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15/09/2010

Plumes à gogo à Pont de Gau (1ère partie)

REPRISE D'ARCHIVE
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En avril 2007 je vous ai invité à suivre mes pas dans le magnifique parcornithologique de Pont de Gau et vous avez été nombreux à apprécier cette visite.

Aussi en cette période de l'année où de nombreux oiseaux migrateurs n'ont pas été encore reconduits à la frontière par les sbires d'Hortefeux, j'ai décidé de récidiver et de vous entraîner de nouveau à la rencontre de cette gent ailée en situation irrégulière, mais qui se soucie autant des services du ministère de l'intérieur que d'une crotte de ragondin.

 

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Voici tout d'abord une ribambelle d'aigrettes qui dans leur blanche toilette somnolent repues sur un talus,


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Une oie très zen lentement se promène dans les eaux territoriales de deux aigrettes pas trop inquiètes,


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Un troupeau de flamants rose jacassent à distance respectable des bipèdes qui passent,


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Ils prennent la pose dans leur parure rose qui illumine les eaux noires de l'étang qui leur sert de miroir,


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Ils passent leur temps à dormir, caqueter, manger, et se reproduire, en bref la vie rêvée !


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Certains d'entre eux effrayés par nos palabres, s'envolent, silencieux mini-concorde dans le ciel de Camargue


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Une Nette Rousse, un ragondin à ses trousses, ne craint pas de salir sa magnifique parure dans les eaux grises de l'étang.


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Une buse blessée soignée par les agents du parc est relachée. Saura-t-elle encore vivre en liberté ?

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Jonathan le Goéland passe en caquetant d'un ton railleur ! Se moquerait-il de nous pauvres bipèdes incapables de s'affranchir de la pesanteur ?

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A suivre....

PS : Je suis reparti à l'assaut de quelques sommets Pyrénéens et prendrai connaissance de vos commentaires à mon retour . Merci de votre visite.


Texte & Photos Ulysse

10/09/2010

Envolons nous sur le Caroux !

 

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C’est un de ces matins d’été où l’on se réveille en état d’euphorie : le soleil darde ses aiguilles d’or dans les interstices des volets et les oiseaux taillent une mélodieuse bavette dans les frondaisons proches . Ces heureux signes annonciateurs d’une radieuse journée nous confortent dans notre projet d’aller randonner sur le Caroux.

Partant de Douch, situé à près de 1000 mètre d’altitude , l’air frais qui règne encore aux heures matinales rend notre pas vigoureux. Il est vrai qu’étant proche du sommet, la pente du sentier se fait plus douce et nous permet pleinement de jouir de la quiétude et de la beauté des lieux.

 

 

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N’ayant ni contrainte de temps, ni objectif particulier – délicieuse parenthèse de liberté dans ce monde frénétique - nous flânons dans les sous-bois à l’acmé de leur beauté estivale. Mais, bientôt, les mains de l’automne viendront disperser leurs confettis d’or sur leurs frondaisons vertes, feu d’artifice mortifère.

 

 

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Soudain nous émergeons sur le plateau sommital colonisé par des champs de bruyères qu’entaillent des chemins qui mènent tout droit au ciel.

 

 

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Des bosquets de genets et des langues de fougères leur disputent par endroit cet âpre territoire, lui conférant une note de fantaisie .

 

 

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Quelques jeunes pins, dont les graines ont été portées par les vents ascendants, ont colonisé les contreforts du Roc de la Siéjo, rejetons audacieux d’une forêt qui occupe en contrebas le cirque de Farrières.


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Les pas répétés de l’homme tracent vite des sentiers qui révèlent l’ossature minérale du sol et soulignent la frugalité et la ténacité du monde végétal qui le recouvre

 

 

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La montagne est source de sagesse, en cela qu’elle nous rappelle notre petitesse et vulnérabilité face à l’immensité du monde. Elle nous dégrise du fallacieux sentiment de puissance que nous confèrent les outils technologiques modernes dont nous sommes devenus dépendants.

N’oublions pas, en effet, que dans l’hypothèse d’une explosion solaire cataclysmique- qui peut se produire tous les 250ans - l’ensemble de nos sources d’énergies électriques (centrales, batteries, circuits) et de nos outils de communication et de stockage de données (disques durs) seraient neutralisés ou détruits par l’émission de rayons gamma, comme cela s’est produit partiellement en 1989 au Canada. L’homme perdrait alors sa force « technologique » et sa « mémoire » et redécouvrirait qu’il n’est qu’un bipède démuni. Je vous conseille donc, sans plus attendre, d’acheter les cartes au 25 millièmes de l’IGN, de vous remettre à la marche et de commencer à stocker noix, noisettes, châtaignes, jambons secs et terrines de pâtés et quelques tonneaux de jus de vitis vinifera.

 

 

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Mais loin de moi l’idée de vous effrayer, car si notre corps est faible, notre esprit lui est grand puisqu’il peut intérioriser l’univers dans lequel il vit. Et quand nos jambes peinent dans les pentes, notre esprit sait qu’avec de la ténacité on vient à bout des montagnes. L’homme a surmonté tant de cataclysmes qu’on peut lui faire confiance pour surmonter ceux qui l’attendent au détour des siècles. Nous français nous saurons bien nous relever après le règne du tsarounet Nicolaïev !

 

 

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Outre notre petitesse, la montagne nous rappelle que nous sommes éphémères. Elle même n’échappe pas à la règle : la pluie douce à nos joues, le vent qui caresse nos cheveux, le froid qui nous fait le nez rouge (et le rosé aussi curieusement) insidieusement la laminent, la fissurent, l’ébrèchent, et la dissolvent !

Après avoir parcouru les sentiers du plateau et s’être débarrassés du poids de nos préoccupations et soucis, nous nous dirigeons d’un pied léger vers le sommet du Caroux où la gravité est plus faible puisque celle-ci diminue en fonction de l’altitude. Nous ressentons alors avec félicité, mais aussi un brin d’inquiétude, l’insoutenable légèreté de l’être. Un phénomène extraordinaire se produit alors.

 

 

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En effet, Léo le benjamin de la troupe qui s’amuse à sauter d’un muret à l’autre de l’édifice qui entoure le cairn sommital prend soudain son envol ....

 

 

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….et commence à survoler le plateau !

 

 

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Louna, la benjamine, qui ne veut pas être en reste suit l’exemple de son frère…

 

 

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…avec le même résultat…

 

 

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…et se met à planer sur les traces de son frère….

 

 

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Nous tentons à notre tour sans complexe de faire de même, mais les kilogs superflus accumulés au cours de décennies d’agapes nous clouent hélas au sol ….faire bombance ou voler il faut choisir !

Nous sommes donc condamnés à emprunter le sentier qui nous ramène au village de Douch pendant que notre descendance le rejoint par les airs ! Mais nous sommes finalement heureux de constater que notre progéniture peut enfin voler de ses propres ailes, bien qu’ils soient pour cela un peu précoces.

Je n’ose pas dire qu’il n’y a plus de jeunesse, car je passerais pour un vieux radoteur, vu que les philosophes grecs le disaient déjà il y a 2000 ans !

 

 

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Texte Ulysse & Photos Ulysse et Eric D.

 

 

03/09/2010

De Racou à Collioure....

 

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Sur les monts dominant la côte Vermeille,

Siège une armée de vitis vinifera,

Qui, face à la mer, danseuse de samba,

Etalent leurs généreuses treilles.

 

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Le va et vient des vagues écumeuses,

A creusé dans les falaises de shiste,

Des criques où les voiliers s’abritent,

Quand la mer devient tempétueuse.

 

 

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C’est aussi le refuge de belles vestales,

Qui s’offrent nues aux rayons du soleil,

Ne voulant manquer un spectacle pareil,

Les pins y poussent à l’horizontale.

 

 

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Au bleu diaphane du ciel,

Répond l’émeraude de la mer.

Sur l’or des genêts, éphémère,

Viennent danser les abeilles.

 

 

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Des voiliers à la queue leu leu,

Egratignent une mer d’huile.

Qui sera le plus habile,

A dompter le vent capricieux ?

 

 

 

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Un facétieux loup de mer,

Déguisé en chaperon rouge,

Sous un ciel où rien ne bouge,

Part à l’assaut de la grande mer !

 

 

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Une armada de noirs nuages ,

Donnent à la mer une couleur d’encre.

Mais pas question de jeter l’ancre,

Les marins ne craignent pas l'orage !

 

 

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Nous sommes au bord du monde,

D’où l’on voit pointer la Tour Eiffel,

Ainsi que les plus hauts gratte-ciels,

De New-York, de Dubaï ou de Londres

 

 

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Et voici, lieu idyllique,

Le village catalan de Collioure,

Endroit propice aux amours,

Vélocipédiques !

 

 

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Bien que les horloges marquent l’heure,

Le temps ici s’est arrêté ,

On y vit paraît-il un éternel été,

Mais les catalans sont un peu hâbleurs !

 

 

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Cette côte autrefois convoitée,

Fut farouchement défendue,

Aujourd’hui seule une armée de corps nus,

Vient l’assiéger.

 

 

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Comme dans toutes les stations balnéaires,

On trouve ici des promènes- couillons,

Mais dieu qu’il est parfois bon,

De se laisser faire !

 

Texte & Photos Ulysse

 

27/08/2010

Si vous voulez faire de vieux os, allez marcher à Vieussan !

 

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On nous prend pour des pommes, mais pas des « pink lady » que l’on vend à prix d’or sur les marchés des « bobos » parisiens ; non, de la vulgaire « golden » tout juste bonne à faire de la compote pour le premier ou le quatrième age. Jugez en plutôt : Les « nababs » du sucre, de l’huile de palme et des innombrables additifs et colorants alimentaires ont conquis nos assiettes, arrondissent nos bedaines et bouchent nos artères ; nos ados sont gavés au Dégat-cola et au Mac Daube, mais vingt fois par jour dans les pubs alimentaires de la téloche, on nous balance à toute vitesse et en caractères minuscules qu’il faut bouger et manger au minimum cinq fruits et légumes par jour pour préserver sa santé !

Des pommes qu’on est, je vous dis ! Voire même des poires, si ce n’est des scoubidous, êtres les plus insipides de la création après l’actuel ministre des affaires étrangères. Pommes, poires et scoubidous sont d’ailleurs associés dans la chanson la plus franchouillarde et ringarde jamais écrite !

Mais pas question de se laisser faire. Ca fait longtemps que Gibus et moi on boycotte les poisons industriels légaux au profit de légumes et de fruits – certains sous forme liquide – et que l’on marche à perdre haleine qu’il pleuve, vente , neige, brouillasse, caille ou lapine *

Nous voilà donc partis ce jour pour une très longue virée sur les chemins de Vieussan réhabilités par l’Association locale des « Sentiers Oubliés » que nous remercions.


* ça lapine est l’équivalent argotique en pays d'Oc de « ça caille » (ça gèle, qui fait référence au fait que les cailles ne sortent qu’en hiver) pour indiquer qu'il fait très chaud . C’est sans doute lié au fait que l’on parle de chaud lapin pour désigner un homme de très petite vertu (mais il y en a-t-il qui en ont une grande ?).

 

 

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Le chemin que nous empruntons passe d’abord en balcon au dessus d’une boucle de l’Orb qui, séduit par la beauté du paysage environnant, prend son temps. Puis nous faisons face au massif du Caroux , notre Mont Blanc, que dis je, notre Hymalaya languedocien, dont les beautés insoupçonnées ne sont connus que des vrais amateurs, dont certains viennent du plat pays belge et que je salue au passage.

 

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Qui osera dire en voyant ces falaises de gneiss et de granit revêtues de dentelles de chênes verts , de pins et de bruyère que les pierres n’ont pas de cœur et pas d’âme. Qui osera ricaner si je dis que l’on peut tomber amoureux d’une montagne comme on le fait d’une oeuvre d'art, d'une musique ou d'une femme et avoir le cœur qui palpite à sa vue ? Ravi je suis de votre silence et je vous adresse mes respects !

 

 

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Puis le chemin plonge dans le sauvage vallon de l’Aigue, maigre ruisseau évanescent qui s’évanouit à la fin de l’hiver. Les épaisses frondaisons forment une matrice qui nous protège du soleil ardent qui semble vouloir se venger d’avoir été mis à l’écart ce printemps par les masses nuageuses venues du nord.

 

 

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Nous montons sur la serre de la Barcouse, en soufflant et ahanant pour ce qui me concerne et en sifflotant et sautillant, s’agissant de Gibus, qui revient il est vrai d’un périple dans le massif du Toubkal (4167m). Mais avec ou sans Toubkal de toute façon, Gibus danse toujours devant, tandis que moi je rampe à l’arrière. Les hommes naissent libres et égaux en droit sauf quand il s’agit de monter les côtes !

De nombreuses ruines sont disséminées sur le sommet de la serre, témoignage d’une intense activité passée, centrée autour de l’exploitation des châtaigniers et la fabrication du charbon de bois.

 

 

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Les hommes les ayant abandonnés, les murs de pierres se délabrent et cherchent de l’aide auprès des arbres qui les soutiennent autant qu’ils peuvent et parfois au delà de leur mort. Mais que leurs tuteurs viennent à tomber et ils s’écrouleront aussi, dernier souvenir d’une épopée humaine qui sombrera alors dans l’oubli.

 

 

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Soudain , en descendant vers Estaussan, sur le bas coté du chemin se révèle à nos yeux émerveillés un champ de « fragaria vesca » ou fraises des bois qui doit son nom latin à son exquise flagrance. Son nom trivial de fraise lui vient du fait que ses grosses sœurs domestiques ont été importée en France d’Amérique en 1713 par un officier de marine du nom de François Frézier. Je trouve choquant que l’on ait surnommé l’ex premier secrétaire du PS de « fraise des bois » car c’est faire injure à ce fruit délicieux et délicat. A mon avis un nom de tubercule aurait été, pour ce qui le concerne, plus approprié .

 

 

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Nous grimpons ensuite vers la tour du Pin qui domine le village du même nom et dont on hésite à franchir le seuil tant l’équilibre de certaines pierres semble précaire. Ainsi en est il de nos existences qui seconde après seconde s’approchent du moment fatidique où nous irons petit déjeuner avec Saint Pierre, en espérant que le café ne soit pas trop amer ni les croissants rassis, car il paraîtrait que, la haut, aussi, il y ait des restrictions budgétaires.

 

 

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Puis nous nous dirigeons vers le Roc Traucat (« troué » en occitan), magnifique arche de pierre sculptée par le ruissellement de la pluie et l’action inlassable d’Eole. Dans le monde des hommes beaucoup aussi font du vent sans produire jamais aucun effet. Je ne donnerai pas de nom car on ne tire jamais sur une ambulance surtout quand une jolie femme est à coté du conducteur.

 

 

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Nous nous hissons ensuite sur le sommet du Puech du Roc Traucat pour y pique-niquer. Nous apercevons au loin la Tour du Pin où nous étions quelques instant auparavant. Le chemin vous a sans aucun doute paru facile, mais pour ma part j’en ai bavé avec une température de 37 ° que le rosé bien frais du picnic ne réussit pas à atténuer.

 

 

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Après une sieste respectant le minimum de 20 minutes fixé par la Confédération Générale des Traine-savates (minimum généralement dépassé par la plupart de ses adhérents) nous descendons vers Le Pin, joli village entouré de vignes durement conquises sur la garrigue environnante. Le vin issu de ces coteaux pentus doit avoir une plus grande facilité à descendre au fond de nos gosiers assoiffés. D'aucuns souriront en pensant que quelque soit la pente du coteau le vin n'a, de toute façon,  aucun mal à descendre celle de mon gosier !

 

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Il nous suffit ensuite de suivre un chemin accroché aux falaises calcaires qui dominent l’Orb pour rejoindre notre point de départ.

 

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A l’arrivée, ma langue pend sur mes chaussettes tandis que Gibus est frais comme un gardon de l’Orb, que nous allons vite rejoindre après avoir rafraîchi nos gosiers échauffés avec du jus de houblon glacé. C’est que, comme je vous l ‘ai dit en introduction, nous respectons à la lettre le précepte des cinq fruits et légumes par jour !

 

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Alors que nous batifolons dans les eaux fraîches de l’Orb une charmante demoiselle vient nous tenir compagnie. Nous en rougissons de plaisir car cela fait bien longtemps que cela ne nous était pas arrivé.


PS : Vous pouvez vous procurer moyennant quelques euros une documentation sur les sentiers autour de Vieussan en vous adressant à l’Association des Sentiers Oubliés Chemin du Pe Destrech Vieussan 34390 (04 67 97 73 80)

 

JE M'ABSENTE UNE SEMAINE POUR ALLER A LA CONQUETE DES CIMES ANDORRANES. JE PRENDRAI CONNAISSANCE DE VOS COMMENTAIRES A MON RETOUR ET VOUS REMERCIE DE VOTRE VISITE.


Texte & Photos Ulysse