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09/04/2012

Balade autour de Madale

JE VOUS INVITE A LIRE LA FIN DE  MON REPORTAGE SUR KARUKERA -  LA POINTE DES CHATEAUX - SUR MON AUTRE BLOG PIQUESEL

 

madale,blanche-neige,écrivains combattants,caroux

N’en déplaise aux cartésiens de tout poil, les lutins, farfadets, elfes gnomes et sorcières existent bel et bien ! La preuve en est qu’un Lutin bleu tient un blog et que, lors de notre dernière randonnée dans le secteur de Madale, petit village situé sur les contreforts Est du Caroux, nous avons croisé la sorcière qui fit croquer une pomme empoisonnée à Blanche Neige (impossible d’oublier son visage imprimé au plus profond de nos mémoires).

Nous étions sur le point de lui ficher nos bâtons de marche dans le coccis pour la faire déguerpir, quand d’un geste elle nous arrêta en s’écriant : Holla ! braves gens, remisez vos bâtons,  je mérite votre indulgence car pendant deux mille ans j’ai été condamnée à couper du bois pour entretenir les feux de Lucifer et une fois ma peine accomplie j’ai été admise à faire valoir mes droits à la retraite vu que j’ai six mille ans de cotisations. J’ai choisi le Caroux comme  lieu de résidence qui est, comme vous le savez, puisque vous y venez régulièrement, le plus bel endroit de l’univers après le Paradis. Mais comme le paradis m’est interdit, je suis venue ici ! Comment en vouloir à quelqu’un qui aime à ce point le Caroux ! Nous avons donc passé notre chemin sans l’importuner davantage.

 

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Les arbres majestueux qui bordent le chemin forestier qui grimpe vers la Cabrière, arborent des frondaisons tourmentées qui ne sont sans doute pas sans relation avec cet ensorcelant  voisinage.

 

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Nous voici sur le sommet de la Cabrière qui domine les Gorges de Colombières. En face de nous se dresse la falaise qui borde le plateau sommital du Caroux. Nous avons ainsi devant les yeux un livre de pierre ouvert sur les dernières quatre cents  millions d’années de la Terre. Malgré son grand âge et ses rides prononcées le Caroux a encore belle allure bien qu’il arbore sa tenue hivernale. Mais quand les genêts seront en fleurs, puis un peu plus tard les bruyères, vous comprendrez pourquoi même les sorcières y élisent domicile !


 

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Notre petit groupe chemine sur une sente qui louvoie entre les bruyères brûlées par la neige et le gel de l’hiver, mais qui bientôt reverdiront. Le monde végétal, qui est privé de notre mobilité, bénéficie en revanche de cette fabuleuse capacité à se régénérer chaque printemps et à  offrir à nos regards feuilles et fleurs nouvelles, alors que nos visages se fanent inexorablement. Qui sait si en enfouissant nos pieds dans notre Terre-mère nous ne garderions pas une éternelle jeunesse ! Qui veut essayer ?

 

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Le monde minéral est aussi source d’étonnement. Voici des rocs capables de vous briser les os s’ils vous tombent sur le poil et que, pourtant, des éléments aussi tendres et doux que la pluie et le vent dissolvent comme de vulgaires morceaux de sucre dans un verre de rhum (à chacun ses références pratiques). Mais il est vrai qu’aussi longtemps que ce genre de « morceau de sucre » n’a pas fini de fondre, mieux vaut éviter de passer en dessous !

 

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J’évoquais au début de mon article la présence de lutins, farfadets et sorcières dans les montagnes, mais je pense que quelques dieux de l’Olympe s’y sont également réfugiés pour fuir les phénoménales augmentations d’impôts appliquées en Grèce pour résoudre la crise. La preuve en est que l’on aperçoit ici l’enclume dont se sert Héphaistos pour forger les fers rongés par le sel des chevaux de Neptune, qui s'est réfugié non loin de là, dans la baie de la Conque à Agde (ancien port grec) .

 

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Comme l’heure du pique-nique approche Gibus s’en va explorer une plateforme offrant une magnifique vue sur la vallée, afin de voir si nous pouvons nous y installer. 


 

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Mais certains d’entre nous trouvent la plateforme un peu exiguë. Pour nous prouver que nous ne risquons rien Gibus se livre à un exercice d’équilibre en levant un pied ….

 

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 …et puis l’autre….sans vraiment nous convaincre !

 

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Soudain nous entendons une voix chevrotante qui s’écrie « Bravo le bipède ! » Nous nous retournons et découvrons que cette voix est celle d’un superbe mouflon mâle, perché lui aussi sur un rocher, qui marque son appréciation de l'agilité de notre ami ! Je pense que cet hommage d’un vieux mouflon n’a pas laissé Gibus insensible mais je subodore qu’il aurait préféré qu’il vienne d’une mouflonne ! Car toute leur vie les garçons cherchent à susciter l’admiration des filles alors que les filles, elles, ne demandent que de l’affection.

 

 

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Faisant fi de nos amicales moqueries à leur endroit, nos compagnes nous obligent à renoncer - à notre grand et secret soulagement, faux culs que nous sommes  - à la plateforme suggérée par Gibus et choisissent un lieu de pique-nique moins exposé. Ce choix est finalement judicieux car notre sens de l’équilibre est généralement très affecté par le pique-nique, et je vous laisse deviner pourquoi ! La route forestière qui nous ramène  ensuite vers Madale est d’ailleurs parfaitement adaptée à  une sereine digestion.

 

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Le temps que nous arrivions ensuite aux abords de la forêt des Ecrivains Combattants - où nos montures nous attendent - les vapeurs éthyliques se sont dissipées et c’est donc sans faire de rugueuses rencontres que nous la traversons !

Pour votre culture, chères lectrices et lecteurs, sachez que le nom de cette forêt lui vient de ce que l’on a donné à ses allées le nom d’écrivains qui ont combattu pendant la guerre de 1914-1918. Pour une fois que l’on ne célèbre pas les généraux incompétents qui ont fait massacrer des milliers de soldats pour leur vaine gloriole, on ne peut que saluer une telle initiative !

 

Texte & Photos Ulysse (sauf une Buffler)

26/03/2012

Allons dire adieu à l’hiver à Colombières

Je vous invite à suivre le 9ème épisode de mon reportage sur Karukera - la chute Moreau - sur mon autre blog PIQUESEL

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Dans la plaine de l’Hérault le printemps s’est précocement  installé avec, d’ailleurs, des faux airs d’été. L’eau manque déjà comme en plein mois d’août et les plantes qui sortent de leur torpeur hivernale plongent désespérément leurs racines dans un sol desséché.

Aussi, avec notre long  périple à Karukera,  Gibus et moi n’avons pas eu notre comptant d’hiver. Nous décidons donc d’aller lui dire adieu pendant qu’il est encore temps sur les hauteurs du Caroux,  en passant par les Gorges de Colombières.

 

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Un serpent de brume est lové dans la plaine de l’Orb dont on devine les eaux sous le voile luminescent.

 

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Nous empruntons le chemin qui passe par le col de la Buffe qui  offre des vues plongeantes sur le torrent d’Arles, dont les eaux tumultueuses se jettent dans l’Orb.   Il faut espérer que les rochers  que l’on aperçoit ici ne sont pas sujets au vertige, car aucune âme charitable ne viendra leur prêter main forte pour les changer de lieu.

 

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Nous arrivons sur le plateau sommital du Caroux et saluons  le jeune hêtre qu’un oiseau ou le vent facétieux a semé là, à une lieue de ses congénères. Chaque fois que nous passons ici nous ne manquons pas de prendre de ses nouvelles. La  compagnie des siens lui manque, certes, mais il s’est fait de nombreux amis parmi les randonneurs et la sollicitude des humains, nous confie-t-il,  lui fait chaud au cœur.

 

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Nous traversons la tourbière située au cœur du plateau sommital, précieuse réserve d’eau qui alimente les torrents du Caroux  et qui elle aussi, hélas,  semble affecté par la sécheresse qui sévit dans la plaine. Economisons l’eau, plus nécessaire à nos vies que le pétrole ! C’est, d’ailleurs pourquoi, Gibus et moi, par pur civisme écologique, nous désaltérons plus volontiers avec du vin que de l’eau!

 

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Nous croisons un spécimen rarissime de Tortue Carouxienne, vieille de quelques millions d’années. Comme elle fait la sieste nous passons notre chemin sans la déranger, connaissant le délice que cet abandon diurne aux bras de Morphée procure, étant nous même de fidèles adeptes.

 

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Approchant du bord du plateau, nous découvrons au loin vers le sud-ouest, au delà d’un océan de monts bleutés, la Méditerranée que le soleil amoureux pare d’or.

 

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En regardant plus à l’ouest, le Canigou, avant-poste de la chaîne des Pyrénées, s’impose dans le paysage. Sa vue fait revivre les émotions que nous avons éprouvées à le gravir un jour de juin quand il était couvert de genêts et de rhododendrons en fleurs.

 

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Dans le secret de nos coeurs nous le saluons  et le remercions de nous avoir, ce jour là,  magnifiquement accueillis. Pour sûr, nous retournerons le voir bientôt.

 

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Le soleil ayant fini par réchauffer l’atmosphère, nous quittons nos anoraks et nos polaires et nous disons adieu à l’hiver, où plutôt au revoir, car malgré le réchauffement climatique en cours le Caroux n’est pas près d’avoir le climat de l’Amazonie !

 

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Dans ces amas de rochers érodés, celles et ceux qui ont longtemps pratiqué dans leur enfance les « dessins devinettes » où il fallait chercher un animal dissimulé dans les frondaisons d’une forêt verront peut-être un lion couché ! Le voyez- vous ? Non !  Allez un petit effort, concentrez vous sur les rochers à gauche au premier plan. Vous voyez son faciès pointu et son œil ainsi que sa patte allongée devant lui? Oui ! Bravo, vous avez su garder votre âme d'enfant !

 

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Le chemin pentu que nous empruntons pour descendre est heureusement bordé d’arbres qui nous permettent de nous raccrocher à leurs branches ! Sans leur précieuse assistance nous risquerions d’aller nous fracasser sur les rochers en contrebas.

 

 

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L’autre solution était de descendre en empruntant la paroi ! Dans une autre vie peut-être....... si nous sommes mouflons, ce qui n'est pas exclu, car le "Grand Manitou" la-haut qui décide de tout sait bien que nous envions ces agiles quadripèdes qui passent leurs nuits et leurs jours sur le Caroux !

 

Texte & Photos Ulysse


17/01/2012

Neige, blizzard et deux fous sur le Caroux (fin)

  ACTUALISATION D'ARCHIVE

Etant indisponible jusqu'au début du mois de  février j'ai programmé quelques "archives" pour vous faire patienter. Merci de votre visite

 
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(Suite de la note précédente)

Sortant du couvert des arbres nous abordons la traversée du plateau central du Caroux occupé en partie par la tourbière de la Lande que l'on traverse sur des pilotis de bois glissants comme une savonnette. Nous nous dirigeons vers le hameau de la Fage situé sur le flanc « Est » du Caroux, bousculés par la Tramontane qui s’est levée et souffle à près de 100km/heure.

Nous dépassons un arbrisseau qui s’est témérairement installé sur le plateau, aussi fou que nous le sommes, sauf que nous avons l’avantage sur lui de ne pas être condamnés à rester plantés en ce lieu qui, aujourd’hui, prend des airs de Sibérie.

 

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Oui, fous nous sommes, mais de cette douce folie qui habite les enfants qui courent dehors débraillés pour faire des batailles de boule de neige ou pataugent les pieds gelés dans les flaques d’eau en niquant leurs chaussures, comme l'a si bien chanté  l'ami Renaud.


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Par endroits le chemin disparaît sous la neige et seuls les cairns qui émergent ici et là nous confirment que nous avançons dans la bonne direction

 

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Mais soudain la tramontane, sans doute vexée de notre indifférence à son égard, redouble de violence et nous environne dans un blizzard de cristaux de neige qui nous aveugle et nous cingle le visage. Le Caroux se met alors à ressembler à une mer gelée et démontée. Il nous faut impérativement marcher car s'arrêter c'est prendre le risque d'être transformés en quelques minutes en bonhommes de neige ! Le corps à corps avec les intempéries nous procure un bonheur intense en faisant vibrer la corde de vie qui nous traverse et diffuse à travers notre corps des ondes de plaisir.

 


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Plus la tramontane se déchaîne et plus notre plaisir redouble ! La saveur de la vie est magnifiée quand vous êtes ainsi soumis à des conditions extrêmes mais que votre existence n’est pas vraiment en péril.

 

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Nous approchons du bord du plateau et allons quitter à regret ce monde inhospitalier mais d’une beauté austère et vivifiante. La contemplation d’un monde vierge, sauvage, exempt de toute autre présence humaine permet de ressentir le lien intime qui nous relie à l’univers. Dans le blizzard de neige nous étions deux « flocons » pensant …

 

 

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Le chemin bascule vers les gorges de Colombières où nous sommes protégés de la Tramontane. Faisant une halte pour nous désaltérer- car le vent et le froid déshydratent - je découvre que pendant la traversée du plateau ma gourde a gelé ! C’est  « une première »  depuis des années que nous randonnons dans l’Hérault et qui me fait regretter de ne pas avoir emmener une flasque de pastis !

 

 

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On aperçoit bientôt le fil argenté du ruisseau d’Arles qui coule au fond des gorges. Bien qu’adeptes, comme vous le savez, des bains « nordiques » nous ne sommes pas tentés cette fois ci d’y mettre ne serait- ce que la moitié du quart d’un petit doigt de pied .

 

 

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Les rives rocheuses qui le surplombent sont décorées comme des sapins de noêl et témoignent de la température ambiante !

 

 

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L’eau habituellement insaisissable est ainsi condamnée par le froid à l’arrêt, mais que la chaleur revienne et elle reprendra son cours ! Après la mort qui nous saisit, nos vies reprennent elles aussi ailleurs leur cours ?

 

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Des brindilles s’habillent de glace et parent Gaïa, notre terre,  de somptueuses boucles d’oreilles. Gaïa est coquette  mais hélas , homo sapiens, son amant est un rustre qui ne prête guère attention à elle !

 

 

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Nous plongeons un peu plus avant dans les gorges de Colombières dont les falaises déchiquetées témoignent d’une histoire tourmentée. C’est toujours une source d’étonnement de voir de si petits ruisseaux éventrer ainsi les roches parmi les plus dures qui soient !

 

 

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Le chemin taillé par les hommes traverse de nombreux éboulis rocheux…on peut dire que les gaulois nos ancêtres ont fait un travail de 'romains !

 

 

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Plus avant le chemin  surplombe le torrent en d’étroits passages qui lui donne un air de « chemin des incas ». Mais c’est sans encombre que nous revenons à notre point de départ, revigorés par cette journée qui ferait le bonheur d’un « Inuit ».

Texte & Photos Ulysse

A ceux qui envisagent l'achat d'un appareil photo je déconseille l'achat d'un appareil SONY qui comme le souligne ce site sont de fabrication légère, ce que je confirme car mon SONYAlpha 55 a eu une panne fatale alors qu'il était encore sous garantie que la société a refusé d'appliquer prétextant un mauvais usage de l'appareil. 

 

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11/01/2012

Neige, blizzard et deux fous sur le Caroux ! (1ère partie)

 ACTUALISATION D'ARCHIVE

Etant indisponible jusqu'au début du mois de  février j'ai programmé quelques "archives" pour vous faire patienter. Merci de votre visite

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La randonnée est pour moi un élément indispensable au maintien non seulement d’une bonne condition physique mais aussi mentale. Rompre un ou plusieurs jours avec le babillage médiatique pour aller à la rencontre de la nature et des éléments : soleil, pluie, vent, neige qui ne trichent pas, ne mentent pas , vous mettent face à vous même et vous poussent parfois dans vos derniers retranchements, est un exercice salutaire.

Elle permet de prendre du champ par rapport à cette "oligarchie d'incapables" qui  pensent que tous les français sont nés à Vire ! C’est sans doute pour ces tristes sires un critère d’identité nationale !

Non seulement sommes nous considérés comme des minables mais nous sommes aussi constamment sous surveillance. Car dorénavant avec les GPS installés sur les voitures et les portables , Big Brother peut nous localiser à tout instant et savoir si nous étions dans telle rue chaude de Neuilly sur Seine (un lieu particulièrement mal famé) ou dans une manifestation contre le port des talonnettes (un élément vestimentaire au moins aussi dangereux pour l’ordre public que la burka)

Aussi par mesure de sécurité éteignez le plus possible vos portables et allez là où les demoiselles à la voix sucrée des GPS n’oseront jamais vous accompagner : sur le Caroux ! Et cela même s’il y fait un temps à ne pas mettre un mouflon dehors . Au moins vous serez sûr d’être seul  et que l’on ne viendra pas vous y chercher !

 

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Et c'est pourquoi, alors qu’il a neigé la veille sur les sommets et qu’une tramontane à 100km /heure est annoncée pour la journée, nous nous mettons en route, Gibus et moi, à partir du village de la Colombières pour une cure de « désintoxication » sur le Caroux.

Nous empruntons le chemin qui longe le ruisseau d’Albine, ponctué de superbes cascades et qui mène aux baraques du Caylus puis au roc du Boutou situé au bord du plateau sommital (800m de dénivelé) .

 

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Il neigeote et le soleil, qui  généralement manifeste dans le sud un égo démesuré, joue une partie de bras de fer avec les nuages afin de na pas être renvoyé dans les coulisses. Leur affrontement crée de belles étincelles qui magnifient le paysage.

 

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Celles et ceux qui ont bâti et vécu autrefois dans les baraques de Caylus où nous arrivons imposent le respect. Ils avaient le sens du devoir vis à vis de ceux qui les avaient précédé et de ceux qui les suivraient. Ils savaient qu’ils n’étaient qu’un maillon dans une chaîne humaine et travaillaient et bâtissaient non seulement pour eux mêmes mais aussi pour l’éternité. Ce sentiment leur permettait de supporter une existence souvent rude, mais qui n’était pas exempte de joies et de fraternité.

 

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Le débit de l’Albine ayant considérablement grossi nous devons crapahuter sur ses rives escarpées pour trouver un endroit où le traverser sans trop de risque, les rochers étant rendus glissants par une pellicule de neige verglacée. Un peu d’adrénaline dans le sang est un élixir de jouvence qui enlève 20 ans à nos vieilles jambes ! (mais hélas pas au reste de notre anatomie  !)


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Ayant traversé sans encombre l’Albine, il nous reste à grimper le ravin des Drayes pour accéder au plateau sommital envahi par les nuées, ce qui nous réjouit, car nous sommes sûrs de ne pas rencontrer âme qui vive là haut. Enfin, il y a peut être des « âmes » (sait on jamais !) mais pas les corps qui vont généralement avec…

 

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En approchant du sommet la couche de neige se fait plus épaisse et recouvre de véritables chausse-trappes qui mettent en péril notre équilibre. Une fois ou deux je me retrouve affalé dans la neige alors que Gibus semble la survoler, révélant la supériorité en montagne des gènes suisses sur les gènes gaulois (mais dans une cave ceux des gaulois sont supérieurs, cocorico !)

  

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Parvenus sur le plateau nous ramassons des branches mortes de pins pour nous faire un feu dans le refuge de Fontsalès. Mais la neige ayant recouvert les chemins nous errons une bonne demi heure nos branches à la main autour du refuge avant de le trouver. Cet étrange ballet – qui nous a bien fait rire – a dû paraître étrange à la DST si jamais une caméra de l’un de leurs satellites nous a observé. Je ne serais pas étonné qu’on soit bientôt mis en garde à vue pour comportement suspect, vue les phobies sécuritaires de ceux qui prétendent nous gouverner.

 

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Nous finissons par trouver le refuge de Fontsalès qui est pour nous un bâtiment plus précieux que le Taj Mahal ou le palais de Topkapi, vu qu’on nous laisserait pas certainement boire du vin chaud et saucissonner au sein de ces deux monuments.


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Par la magie d’une allumette nous faisons naître un feu sans lequel l’homme aurait été une espèce condamnée . Quand je contemple un feu, j’ai les yeux de Naoh , l’oulhram qui est parti à sa conquête et dont l’histoire est contée dans le roman « La guerre du feu » de J-H Rosny qui a illuminé, c’est le cas de le dire, mon enfance .

 

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Pendant notre pause la tramontane s’est levée et a nettoyé le ciel . Nous entreprenons alors la traversée du plateau en direction du Hameau la Fage et des gorges de la Colombières. Au départ le chemin sinue au milieu dune sapinière qui nous protège du vent et arbore une parure digne de ses consoeurs du grand nord. Qui croirait que l’on puisse voir un tel spectacle dans l’Héraut, considéré par beaucoup comme le pays des plages et des camps de naturistes !


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Le soleil jette des confettis de lumière qui illumine le couvert de la sapinière et lui donne un aspect féérique.


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Puis nous abordons une zone de feuillus dont la tunique neigeuse apporte un brin de fantaisie à leur morne existence hivernale


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Sur ces chemins recouverts d’une neige inviolée nous posons le pied là où aucun autre homme ne l’a posé. Quelle jouissance cette sensation nous procure dans ce monde où tout semble pollué, déprécié, usé….. Mais nous faisons bien de savourer ces instants de jouissance car nous ne savons pas encore ce qui nous attend au sortir du couvert des arbres….pauvres fous partis seuls inconscients par un jour de blizzard sur le Caroux !

A suivre.....

Texte & Photos Ulysse

A ceux qui envisagent l'achat d'un appareil photo je déconseille l'achat d'un appareil SONY qui comme le souligne ce site sont de fabrication légère, ce que je confirme car mon SONYAlpha 55 a eu une panne fatale alors qu'il était encore sous garantie que la société a refusé d'appliquer prétextant un mauvais usage de l'appareil. 

 

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