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11/11/2017

Montagnac, terroir d'Art

 

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Pendant longtemps les vins du Languedoc ont eu mauvaise presse et étaient ignorés des amateurs qui n’avaient d’yeux et de gosier que pour les Bordeaux, les Bourgognes, les vins de la vallée du Rhône ou des bords de la Loire. Il est vrai que le soleil généreux des rives de la Méditerranée aidait à faire « pisser » la vigne et les vignerons se préoccupaient alors plus de quantité que de qualité. C’était l’heureux temps où les hommes d’age adulte buvaient généralement au moins un lit re de vin par jour, encouragés par le grand Pasteur qui a déclaré que le vin est la plus hygiénique des boissons (ce qui n’est d’ailleurs pas contestable !).

Mais le mode de vie et les habitudes de consommation ayant progressivement changé, les vins du Languedoc eurent de plus en plus de mal à se vendre, ce qui amena les vignerons les plus dynamiques à s’engager dans une démarche qualitative.

Des grands vins ont été ainsi créés qui n’ont rien à envier à leurs rivaux girondins ou bourguignons . Cette évolution gagna peu à peu le monde coopératif et aujourd’hui certaines caves coopératives vendangent, si l’on peut dire, les médailles dans les concours vinicoles.

 

 

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L’une d’entre elles, la cave de Montagnac a pris récemment une initiative originale. Le vin étant depuis l’Egypte ancienne l’un des produits emblématiques des civilisations qui ont fleuri sur les rives de la Méditerranée, elle a eu l’idée de lui rendre hommage en intégrant des œuvres d’art dans son vignoble. Elle a ainsi demandé à plusieurs artistes héraultais, Jean.Pierre Giraud, Ben Truscott, Kay Vigen, Bruno Mendola et Mme Cross de réaliser des sculptures sur le thème de la viticulture, qu’elle a ensuite installées devant son caveau et au travers de son magnifique terroir.

 

 

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Partons donc pédibus jambis à la découverte de ces sculptures disséminées au fil des vignes dans un superbe environnement de pinèdes et de garrigue dont il faut deux à trois heures pour faire le tour

 

 

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On croise tout d’abord le dieu Bacchus à la mine réjouie adossé au clocher de la superbe Eglise de Montagnac et qui tient une grappe de raisin dans une main et une coupe dans l’autre. A ses pieds se tient une chèvre, animal totémique de Montagnac, en mémoire de la c hèvre de Jacou, qui vécut au XIIème siècle, dont le lait guérissait toutes les maladies. Il est vrai qu’elle se nourrissait exclusivement de sarments et de raisins .

 

 

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Derrière lui se tient l’une des Ménades ou Bacchantes qui l’accompagnent toujours dans ses festivités. Les femmes comme le vin donnent de l’esprit aux hommes !

 

 

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N'est-il pas admirable ce visage radieux de Bacchus, qu’on ne verra jamais, pour sûr, chez un buveur d’eau !

 

 

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Et son bonheur, ainsi que celui de sa compagne, est total quand le soleil couchant donne aux vignes aux alentours la couleur de son breuvage préféré.

 

 

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Un peu plus loin on croise un terrassier au repos. Car la culture de la vigne n’est pas que jouissance. C’est un long et dur labeur de conquête et de labour de sols caillouteux et ingrats qui souvent s’étend sur plusieurs générations. Mais quelle récompense de voir au bout de ses efforts un jus doré ou pourpre, lymphe ou sang de la terre, couler des tonneaux.

 

 

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Si le jus de « vitis vinifera met en émoi nos gosiers, ses feuilles sont, l’automne venu, un ravissement pour les yeux. Cette plante que Noé fut le premier homme à cultiver, est vraiment un don des dieux.

 

 

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La vigne nécessite une surveillance de tous les instants car de nombreux insectes et maladies la menacent mettant en péril son précieux nectar. Et les (bons) viticulteurs, auxquels l’artiste rend ici hommage, doivent être considérés comme des bienfaiteurs de l’humanité.

  

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Voici venu le temps de la vendange et les mains des hommes cueillent alors délicatement ce don conjoint de la terre et du ciel, ce divin « jus de cailloux ».

 

 

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Les grappes cueillies vont dans des paniers que l'on déverse ensuite dans des bennes. Elles sont alors portées rapidement au pressoir pour éviter l’oxydation des raisins par la chaleur.

 

 

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Quand les mains qui vendangent sont celles d’une femme la scène est alors d’une beauté sublime.

 

 

 

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Car le bon vin, comme les femmes, sont promesses de douceur et d’ivresse.

 

 

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Un peu plus loin, nous apercevons la silhouette d’un vendangeur dont la hotte déborde de grappes juteuses que le talent du vigneron transformera en divin nectar. Ces scènes hélas ne sont toutefois plus vraiment de mise car, aujourd’hui, pour des raisons économiques, là où la configuration des vignes le permet, les machines remplacent les vendanges manuelles. Bien que moins sélectives elles vont beaucoup plus vite et présentent l’énorme avantage de permettre de vendanger la nuit quand les températures sont plus fraîches, évitant l'oxydation des raisins.

 

 

 

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Je vous ai dit tout à l’heure que Noé fut le premier homme à exploiter la vigne, mais c’est Osiris qui a créé cette plante et lui a appris à la cultiver. Cette statue lui rend donc hommage ainsi qu’à son épouse Isis, divinité suprême et mère de la nature.

 

 

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On y voit aussi leur fils Horus, représenté par un faucon, symbole du soleil qui réchauffe la terre et permet le mûrissement du raisin mais aussi le serpent Apôphis dieu du mal, dont la présence est sans doute une spirituelle mise en garde contre les méfaits de l’abus d’alcool. Mais n'oublions pas aussi que l"obus" fait aussi des dégâts ! 

 

 

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Mais on ne se saoule jamais qu’avec de la piquette et de mauvais alcools. Quand un breuvage est issu d’un paysage d’une telle splendeur, reflet d’une civilisation millénaire, on ne peut que le déguster avec raison et l’ivresse qui en naît est semblable à celle que l’on éprouve devant une œuvre d’art.

 

 

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En sculptant cette œuvre de mains jointes dressées vers le ciel et tenant une grappe de raisin, l’artiste a sans aucun doute voulu remercier Osiris de nous avoir donné la vigne et on ne peut que s’associer à ces remerciements ! Mettons nous donc à genoux chères lectrices et lecteurs et adressons cette courte prière au fils d’Isis :

 

Sois remercié oh ! divin Osiris ,

De nous avoir donné Vitis vinifera,

Et fais que mon flacon se remplisse,

Au fur et à mesure que je le bois !

 

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La vendange ayant été portée au pressoir, un couple de fouleurs se déshabillent et, se tenant amoureusement l’un à l’autre, piétinent les grappes avec lenteur et douceur. Leur disparition est un des effets malencontreux de l'utilisation des machines à vendanger.

 

 

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S’ensuit une danse langoureuse pour donner du corps, de la jambe, de la cuisse au nectar en train de s’écouler…

 

 

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Quand on voit ainsi comment naît le vin,  on ne peut pas ne pas l’aimer !

 

 

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Il préside aussi à la célébration des idylles amoureuses car on n’a jamais vu un mariage où l’on servait de l’eau aux convives !

 

 

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L’hiver s’en est venu et la vigne jouit d’un repos bien mérité. Mais dans le secret de leurs chais les vignerons élaborent le divin nectar qui bientôt réjouira nos gosiers et nos âmes.

 

 

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Avant de le livrer à la convoitise des hommes, ils iront l’offrir à Bacchus perdu dans la contemplation des vignes, dont les ceps dépouillés par l’hiver révèlent la terre rouge-sang qui les nourrit.

 

 

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Bacchus boit une gorgée du nectar qu’on lui a apporté et la savoure en silence…

 

 

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Son visage aux yeux fermés reflète un intense plaisir. Il est vrai que le vin est un élixir qui lui confère l’immortalité. Il n’en n'est pas de même, hélas, pour les hommes, mais il leur apporte néanmoins la gaîté qui leur permet d’oublier un instant qu’ils sont mortels.

 

 

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Laissons Bacchus à sa dégustation et retirons nous sur la pointe des pieds pour tranquillement rentrer chez nous et déboucher un flacon de "Mémoire  de Nisas", par exemple, un vin soyeux et harmonieux à prix "doux" de la cave de Montagnac qui ne peut que vous enchanter

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Texte & Photos Ulysse

 

04/11/2017

Vif est l’air que l’on respire à Tournemire !

 

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Nous partons du charmant village de Tournemire situé au creux d’une dépression des Grandes Causse. C’est un lieu d’un grand intérêt géologique où l’on a découvert, dans un gisement de marnes grises, le squelette entier d'un reptile marin âgé de 180 millions d'années : l'Occitanosaurus tournemirensis, seul exemplaire dans le monde ! Une copie de ce dernier est exposée à la Maison du Plésiosaure, au coeur du village.

 

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L’autre attrait géographique de ce lieu est le grandiose cirque du Prias creusé dans les grès sédimentaires, laissés par une ancienne mer il y a deux cents millions d’années. Cette zone naturelle protégée héberge de nombreux oiseaux remarquables comme le Hibou grand-duc, l'Aigle royal, la fauvette grisette, le Tichodrome échelette, le Crave à bec rouge ou encore de discrètes chauves-souris. 

 

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Et l’on y voit aussi des randonneurs plus ou moins déplumés qui, comme nous le faisons ce matin, empruntent le GR qui gravit les pentes du cirque pour accéder au causse du Larzac. Il faut reconnaître qu’au départ, on se demande inquiet et perplexe par quel endroit périlleux le GR va nous faire passer.

 

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La paroi verticale du cirque ne laisse voir aucun passage et, malgré notre vaillance dont vous avez été maintes fois témoins, nous ne nous sentons pas une âme d’escaladeurs !

 

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Mais fort opportunément le GR suit les éboulis de pierres accumulés au pied des falaises pour nous amener en long zigzags en vue du sommet.

 

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Au fur et à mesure que nous progressons, le panorama s’élargit et dévoile les marnes grises dans lesquelles a été trouvé le squelette du dinosaure.

 

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Et nous voilà parvenus sur le causse du Larzac, prêts à arpenter pour notre plus grand bonheur l’immense barre rocheuse qui domine les avant- causses en contrebas.

 

 

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Pendant près d’une heure, nous allons jouir d’un panorama à couper le souffle qui offre au regard cet heureux mariage d’une nature sauvage et du patchwork de champs et de prés dessinés par les hommes sur l’épiderme de notre chère planète.

 

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Indicible est le bonheur de marcher ainsi en ces lieux sans autre compagnons que le soleil et le vent. Vif est l'air que l'on respire à Tournemire !

 

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Nombreuses sont les haltes pour contempler et méditer devant le paysage dont le caractère grandiose nous fait prendre conscience de notre insignifiance tout en emplissant notre âme d’une intense exaltation. Notre microscopique cervelle à l’échelle de la terre est capable d’appréhender l’univers : étonnant mystère !

 

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Parvenus au bout du promontoire, nous faisons notre pause pique-nique en nous sustentant autant de nourritures charnelles que spirituelles. Car la beauté nourrit l’esprit !

 

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Un corbeau vient nous faire une démonstration de vol et on le soupçonne d’espérer de notre part quelque pitance pour l’en remercier. Nous lui laissons un trognon de pomme, sans savoir s'il sera vraiment apprécié !

 

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Nous revenons sur nos pas pour nous diriger vers la ferme des Fournials. Nous apercevons en chemin un troupeau de moutons dont le lait est probablement utilisé pour fabriquer le Roquefort, le village éponyme étant situé à 3 kilomètres de Tournemire.

 

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Nous voici à la ferme des Fournials, demeure séculaire comme en témoigne l’antique engin agricole abandonné à proximité, magnifiquement restaurée par ses nouveaux propriétaires. C’est réconfortant de voir des gens soucieux de préserver notre patrimoine rural, quand tant de « malotrus » défigurent les villages du Languedoc (sans que les maires réagissent !) avec leurs murs en parpaings bruts !

 

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Non loin de la ferme, un agréable sentier dévale les flancs du cirque contigu à celui du Prias pour nous ramener à Tournemire.

 

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L’érosion a sculpté dans la falaise un château médiéval défendus par les aigles !

 

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Revenus au pied du cirque, nous n’avons plus qu’à suivre la voie de chemin de fer pour rentrer au bercail ! Le bonheur pris à notre rando du jour m’inspire ce petit poème :

 

Quittons le train-train quotidien,

Qui nous tient en laisse,

Sortons des rails,

Vaille que vaille,

Suivons les chemins de traverse !

 

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Texte & Photos  Ulysse

 

28/10/2017

En avant marche pour le Marcou !

 

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L’été jouant les prolongations, nous décidons, intrépides mousquetaires (Gibus, Jo, Gérard et votre serviteur) d’aller défier le Marcou, grand seigneur du Haut Languedoc, qui toise la vallée de la Mare du haut de ses 1081 mètres. Défier est le mot juste car le chemin d’accès est plutôt sportif et implique par endroits de se servir de ses mains autant que de ses pieds. Et de sa cervelle aussi par la même occasion, si l’on veut choisir la meilleure trajectoire sans finir dans un brancard. Dans cet exercice, Gibus est sans conteste le meilleur d’entre nous !

 

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Nous progressons ainsi cahin-caha de promontoire rocheux en promontoire rocheux, vieux enfants ravis de pouvoir encore arpenter ce magnifique terrain de jeux.

 

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Gibus, qui doit avoir un mouflon parmi ses ancêtres, donne le rythme et je m’accroche à ses basques, désireux de montrer à ce jeunot que ma vieille carcasse en a encore sous le pied !

 

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Derrière nous se dresse le Plo des Brus où nous vous avons maintes fois emmenés hiver comme été, par temps de canicule comme par temps de blizzard. Rien n’arrête les mousquetaires !

 

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Parvenus sur un premier plateau à 900 mètres d’altitude, nous prenons le temps d’admirer le panorama qui s’étend jusqu’à la Méditerranée dont les flots argentés scintillent à l’horizon. La brume qui envahit les vallons et le littoral gomme toute trace humaine, nous donnant le sentiment d’être seuls au monde.

 

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Le confortable sentier qui traverse le plateau nous offre un répit qui nous permet d’admirer la parure automnale d’une allée de hêtres centenaires conduisant à une antique ferme.

 

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Qu’il est réconfortant de cotoyer ces géants dont la vie s’inscrit dans un monde immuable rythmé par les saisons, qui infuse la sérénité dans nos âmes. Dans la plaine, nous vivons de plus en plus soumis à des contraintes et des sollicitations auxquelles nous accordons une urgence et une importance illusoires.

 

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Puis le sentier traverse un tunnel de buis plantés par les anciens pour se protéger du soleil ardent de l’été. Entourés de cette matrice végétale, nous redevenons des enfants de la Terre, notre « mère » que nous traitons pourtant si mal ! Enfants ingrats nous sommes, qui recevrons d’ici peu, je le crains, une belle fessée !

 

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Je m’en voudrais de ne pas partager avec vous cette beauté sereine et pour le moment encore préservée qui nous environne. Ici nous vivons à l’heure apaisante de la nature et non à celle trépidante des hommes.

 

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Le paysage nous offre une palette de couleurs dont certains experts – rejoignant les médecine chinoises et ayurvédique - prétendent que leurs vibrations qui ont des vitesses, des longueurs d'onde et des rythmes différents, exercent sur nous une influence physique, psychique et émotionnelle bénéfiques. Dans le cadre de cette chromothérapie, le bleu qui symbolise la quiétude et le pacifisme (comme le drapeau européen) est apaisante. Le vert, couleur du renouveau et du retour à la vie, est revigorante. Le jaune procure énergie, motivation et imagination. Ainsi une journée passée à contempler un un paysage automnal, qui réunit ces couleurs et bien d’autres, est une potion magique pour la santé. Ce que nous pouvons confirmer.

 

 

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Nous arrivons au pied de la partie terminale du Marcou et nous troquons notre confortable chemin pour une sente plus abrupte qui sollicite nos mollets jusque là en roue libre.

 

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Mais après le sentier d’approche du matin, nous avalons sans difficulté ce que Gibus appelle «un faux plat suisse »

 

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Et nous voici au sommet, réjouis comme des mômes qui font l’école buissonnière. Quel privilège et quel bonheur nous avons de pouvoir ainsi galoper par monts et par vaux en se gavant d’oxygène et de chlorophylle, le tout accompagné de divins nectars qui ne vont pas tarder à couler dans nos gosiers pendant la pause pique-nique. A ceux qui cherchent un sens à la vie, je leur réponds : il est dans le sens de la montée !

 

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Ragaillardis par nos agapes et l’incontournable sieste avec ce charmant Morphée (et oui c’est un homme, mais nous ne sommes pas sectaires !) nous redescendons vers notre monture en prenant bien garde aux pierres qui roulent car elles n’amassent pas mousse et sont plutôt dures au coccyx.

 

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Et c’est dans le cadre bucolique du charmant village de Saint Geniès de Varensal que nous retrouvons la plaine où nous attendent nos pétillantes blondes du nord ! Ah quel bonheur quand elles effleurent nos lèvres !

 

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Texte & Photos (sauf les 13 & 14 Gibus) Ulysse

 

21/10/2017

On va où ? Au Caroux !

 

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Après quelques balades tranquilles, il est temps que nous retournions à l'assaut du Caroux. Le principe d'entropie qui gère l'univers et qui fait qu'il se désagrège à petit feu, n'épargne pas notre coeur et nos vieilles jambes  que nous devons régulièrement stimuler pour rester en forme. Nous empruntons donc ce matin le sentier des Gardes, l'un des plus pentus du massif, qui mène par le col de Bartouyre au refuge de Font Salesse.

 

 

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Le sentier monte au départ à flanc de falaise et les arbres, que le hasard a fait pousser en ces lieux, se hissent vers le ciel pour y capter la lumière. On y voit ainsi un pin qui semble défier une aiguille rocheuse dans un duel silencieux.

 

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Après avoir longtemps grimpé dans une forêt de chênes verts, nous émergeons sur un premier plateau qui nous révèle, vers le Sud, une galaxie de monts bleutés, formidables vagues d’un océan minéral.

 

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Nous parvenons ensuite au pied du rocher de Lucet (1010m), soit 800 mètres de dénivelé que nos vieilles jambes ont « avalés » en une heure trente. Pas mal pour des vieux rossignols !

 

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Nous poursuivons notre ascension vers le refuge de Font Salesse d’une façon plus contemplative. Au plaisir – un brin masochiste - de l’effort, nous ajoutons celui qu’offre le spectacle du monde.

 

 

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Et aujourd’hui, nous sommes particulièrement gâtés, la luminosité légèrement embrumée et latérale du soleil d’octobre accentue le relief du paysage magnifié par les couleurs automnales.

 

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Une impression de paix se dégage de ce sous bois où quelques géants fauchés par l’âge se désagrègent lentement dans un lit de fougères, elles mêmes déliquescentes. Le phénomène d’entropie, déjà évoqué au début de ma note, est ainsi à l’œuvre en tous lieux. Nos vies s’inscrivent dans ce phénomène et il faut accepter avec sérénité, comme le font ces grands arbres, que nous retournions un jour au ballet d’atomes dont nous sommes temporairement sortis.

 

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Après avoir pique-niqué non loin de Font Salesse, et à cette occasion régalé nos papilles d’un divin rosé Languedocien - chacun prêche pour sa chapelle ou plutôt pour son tonneau - nous dévalons vers le Rieutort, modeste torrent à sec (événement rarissime et inquiétant !) puis vers le hameau d’Heric. Le paysage est une explosion de couleurs qui ravit nos pupilles. Nous ne sommes pas que des gosiers mais aussi des esthètes !

 

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Ayant dépassé le hameau d’Heric, nous empruntons le chemin du col de Bardou, ce qui implique une bonne grimpette post-digestive. Comme je l’ai laissé entendre, nous sommes un brin « masos » ! Fort heureusement, nous croisons avant la grimpette le cours du Vialay où, malgré la sécheresse, subsistent quelques vasques d’eau limpide.

 

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C’est avec délice que nous plongeons dans l’eau vivifiante du torrent, véritable cure de jouvence pour nos abattis quelque peu malmenés au cours de la journée.

 

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Vous avez plus souvent droit à des photos de Gibus (surtout ses mollets !) qu’à celle de ma binette, mais je fais aujourd’hui une exception pour vous prouver que je ne me défile pas quand il s’agit de plonger dans l’eau fraîche d’un torrent !

 

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Revigorés et ayant franchi le col du Bardou, nous redescendons vers Mons, notre point de départ, toujours subjugués par la beauté des lieux.

 

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Mais la beauté du monde n’est pas qu’autour de nous, elle est aussi à nos pieds dans ces châtaignes qui jaillissent de leurs bogues et reposent sur un lit de feuilles mortes. Ces bogues, intraitables défenses, sont là pour veiller à ce que les châtaignes ne soient récoltées qu’une fois mûres. Mystère de la nature où tout est voulu et « pensé », mais par « Qui » ?

 

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Et revoilà les mollets de Gibus dans un décor d’Indiana Jones qui lui sied à merveille. Seuls les héros ne vieillissent pas !

 

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Et pour finir, avant que nous allions rejoindre les charmantes et pétillantes « blondes » qui nous attendent au frais dans le coffre de la voiture, je vous offre ce merveilleux mariage de l’œuvre de l’homme et de la nature : un magnifique sentier caladé qui permettait aux anciens d’accéder aux terrasses qu’ils cultivaient. C’était un temps où l’homme vivait encore en harmonie avec la nature alors qu’il la malmène sans vergogne aujourd’hui.

 

 

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