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18/09/2010

Plumes à gogo à Pont de Gau (2ème partie)

REPRISE D'ARCHIVE

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Poursuivons notre visite du parc Ornithologique de Pont de Gau où les flamants roses prennent la pose,



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Un héron cendré au long bec sur un arbre perché d'un air inquiet nous guette,


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L'un de ses confrères sans doute amateur de ballets roses au mileu de flamants se pose


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Jonathan le Goéland, téméraire, s'en vient défier un troisième compère !

Mais d'un héron ou d'un goéland selon vous qui est le plus lent ?


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Le héron renonce bien vite à sa poursuite sous les sarcasmes de sa compagne .


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Et voici sans autre commentaire, comment les flamants s'envoient en l'air,

sous les yeux éberlués d'une jeune poule d'eau émoustillée !


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Des aigrettes immaculées contemplent la scène offusquées


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Un rival dépité décide de s'exiler


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Le soleil rapidement décline, notre visite se termine !

 

Texte & Photos Ulysse

15/09/2010

Plumes à gogo à Pont de Gau (1ère partie)

REPRISE D'ARCHIVE
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En avril 2007 je vous ai invité à suivre mes pas dans le magnifique parcornithologique de Pont de Gau et vous avez été nombreux à apprécier cette visite.

Aussi en cette période de l'année où de nombreux oiseaux migrateurs n'ont pas été encore reconduits à la frontière par les sbires d'Hortefeux, j'ai décidé de récidiver et de vous entraîner de nouveau à la rencontre de cette gent ailée en situation irrégulière, mais qui se soucie autant des services du ministère de l'intérieur que d'une crotte de ragondin.

 

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Voici tout d'abord une ribambelle d'aigrettes qui dans leur blanche toilette somnolent repues sur un talus,


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Une oie très zen lentement se promène dans les eaux territoriales de deux aigrettes pas trop inquiètes,


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Un troupeau de flamants rose jacassent à distance respectable des bipèdes qui passent,


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Ils prennent la pose dans leur parure rose qui illumine les eaux noires de l'étang qui leur sert de miroir,


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Ils passent leur temps à dormir, caqueter, manger, et se reproduire, en bref la vie rêvée !


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Certains d'entre eux effrayés par nos palabres, s'envolent, silencieux mini-concorde dans le ciel de Camargue


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Une Nette Rousse, un ragondin à ses trousses, ne craint pas de salir sa magnifique parure dans les eaux grises de l'étang.


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Une buse blessée soignée par les agents du parc est relachée. Saura-t-elle encore vivre en liberté ?

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Jonathan le Goéland passe en caquetant d'un ton railleur ! Se moquerait-il de nous pauvres bipèdes incapables de s'affranchir de la pesanteur ?

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A suivre....

PS : Je suis reparti à l'assaut de quelques sommets Pyrénéens et prendrai connaissance de vos commentaires à mon retour . Merci de votre visite.


Texte & Photos Ulysse

10/09/2010

Envolons nous sur le Caroux !

 

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C’est un de ces matins d’été où l’on se réveille en état d’euphorie : le soleil darde ses aiguilles d’or dans les interstices des volets et les oiseaux taillent une mélodieuse bavette dans les frondaisons proches . Ces heureux signes annonciateurs d’une radieuse journée nous confortent dans notre projet d’aller randonner sur le Caroux.

Partant de Douch, situé à près de 1000 mètre d’altitude , l’air frais qui règne encore aux heures matinales rend notre pas vigoureux. Il est vrai qu’étant proche du sommet, la pente du sentier se fait plus douce et nous permet pleinement de jouir de la quiétude et de la beauté des lieux.

 

 

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N’ayant ni contrainte de temps, ni objectif particulier – délicieuse parenthèse de liberté dans ce monde frénétique - nous flânons dans les sous-bois à l’acmé de leur beauté estivale. Mais, bientôt, les mains de l’automne viendront disperser leurs confettis d’or sur leurs frondaisons vertes, feu d’artifice mortifère.

 

 

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Soudain nous émergeons sur le plateau sommital colonisé par des champs de bruyères qu’entaillent des chemins qui mènent tout droit au ciel.

 

 

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Des bosquets de genets et des langues de fougères leur disputent par endroit cet âpre territoire, lui conférant une note de fantaisie .

 

 

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Quelques jeunes pins, dont les graines ont été portées par les vents ascendants, ont colonisé les contreforts du Roc de la Siéjo, rejetons audacieux d’une forêt qui occupe en contrebas le cirque de Farrières.


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Les pas répétés de l’homme tracent vite des sentiers qui révèlent l’ossature minérale du sol et soulignent la frugalité et la ténacité du monde végétal qui le recouvre

 

 

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La montagne est source de sagesse, en cela qu’elle nous rappelle notre petitesse et vulnérabilité face à l’immensité du monde. Elle nous dégrise du fallacieux sentiment de puissance que nous confèrent les outils technologiques modernes dont nous sommes devenus dépendants.

N’oublions pas, en effet, que dans l’hypothèse d’une explosion solaire cataclysmique- qui peut se produire tous les 250ans - l’ensemble de nos sources d’énergies électriques (centrales, batteries, circuits) et de nos outils de communication et de stockage de données (disques durs) seraient neutralisés ou détruits par l’émission de rayons gamma, comme cela s’est produit partiellement en 1989 au Canada. L’homme perdrait alors sa force « technologique » et sa « mémoire » et redécouvrirait qu’il n’est qu’un bipède démuni. Je vous conseille donc, sans plus attendre, d’acheter les cartes au 25 millièmes de l’IGN, de vous remettre à la marche et de commencer à stocker noix, noisettes, châtaignes, jambons secs et terrines de pâtés et quelques tonneaux de jus de vitis vinifera.

 

 

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Mais loin de moi l’idée de vous effrayer, car si notre corps est faible, notre esprit lui est grand puisqu’il peut intérioriser l’univers dans lequel il vit. Et quand nos jambes peinent dans les pentes, notre esprit sait qu’avec de la ténacité on vient à bout des montagnes. L’homme a surmonté tant de cataclysmes qu’on peut lui faire confiance pour surmonter ceux qui l’attendent au détour des siècles. Nous français nous saurons bien nous relever après le règne du tsarounet Nicolaïev !

 

 

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Outre notre petitesse, la montagne nous rappelle que nous sommes éphémères. Elle même n’échappe pas à la règle : la pluie douce à nos joues, le vent qui caresse nos cheveux, le froid qui nous fait le nez rouge (et le rosé aussi curieusement) insidieusement la laminent, la fissurent, l’ébrèchent, et la dissolvent !

Après avoir parcouru les sentiers du plateau et s’être débarrassés du poids de nos préoccupations et soucis, nous nous dirigeons d’un pied léger vers le sommet du Caroux où la gravité est plus faible puisque celle-ci diminue en fonction de l’altitude. Nous ressentons alors avec félicité, mais aussi un brin d’inquiétude, l’insoutenable légèreté de l’être. Un phénomène extraordinaire se produit alors.

 

 

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En effet, Léo le benjamin de la troupe qui s’amuse à sauter d’un muret à l’autre de l’édifice qui entoure le cairn sommital prend soudain son envol ....

 

 

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….et commence à survoler le plateau !

 

 

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Louna, la benjamine, qui ne veut pas être en reste suit l’exemple de son frère…

 

 

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…avec le même résultat…

 

 

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…et se met à planer sur les traces de son frère….

 

 

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Nous tentons à notre tour sans complexe de faire de même, mais les kilogs superflus accumulés au cours de décennies d’agapes nous clouent hélas au sol ….faire bombance ou voler il faut choisir !

Nous sommes donc condamnés à emprunter le sentier qui nous ramène au village de Douch pendant que notre descendance le rejoint par les airs ! Mais nous sommes finalement heureux de constater que notre progéniture peut enfin voler de ses propres ailes, bien qu’ils soient pour cela un peu précoces.

Je n’ose pas dire qu’il n’y a plus de jeunesse, car je passerais pour un vieux radoteur, vu que les philosophes grecs le disaient déjà il y a 2000 ans !

 

 

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Texte Ulysse & Photos Ulysse et Eric D.

 

 

03/09/2010

De Racou à Collioure....

 

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Sur les monts dominant la côte Vermeille,

Siège une armée de vitis vinifera,

Qui, face à la mer, danseuse de samba,

Etalent leurs généreuses treilles.

 

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Le va et vient des vagues écumeuses,

A creusé dans les falaises de shiste,

Des criques où les voiliers s’abritent,

Quand la mer devient tempétueuse.

 

 

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C’est aussi le refuge de belles vestales,

Qui s’offrent nues aux rayons du soleil,

Ne voulant manquer un spectacle pareil,

Les pins y poussent à l’horizontale.

 

 

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Au bleu diaphane du ciel,

Répond l’émeraude de la mer.

Sur l’or des genêts, éphémère,

Viennent danser les abeilles.

 

 

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Des voiliers à la queue leu leu,

Egratignent une mer d’huile.

Qui sera le plus habile,

A dompter le vent capricieux ?

 

 

 

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Un facétieux loup de mer,

Déguisé en chaperon rouge,

Sous un ciel où rien ne bouge,

Part à l’assaut de la grande mer !

 

 

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Une armada de noirs nuages ,

Donnent à la mer une couleur d’encre.

Mais pas question de jeter l’ancre,

Les marins ne craignent pas l'orage !

 

 

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Nous sommes au bord du monde,

D’où l’on voit pointer la Tour Eiffel,

Ainsi que les plus hauts gratte-ciels,

De New-York, de Dubaï ou de Londres

 

 

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Et voici, lieu idyllique,

Le village catalan de Collioure,

Endroit propice aux amours,

Vélocipédiques !

 

 

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Bien que les horloges marquent l’heure,

Le temps ici s’est arrêté ,

On y vit paraît-il un éternel été,

Mais les catalans sont un peu hâbleurs !

 

 

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Cette côte autrefois convoitée,

Fut farouchement défendue,

Aujourd’hui seule une armée de corps nus,

Vient l’assiéger.

 

 

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Comme dans toutes les stations balnéaires,

On trouve ici des promènes- couillons,

Mais dieu qu’il est parfois bon,

De se laisser faire !

 

Texte & Photos Ulysse