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10/10/2007

On ira tous au Caroux !

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Tout le monde connait la chanson de Michel Polnareff « on ira tous au paradis » ...On aimerait bien croire à cette profession de foi optimiste, mais on peut avoir des doutes sur l'existence d'un tel lieu quand on voit le bazar que devient notre planète. Comment penser qu'il y ait la main d'un dieu derrière tout ça ? Si vraiment il existe, soit il n'est pas très doué, soit il est retors et dans les deux cas ça ne donne pas envie de finir pensionnaire pour l'éternité dans son paradis.
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Par contre il y a un lieu que je ne me lasse pas de parcourir et qui est pour moi un vrai paradis terrestre : le Caroux ! Et je vous invite à vous y rendre dès que vous le pourrez qu'il pleuve ou qu'il vente, car c'est un lieu empreint de majesté et de sérénité dont le spectacle vous remet sur pied.
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D'ailleurs la dernière fois que j'y suis allé en partant de St Martin de l'Arçon et en passant par le col de Bertouyre, il pleuvait. Mais depuis que je marche la pluie est devenue mon amie, il suffit d'être bien équipé et alors vous jouissez d'un bouquet d'odeurs inouies, terriennes, végétales, florales et animales que les gouttes en s'évaporant répandent dans l'air. A vrai dire c'est le seul moment où j'ai autant de plaisir à humer de l'eau qu'un bon vin !
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Quand je croise un cairn je pense toujours aux mains inconnues qui ont créé puis ajouté des pierres à l'édifice qui souvent défient les lois de l'équilibre. C'est une oeuvre collective de personnes animées par une même passion des chemins et de la nature. C'est le point de croisement de vies et de destins innombrables et différents mais qui ont en commun d'être à un moment donné passé au même point et d'avoir ainsi, à leur insu, un lien secret qui les unis.
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Le bonheur des balades réside beaucoup dans la liberté retrouvée de notre imaginaire qui n'étant plus bridé par le matraquage médiatique de notre société dite "moderne" retrouve la capacité d'émerveillement des enfants ou des premiers hommes et débusque les êtres fantastiques qui hantent les lieux sauvages et reculés. Ainsi l'on croise près du rocher du Luchet une sorcière pétrifiée par on ne sait quel enchanteur et qui semble appeler au secours
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Dans l'univers austère et minéral de la montagne je suis souvent émerveillé de découvrir la vie qui s'accroche alors que tout semble s'opposer à son épanouissement, tel cet arbre, fier « David «  végétal qui défie les falaises , « Goliath » de pierre prêts à l'écraser.
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Mais vous allez finir par croire en lisant mes propos que je suis un ascète contemplatif. Je vous rassure je suis plutôt du genre rabelaisien et le refuge de Fontsalès où nous réfugions devient le lieu d'un chaleureux et pantagruellique agape.
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Nos ancêtre dits primitifs ont laissé dans les grottes où ils se réfugiaient d'ardentes oeuvres d'art. collectives destinées sans doute à dompter l'esprit des animaux qu'ils peignaient pour assurer la survie du groupe. Les gravures et graffitis que l'on trouve de nos jours dans les refuges (et ailleurs) sont à l'image de l'homme moderne sentimental et nombriliste qui affiche ses amours qu'il voudrait éternelles. Ces auteurs de tags ou de graffitis sont un peu comme les chiens qui laissent leurs crottes sur leS trottoirS pour marquer leur territoire.
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Pendant notre agape, la pluie a fait place au soleil et nous reprenons notre périple en direction du col de l'Airole en suivant un chemin qui traverse un somptueux tapis de bruyère
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Quelques pins ont pris pied sur le plateau, avant garde d'une forêt qui envahit peu à peu tous les massifs de la région depuis la disparition des grands troupeaux d'ovins qui contribuaient à garder « ouverts » ces vastes espaces..
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Le pin est très décoratif et il a dans certains endroits son utilité pour lutter contre l'érosion des sols mais n'oublions pas que c'est un « tueur » de faune et de flore et sa prolifération met en danger la garrigue méditerranéenne qui est l'un des espaces les plus riches du monde en ces domaines. La garrigue est un peu notre « amazonie » et il faut la préserver.
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En introduction j'émettais des doutes sur l'existence d'un paradis et pourtant certains chemins du Caroux semblent mener au ciel et à les suivre la sérénité vous gagne et on se retrouve de fait au « paradis » .
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Puis le chemin quitte les nuées pour redescendre vers le hameau d'Héric à travers la forêt où ceux qui maitrisent la langue des arbres peuvent dialoguer avec de vénérables chataigners qui leur racontent les légendes locales.
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Nous franchissons l'indolent ruisseau d'Héric sur un pont dont l'arche constituée au sommet d'une seule rangée de pierres défie les lois de la pesanteur.
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Profitant de la sécheresse une grande épeire tisse sa toile au dessus d'une mare d'eau stagnante qui attire des nuées d'insectes. Ainsi se joue en des myriades d'endroits dans le monde un jeu fatal entre proies et prédateurs, le moteur même de la vie étant la mort !
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Nous voilà de retour dans la vallée où Eole commence à rassembler un troupeau de nuages. Il était temps car nous avons eu notre dose de pluie pour aujourd'hui !

Le circuit détaillé figure dans le fichier joint.

Texte & photos Ulysse

05/10/2007

Faites une cure végétale d'Olargues au Farrials

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Les vacances sont déjà loin et vous vous êtes bon gré mal gré réadaptés à l'athmosphère de votre ville parfumée aux senteurs de diesel et de crottus canibus ainsi qu'à la cohue maussade des trains, des trams ou des bus. Vos soirées sont bercées par les bêlements de la star'ac que regarde votre voisin du dessus et les bruits de gare de triage qui émanent de votre jeune voisine du dessous, adepte de « house music »
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Vous éprouvez une soudaine envie de silence et de chlorophylle mais vous vous demandez si notre chère planète, un brin surpeuplée et atteinte de bétonisme, de 4-4-tisme et de quadisme aigüs, offre encore des endroits où jouir de tels privilèges. Soyez rassurés car j'en connais une foultitude en pays d'Oc qui ne sont pas près d'être contaminés par les charmes vénéneux de la société de loisirs industriels, vu qu'il faut user d'un peu d'huile de genoux pour y accéder.
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Le circuit que je vous propose aujourd'hui a pour point de départ le pittoresque village d'Olargues, pays de la chataigne et qui mérite une demi journée de visite avec son clocher du XIIIème siècle, son pont du Diable, ses ruelles médiévales et son intéressant musée sur les traditions et les métiers liés aux activités passées de la région.
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Après avoir cotoyé les rives verdoyantes du Jaur on commence à griimper au milieu d'une forêt de chataigners, qui jusqu'à la fin du XIXème siècle tenait une place primordiale dans la vie de la région. Son fruit contribuait à l'alimentation tant des hommes que des animaux d'élevage et son bois résistant et imputrescible servait à fabriquer les charpentes, les tonneaux et les barrières pour délimiter les champs.
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Bientôt le chemin prend de de l'altitude et domine la vallon du Jaur d'où émerge le clocher d'olargues pointé vers le ciel comme un doigt accusateur s'en prenant aux dieux pour le bazar qu'ils ont créé ici bas.
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Parfois un arbre qui s'est épris d'amitié pour les randonneurs leur tend un siège pour qu'ils s'y reposent et lui content les dernières nouvelles du monde qui ne parviennent point en ces lieux sauvages.
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Le glougloutis du Routelly soudain se fait entendre; le magnifique pont qui l'orne laisse penser que ce ruisseau famélique doit parfois connaître des débordements. Je suis toujours admiratif du souci d'harmonie que les anciens manifestaient dans la moindre de leur construction, souci qui, hélas, n'est guère partagé par leurs descendants qui parsèment la nature de leurs taudis de briques nues et de cairons souvent ornés de bagnoles, de tracteurs ou de caravanes délabrés.
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Sur les berges du Routelly nous croisons soudain le corps fossilisé d'un crocodile témoignage du climat tropical que connaissait la région il y a quelques millions d'années.
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Puis à l'approche du Hameau de la salle un arbre montre son coeur à nu sans doute d'avoir été éconduit par Artémis qui se serait réfugié en ces lieux depuis que les incendies ont ravagé les forêts grecques.
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Puis nous abordons les contreforts du Farrials qui culmine à 764m et dont le sommet arbore des chicots de pierre taraudés par la pluie et le vent.
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Il nous reste plus qu'à redescendre vers Olargues en jouissant des vues panoramiques sur le massif du Caroux en face,
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parfois un arbre foudroyé par un orage semble nous menacer de ses branches fourchues
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Mais nous arrivons sans encombre en vue d'Olargues où nous nous régalons d'une tarte aux marrons.

Le circuit détaillé figure en fichier joint

Texte & Photos Ulysse

30/09/2007

Périple pyrénéen - dernier jour : retour au Pont d'Espagne

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Après avoir joué les bergers toute la nuit (voir l'étape précédente) nous enfilons une grosse laine pour affronter les frimas du matin et prendre le chemin nous ramenant à Pont d'Espagne, notre point de départ.

Derrière nous les premiers rayons du soleil rebondissent sur la dent du Vignemale pour se refléter dans le torrent qui s 'écoule du glacier.
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Nous jouissons en silence du spectacle sans cesse changeant des montagnes environnantes qui surgissent dans le jour naissant. La nature nous offre des joies inépuisables que rien ne peut remettre en cause, au contraire des possessions matérielles ou des êtres qui, lorsqu'ils ne sont plus, sont source de frustration ou de tristesse. La nature se donne à qui veut la recevoir et ne vous quitte jamais. Tout le monde peut se l'approprier sans qu'elle n'appartienne à personne. C'est de fait la seule vraie richesse.
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La descente vers le Pont d'Espagne révèle peu à peu des paysages qui s'élargissent pour atteindre l'infini. L'arbre au bord du chemin qui envahissait notre champ de vision, n'est plus bientôt derrière nous qu'une silhouette, puis qu'un point dans le panorama de vallées et de sommets qui nous environnent.
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Ainsi en est il de notre existence où certains évènements occupent à un moment donné tout le champ de notre conscience pour devenir au fil du temps une simple péripétie sans importance.
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Les montagnards ont souvent une âme d'artiste et les cairns qu'ils édifient le long des chemins pour guider le randonneur sont souvent des oeuvres d'art .

De même le glacier au cours de son glorieux passé a labouré le fond rocheux de la vallée et laissé un lacis de sculptures là où la roche était plus dure et lui a résisté.
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Au détour du chemin nous découvrons bientôt le lac de Gaube, immense miroir d'argent dans la semi obscurité de la vallée
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Les montagnes environnantes un brin narcissiques s'y mirent se croyant à jamais éternelles. Mais aussi impressionnante et formidable soient elles les montagnes ont des ennemis, le vent , le froid et la pluie qui les taraudent et désagrègent petit à petit leur corps de pierre.
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Face à nos vies éphémères elles semblent éternelles et pourtant elles disparaissent transformées en cailloux et grains de sable. mais aucun homme ne verra jamais mourir une montagne.!
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En attendant cette échéance fatale elles jouissent de leurs reflets qui changent sans cesse comme un kaléidoscope avec l'ascension puis le déclin du soleil dans le ciel.
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Et c'est la dernière image que nous gardons d'un magnifique périple dans les Pyrénénes où en conquérant des cîmes nous sommes partis à la rencontre de nous mêmes.

Texte & photos Ulysse

20/09/2007

Périple Pyrénéen 3ème étape: le refuge des Oulettes de Gaube

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6H45 du matin, branle bas de combat dans le dortoir, c'est l'heure de se lever. Un peu d'eau froide sur le museau, un bol de café ou de thé chaud dans le gosier, pain rassis, beurre rance et confiture comme carburant musculaire et c'est le départ pour le refuge des Oulettes de Gaube avec notre barda sur le dos.
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Au moment où nous partons la nuit traine encore ses guêtres bleutées dans le vallon que l'on remonte en direction du Col des Aratilles. Le soleil, que le Pic Chabarrou nous cache, darde ses rayons au travers de la brêche du Pouey Trenous qui illuminent le massif de la Cardinquère derrière nous.
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L'air froid mordille le bout des doigts et chacun se recroqueville dans sa polaire pour y trouver un peu de chaleur. Le soleil a fini d'escalader le Chabarrou et daigne enfin nous réchauffer les oreilles lorsque nous arrivons au bord du lac des Aratilles (2247m)
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C'est l'occasion une courte pause « fruits confits-pain d'épices » aliments de base du randonneur. Puis le périple reprend à un rythme soutenu, le lac d'Aratille s'estompant déjà dans le lointain.
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130, 140 c'est le rythme de mes battements de coeur quand on aperçoit enfin le lac du Col d'Arratille ( 2528m) dominé par le grand Pic du même nom qui culmine à 2798 m
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Le chemin bascule alors en territoire espagnol vers la vallée du Rio Ara d'où nous découvrons le col des Mulets (2559m), notre prochain objectif.
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le chemin nous oblige à nous transformer quelques instants en izards pour franchir une arête de pierre,
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avant de s'engager sur le flanc du Pic Chabarrou pour traverser une zone d'éboulis assez périlleuse, comme un fil de funambule tendu entre les deux cols.
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Mais à peine avons nous fait quelques mètres que nous faisons corps avec les blocs de pierre du chemin, nous sommes devenus des pierres qui bougent !
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Une marmotte pointe son nez intriguée de savoir qui ose s'aventurer dans des parages aussi inhospitaliers
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Un dernier effort et nous franchissons le col pour basculer dans la vallée en direction du refuge des Oulettes de Gaube
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Ce refuge est situé sur un contrefort rocheux qui fait face au formidable massif du Vignemale
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Nous restons à contempler le spectacle sans cesse changeant de la course du soleil sur les parois du cirque de montagnes, jusqu'à ce qu'il décide d'aller se coucher en enflammant les pics et le ciel environnant.
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Puis l'incendie gagne l'ensemble du ciel....
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...puis finit par s'éteindre. Les cîmes se drapent alors dans une écharpe de nuages pour affronter la nuit qui s'annonce glaciale.
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Texte & Photos Ulysse

08:23 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (8)