suivi de mon blog
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

23/05/2015

Dans le dédale des Gorges de Madale (reprise d'archive)

madale,dédale,caroux,dolmen

Ce matin, Gibus et moi partons explorer un secteur du Caroux où nous ne vous avons encore jamais emmenés : celui des Gorges de Madale. Il faut dire que, selon les informations dont nous disposons, le chemin du retour a été emporté par endroits par des éboulements et le passage est donc hasardeux. Mais que ne ferait-on pas pour vous offrir chaque semaine sur vos écrans de nouvelles merveilles du pays d’Oc !  Et en matière de paysages, mais aussi de difficultés et d’émotions, les gorges de Madale ne nous ont pas déçus ! Mais soyez patients,  je vais vous conter cela par le menu .

 

madale,dédale,caroux,dolmen

Au départ, nous empruntons le chemin qui permet d’accéder aux crêtes du Suquet puis de la Coudière qui dominent la rive gauche des Gorges de Madale. Il serpente au milieu d’une forêt de chênes verts qui dispensent une ombre rafraîchissante, nous permettant de réduire notre dépense d’énergie. Nous ne savons pas, alors, que cette énergie ainsi épargnée nous sera  fort utile en fin de journée !

 

madale,dédale,caroux,dolmen

Nous accédons à la crête du Suquet, lieu d’une beauté sauvage et qui nous semble au premier abord désert.  Mais mon œil de « Sioux » (que je tiens de mon grand père paternel  qui est venu en France lors de la tournée de Buffalo Bill en 1889) repère vite un vieil indien méditant à l’ombre des rochers. A sa plume placée à l’horizontale et à son attitude digne et fière  je reconnais qu’il s’agit d’un Cheyenne, sans doute la tribu la plus brave parmi celles qui ont lutté contre les colons  américains. Cette tribu fut d’ailleurs l’un des plus fidèles alliés de mes ancêtres Sioux. De ma filiation «peau-rouge », je n’ai hélas gardé que le bout de mon nez qui est de cette couleur !

Ne souhaitant pas troubler les rêveries  de mon lointain congénère, nous nous esquivons sur la pointe des pieds. Je me doute bien qu’il nous a entendus, mais son impassibilité nous fait comprendre qu’il n’a pas envie de nous parler.  Que le Grand Manitou veille sur lui, Hugh !

 

madale,dédale,caroux,dolmen

Nous entamons l’ascension de la crête  de Coudière qui offre une vue plongeante sur les Gorges de Madale dont le fond très encaissé reste toutefois invisible. Nous cherchons en vain des yeux sur la paroi d’en face le chemin du retour, ce qui n’est pas de bonne augure ! Mais à chaque moment suffit sa peine….

 

madale,dédale,caroux,dolmen

Soudain, en ces lieux isolés, nous découvrons une ancienne habitation superbement restaurée et qui a probablement servi de refuge aux charbonniers, autrefois nombreux dans le secteur. C’était au temps où le bois - ce soleil en barres - était la principale source d’énergie des habitants de la région.

 

madale,dédale,caroux,dolmen

 Plus ancien, mais aussi moins bien conservé, est le dolmen  édifié au sommet de la crête de Coudière (779m) où nous nous arrêtons un instant, admiratifs du savoir faire de ses bâtisseurs, capables de déplacer et de soulever des rochers de plusieurs tonnes. Il faut espérer qu’ils avaient également découvert des remèdes souverains pour soigner les lumbagos !

 

madale,dédale,caroux,dolmen

Puis nous entamons notre descente vers les Gorges de Madale ne nous laissant pas impressionner par un vieux pin couché qui semble nous inviter à rebrousser chemin.  Peut être aurions nous dû tenir compte de son silencieux message !

 

madale,dédale,caroux,dolmen

Nous traversons le Madale sur un pontet, guères étonnés qu’un cours d’eau aussi paisible ait pu creuser  en aval des Gorges aussi impressionnantes. Car Gibus et moi savons que l’eau a un pouvoir destructeur incommensurable et c’est pourquoi il n’est pas question de laisser une seule goutte nous en pénétrer le gosier !

 

madale,dédale,caroux,dolmen

Après avoir remonté sur l’autre rive, nous traversons le village de Madale et empruntons un sentier qui surplombe le torrent. Un  vieux châtaignier – conscient des difficultés qui nous attendent - prend un air menaçant en agitant dans l’air ses branches noueuses, dans l’espoir de nous faire rebrousser chemin. Mais c’est mal nous connaître, Gibus et moi, qui, malgré tout le respect que nous avons pour les « vieilles branches » (vu que nous en sommes aussi), n’avons jamais, jusqu’à présent, en randonnée fait demi-tour ! Nos compagnes peuvent en témoigner, qui ont à cet égard de douloureux souvenirs !

 

madale,dédale,caroux,dolmen

Le vieux châtaignier ne bluffait pas car la situation se corse très vite ! Nous tombons sur un  premier effondrement qui a emporté le chemin : fort heureusement une corde permet de franchir  l’obstacle  sans prendre trop de risques.

 

 

madale,dédale,caroux,dolmen

Mais une fois la corde descendue, nous passons de « Charybde en Scylla » car le chemin a tout bonnement disparu emporté par d’autres éboulements.  Comme il est un peu tard pour faire demi-tour, nous décidons d’aller de l’avant, en avançant précautionneusement à flanc  de paroi, avec l’espoir de retrouver un peu plus loin le chemin.

  

madale,dédale,caroux,dolmen

Restant malgré tout sereins - vu que ça n'arrangerait pas pour autant notre situation de ne pas l'être, isn't it ? - nous admirons l’environnement grandiose qui nous entoure,  conscients d’être parmi les quelques privilégiés ayant la chance de pouvoir le découvrir. Nous sommes, chers lectrices et lecteurs,  très heureux de partager la beauté de ce lieu secret avec vous.

 

 

madale,dédale,caroux,dolmen

Mais nous ne nous éternisons pas car il y a en haut de cette aiguille, dénommée  Pilier du Bosc, un rocher qui ne demande qu’à prendre un bain dans le Madale. Et Gibus et moi, même si nous aimons nous baigner, avons horreur d’être éclaboussés!

 

 

madale,dédale,caroux,dolmen

La pente devenant de plus en plus abrupte, nous sommes obligés de descendre au fond des Gorges.  A certains passages délicats Gibus, aussi agile qu’un mouflon, me tend une main secourable, ce qui me permet de vous conter aujourd’hui notre aventure.

 

madale,dédale,caroux,dolmen

Nous qui, d’habitude, ne manquons jamais une occasion de nous baigner dans les torrents que nous rencontrons, ignorons pour cette fois les eaux limpides du Madale. Notre préoccupation première est de sortir des gorges avant que la nuit ne tombe.

 

 

madale,dédale,caroux,dolmen

La pente redevenant moins abrupte nous remontons à flanc de gorge sur des dalles fort heureusement sèches, toujours en quête du chemin  perdu …

 

 

madale,dédale,caroux,dolmen

 

Au bout d’une heure de crapahut, notre persévérance est récompensée car nous finissons par le retrouver à environ deux cents mètres d’altitude en amont du torrent. Vous imaginez notre soulagement à ne pas devoir passer une nuit au fond des gorges sans autre liquide que de l’eau à boire !

 

madale,dédale,caroux,dolmen

Le chemin nous ramène sans autre péripétie à notre point de départ où nous pouvons enfin profiter des eaux toniques du Madale, en usage exclusivement  externe bien évidemment !

 

PS : Je vous invite à suivre la suite de mon périple en Egypte : « A travers les déserts de l’Ouest » sur mon blog PIQUESEL

 

Texte &  Photos Ulysse

15:29 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (56) | Tags : madale, dédale, caroux, dolmen

16/05/2015

Vos chaussettes sont sèches, allez vous balader au Puech ! (Reprise d'archive)

 

IMG_1598.JPG

Lisant mon invitation, vous allez probablement me rétorquer que, respectueux de ceux qui vous entourent, vous ne possédez pas qu’une seule paire de chaussettes et que, par conséquent, vous en avez toujours une paire de sèches ! Sans aucun doute, mais il n’est pas certain qu’elles soient appropriées pour une longue marche à pieds. Car après le budget de la Sécurité Sociale et celui de l’Etat , les chaussettes sont les choses qui ont la plus grande propension à avoir des trous ! Et des trous aux chaussettes quand on marche, ce sont des ampoules assurées ! Donc après avoir vérifié que votre paire de chaussettes sèches n’avait pas de trous, rendez vous à l’entrée du joli village du Puech du Lodévois afin que je vous emmène vous balader.

 

puech,olmet,ruffes,lodévois

Nous grimpons sur le plateau du Cayroux  - à ne pas confondre avec le massif du Caroux, dans lequel je vous ai maintes fois emmenés -  couvert de vastes prairies où batifolaient autrefois des milliers de moutons. Car l’élevage ovin était alors la principale activité de cette  région aux terres peu fertiles. Mais le coût dérisoire du mouton néo-zélandais et les aspirations à une vie plus confortable ont eu raison des vocations de berger.

 

 

puech,olmet,ruffes,lodévois

Le chemin qui grimpe sur le Cayroux ménage de fort belles vues sur le village perché d’Olmet-et-Villecun qui, hormis sa situation pittoresque, a pour seul signe distinctif d’être le 30046ème village français par la taille. A part ça, rien à signaler, sinon qu’il doit y faire bon vivre, à condition d’avoir une machine à faire le pain et de bons mollets . Mais si jamais un habitant de ce village lit ce blog et souhaite nous faire part d’un centre d’intérêt qui aurait échappé à ma sagacité, je l’invite à en faire  part en commentaire .

 

puech,olmet,ruffes,lodévois

Nous arrivons sur le plateau du Cayroux dont les géologues vous diront «  qu’il s’agit d’une « mesa » ou « planèze » constituée de plusieurs coulées volcaniques imbriquées  intervenues entre -2,5 et -1,5 MA et qui reposent sur une topographie plio-quaternaire, mises en inversion de relief par érosion différentielle et culminée par une paléosurface quaternaire » Ouf ! Si vous n’avez pas tout compris, soyez rassurés, moi non plus. Certains me rétorqueront, peut être, que ce n’est pas forcément rassurant d’être aussi peu instruit que je le suis !

Au demeurant,  les hommes qui ont édifié le dolmen qui s'y trouve n’avaient pas conscience,  malgré leur étonnante expertise, d’être sur une inversion de relief sinon ils auraient choisi un autre lieu de peur de voir le relief s’inverser de nouveau et mettre à bas leur  imposant ouvrage. C’est que, comme dit « l’autre » (qui au passage ne doit pas avoir eu beaucoup d’ampoules aux mains au cours de son existence ) c’était un « vrai » travail de construire un mégalithe, pas comme celui des salariés d’aujourd’hui qui, c’est bien connu,  sifflent tous en travaillant !

 

puech,olmet,ruffes,lodévois

Ces espaces laissés en friches sont peu à peu,  colonisés par les arbres et perdent ainsi leur caractère agro-pastoral d’antan. Ce phénomène, conjugué au mitage de la plaine par les zones commerciales et l’extension anarchique des lotissements entourés d’hideux murs de parpaings bruts,  font que le Languedoc perd peu à peu ses paysages  de garrigue caractéristiques de son identité et lieux d‘une grande biodiversité.

 

 

puech,olmet,ruffes,lodévoisMême les « ruffes », ces terres rouges pourtant peu fertiles et qui sont l’un des grands attraits des paysages du Lodévois, commencent à être recouvertes d’un couvert végétal qui finira par masquer leur beauté.

 

puech,olmet,ruffes,lodévois

Vous allez sans doute trouver paradoxal que, moi l’ami des arbres, je fasse ici leur procès. Mais il en va de certains paysages comme de certains monuments : ce sont des chef-d’œuvres à préserver. Imagine-t-on le Mont Saint Michel recouvert par une forêt d’arbres ? Non bien sûr.  Et bien ces collines de ruffes sont  en quelque sorte le Mont saint Michel du Lodévois.

 

puech,olmet,ruffes,lodévois

D’ailleurs, je ne résiste pas au plaisir de vous mettre une autre photo de ce site si particulier. Je suis sûr qu’en la contemplant vous n’aurez qu’une envie : celle de parcourir un  matin de printemps ou d’été cette route bleue en vous enivrant de l’odeur des cistes de Montpellier. Je crois que la destination de vos prochaines vacances est toute trouvée !

 

puech,olmet,ruffes,lodévois

Les hommes d’autrefois vivaient en harmonie avec cette beauté qu’ils respectaient, à l’encontre de leurs descendants qui ont fait de la terre une poubelle. Ils empruntaient à notre planète quelques uns de ses oripeaux pour  confectionner leurs maisons et leurs abris, à l’exemple de  cette « capitelle » qui servait à ranger les outils et à se protéger des intempéries.

 

puech,olmet,ruffes,lodévois

Ils faisaient de même pour édifier les murs qui bordaient les « bancèls »,  ces terrasses affectées aux cultures, pour les protéger des moutons et aussi de l’érosion.

 

puech,olmet,ruffes,lodévois

Mais nous savons qu’ici bas tout est éphémère et le monde change, sans cesse, parfois pour  le pire, parfois  pour le meilleur.  Nos vies ne sont qu’un rêve ou un reflet dans « l’œil » de l’univers.

 

 

puech,olmet,ruffes,lodévois

Il me faudra un jour tourner le dos à ce monde pour de nouvelles aventures dans un lieu où je l’espère il y aura des vignes et de la canne à sucre et pas de murs en parpaings bruts ! A cet égard,  tout maire qui tolère dans sa commune un mur en parpaings bruts devrait être jugé pour crime contre la beauté !

 

 

puech,olmet,ruffes,lodévois

En attendant, émerveillons nous, étonnons nous devant la beauté, la diversité et l’étrangeté du monde, tel ce pavement naturel, que l’on croirait posé par les hommes et qui n’est qu’une ancienne coulée de lave fragmentée lors de son refroidissement .

 

puech,olmet,ruffes,lodévois

Marchons d’un cœur et d'un pas légers sur les chemins du monde, surtout après le pique-nique…..quand les bouteilles sont vides dans les sacs ! Les plus impertinents d'entre vous me diront sournoisement " Si le liquide n'est plus dans les bouteilles, il est bien quelque part et donc il pèse encore...".  C'est oublier que par un mécanisme similaire à celui des puits artésiens, le vin bu transporte !

 

puech,olmet,ruffes,lodévois

Autrefois pour se consoler de la dureté du monde les hommes se sont inventés des dieux qui leur promettaient le paradis. Les hommes d’aujourd’hui, sceptiques sur l’existence d’un « au delà » aimeraient trouver le paradis sur terre. Moi je sais où il est !  Il est au bout de mes chaussures de randonnée !

puech,olmet,ruffes,lodévois

Souvent au hasard des chemins, nous assistons à des scènes étonnantes, telle cette assemblée de vieux ceps qui se sont réunis pour écouter les histoires du temps passé contées par un vieil olivier. Ne comprenant pas le langage des arbres, nous ne nous sommes pas attardés. Mais c’est décidé je vais m’acheter une méthode « Assimil » sur la langue arboricole !

 

puech,olmet,ruffes,lodévois

Nous voilà de nouveau en vue du village du Puech. Notre balade est terminée et j’espère que vous l’avez appréciée.

 

 

Texte  & Photos Ulysse

 

 

09:41 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (61) | Tags : puech, olmet, ruffes, lodévois

09/05/2015

Ah ! cette baignade divine dans l’Albine

 

 

caroux,albine,calade,ent

 Aujourd’hui, Gibus et moi avons décidé d’aller goûter aux eaux vives de l’Albine, fougueux torrent qui dévale le flanc sud du Caroux.  Nous partons donc à l’assaut de ce massif, cher à nos cœurs, en empruntant la piste qui longe le ruisseau de Saint Martin de l’Arçon et qui est constituée, au départ, d’une superbe calade extrêmement glissante en cas de pluie. Le cantonnier du lieu a trouvé un moyen inattendu d’en prévenir les randonneurs. Qu’il en soit remercié !

 

caroux,albine,calade,ent

Bien qu’il n’y ait, à cette heure matinale, pas d’autres randonneurs dans les parages, nous ne sommes pas seuls. Nous savons, pour les avoir souvent rencontrés, que des « Ents » déambulent dans les châtaigneraies qui recouvrent  les contreforts du Caroux. D’ailleurs nous en apercevons un qui nous surveille, du coin de l'œil, par dessus le muret qui borde le sentier. Ces « Ents » sont d’ardents défenseurs des arbres et gare à celui qui viendrait avec l’intention d’en débiter quelques uns pour en faire des bûches pour sa cheminée. Il ne repartirait pas indemne.

 

 

caroux,albine,calade,ent

Par contre -  si ça vous dit -  il n’est pas interdit de ramasser du bois mort qui abonde en ces lieux, les torrents grossis par les terribles orages qui sévissent à la fin de l’été emportant tout sur leur passage.

 

 

caroux,albine,calade,ent

La piste que nous empruntons est assez sportive et comporte quelques passages rocheux qui font souffrir mes vieilles  articulations. Mais l’exercice est, dit-on, le meilleur remède contre la décrépitude qui nous affecte tous inéluctablement, alors je marche pour vieillir moins vite et j’ai le sentiment, au demeurant,  que la Camarde, qui n’est plus toute jeune,  n’a pas trop envie de me suivre sur les chemins que j’emprunte.

 

 

caroux,albine,calade,ent

Bon, cela dit, il ne faut pas tenter le diable, toujours prêt à récupérer quelques ouailles pour ses chaudrons infernaux, et il vaut mieux que l’on regarde autour de nous si un rocher ne va pas nous tomber sur le caillou ! Car un caillou contre un rocher, ça ne  fait pas le poids !

 

 

caroux,albine,calade,ent

Mais le fait de veiller à ce que le ciel ne nous tombe pas sur la tête, ne nous empêche pas d’admirer les merveilles qui nous entourent et qui se nichent parfois au ras du sol, comme ce magnifique lézard vert qui prend le soleil sur un confortable lit de feuilles mortes. Gibus et moi devons avoir des gènes de lézard vert, car c’est aussi une pratique qui nous est chère.

 

 

caroux,albine,calade,ent

D’ailleurs cette rencontre nous incite à faire derechef notre pause pique-nique-sieste sur le Plo de l’Aygue à 1050 mètres d’altitude. Nous sommes loin du brouhaha et de l’agitation de notre monde déboussolé où tous les signaux sont au rouge mais où les journaux télévisés de notre république se préoccupent de savoir quel sera le prénom d’un rejeton de la couronne d’Angleterre ! A la prochaine élection je voterai pour « Guignol ». Ayant refait le plein de polyphénols et de vitamine D, nous traversons le Plo de l’Aygue en vue de rejoindre la piste de Rocarel pour descendre vers la cascade d’Albine.

 

 

caroux,albine,calade,ent

Le feuillage renaissant des hêtraies qui peuplent les dépressions du plateau est un émerveillement.  Quand l’homme saura reproduire le miracle de la photosynthèse qui est ici à l’œuvre et a donné à notre planète son atmosphère, nous disposerons d’une ressource énergétique inépuisable. C’est en  nous inspirant de la nature pas en la détruisant que nous nous sauverons.

 

 

caroux,albine,calade,ent

Quel bonheur nous prenons à marcher ainsi en montagne où notre regard appréhende des horizons qui nous semblent infinis et où nous n’avons pour compagnie que les nuages, ces autres merveilleux voyageurs. 

 

 

caroux,albine,calade,ent

Puis nous commençons par entamer la descente par la piste de Rocarel réservée, d’après notre guide, aux randonneurs expérimentés.

 

 

 

 

caroux,albine,calade,ent

Et effectivement, expérimentés il faut l’être, car dans sa partie supérieure la piste suit le lit d’un torrent vertigineux.

 

caroux,albine,calade,ent 

Et nous sommes très heureux que les hêtres nous tendent leurs branches secourables pour nous assister au cours de notre descente.

 

 

caroux,albine,calade,ent

Nous croisons un vénérable chêne pubescent qui partage, d’une certaine manière, le sort d’Atlas, condamné par Zeus à soutenir la voute céleste. Il retient, en effet, deux énormes rochers qui, sans lui, auraient obstrué le cours du torrent.

 

 

caroux,albine,calade,ent

Après une bonne demi-heure de descente sportive, nous rejoignons la piste plus facile de la Pomarède qui nous amène au pied de la magnifique cascade d’Albine qui, avec ses 80 mètres de haut,  est la plus haute du Languedoc .

 

 

caroux,albine,calade,ent

Nous ne résistons pas au plaisir de rafraîchir et revigorer nos organismes, mis à rude épreuve par nos pérégrinations,  dans les eaux fraiches et bouillonnantes de l’Albine.

 

 

caroux,albine,calade,ent

Ayant refait le plein d’énergie grâce à ce bain de jouvence, l’ami Gibus se sent des ailes et s’amuse comme un jeune mouflon à franchir d’un saut le cours de l’Albine pour prendre le chemin du retour, tandis que votre serviteur le franchit moins glorieusement en s’y mouillant les pieds ! But nobody’s perfect !

 

 

Et maintenant  je vous invite à aller écouter ma dernière chanson "Je descendais la rivière" sur mon blog OLD NUT (cliquez sur le nom du blog)

Et si vous cherchez une idée de sortie pour votre prochain week-end consultez le magnifique blog d'Ornella (cliquez sur le mot "blog")

 

Texte & Photos Ulysse 

  

 

23:06 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (27) | Tags : caroux, albine, calade, ent

25/04/2015

Les petits loups sur la piste des mouflons....

 

caroux,mouflon,loup

 Hello ! Nous voilà de retour dans le Sud qui n’est au demeurant plus vraiment le sud, vu qu’il y fait en ce moment moins chaud qu’à Paris d’où nous venons ! Il est vrai que la couleur blanche comme neige de nos épidermes tendrait à prouver le contraire, mais c’est pourtant une réalité : le sud en ce moment est au nord ! Cela dit comme nos aînés ont mis la planète sens dessus dessous, cela ne nous étonne pas plus que ça, nous les derniers arrivés sur ce qui fut un beau vaisseau céleste et qui est en train de devenir une grande poubelle !

 

 

caroux,mouflon,loup

Pour ceux qui ne lisent pas régulièrement ce blog, et qui donc ne nous connaissent pas encore, nous sommes Emilie et Romain, deux des petits enfants d’Ulysse et nous sommes aujourd’hui en randonnée sur le Caroux pour traquer les mouflons. Et comme vous allez le constater, c’est aussi difficile d’en apercevoir que de surprendre notre papi  en train de boire un verre d’eau !

 

caroux,mouflon,loup 

On commence à chercher du côté du Mont Caroux, qui donne son nom au massif, et dont l’appellation signifie à juste titre « pierreux » car, comme vous allez le voir, des rochers, on n’a pas arrêté d’en escalader au cours de notre journée !

 

caroux,mouflon,loup 

Pas une combe n’échappe  à nos investigations…

 

 

caroux,mouflon,loup

De même que pas un pic…..

 

 

caroux,mouflon,loup

Mais pour l’heure, la seule présence vivante que l’on aperçoit est un arbrisseau inconscient qui a choisi de pousser au dessus du vide, dans l’anfractuosité d’une falaise.

 

 

caroux,mouflon,loup

Toujours bredouilles pour ce qui est des mouflons, nous nous décidons à interroger le roi du Caroux sur l’endroit le plus favorable pour les observer, mais il fait la sourde oreille et notre requête reste sans réponse ! Il faut dire qu’à part quelques formules spécifiques telles que « le dîner est prêt » ou « on se prend un apéro » les vieux n’entendent jamais rien !

 

 

caroux,mouflon,loup

Apercevant un chien de berger, nous espérons qu’il va nous mettre sur la trace des mouflons, qui ne sont, après tout, que de gros moutons sauvages, mais là aussi nos espoirs sont déçus.  L’animal somnole et ne daigne même pas s’intéresser au pilon de poulet – prélevé sur notre pique-nique - qu’on lui tend pour tenter de l’amadouer ! 

 

 

caroux,mouflon,loup

Nous nous installons alors un instant au sommet du mont Caroux pour scruter les alentours, mais sans plus de succès !

 

 

caroux,mouflon,loup

Nous décidons de changer de secteur et d’aller explorer le plateau sommital de l’autre côté du Rieutord. Nous reprenons donc notre gymkhana au milieu des rochers avec lesquels nous essayons d’éviter tout contact, leur épiderme étant beaucoup plus rugueux que le notre.

 

 

caroux,mouflon,loup

Ce n’est pas une sinécure de suivre papi et son copain Gibus en montagne, car la taille de leurs gambettes leur donne un sacré avantage sur des parcours aussi tourmentés. Mais nous mettons un point d’honneur à ne pas les lâcher d’une semelle pour leur prouver que la jeune génération a les mollets aussi musclés que les pouces et que la relève est assurée !

 

 

caroux,mouflon,loup

Fort heureusement, ce qui nous sauve c’est que notre mamie et son amie Marie sont avec nous, ce qui oblige Papi et Gibus à ralentir l’allure, car prévenants à leur égard ils sont, comme vous en avez été témoins lors de la visite des jasses de Landres et de Bramessan (voir la note du 11 avril dernier )

 

 

caroux,mouflon,loup

Etant parvenus sur le plateau sommital, nous escaladons le moindre amas rocheux pour tenter d’apercevoir ces quadrupèdes emblématiques du Caroux. Vous pouvez constater, au passage, que la présente génération de garçons est tout aussi prévenante que  celle de papi et Gibus à l'égard de la gent féminine !

 

 

caroux,mouflon,loup

Nous avons beau scruter l’horizon nous ne voyons que les genêts qui verdoient et les bruyères qui « roussoient » !

 

 

caroux,mouflon,loup

La descente est souvent plus ardue que la montée et là, sauve qui peut, c’est chacun pour soi, les chromosomes masculins ne sont plus tout à fait aussi prévenants qu’à la montée !

 

 

caroux,mouflon,loup

Nous sommes sur le point d’abandonner notre quête quand soudain nous entendons une voix rocailleuse nous héler. Nous nous retournons et apercevons une très vieille femme, que nous pensons être une sorcière,  qui nous dit «  A vous voir gambader comme des cabris, je suis sûre que vous traquez le mouflon ! Comme vous m’êtes sympathiques et que vous semblez ardents et courageux, je peux vous dire où vous en trouverez, mais il vous faut d’abord répondre à cette énigme : On me met sur la table, on me coupe mais on ne me mange pas. Qui suis-je  ? ». La sorcière, qui pensait peut être nous piéger, est mal tombée car nous lui donnons immédiatement la réponse, que nous vous laissons deviner chers lecteurs. Il faut dire que nous n’avons aucun mérite, car bien que nous soyons de la génération « Nintendo » et « tablette » nous sommes encore accros aux «Mille bornes » « Uno » et autres jeux préhistoriques.

 

 

caroux,mouflon,loup

Tenant sa parole, la sorcière nous indique alors où nous allons pouvoir observer les mouflons et, nous mettant en chemin, nous trouvons très vite des traces de leur présence dans les parages.

 

 

caroux,mouflon,loup

Scrutant alors les environs nous apercevons soudain la silhouette de trois mouflons sur une crête  et qui semblent, eux-mêmes nous observer.

 

 

caroux,mouflon,loup

Nous nous précipitons à leur rencontre, Gibus étant, là encore, le plus rapide.

 

 

caroux,mouflon,loup

Mais stimulés par l’enjeu nous décuplons nos efforts et finissons par grimper aussi  vite que Gibus et les mouflons, enfin presque !

 

caroux,mouflon,loup

Un superbe mâle, sans doute intrigué par ces bipèdes qui grimpent aussi vite que lui,  s’arrête pour nous regarder .

 

caroux,mouflon,loup 

Il fait quelques pas, puis se retourne à nouveau sans doute étonné que l’on ait réussi à le rattraper .

 

 

caroux,mouflon,loup

Puis il se décide à aller rejoindre ses congénères moins courageux que lui.

 

 

caroux,mouflon,loup

Nous ne renonçons pas pour autant à le poursuivre et nous sommes récompensés de nos efforts,  car nous apercevons de nouveau deux d’entre eux dans un pierrier, sans doute sidérés que l’on ait eu le courage de les suivre.

 

 

caroux,mouflon,loup

Comprenant alors que l’on n’a aucune mauvaise intention à leur égard, le plus hardi des deux prend la pose et se laisse photographier, sans doute flatté que le prédateur le plus redoutable de la planète fasse autant d’efforts pour simplement l’admirer et le photographier. Imaginez notre bonheur devant ce spectacle que papi et Gibus, qui passent pourtant une bonne partie de leur vie à arpenter le Caroux, ont rarement pu contempler. Aux innocents les mains pleines! Et nous en profitons pour faire passer un message à tous nos camarades, laissez tomber vos consoles et tablettes, c'est ringard,  et venez sur le caroux c'est "super fun" ! 

Et maintenant nous vous invitons à aller  écouter la dernière chanson de notre papi  "Je descendais la rivière" sur son blog OLD NUT (cliquez sur le nom du blog)

Et si vous cherchez une idée de sortie pour votre prochain week-end consultez le magnifique blog d'Ornella (cliquez sur le mot "blog")

 

Texte & Photos Ulysse , Gibus (15,24,25) et Emilie ( 17,23)

08:39 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (41) | Tags : caroux, mouflon, loup