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11/01/2012

Neige, blizzard et deux fous sur le Caroux ! (1ère partie)

 ACTUALISATION D'ARCHIVE

Etant indisponible jusqu'au début du mois de  février j'ai programmé quelques "archives" pour vous faire patienter. Merci de votre visite

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La randonnée est pour moi un élément indispensable au maintien non seulement d’une bonne condition physique mais aussi mentale. Rompre un ou plusieurs jours avec le babillage médiatique pour aller à la rencontre de la nature et des éléments : soleil, pluie, vent, neige qui ne trichent pas, ne mentent pas , vous mettent face à vous même et vous poussent parfois dans vos derniers retranchements, est un exercice salutaire.

Elle permet de prendre du champ par rapport à cette "oligarchie d'incapables" qui  pensent que tous les français sont nés à Vire ! C’est sans doute pour ces tristes sires un critère d’identité nationale !

Non seulement sommes nous considérés comme des minables mais nous sommes aussi constamment sous surveillance. Car dorénavant avec les GPS installés sur les voitures et les portables , Big Brother peut nous localiser à tout instant et savoir si nous étions dans telle rue chaude de Neuilly sur Seine (un lieu particulièrement mal famé) ou dans une manifestation contre le port des talonnettes (un élément vestimentaire au moins aussi dangereux pour l’ordre public que la burka)

Aussi par mesure de sécurité éteignez le plus possible vos portables et allez là où les demoiselles à la voix sucrée des GPS n’oseront jamais vous accompagner : sur le Caroux ! Et cela même s’il y fait un temps à ne pas mettre un mouflon dehors . Au moins vous serez sûr d’être seul  et que l’on ne viendra pas vous y chercher !

 

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Et c'est pourquoi, alors qu’il a neigé la veille sur les sommets et qu’une tramontane à 100km /heure est annoncée pour la journée, nous nous mettons en route, Gibus et moi, à partir du village de la Colombières pour une cure de « désintoxication » sur le Caroux.

Nous empruntons le chemin qui longe le ruisseau d’Albine, ponctué de superbes cascades et qui mène aux baraques du Caylus puis au roc du Boutou situé au bord du plateau sommital (800m de dénivelé) .

 

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Il neigeote et le soleil, qui  généralement manifeste dans le sud un égo démesuré, joue une partie de bras de fer avec les nuages afin de na pas être renvoyé dans les coulisses. Leur affrontement crée de belles étincelles qui magnifient le paysage.

 

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Celles et ceux qui ont bâti et vécu autrefois dans les baraques de Caylus où nous arrivons imposent le respect. Ils avaient le sens du devoir vis à vis de ceux qui les avaient précédé et de ceux qui les suivraient. Ils savaient qu’ils n’étaient qu’un maillon dans une chaîne humaine et travaillaient et bâtissaient non seulement pour eux mêmes mais aussi pour l’éternité. Ce sentiment leur permettait de supporter une existence souvent rude, mais qui n’était pas exempte de joies et de fraternité.

 

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Le débit de l’Albine ayant considérablement grossi nous devons crapahuter sur ses rives escarpées pour trouver un endroit où le traverser sans trop de risque, les rochers étant rendus glissants par une pellicule de neige verglacée. Un peu d’adrénaline dans le sang est un élixir de jouvence qui enlève 20 ans à nos vieilles jambes ! (mais hélas pas au reste de notre anatomie  !)


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Ayant traversé sans encombre l’Albine, il nous reste à grimper le ravin des Drayes pour accéder au plateau sommital envahi par les nuées, ce qui nous réjouit, car nous sommes sûrs de ne pas rencontrer âme qui vive là haut. Enfin, il y a peut être des « âmes » (sait on jamais !) mais pas les corps qui vont généralement avec…

 

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En approchant du sommet la couche de neige se fait plus épaisse et recouvre de véritables chausse-trappes qui mettent en péril notre équilibre. Une fois ou deux je me retrouve affalé dans la neige alors que Gibus semble la survoler, révélant la supériorité en montagne des gènes suisses sur les gènes gaulois (mais dans une cave ceux des gaulois sont supérieurs, cocorico !)

  

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Parvenus sur le plateau nous ramassons des branches mortes de pins pour nous faire un feu dans le refuge de Fontsalès. Mais la neige ayant recouvert les chemins nous errons une bonne demi heure nos branches à la main autour du refuge avant de le trouver. Cet étrange ballet – qui nous a bien fait rire – a dû paraître étrange à la DST si jamais une caméra de l’un de leurs satellites nous a observé. Je ne serais pas étonné qu’on soit bientôt mis en garde à vue pour comportement suspect, vue les phobies sécuritaires de ceux qui prétendent nous gouverner.

 

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Nous finissons par trouver le refuge de Fontsalès qui est pour nous un bâtiment plus précieux que le Taj Mahal ou le palais de Topkapi, vu qu’on nous laisserait pas certainement boire du vin chaud et saucissonner au sein de ces deux monuments.


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Par la magie d’une allumette nous faisons naître un feu sans lequel l’homme aurait été une espèce condamnée . Quand je contemple un feu, j’ai les yeux de Naoh , l’oulhram qui est parti à sa conquête et dont l’histoire est contée dans le roman « La guerre du feu » de J-H Rosny qui a illuminé, c’est le cas de le dire, mon enfance .

 

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Pendant notre pause la tramontane s’est levée et a nettoyé le ciel . Nous entreprenons alors la traversée du plateau en direction du Hameau la Fage et des gorges de la Colombières. Au départ le chemin sinue au milieu dune sapinière qui nous protège du vent et arbore une parure digne de ses consoeurs du grand nord. Qui croirait que l’on puisse voir un tel spectacle dans l’Héraut, considéré par beaucoup comme le pays des plages et des camps de naturistes !


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Le soleil jette des confettis de lumière qui illumine le couvert de la sapinière et lui donne un aspect féérique.


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Puis nous abordons une zone de feuillus dont la tunique neigeuse apporte un brin de fantaisie à leur morne existence hivernale


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Sur ces chemins recouverts d’une neige inviolée nous posons le pied là où aucun autre homme ne l’a posé. Quelle jouissance cette sensation nous procure dans ce monde où tout semble pollué, déprécié, usé….. Mais nous faisons bien de savourer ces instants de jouissance car nous ne savons pas encore ce qui nous attend au sortir du couvert des arbres….pauvres fous partis seuls inconscients par un jour de blizzard sur le Caroux !

A suivre.....

Texte & Photos Ulysse

A ceux qui envisagent l'achat d'un appareil photo je déconseille l'achat d'un appareil SONY qui comme le souligne ce site sont de fabrication légère, ce que je confirme car mon SONYAlpha 55 a eu une panne fatale alors qu'il était encore sous garantie que la société a refusé d'appliquer prétextant un mauvais usage de l'appareil. 

 

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06/01/2012

Allons pas à pas au Pas de l’Escalette

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Cette première randonnée de l’année 2012 va nous conduire à l’assaut du Pas de l’Escalette, un col situé à 641 mètres, porte d’accès au causse du Larzac. Le chemin longe au départ la Lergue qui prend sa source à plus de 700 mètres sur le plateau avant de dévaler en une série de magnifiques cascades les 400 mètres de dénivelé qui l’amènent aux portes du village de Pégairolles de l’Escalette, point de départ de notre balade

Le soleil hivernal peine à éclairer le vallon encaissé dans lequel la Lergue se prélasse après sa folle chevauchée. Si les mains chaudes d’Aton avaient caressé ses eaux limpides, il est probable que Gibus et moi – qui avons respecté la tradition du bain du 31 décembre – aurions rejoins les  truites « fario » qui la fréquentent. Ces « belles » n’y auraient sans doute vu aucun inconvénient, bien au contraire, car grâce aux Frères Jacques et à l’ami Franz nous savons qu’elles sont de bonne composition!

 

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De nombreux torrents, que la chute des feuilles révèle à nos regards, alimentent la Lergue. Seul le feuillage marcescent d’un chêne pédonculé a résisté à l’hiver qui, a vrai dire, ne s’est pas montré très zélé jusqu’à présent dans nos contrées.

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Certains de ces torrents, rebelles à toute domestication, ne se privent pas de couper le sentier, créant ainsi quelques obstacles qui mettent à l’épreuve notre sens de l’équilibre. Les libations du 1er janvier étant déjà loin nous réussissons toutefois à garder nos pieds au sec !

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Ce que la rivière descend en cascadant, nous le montons …en cahotant ! Fort heureusement, de bonnes âmes ont installé quelques cordes aux endroits les plus pentus que l’humidité ambiante transforme en toboggans. Ayons une pensée reconnaissante pour ces bénévoles anonymes qui tendent ainsi non pas une main mais une corde secourable à leurs prochains. Ces gestes confèrent au monde une image moins brutale que ce que les media ont tendance à nous montrer. Les hommes et femmes de bonne volonté sont plus nombreux que l’on pense.

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Nos efforts sont enfin récompensés et nous arrivons en vue des falaises qui dominent le Pas de l’Escalette. A leur pied, on devine l’entaille faite par l’antique et dangereuse N9, aujourd’hui désaffectée, qui permettait aux nordistes de dévaler à leur risques et périls vers les rivages ensoleillées de la Méditerranée. Une autoroute l’a remplacée qui accède au col par un tunnel .

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Le causse du Larzac est constitué de roches calcaires sédimentaires déposées par une ancienne mer qui occupait les lieux entre 200 et 70 millions d’années. La surrection de Pyrénées, il y a 40 millions d’années, a projeté ces sédiments à plus de 800 mètres d’altitude. Seuls des représentants du monde végétal se risquent à escalader ces falaises friables comme des morceaux de sucre.

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En ces lieux chahutés par d’anciens séismes et taraudés par la pluie et le vent le chaos est de mise ! Nulle part ailleurs le monde minéral ne révèle une telle fragilité, c’est sans doute ce qui fait naître en nous, êtres mortels, un si fort sentiment d’empathie pour ces paysages déliquescents.

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Par endroits les œuvres créées par les intempéries défient les lois de la gravité, telle cette mappemonde posée en haut d’un mamelon.

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Nous la contemplons fascinés, nous attendant à ce qu’une bourrasque de vent lui fasse soudain dévaler la pente. Notre attente de ce jour restera vaine, ce qui est sans doute aussi bien pour nos abattis ! Mais qui sait si elle sera encore là quand nous reviendrons.

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Nous perdons plusieurs fois notre chemin – qui a plutôt l’aspect d’une vague sente – dans cet entrelacs de canyons et de dépressions creusés dans le plateau. Nous tombons sur des impasses au pied de falaises infranchissables qui nous obligent à traverser d’inextricables taillis. Un conseil : ne venez pas en ces lieux si vous n’êtes pas un randonneur ou une randonneuse aguerri(e) et que vous craignez de passer une nuit dehors !

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Fort heureusement nous croisons l’ermite du Pas de l’Escalette qui, moyennant un brin de conversation - la solitude lui pèse un peu - nous remet sur le droit chemin.

 

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Nous pénétrons alors dans un vaste cirque où nous croyons apercevoir des temples indous, ce qui nous fait un instant douter d’avoir véritablement retrouver le bon chemin.

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Mais ce n’est qu’un dromadaire fossilisé, datant de l’époque où les caravaniers venaient chercher le sel sur les bords de l’ancêtre de la Méditerranée. J’entends marmonner ! Comment !  Vous exprimez des doutes ! Le canular vous paraît un peu « gros » ! Certes,  mais c’est pour vous préparer à ce que vous allez entendre dans les semaines à venir avec la période électorale qui s’annonce !

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Après quelques derniers méandres dans ce fabuleux cirque dolomitique, le chemin, au contraire de celui emprunté le matin, bascule en pente douce vers la vallée pour rejoindre Pégairolles de l’Escalette.

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Nous nous mettons alors "en roue libre", entraînés par le mouvement alerte et régulier de nos pieds. Quand les pieds ainsi nous guident, nos pensées, bercées par le balancement régulier de nos corps et la respiration ample qui s’ensuit, ont une sérénité et une profondeur inégalées. Descartes aurait dû dire non pas « cogito ergo sum » mais « ambulo ergo sum » car jamais le sentiment d’existence n’est aussi intense que quand on marche ! Marchons donc pour se sentir vivre !


Texte @ Photos Ulysse

PS : Pour celles et ceux intéressés par cette randonnée sportive elle est décrite sur l'excellent site des Randonnées Cévenoles.

A ceux qui envisagent l'achat d'un appareil photo je déconseille l'achat d'un appareil SONY qui comme le souligne ce site sont de fabrication légère, ce que je confirme car mon SONYAlpha 55 a eu une panne fatale alors qu'il était encore sous garantie que la société a refusé d'appliquer prétextant un mauvais usage de l'appareil. 

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26/12/2011

Lourds les sacs au départ de Graissessac !

 

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Hello ! ce sont les vacances de Noël et nous voilà de retour, Emilie, Carla, Tom et, moi, Romain, sur les chemins de randonnée si chers à nos papis, Gibus et Ulysse. Aujourd’hui nous allons parcourir les monts et les vaux des environs de Graissessac où l’on exploitait autrefois des mines d’anthracite. Autant dire qu’il va falloir "aller au charbon" parce que ça grimpe vachement par là, ce qui est normal d’ailleurs, vu qu’il y a des vaux !  (ça c’est une blague – pas très drôle, je trouve - de mon papy !). Vous allez me rétorquer qu'un val c'est creux, mais le problème c'est qu'avec mon papi et Gibus on ne reste jamais au fond d'un val  !


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On décide que le chef de l’expédition sera le plus grand entre Tom et  moi. Et, bingo ! je gagne de l’épaisseur d’un cheveu. Je le nomme aussitôt sous-chef, car nous les gaulois, on aime bien les titres honorifiques. Il suffit de voir comment des adultes supposés être sensés font des pieds et des mains pour être décorés de la légion d'honneur, ce hochet que même Martin Bouygues a réussi à avoir, lui qui qui passe  des émissions débiles sur sa chaîne de télé TF Hun, les seules d'ailleurs que lui et son grand copain Nicolas  puissent comprendre (comme dit mon papi, là où TFHun passe, l'esprit trépasse !)


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L’avantage d’être chef et sous-chef, c’est que nous sommes dispensés de porter les sacs et ce n’est pas un mince privilège vu que dans les sacs il y a le pique-nique. Et vous savez ce que sont les pique-niques préparés par Gibus et mon papy. Il y a du solide et du liquide dans  des quantités qui raviraient Obélix. Bon, il faut reconnaître qu’ils ne ménagent pas leur peine et que les côtes ça donne faim et, dans leur cas,  surtout soif ! 

 

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Nous voilà partis, moi devant,  avec carte et boussole et Tom derrière pour surveiller les éventuels retardataires.  Vous allez sans doute penser que nous sommes un peu jeunes pour assumer de telles responsabilités, mais vu la manière dont les adultes gèrent le monde, il  est temps que l’on prenne en main notre destin !

 

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Les arbres, qui, paradoxalement, à cette saison la plus froide sont  nus  (le bon dieu fait  aussi des erreurs),  se réjouissent des rayons du soleil qui leur  chauffent l’écorce .

 

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Bien qu’avec Tom nous assurons pleinement et sans faillir nos responsabilités, il y a quand même des moments où il nous faut recourir à l’assistance technique des adultes.

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A Paris où je vis, et qui ressemble de plus en plus à une fourmilière, on a  du mal à croire qu’il y a encore en ce monde des endroits aussi sereins et tranquilles. C’est pour ça que les hommes ne prennent plus soin de leur planète : ils ont oublié combien elle pouvait être belle !

 

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Nous voilà arrivés au refuge et là encore nous passons le relais aux adultes, et notamment à Gibus, pour allumer le feu. Ce n’est pas qu’avec Tom on ne saurait pas faire, mais nos anciens sont plein de bonne volonté et on ne voudrait pas les vexer .

 

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Pendant que les adultes boivent un vin chaud (pourtant il ne fait pas si froid que ça mais ils ont toujours des excuses abracadabrantesques pour justifier leur conduite ) nous faisons cuire les saucisses. Bon je vais être honnête, sinon le père Noël qui m’entend de là haut risque de m’oublier, et je dirai plutôt :  nous regardons  cuire les saucisses !

 

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A vrai dire Tom et moi  les saucisses on n’en  a rien à faire car ce qui nous intéresse c’est les chamallow grillés au feu de bois qui  sont un vrai délice ! Pendant que les adultes sont occupés à vider leurs verres de vin « frais » (qui a succédé au vin chaud) nous on s’occupe de vider le sac de cette divine friandise diaboliquement bonne (pas mal cet oxymore  vu mon âge, vous trouvez pas ?). De fait, disons plutôt « presque vider » car les anciens, abusant de leur autorité, en prélèvent quelques uns, ce qui au plan de l’éthique est scandaleux. Avec de tels comportements il n’est pas étonnant que le monde soit si mal en point !

 

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 Rassasiés nous nous remettons en route sous un soleil de plus en plus généreux ce qui m’amène à quitter mon pull.  C’est plutôt inquiétant pour un 23 décembre en montagne. Si ça continue comme ça la terre va devenir une poêle à frire. J’adore les pommes de terre rissolées, mais j’ai pas envie d’en devenir une !

 

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 Les filles ont profité que je sois arrêté pour s’émanciper et courir devant.  Elles sont vraiment imprévisibles, on croit avoir l’ascendant sur elles , mais ce n’est qu’une illusion « machiste ». Mais bon ça fait rien, maman et ma sœur  sont des filles et je les aime bien. Il y en a une autre que j’aime bien aussi à l’école, mais je ne vous dirai pas son nom, c'est un secret !

 

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Ce qui nous console c’est que dans les situations difficiles on finit toujours par avoir le dessus. Vous êtes sceptique ! vous pensez  que Gibus  nous a un peu aidés à grimper sur le rocher. Ah ! C’est encore ma soeur qui a cafté !

 

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De là  où on est, on aperçoit l’ancienne mine d’anthracite à ciel ouvert.  Ce minerai, qui a fait la fortune de la vallée du temps où mon papy et Gibus étaient des petits garçons,   est parti en fumée et est aujourd’hui la cause du réchauffement climatique. L’insouciance d’hier fait les soucis de demain, comme disent mes parents à ma soeur quand elle rechigne à faire ses devoirs (rien que ce mot « devoir » ça vous donne pas envie de grandir )

 

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 De l’autre côté la vue est plus plaisante et étonnante aussi.  On assiste, en effet,  à une surprenante bataille entre une forêt d’épicéas à feuilles persistantes et une forêt de hêtres à feuilles caduques. Pour l’heure les épicéas semblent dominer car ils ont enfoncé le front des feuillus . Il faudra que je revienne voir dans quelques années comment les choses évoluent.

 

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A un moment, le chemin  aborde un pierrier assez pentu, aussi Tom et moi demandons à nos papys qui ne sont pas très rassurés de rester dans nos pas pour le traverser.  Je crois que sans nous ils auraient  rebroussé chemin.

 

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Nous arrivons de l’autre coté sans encombre, fiers d’avoir prêté main forte à nos anciens. La prochaine fois que papy me demandera de ranger ma chambre je le regarderai avec condescendance et lui rappellerai que sans moi il serait encore en train d’errer dans les montagnes.

 

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Mais finalement peut être que ça ne lui déplairait pas d’errer dans les montagnes et qu'avec son copain Gibus ils ont fait  semblant d’avoir peur de traverser le pierrier en espérant que Tom et moi on n'aurait pas le courage d'y aller. Il faut dire que c’est tellement beau ces montagnes bleutées que moi aussi j’y resterai bien à courir  et à respirer le bon air plutôt que de retourner là bas à Paris dans ma fourmilière.

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&nbspTexte Romain  @ Photos Ulysse & Sébastien

INFORMATION POUR CEUX QUI SERAIENT SUR LE POINT D'ACHETER UN APPAREIL PHOTO SONY

J’ai acquis il y a un an un réflex SONY Alpha 55 qui est tombé en panne quinze jours avant le terme de la garantie . SONY a  refusé l’application de cette garantie en s’appuyant  sur l’avis de l’atelier de réparation qui prétend qu’il y a eu un mauvais usage de l’appareil et demande l’équivalent du prix de l’appareil pour le réparer. Or la panne s’est produite au cours d’une séance photo  pendant  laquelle j’avais pris 200 photos sans incident particulier.

En consultant des sites de consommation sur les produits SONY il apparaît que cet appareil a de graves  problèmes de capteur et que sa construction est jugée « légère » . Consultez notamment ce SITE .

AUSSI JE DECONSEILLE VIVEMENT L’ACHAT D’APPAREILS PHOTOS DE LA MARQUE SONY

15/12/2011

Images du Quercy


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Mon terrain d’aventure s’étendant à l’ensemble des régions où l’on parle la langue d’Oc, je mets un point d’honneur à en faire peu à peu le tour, ce qui me prend du temps. Car cette langue, riche de six dialectes: le languedocien, le limousin, le provençal, le gascon, l’auvergnat et le vivaro-alpin, couvre trente neuf départements.

Aujourd’hui je vous emmène dans le Quercy en pays languedocien.  Nous commençons notre périple par Capdenac, véritable nid d’aigle occupant une position stratégique et qui  a subi onze sièges au cours de son histoire

Plusieurs hommes illustres l’ont ainsi visité : Pépin le Bref tout d’abord, homme de petite taille (d’où son surnom) mais  grand roi qui a fondé la dynastie carolingienne et surtout engendré Charlemagne, puis ce gredin de Simon de Montfort, massacreur des albigeois, ainsi que Louis XI injustement calomnié  pour ses « fillettes », de même que l’orgueilleux Galiot de Genouillac, principal artisan de la victoire de Marignan grâce à son artillerie, et  enfin Sully, l’efficace ministre des finances d’Henri IV pour lequel le labourage et  le pâturage étaient les deux mamelles de la France .


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Ses remparts offrent une magnifique vue sur les paysages typiques de cette région : des collines verdoyantes surplombant des plaines alluviales traversées par des cours d’eau indolents.

Ses augustes visiteurs des siècles passés n’ont pu rester insensibles à ce si beau et si paisible paysage, au demeurant mortifère, car ces grands champs rectangulaires que l’on aperçoit sont de l’herbe à Nicot, c’est à dire de la graine de cancer qui enrichit l’Etat, ainsi que les buralistes mais creuse le déficit de la sécu ainsi que des tombes dans les cimetières.


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Nous voici maintenant à Figeac,  située au bord du Célé, important affluent du Lot, à 5 km à vol d’oiseau de Capdenac.  Ville natale de Champollion et de Michel Roumégoux, ardent défenseur de la viticulture française (sujet qui me tient à cœur, comme vous le savez !) la richesse de son patrimoine architectural témoigne de son passé prospère, dû pour beaucoup à sa situation géographique au carrefour du Quercy du  Rouergue et de l’Auvergne.

Un temps ralenti par les guerres de religion (elle fut en partie démantelée par ce soudard de Richelieu)  son développement a repris aux 18ème et 19ème siècle avec l’implantation de moulins et de tanneries. Aujourd’hui un brin assoupie, elle est un lieu idéal de villégiature pour les touristes.


 

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Empruntant la D940 qui mène à Saint Céré, nous faisons une brève halte pour admirer l’étonnant château de Lacapelle-Marival. Il fut édifié au XIIIème siècle par la famille Cardaillac dont la devise « toto noscontur in orbe » (ils furent connus dans le monde entier) pourrait paraître prétentieuse. Mais elle est, de fait, justifiée car nombre de ses membres  participèrent aux croisades ainsi qu’aux guerres de François 1er en Italie et contre Charles Quint.  Remanié au XVème siècle puis vendu et pillé à la révolution, il est aujourd’hui la propriété de la commune et se visite.

 

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Après avoir fait  étape  à l’excellent hôtel-auberge « le Victor Hugo » dans la pittoresque ville de Saint Céré, hôtel  à prix doux, bienvenus en ces temps de crise  (pas comme la luxueuse suite que notre Tsarounet Nicolaïev s’est payée lors du dernier G20 ) nous rendons visite à Castelnau-Bretenoux. Ce village, bâti sur un éperon rocheux surplombant le confluent de la Cère et de la Dordogne, est dominé par son château, magnifique exemple de l’architecture militaire du Moyen Age. 

Julien Viaud,  plus connu sous le nom de Pierre Loti (nom d’une fleur tropicale que lui donna la reine Pomaré de Tahiti ), écrivain et  grand voyageur qui visita ce lieu en a dit ceci « A plus d’une lieue à la ronde, c’est le point marquant, la chose que l’on regarde malgré soi de partout : cette dentelure de pierres de couleur sanguine, émergeant d’un fouillis d’arbres, cette ruine posée en couronne sur un piédestal garni d’une belle verdure de châtaigniers et de chênes »

Ce château fut le lieu d’une anecdote savoureuse. Au XIème siècle les barons de Castelnau – les plus puissants seigneurs du Quercy - ne rendaient hommage qu’aux Comtes de Toulouse. En 1184 Raymond de Toulouse donne au vicomte de Turenne la suzeraineté de Castelnau ; le baron ne se soumet pas et fait allégeance au roi de France. Une guerre éclate alors entre Turenne et Castelnau à laquelle le roi de France met fin en donnant raison à Turenne et en imposant à Castelnau une redevance annuelle symbolique ….d’un œuf ! Aussi chaque année, un attelage de quatre bœufs venant de Castelnau amenait en grande pompe à Turenne un œuf frais.

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Le village comporte également une magnifique collégiale érigée au XVème siècle par les seigneurs de Castelnau et dédiée à Saint Louis. 

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Nous laissant aller au fil de la Dordogne, nous arrivons à la bien nommée cité de Beaulieu sur Dordogne, dont on aperçoit la chapelle des Pénitents datant du XIIème siècle. Ainsi pour paraphraser le petit boucher corse peut-on dire que « Du haut de chaque clocher de France mille ans d’histoire nous contemple » ce qui est l’un des  charmes de notre pays.

 

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 Ces mille ans de civilisation  - qui n'ont pas été exempts de carnages - confèrent à la campagne et aux villes françaises une richesse, une sérénité, et  une harmonie que l’on voit rarement ailleurs.

 

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Beaulieu comporte également une magnifique église abbatiale du XIIème siècle  dédiée à saint Pierre et dont le portail méridional -  l’un des premiers chefs-d’œuvre de la sculpture romane -  illustre les préliminaires du jugement dernier. Bien que ne croyant pas à ces fariboles dignes du Père Fouettard, je suis néanmoins sensible à la beauté de ces sculptures.

 

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Notre périple s’achève par la visite d’un joyau de la Corrèze : Collonges-la-Rouge construite avec le grès pourpre d’une carrière près de laquelle elle s’est développée à partir du VIIIème siècle.

 

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Dépendant de la vicomté de Turenne, elle devient au XVIème siècle le lieu de villégiature privilégié des grands fonctionnaires qui font construire de superbes manoirs flanqués de tours et tourelles qui contribuent à son charme. A cette époque la fortune se mesurait au nombre de briques que comportaient les demeures et c’est ainsi que le mot « brique » est devenu synonyme de « thune » « flouze » « avoine » « blé », ce truc qui vous manque actuellement cruellement pour boucler vos fins de mois !

 

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Parlant de « thune » et  comme nous sommes en Corrèze, j’ai cru un instant avoir croisé Bernadette Chodron de Courcel de Frais de Bouche, alias madame « Pièces Jaunes », mais je me suis vite rendu compte de ma méprise car ladite Bernadette est blonde alors que cette dame est brune.

 

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L’église des XIIème et XIIIème siècles arbore un magnifique clocher carré et témoigne de la prospérité de la cité qui jouissait alors de nombreuses franchises (Ce que l’on appelle aujourd’hui les niches fiscales).

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Mais c'est l'heure du  déjeuner et je vous invite à aller partager une petite croûte au Cantou où l'on sert une une délicieuse cuisine de terroir. 

 A suivre.....

Texte & photos ulysse

(Sources : divers sites internet et l’excellent Guide Michelin Périgord Quercy)

(Reproduction interdite sans autorisation préalable de l’auteur) 

 

INFORMATION POUR CEUX QUI SERAIENT SUR LE POINT D'ACHETER UN APPAREIL PHOTO SONY

 J’ai acquis il y a un an un réflex SONY Alpha 55 qui est tombé en panne quinze jours avant le terme de la garantie . SONY a  refusé l’application de cette garantie en s’appuyant  sur l’avis de l’atelier de réparation qui prétend qu’il y a eu un mauvais usage de l’appareil et demande l’équivalent du prix de l’appareil pour le réparer. Or la panne s’est produite au cours d’une séance photo  pendant  laquelle j’avais pris 200 photos sans incident particulier.

 En consultant des sites de consommation sur les produits SONY il apparaît que cet appareil a de graves  problèmes de capteur et que sa construction est jugée « légère » . Consultez notamment ce SITE .

 AUSSI JE DECONSEILLE VIVEMENT L’ACHAT D’APPAREILS PHOTOS DE LA MARQUE SONY