, le terme venant sans doute de "porte" signifiant ici "passage".

Avant de partir, nous faisons nos ablutions dans le lac. Les lacs et torrents servent, en effet, souvent de salle de bain au randonneur endurci qui, plutôt que de se laver à la petite cuillère dans un minuscule lavabo, ne craint pas de se tremper en « habit natal » dans leur eau, certes cristalline, mais surtout glaciale du fait qu'ils sont généralement alimentés par des glaciers ou des névés. Si ce traitement est bénéfique pour les femmes, dont il raffermit la poitrine, les hommes n'en sortent pas à leur avantage, car les « escargots », c'est bien connu, n'aiment pas le froid qui les fait remonter très haut dans leur coquille!

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Sans doute que ce vieux montagnard, qui traîne depuis des siècles dans la montagne, et que nous avons croisé dans notre ascension, a été témoin d'affrontements sanglants de contrebandiers se disputant sans merci le contrôle du "Port" ou s'étripant avec les carabiniers. Mon ami Gibus nous a conté sur ce point d'horribles histoires de contrebandiers suisses qui emprisonnaient les mains des douaniers entre les deux parties fendues d'un arbre, qu'ils liaient ensuite pour les abandonner à une mort certaine épouvantable en guise d'avertissement donné à leurs collègues. Comme quoi la montagne n'est pas toujours une source de sérénité. 

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Heureusement, de nos jours, on rencontre en altitude des êtres plus débonnaires que des contrebandiers, telles que ces marmottes, véritables guetteurs de la montagne. Quand elles mettent le nez dehors pour aller se remplir la panse et s'enrober de graisse pour l'hiver, qu'elles passent à hiberner dans leur terrier, il y en a toujours une qui fait le guêt pour signaler, par de brefs sifflements, l'arrivée d'un intrus indésirable.


L'homme, bien sur, en fait partie, comme le vautour ou l'aigle qui peuvent aisément s'emparer des jeunes qui batifolent dans l'herbe inconscients du danger. Si vous êtes discret vous pouvez néanmoins les surprendre prenant le soleil grasses comme des "Boudha", mais ne vous y trompez, pas dès que l'alerte est donnée elles se révèlent aussi agiles que les Izards pour rejoindre leur terrier.

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Nous voilà parvenus sur le « port » vaste plateau frontière entre la France et l'Espagne, ce qui nous permet de reprendre notre souffle. La concentration qu'implique la marche en montagne, tant par l'effort à fournir que par l'attention qu'implique les pierres ou les difficultés du chemin, conduit à se réapproprier chaque instant; on est alors intensément présent au monde et on se fait une idée plus précise de l'état de la machine que nous habitons.


On en vient alors à méditer sur son appêtit immodéré pour les desserts (en particulier au chocolat) et les jus de raisin fermentés ! On prend alors des engagements que, bien sur, l'on ne tiendra pas, car grimper donne soif et donne faim ! Mais heureusement l'entraînement permet, avec le temps, d'être montagnard sans être ascête !

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Une fois n'est pas coutume, je vous révèle ma bobine, simplement pour vous rassurer et vous montrer que malgré mes célébrations répétées de la "dive" bouteille je n'ai pas une tête de pochard. Et si je suis accroché au poteau signalant le Port de Barroude (Puerto de barrosa en espagnol) c'est en raison du vent et non pas d'avoir généreusement fêté notre arrivée à bon port !


C'est aussi un peu un pied de nez à tous ces hygiénistes et ces pisse-vinaigre qui voudraient nous faire vivre comme des cloportes, sous prétexte de réduire les risques. Mais ils oublient que naître, c'est prendre un risque mortel ! Avec fierté donc, je porte haut les couleurs de la France viticole (blanc, rosé, rouge) qui réjouit nos coeurs et fait rentrer des devises (les ventes de vins à l'étranger rapportent autant que les airbus !) Notons pour finir sur le sujet que les autorités espagnoles plus intelligentes que les nôtres crétinisées par soixante ans d'énarchie ont fait du vin un produit culturel !

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La vue sur le versant espagnol et le sommet de la Munia coiffé de nuages est impressionnante, mais le temps se dégrade et nous préférons quitter " fissa" ce site enchanteur. 

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Vous avez noté que tous ceux qui tiennent des blogs de voyages reviennent toujours de sites magnifiques et enchanteurs, celà dit j'espère avoir assez de crédit auprès de vous pour que vous me croyez sur parole: enchanté vraiment je fus !.

 

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De retour au refuge, nous plions bagage et redescendons vers la plaine en vue de rejoindre le refuge de Pinetta sur le versant espagnol. Quand je dis "plions" c'est encore une formule tout faite, car quand on randonne en montagne on "bouchonne" plutôt ses affaires dans son sac !

 

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La montagne est une école de discipline, d'endurance et de volonté et cette volonté on la trouve présente dans le règne animal comme dans le règne végétal. Ainsi cet arbre parti seul à la conquête des cîmes et qui s'accroche à la pente sera probablement suivi bientôt par d'autres, enhardis par son exemple. J'espère également que mon reportage vous donnera également envie d'y grimper !


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Sous un aspect séducteur auquel d'ailleurs se laisse prendre ce sympathique bourdon, l'Aconit est sans doute après l'Ours (dont je suis un ardent défenseur) l'être des Pyrénées le plus redoutable : 2 grammes de sa racine suffisent en effet pour vous envoyer outre-tombe ! 


 

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Evitant tout contact avec cette dangereuse séductrice des alpages, nous poursuivons notre chemin pour regagner le plancher des vaches, avant de poursuivre notre aventure dans les Pyrénées espagnoles 

 



A suivre....



Texte & Photos Ulysse

12/05/2013

Balade avec nos Tamalous au bord du Lamalou !

 

lamalou,tamalou,pic saint loup,haribo

Nous revoilà, mon frère Romain et moi, Emilie, pour une dernière balade avant notre retour vers le «NORRRRRD »  et la reprise de l’école. Nos amis savoyards Carla et Tom, qui étaient avec nous lors de la dernière rando, ont déjà repris les cours et nous nous retrouvons donc seuls avec nos « Tamalous", pour aller faire une rando sur les rives du Lamalou, petite rivière qui n’a rien à voir avec la station thermale de Lamalou-les Bains qu’affectionnent aussi les Tamalous.

  

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Le Lamalou dont je parle prend sa source à Valflaunès non loin du Pic Saint Loup,, dont la silhouette se découpe à l’Horizon,  pour se jeter dans l’Hérault après une quinzaine de kilomètres d’un parcours tumultueux.

 

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J’ai pris la tête du groupe mais je regrette bientôt cette initiative car  un troupeau de vaches font du «sit-in » sur le sentier .  J’avoue que je n’ai pas le courage de leur demander pour quelle raison elles manifestent, encore que je devine qu’elles ne soient pas très heureuses de finir leur existence dans nos assiettes.

   

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Je laisse donc à Gibus le soin de les déloger, ce qu’il fait avec un certain courage car le taureau du troupeau est venu voir pour quelle raison on importunait son harem, ce qui ne semble guère impressionner l’ami de mon papi qui lui est resté prudemment à l’arrière ! 

 

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Après une petite demi-heure de marche nous apercevons les falaises du canyon dans lequel s’engouffre le Lamalou. Le sentier va devenir un peu plus sportif ce qui n’est pas pour me déplaire car j’ai une âme d’aventurière, enfin toutes proportions gardées car j’aime bien m’endormir dans un lit douillet et avoir mes tartines de Nutella au petit déj’ le matin !

 

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Mais le sentier est à la hauteur de mes espérances  et mon petit frère Romain n’est pas déçu non plus . Je dois reconnaître que peu de choses l’impressionnent et puis, comme tous les garçons il met un point d’honneur à ne pas se faire semer par une fille. Ils sont puérils parfois ces XY !

 

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Mais le sentier devient chaotique et je prends l’avantage car avec ses petites jambes le frérot a du mal à franchir les rochers qui l’encombrent.

 

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 Après une petite demi heure  de régime « Orangina » (secouez moi, secouez moi !) nos efforts sont récompensés par la découverte d’une superbe Arche creusée par le Lamalou au cours de sa longue existence

 

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Nous faisons une pause au bord  du Lamalou le temps de soutirer une petite «récompense » à nos Tamalous  qui ne  se font pas trop prier, il faut le reconnaître. Ils peuvent se plaindre de leurs genoux tant qu’ils veulent du moment qu’ils ont des « Haribo » dans leurs poches !

 

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Les eaux émeraude du Lamalou sont bien tentantes mais l’heure n’est pas encore venue de la baignade car il nous reste un bout de sentier une peu délicat à franchir.

 

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Il y a notamment un passage en corniche que je franchis seule mais où mon petit frère a besoin d’assistance. Bon, je suis quand même admirative car il ne manifeste aucune hésitation.

 

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Il y a ensuite quelques « escaliers » à gravir pour mon plus grand bonheur car j’adore ce genre d’exercice comme la plupart des enfants et des adolescents. De fait je pense que cela nous donne un sentiment de force et d’autonomie qui nous rapproche du monde des grands !

 

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Cela dit par moments les anciens sont bien utiles et pas uniquement comme distributeurs de » bonbons « !

 

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Nous arrivons enfin en vue du lieu où nous devons pique-niquer et qui surplombe une magnifique vasque propice à la baignade.

 

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Mais pour  rejoindre l’endroit idéal qu’a repéré Gibus il nous faut traverser le Lamalou et c’est là que les anciens se révèlent  également indispensables ! Je pense que si tous les adolescents faisaient des randos avec leurs parents et grands parents ils ne les considéreraient pas uniquement comme des empêcheurs de « facebooker » en rond !

 

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Et nous voilà enfin installés sur notre promontoire et je donnerais ma langue à couper (qui pourtant m’est très utile !) que vous auriez aimés être des nôtres !

 

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Bon pour le bain c’est un peu haut perché et il n’y a que Gibus qui a le courage de plonger.

 

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Hélas toutes les bonnes choses ont une fin et nous voilà déjà sur le chemin du retour qui précède, hélas, celui qui nous ramènera dimanche vers le «NOOOOORD» et notre capitale enfumée ! Mais  nous vous donnons rendez-vous aux prochaines vacances


 

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Texte Emilie & Ulysse / Photos Ulysse

  

06/05/2013

Nous avons marché sur l’eau !

J'interromps momentanément le récit de mon périple dans les Pyrénénes pour poster une note d'actualité et quelle actualité : en effet, ce n'est pas tous les jours que l'on marche sur l'eau !

 

peyriac de mer,orchidée,ophrys

Hello ! Ce sont les vacances de printemps et nous revoilà donc, la bande des quatre, Carla, Emilie, Tom et, moi, Romain, que les fidèles lecteurs de mon papi connaissent bien, partis pour de nouvelles aventures sur les sentiers de Peyriac de Mer. Mon papi et Gibus, qui sont nos guides, nous ont assurés que nous allions marcher sur l’eau. Bien évidemment nous ne les avons pas pris au sérieux car on sait bien que la seule personne qui ait réussi à marcher sur l’eau depuis que la terre existe est un certain Jésus. Et encore personne n’a jamais été capable de nous montrer une photo prouvant que ce n’était pas une vantardise. 

 

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Mais on a été bluffés quand on a pris le départ de la balade car effectivement nous avons marché sur l’eau et sans même mouiller la semelle de nos souliers ! Respect  les papis ! qui, pour une fois, ne nous ont pas raconté des balivernes. Il faut dire que de coté là ils ne sont pas en manque d’imagination, leur esprit est aussi alerte que leurs - pourtant vieilles – gambettes. Nous sommes tous les quatre plutôt fiers d’avoir des « grands  géniteurs» aussi verts que le citron qui sert à agrémenter leur apéritif préféré !

 

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Papi et Gibus nous expliquent que nous marchons au bord d’anciens marais salants et que la petite cabane dans laquelle vous m’apercevez était celle du « Gabelou » (le douanier) qui prélevait une taxe sur chaque sac de sel récolté. Dommage que l’activité ait cessé car je me serais bien fait un peu d’argent de poche !

 

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Par endroits nous retrouvons la terre ferme et je suis étonné de voir que ma sœur, qui est une parisienne pur jus, accepte de suivre sans broncher Carla, qui elle vit dans les montagnes, à travers un champ d’herbes hautes peuplées de bestioles toutes plus avides les unes que les autres de vous piquer. Que ne ferait–on pas pour ne pas perdre la face vis à vis d’une « grande », n’est ce pas honorable soeurette !

 

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Nous reprenons un chemin sur pilotis et je dois dire que c’est assez enivrant de marcher ainsi au ras de l’eau. Ce n’est pas étonnant que l’on parle encore de Jésus deux mille ans après, parce que ça c’est un truc de « ouf » et je suis sûr que je vais faire rêver mes potes quand je vais leur raconter ça. Bon il faut peut être pas que je me vante trop auprès de mes copines parce qu’elles risquent de me demander de multiplier leurs pains au chocolat, un autre truc que Jésus savait faire paraît-il.

 

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Bon cela dit, vous avez intérêt à ne pas être du genre rêveur sur ces pilotis  car vous auriez vite fait de prendre une collation d’algues et de crevettes.  J’espérais bien que mon papi, qui a constamment l’oeil rivé à son appareil photo, tombe à l’eau mais il ne nous a pas fait ce plaisir. J’étais tenté, avec l’aide de Tom, de le pousser à l’improviste, mais son copain Gibus, qui doit lire dans nos pensées, nous surveillait de près. Avant de me juger pour cette intention désobligeante à l’égard de mon papi, il faut que vous sachiez que lui ne se gène pas pour me pousser dans sa piscine ! C’est un abus de faiblesse caractérisé !

 

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Arrivés au port du Mour, Tom et moi avons soudain envie de faire un tour en bateau mais le bateau à voile n’a pas de voile et ni Tom ni moi n’avons notre permis pour bateau à moteur. De toute façon vu que l’étang est un vrai miroir on se dit finalement cela ne présente pas beaucoup d’intérêt. Et nous faisons donc nôtre la sagesse du renard de ce cher Jean de la Fontaine :

 

« Certain Renard gascon, d'autres disent normand,

Mourant presque de faim, vit au haut  d'une treille

Des raisins mûrs apparemment ,

Et couverts d'une peau vermeille.

Le Galand  en eut fait volontiers un repas ;

Mais comme il n'y pouvait point atteindre :

Ils sont trop verts, dit-il, et bons pour des goujats.

Fit-il pas mieux que de se plaindre? » 


Comme vous le constatez bien qu’étant en CP nous avons des « lettres » !  Et que l'on ne nous dise pas que les enfants d'aujourd'hui avec leurs SMS ne parlent plus qu'en onomatopées ! D'abord Tom et moi n'avons pas encore de portable et on n'est donc pas contaminés !

  

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Nous quittons les abords des marais salants pour grimper en haut du Mour, colline qui domine le village de Peyriac de Mer. Tom et moi qui vivons dans des pays où le ciel est le plus souvent gris nous sommes heureux de voir autant de bleu dans l’eau et dans le ciel. On se verrait bien prendre notre retraite en de tels lieux mais bon je crois qu’il va nous falloir attendre encore un sacré bout de temps  au train où vont les choses..



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 L’avantage de notre petite taille  est que les modestes ophrys lutea (ophrys jaune) qui fleurissent à cette saison n’échappent pas à notre œil averti. La macule brunâtre qui orne l’un de leurs sépales  ressemble probablement à la femelle d’un insecte pour l’attirer et polliniser ainsi la fleur.

 


 

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L’heure tournant, nous nous mettons à la recherche d’un coin de pique-nique et nos appétits, creusés par la marche matinale, nous motivent, Tom et moi, qui n’avons aucune peine à semer nos « sherpas ». Ils ont, il est vrai,  l’obligeance de porter nos repas.

 

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L’endroit que nous trouvons n’a pas l’heur de plaire aux autres membres du groupe qui trouvent qu’il est trop exposé au vent et qu’il n’y a pas assez de places pour s’asseoir. Non mais ! On prend des initiatives et voilà comment on est remercié. Vous ne serez donc pas étonnés de la réponse que je leur ai faite et auquel vous avez droit en direct !

 

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Nous finissons par trouver un coin qui sied à tous et pendant que nous pique-niquons nous jouissons d’un spectacle 3D qu’aucun cinoche du monde ne nous offrira jamais. A quoi sert finalement de dépenser 500 millions de dollars dans le budget d’un film quand avec le prix d’une paire de grolles de randonnée vous pouvez avoir beaucoup mieux !

 

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Nous reprenons notre balade et passons devant des filets de pêche qui sèchent sur quelques perches de bois plantées dans l’étang alors que le village de Bages semble flotter au loin sur l’étang. Les gens qui habitent là doivent avoir le sentiment d’être toujours en croisière !

 

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Nos anciens étant fatigués nous leur accordons une pause car il faut bien qu’on les ménage vu qu’ils  vont assurer le repas du soir et que nous avons de nouveau une faim de loup ! Vous nous direz que nous aurions pu aussi bien nous en charger nous même, mais je crois que vu l'état dans lequel sont nos chambres ils ne sont pas près de nous laisser faire la cuisine, et à vrai dire ce n'est pas plus mal !

 

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Nous en profitons pour « botaniser » un peu  et nous tombons sur un magnifique groupe de Neotinea Lactea (orchis lacté) que nous nous gardons bien de cueillir, car les fleurs sauvages ça se regarde, ça ne se cueille pas si l’on veut que les autres en profitent  !

 

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Nous reprenons le chemin sur pilotis emprunté à l’aller, mais le reste du groupe traîne derrière et nous ne nous privons pas pour les houspiller et  les mettre en boite, juste retour des choses car nos papis ne sont pas les derniers à se moquer de nous quand l’occasion se présente.

 

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Par pure mansuétude, émanant de notre bon fond humain que la société n'a pas encore corrompu selon les dires de J.J. Rousseau, nous les laissons enfin tranquille et nous filons jusqu’aux voitures, connaissant le chemin du retour.

 

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Texte Ulysse et Romain Photos Ulysse