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25/11/2008

L'esprit est dans la pierre à l'abbaye de Saint Hilaire

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N'en déplaise à ceux qui les tiennent pour sacrés, l'Ancien et le Nouveau testament, le Coran, le Veda

et autres textes religieux, aussi nobles ou terribles soient les histoires ou paroles qu'ils rapportent, ne nous

donnent aucune preuve de l'existence de Dieu .


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Pour moi l'existence de Dieu se manifeste dans l'aile d'un papillon, un bouton de rose, la poche des

kangourous (une idée géniale qui ne peut être due au hasard !) la lumière d'un regard, une cantate de Bach

ou un concerto de Mozart ou bien encore dans certaines oeuvres d'art qui vous saisissent et vous transportent

hors du temps, dans une autre dimension.



Certains artistes sont en effet des medium dont le génie établit une passerelle avec l'Esprit qui structure

l'univers. Le Maître de Cabestany, dont je vous ai déjà parlé à l'occasion de la visite de la magnifique église

de Rieux-Minervois est de ceux là (voir ma note du 16 juin de cette année)


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L'élégante Abbaye de St-Hilaire, où je vous emmène aujourd'hui, possède l'une des oeuvres maîtresses

de ce sculpteur itinérant du XIIème siècle. Il s'agit d'un sarcophage-reliquaire en marbre blanc des Pyrénées dont

les sculptures qui l'ornent retracent le maryre de Saint Sernin, évêque de Toulouse au 3ème siècle, arrêté par des

soldats romains à l'époque du règne de l'empereur Dèce qui persécutait les chrétiens.


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On y voit ainsi Saint Sernin avec le livre des Evangiles ouvert sur la poitrine qu'un soldat romain saisit

par le cou. Des animaux pointent leurs museaux entre les jambes de la soldatesque romaine, symbole de leur barbarie.



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Malgré un style assez « brut » le sculpteur a su rendre à merveille la sérénité du Saint face à la brutalité

des soldats. On croit lire, au demeurant, de la peur ou de l'inquiétude dans les yeux de l'un d'entre eux que cette

sérénité doit inquiéter. Il tourne la tête comme s'il craignait que quelqu'un vienne le secourir : ce Dieu peut être

que le Saint invoque et qui lui donne tant de courage ?


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Mais les soldats procèdent à leur sale besogne et attachent Saint Sernin à la patte arrière d'un taureau

aiguillonné par l'un des soldats et par deux chiens qui hurlent après lui. Cette scène est d'une force saisissante,

le taureau semble prêt à bondir hors du sarcophage et, en le contemplant, l'on se tient à distance respectable,

par crainte d'être piétiné.


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Indifférent à la terrible épreuve à laquelle on le soumet, le Saint garde son calme et bénit de sa main

droite deux femmes qui l'assistent dans son malheur et qui semblent plus éprouvées que lui. L'art du maître de

Cabestany est ici redoutable; il donne une telle force à la foi qui anime ses personnages qu'il la rend séduisante

quelque soient nos propres convictions. Il a su matérialiser dans un bloc de marbre « l'esprit » qui sous tend

l'univers. Le message qu'il délivre est universel : au delà de la fragilité de notre paravent de chair, l' « Esprit »

nous anime et quand nous entretenons la flamme de cet Esprit aucune épreuve ne peut nous faire ployer.


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Chacun ensuite est libre de s'inventer le Dieu qui lui convient, pourvu qu'il soit débonnaire et miséricordieux.

Pour ma part je l'imagine amateur de bonne chère, de bons vins, de vieux whiskies (il doit avoir une de ces caves !)

et de jolies femmes. J'espère par contre qu'il est assez raisonnable pour ne fumer ni la pipe ni le cigare afin de

préserver l'atmosphère de notre planète !



Il doit parfois se frapper le front de stupeur quand il entend certains de ses thuriféraires le présenter

comme un père fouettard misogyne tenant sur un carnet le décompte de nos soit disant « péchés » et de nos

prières et tenant en réserve des « vierges » pour de sinistres abrutis qui se font sauter le caisson et celui

d'innocents congénères en son nom. Qu'il doit être déprimant d'être adoré par des imbéciles !


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Les moines qui ont dans le passé vécu à l'Abbaye de Saint Hilaire avaient, au demeurant, une conception

de Dieu assez proche de la mienne, au vu des aménagements et ornements dont est dotée l'Abbaye



En effet, c'est dans ses caves que fut inventé en 1531 l'ancêtre du champagne : la Blanquette de Limoux !

Et l'on trouve dans une salle de l'appartement où résidait l'abbé, des peintures pour le moins osées !


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Pour moi c'est la preuve que l'Esprit souffle vraiment en ces lieux, car si l'Esprit nous a conçu comme

nous sommes, n'est ce pas pour jouir sans honte et sans hypocrisie des attributs et des sens dont il nous a doté !


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Texte & Photos Ulysse


21/11/2008

De Saint Eutrope au vallon de l'Ourtigas

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Bien que mécréant, je reconnais aux religieux du passé, en dépit de leurs nombreux forfaits, une immense

qualité : ils avaient un talent certain pour choisir le lieu de leur méditation.



Ainsi en témoigne la chapelle Saint Eutrope, bâtie à 683 mètres d'altitude sur les contreforts de la Serre de

Majous dominant la vallée de la Mare. Elle fut édifiée au moyen age à l'endroit ou le saint, qui lui a donné son nom,

venu du lointain Saintonge pour évangéliser la région, avait coutume de se retirer pour médite
r.

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On y accède par une sentier de chèvres, en partant de l'ancien moulin du Nougayrol situé au bord de la « Mare »

non loin du village de Castanet-le Haut . Autrefois source d'énergie, ses eaux fraiches et limpides

ne sont plus aujourd'hui recherchées par les hommes que pour y folâtrer à la belle saison avec les truites.

Vu la température de l'eau, mieux vaut d'ailleurs éviter de nager en tenue d'Adam si l'on veut éviter que notre

« signe distinctif » ne soit confondu avec un vermisseau par ces carnassières réputées.



Si la chapelle Saint Eutrope montre aux croyants le chemin du ciel, elle est aussi un marche-pied vers

d'autres merveilles plus concrètes et tout aussi gratifiantes. Mais pour y accéder il faut accepter de cheminer

sur une esquisse de sentier aussi abrupte q'une échelle de meunier et qui mène sur la serre de Majous à près

de 1000 mètres d'altitude.


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Au cours de l'ascension les chaines de montagnes avoisinantes se dévoilent à nos yeux. Pour jouir de ce

spectacle sublime un arbre plus audacieux que ses congénères et sans doute moins frileux s'est installé sur l'une

des crêtes.


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Et puis soudain, le souffle court et le coeur dansant la carmagnole, nous émergeons sur l'arête

sommitale de la serre revêtue d'une parure d'herbes fauves. Les rares arbres ayant pu s'y acclimater

expriment par leur corps torturé la direction du vent dominant.


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La litanie des randonneurs qui sont passés en ce lieu ont édifié un cairn dont les pierres défient les lois

de la pesanteur. Autour de cet ouvrage rudimentaire tournoie une galaxie de monts bleutés qui constituent la trame

des Hauts Cantons.


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De de point névralgique - que Dali, s'il l'avait fréquenté, aurait sans doute choisi comme centre du

monde aux lieu et place de la Gare de Perpignan – nous nous dirigeons vers l'austère et aride Plo des Drus.

Sur cet ancien lieu de transhumance, aujourd'hui colonisé par les bruyères, une avant garde de pins vient établir

son campement en vue d'une invasion future par leurs congénères.


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Ainsi peu à peu un manteau forestier engloutit dans ces contrées reculées les traces de l'ancienne présence

humaine. On peut craindre qu'un jour l'ensemble de l'humanité ne soit ainsi balancée par dessus bord d'un coup

d'épaule de Gaïa (notre planète) irritée de notre irrespect à son égard.


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A l'extrémité du Plo des Brus nous apercevons au loin le roc Traucat , semblable à la machoire d'un requin

émergeant des terres et dressée vers le ciel comme s'il tentait de gober la lune ou quelques étoiles.



Puis c'est la descente dans le vallon sauvage de l'Ourtigas, l'un de ces lieux où il vous faut mettre votre

raison dans une poche de votre sac à dos et ne pas vous étonner des « merveilles « que l'on y rencontre.


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Les anciens dénommaient en effet cet endroit le vallon des « Ourbas » ces êtres légendaires qui vivaient dans

des avens secrets et ne sortaient généralement que la nuit pour chasser et prélever leur « dîme «  sur les cultures

(chataignes, céréales, pommes) des hommes qui occupaient leur territoire. Ils avaient la réputation de confectionner

avec la peau des chevreuils des bottes « magiques » qui leur permettaient d'échapper aux hommes qui tentaient de

les poursuivre.


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Nous ne sommes d'ailleurs qu'à demi stupéfaits d'apercevoir posée contre un rocher l'une des bottes

qu'un « Ourba » (ou plutôt qu'une Ourba, vu l'élégance de la botte !) a du retirer, sans doute pour enlever un caillou

qui s'y était glissé. Surpris par notre approche "il" ou "elle" a du prendre la fuite sans avoir le temps de la remettre.

Respectueux du bien d'autrui et soucieux de donner une meilleure image des hommes, nous laissons la botte

en place et descendons dans le vallon


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Nous faisons bientôt une autre rencontre extraordinaire. Un taureau fulminant surgit des profondeurs

de la forêt et tente de nous encorner. Sans doute cherche-t-il à venger ses frères de la plaine que des pantins

couverts de paillettes et armés d'épée assassinent après qu'ils aient été épuisés par des banderilleros aussi veules

que cruels. Mais notre attitude pacifique le ramène à de meilleurs sentiments à notre égard.


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Mais à peine sommes nous remis de notre frayeur que se dresse devant nous un vénérable représentant

des "Ents" ces êtres mi-animaux mi-arbres qui prennent la défense des êtres démunis de la forêt contre leurs

prédateurs, les plus redoutables d'entre eux étant les hommes. Mais par chance, ayant lu leur épopée dans

le Seigneur des Anneaux (Oeuvre de R Tolkien dont je vous recommande la lecture) et connaissant quelques

mots de leur langue, je réussis à lui faire comprendre que nous sommes animés des meilleures intentions du monde

à l'égard des êtres de la forêt .


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Mais pour pouvoir repartir, nous devons lui jurer que jamais, au grand jamais, nous n'avions cueilli

ni consommé de champignons qui sont les grands amis des « Ents». Que le grand horloger un peu foutraque

qui préside aux destinées de l'univers nous pardonne ce mensonge. Mais comment faire admetre à un « Ent »

qu'il n'y a pas de mets plus succulent qu'une omelette aux giroles !



Reprenant notre chemin nous finissons notre périple sans encombre en passant par le hameau de

Caissenols puis le Portail de Roquandouire que mes fidèles lecteurs et lectices connaissent bien.


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PS Si vous souhaitez randonner dans ce secteur consultez le fichier joint dont le circuit varie un peu

par rapport à la balade décrite dans cette note



Texte & Photos Ulysse

28/10/2008

Evitez les faux pas dans les Gorges de la Carança !

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Quelquefois notre vie ne tient qu'à un fil ! Un 4X4 qui se croit au Dakar et qui manque de vous renverser,

un chasseur qui vous prend pour un sanglier bien qu'on ne porte ni barbe ni moustache, un extrémiste de droite

qui vous prend pour Besancenot alors que l'on un air plutôt intelligent ou un extrémiste de gauche qui vous prend

pour sarko alors que l'on a une bouille jugée sympathique.


Bref les occasions ne manquent pas de voir écourtée notre existence, pourtant déjà trop brève quand on pense

aux chemins qui restent à découvrir et aux innombrables vins que l'on a pas encore goûtés !


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Alors pourquoi me direz vous prendre le risque de rejoindre de façon précipitée l'au delà (ce serait le

« vin delà » nous serions sans doute moins réticents, ha ! ha! ha!) en allant randonner dans les Gorges de la Carança,

que l'on peut considérer comme l'un des endroits les plus périlleux de France et de Navarre . N'oublions jamais

la Navarre qui nous a donné le seul roi de France respectable, ce bon vieux Henri IV, certes grand pourfendeur de poules,

mais tendre pour le genre humain, surtout de sexe féminin !


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Et bien parce que j'aime le risque comme j'aime le beurre dans les épinards et le vin sur mes fraises.

Le risque (mesuré) c'est le sel de la vie ! La civilisation humaine et ses prodigieuses réalisations (le Mac Do, le ketchup,

les moules frites et le rubik cube) n'auraient jamais vu le jour si un beau matin (on suppose que ce matin là il faisait beau)

un primate n'avait pas décidé de quitter le confort de son arbre pour affronter les dangers de la savane !



En libérant ses mains, ce primate a paradoxalement développé son cerveau en commençant par se gratter

le front ce qui l'a amené à imaginer des armes pour se défendre puis des outils pour faire travailler ses congénères

qui sont descendus de l'arbre après lui.


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Mais revenons aux Gorges de la Carança, impressionnante faille à proximité de Thuès-entre-Valls

creusée dans les contreforts des Pyrénées par un torrent qui en fin de période estivale ne paie pas de mine, mais

dont les crues à la fonte des neiges doivent être redoutables.



La progression sur la rive droite est confortable et ne présente aucun danger ; On peut à loisir admirer

la forêt qui prospère dans le fond du canyon et qui n'a rien à envier aux forêts tropicales.


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Les choses prennent une autre tournure quand on emprunte le pont de singe qui permet de revenir par l'autre rive


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On s'élève alors progressivement au dessus de la forêt vierge, étonnés de ne pas entendre des cris de singe, d'aras



ou de perroquets.


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J'étais avec mon ami Gibus (cet être mi homme-mi chamois que l'on voit souvent de dos sur mes photos)

et pour ce qui nous concerne, ce furent bientôt les cris d'effroi de nos compagnes que l'on entendit quand le chemin

prit soudain la forme d'une sente creusée dans le flanc de la falaise dominant d'environ de près de 200m le lit du torrent !


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Mais la vue de nos visages sereins et déterminés et l'admiration sans borne qu'elles nous portent

(on a le droit de rêver !) les décidèrent à aller de l'avant. A vrai dire, elles n'avaient pas trop le choix vu qu'on

avait les clés de la voiture !


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Pas question de rêvasser sur ce genre de chemin car si on fait le moindre faux pas à Carança on a

droit à son quart d'heure de célébrité : le lendemain on a son nom dans le journal, mais à la rubrique nécrologique !


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Certains passages vous font revivre à la puissance dix les émotions ressenties en visionnant les films

d'Indiana Jones, on sent parfois le sol frémir ou bouger sous ses pieds et vous pouvez vous rendre compte que

je ne galège pas comme en témoigne la photo ci-dessus !


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En tout état de cause je déconseille vivement cette randonnée aux couples si en tant que fille d'Eve

vous avez tendance à avoir la migraine quand tombe le soir et que vous carbonisez un peu trop souvent les rôtis,

ou si en qualité de fils d'Adam vous passez les soirées d'anniversaire de mariage avec les copains !


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Quant à nous, nous en sommes sortis tous les quatre indemnes, mais bon nous ne tenterons pas

le "diable" une seconde fois !



PS : Si vous êtes amateur de littérature, rendez vous sur le site de Christophe Greuet pour participer

au vote sur les 500 meilleurs livres de tous les temps



Texte & Photos Ulysse

24/10/2008

A la conquête du Saint Guiral (1368m)

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Le titre de ma note évoquera sans doute pour vous la quête du Saint Graal et il est vrai que ce choix n'est

pas innocent car ces aventures ont un point commun.



Certes le Saint Graal n'est qu'une chimère alors que le Saint Guiral est l'un des sommets du massif

des Cévennes auquel tout un chacun peut accéder. Mais ce qui rapproche ces démarches est qu'en les accomplissant,

le but que l'on poursuit vraiment, est la rencontre avec soi même, avec le risque de découvrir quelqu'un de

pas vraiment sympathique!


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La détermination, la ténacité, les efforts qu'impliquent toute randonnée un brin sportive en montagne vous font,

de fait, cheminer en vous même, lieu qui se révèle au demeurant plus ou moins tortueux. Il n'y a plus

l'interposition des « choses » babillantes (télé, radio, mobiles) qui envahissent notre quotidien et sans cesse nous

tirent hors de nous.



Aussi le monde qui n'était plus qu'un décor retouve une densité, une présence grêce à l'interaction physique

intense entre nos muscles, nos yeux, notre souffle, notre coeur, nos pensées avec le sol, le vent, la lumière, les forêts,

les champs, la faune et la flore. En ville la seule chose qui nous relie à la nature sont lesdéjections que les cousins dégénérés

de canus lupus sèment sur les trottoirs pour tenter d'attirer l'attention des humains toujours pressés !


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En grimpant vers le Saint Guiral, nous sommes en osmose avec l'univers dont notre conscience devient

le point central. Les lignes bleues des chaines de montagnes successives, dont émerge au loin le Pic d'Anjau,

forment des cercles magiques autour de ce centre. Je dis « magiques » car ces paysages m'hypnotisent et me

font penser aux vers d'Alphonse (Lamartine pour les non intimes ) « Objets inanimés avez vous donc une âme

qui s'attachent à notre âme et la forcent d'aimer ? »


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Contrairement à nos contemporains qui meurent le plus souvent grabataires dans les hopitaux tuyautés

comme des circuits d'arrosage, les arbres ont su garder leur dignité et meurent debout offrant leur squelette à

notre méditation. Quand l'homme aura réussi à se rendre immortel, il n'aura plus de jeunesse ni d'age mur ni

de veillesse; il pleurera alors amèrement ces bonheurs enfuis des ages de la vie.



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Une forêt de hêtres nous offre la fraîcheur de ses ramures et crée un théatre d'ombres qui jonglent

avec des confettis de soleil.


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Nous voilà rendu au pied de la pointe rocheuse terminale du Saint Guiral .Nous réveillons le bouc qui sommeille

en nous et grimpons au sommet. La vue majestueuse (comment pourrait-il en être autrement ?) s'étend au delà

de Pluton mais faute de jumelles nous ne pouvons pas voir le temps qu'il y fait !


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Entamant notre descente vers le village d'Alzon dont nous sommes partis, nous évitons de peu le

s tentacules d'un hêtre-poulpe qui tente de nous agripper au passage. Savez vous qu'il existe ansi des arbres

carnivores qui dévorent les promeneurs qui ont l'inconscience de passer trop près d'eux ou de se reposer à leur pied.


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Nous pieds foulent la toison d'or des collines que les hommes puérils croient s'approprier en leur plantant

dans le dos des banderilles ornées de fils barbelés.


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Des vaches qui en cette période de chasse craignent pour leur existence vu la maladresse

chronique des chasseurs du cru, apercevant des bipèdes (pourtant inoffensifs cette fois) se découvrent

des talents de chamois pour grimper le talus pourtant fort pentu


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Avant de rejoindre nos pénates, rompus, fourbus, nous jouissons longuement du spectacle de la mer de

collines et de montagnes que nous avons arpentées et sur les chemins desquels nous (moi et moi) nous sommes

un instant « retrouvés » ..Ma foi, on a passé un bon moment ensemble, c'est assez réconfortant somme toute de

découvrir que l'on est « fréquentable ».


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PS Cette randonnée qui part du village dAlzon fait environ 20km, 900m de dénivelé et représente 6H30

de marche effective. Pour plus de précisions, laissez un commentaire.



Texte & Photos Ulysse