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11/01/2012

Neige, blizzard et deux fous sur le Caroux ! (1ère partie)

 ACTUALISATION D'ARCHIVE

Etant indisponible jusqu'au début du mois de  février j'ai programmé quelques "archives" pour vous faire patienter. Merci de votre visite

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La randonnée est pour moi un élément indispensable au maintien non seulement d’une bonne condition physique mais aussi mentale. Rompre un ou plusieurs jours avec le babillage médiatique pour aller à la rencontre de la nature et des éléments : soleil, pluie, vent, neige qui ne trichent pas, ne mentent pas , vous mettent face à vous même et vous poussent parfois dans vos derniers retranchements, est un exercice salutaire.

Elle permet de prendre du champ par rapport à cette "oligarchie d'incapables" qui  pensent que tous les français sont nés à Vire ! C’est sans doute pour ces tristes sires un critère d’identité nationale !

Non seulement sommes nous considérés comme des minables mais nous sommes aussi constamment sous surveillance. Car dorénavant avec les GPS installés sur les voitures et les portables , Big Brother peut nous localiser à tout instant et savoir si nous étions dans telle rue chaude de Neuilly sur Seine (un lieu particulièrement mal famé) ou dans une manifestation contre le port des talonnettes (un élément vestimentaire au moins aussi dangereux pour l’ordre public que la burka)

Aussi par mesure de sécurité éteignez le plus possible vos portables et allez là où les demoiselles à la voix sucrée des GPS n’oseront jamais vous accompagner : sur le Caroux ! Et cela même s’il y fait un temps à ne pas mettre un mouflon dehors . Au moins vous serez sûr d’être seul  et que l’on ne viendra pas vous y chercher !

 

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Et c'est pourquoi, alors qu’il a neigé la veille sur les sommets et qu’une tramontane à 100km /heure est annoncée pour la journée, nous nous mettons en route, Gibus et moi, à partir du village de la Colombières pour une cure de « désintoxication » sur le Caroux.

Nous empruntons le chemin qui longe le ruisseau d’Albine, ponctué de superbes cascades et qui mène aux baraques du Caylus puis au roc du Boutou situé au bord du plateau sommital (800m de dénivelé) .

 

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Il neigeote et le soleil, qui  généralement manifeste dans le sud un égo démesuré, joue une partie de bras de fer avec les nuages afin de na pas être renvoyé dans les coulisses. Leur affrontement crée de belles étincelles qui magnifient le paysage.

 

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Celles et ceux qui ont bâti et vécu autrefois dans les baraques de Caylus où nous arrivons imposent le respect. Ils avaient le sens du devoir vis à vis de ceux qui les avaient précédé et de ceux qui les suivraient. Ils savaient qu’ils n’étaient qu’un maillon dans une chaîne humaine et travaillaient et bâtissaient non seulement pour eux mêmes mais aussi pour l’éternité. Ce sentiment leur permettait de supporter une existence souvent rude, mais qui n’était pas exempte de joies et de fraternité.

 

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Le débit de l’Albine ayant considérablement grossi nous devons crapahuter sur ses rives escarpées pour trouver un endroit où le traverser sans trop de risque, les rochers étant rendus glissants par une pellicule de neige verglacée. Un peu d’adrénaline dans le sang est un élixir de jouvence qui enlève 20 ans à nos vieilles jambes ! (mais hélas pas au reste de notre anatomie  !)


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Ayant traversé sans encombre l’Albine, il nous reste à grimper le ravin des Drayes pour accéder au plateau sommital envahi par les nuées, ce qui nous réjouit, car nous sommes sûrs de ne pas rencontrer âme qui vive là haut. Enfin, il y a peut être des « âmes » (sait on jamais !) mais pas les corps qui vont généralement avec…

 

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En approchant du sommet la couche de neige se fait plus épaisse et recouvre de véritables chausse-trappes qui mettent en péril notre équilibre. Une fois ou deux je me retrouve affalé dans la neige alors que Gibus semble la survoler, révélant la supériorité en montagne des gènes suisses sur les gènes gaulois (mais dans une cave ceux des gaulois sont supérieurs, cocorico !)

  

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Parvenus sur le plateau nous ramassons des branches mortes de pins pour nous faire un feu dans le refuge de Fontsalès. Mais la neige ayant recouvert les chemins nous errons une bonne demi heure nos branches à la main autour du refuge avant de le trouver. Cet étrange ballet – qui nous a bien fait rire – a dû paraître étrange à la DST si jamais une caméra de l’un de leurs satellites nous a observé. Je ne serais pas étonné qu’on soit bientôt mis en garde à vue pour comportement suspect, vue les phobies sécuritaires de ceux qui prétendent nous gouverner.

 

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Nous finissons par trouver le refuge de Fontsalès qui est pour nous un bâtiment plus précieux que le Taj Mahal ou le palais de Topkapi, vu qu’on nous laisserait pas certainement boire du vin chaud et saucissonner au sein de ces deux monuments.


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Par la magie d’une allumette nous faisons naître un feu sans lequel l’homme aurait été une espèce condamnée . Quand je contemple un feu, j’ai les yeux de Naoh , l’oulhram qui est parti à sa conquête et dont l’histoire est contée dans le roman « La guerre du feu » de J-H Rosny qui a illuminé, c’est le cas de le dire, mon enfance .

 

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Pendant notre pause la tramontane s’est levée et a nettoyé le ciel . Nous entreprenons alors la traversée du plateau en direction du Hameau la Fage et des gorges de la Colombières. Au départ le chemin sinue au milieu dune sapinière qui nous protège du vent et arbore une parure digne de ses consoeurs du grand nord. Qui croirait que l’on puisse voir un tel spectacle dans l’Héraut, considéré par beaucoup comme le pays des plages et des camps de naturistes !


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Le soleil jette des confettis de lumière qui illumine le couvert de la sapinière et lui donne un aspect féérique.


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Puis nous abordons une zone de feuillus dont la tunique neigeuse apporte un brin de fantaisie à leur morne existence hivernale


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Sur ces chemins recouverts d’une neige inviolée nous posons le pied là où aucun autre homme ne l’a posé. Quelle jouissance cette sensation nous procure dans ce monde où tout semble pollué, déprécié, usé….. Mais nous faisons bien de savourer ces instants de jouissance car nous ne savons pas encore ce qui nous attend au sortir du couvert des arbres….pauvres fous partis seuls inconscients par un jour de blizzard sur le Caroux !

A suivre.....

Texte & Photos Ulysse

A ceux qui envisagent l'achat d'un appareil photo je déconseille l'achat d'un appareil SONY qui comme le souligne ce site sont de fabrication légère, ce que je confirme car mon SONYAlpha 55 a eu une panne fatale alors qu'il était encore sous garantie que la société a refusé d'appliquer prétextant un mauvais usage de l'appareil. 

 

Remonter

 

21/11/2011

Le Caroux par la piste des Aiguilles (fin)


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Ayant malheureusement laissé notre pigeon à sa tragique destinée (voir la note précédente) nous basculons vers le vallon du Vialay dont les pentes sont couvertes d’une toison arborée, parée de fastueuses couleurs automnales. Qu’une telle beauté, qu’une telle sérénité naissent de feuilles qui vont mourir apaise l’angoisse qui nous étreint à la pensée de devoir un jour quitter ce monde (Qui est au demeurant le titre d’un magnifique roman de Douglas Kennedy). Comme ces feuilles qui au printemps renaîtront, nous pouvons espérer que nos vies s’inscrivent dans une chaîne infinie dont elles ne sont qu’un maillon.

  

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Mais même en admettant l’hypothèse que nous reviendrons, il n’est pas certain, au train où vont les choses, que ces lieux paradisiaques soient préservés. Aussi, vivons, vivons intensément, ne gâchons pas une minute, que dis-je, une seconde de notre existence ! Comme cet arbre parti à l’assaut de la colline - alors que ses congénères pusillanimes sont restés à l’abri du vent - et qui nous donne, à cet égard, un bel exemple de courage et d’énergie. Alors l’heure du piquenique étant enfin arrivée,  nous levons nos verres à cet arbre plein de bravoure et à la Vie !


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Pendant que nous piqueniquons et savourons nos sandwichs « jambon de parme, cornichon rémois, tomate de marmande », le roc Fourcat plante sa dent dans les nues pour faire un festin de ciel azur.

 

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Notre festin achevé, nous redescendons vers le hameau d’Héric sous un ciel sans nuage et sans un souffle d’air, éprouvant l’étrange et délicieux sentiment que le temps a soudain arrêté son cours.  Mais la course des aiguilles sur le cadran de ma montre m’informe hélas que l’implacable compte à rebours se poursuit…

 

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Cela étant, il semblerait que le temps sur le Caroux s’écoule plus lentement que dans la vallée, car nous découvrons allongée dans l’herbe une matrone coiffée d’un tour de tête avec guimpe et qui admire le paysage.  Ce genre de couvre-chef ne se portant plus depuis le moyen âge, on peut en déduire que la matrone en question a quelques siècles ! Finalement, peut être que le secret de notre vitalité à Gibus et moi même est que nous arpentons régulièrement les chemins de ce massif . Le Caroux élixir de longue vie ! Quelle chance pour nous !

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Et il est vrai  que la contemplation de tels paysages enlève vingt ans à nos cœurs et à nos jambes. Plutôt que d’aller se ruiner dans une station de thalassothérapie , mieux vaut grimper sur le Caroux !

 

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D’ailleurs les princesses d’Arabie, qui n’ont pourtant pas de problème de fin de mois,  viennent ici faire une cure de jouvence comme en témoigne ce dromadaire que nous croisons au bord de notre chemin.

 

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Le Caroux est assurément l’une des plus belles montagnes du monde et si j’étais bricoleur je rachèterais  bien cette vieille masure merveilleusement située pour m’y installer. Mais hélas j'ai "le marteau maladroit" et, de toute façon,  il faudrait aussi que j’apprenne à faire la pain, que j’élève quelques poules, lapins et cochons, et que je cultive un potager « and last but not the least »  une vigne !  Bref ! ce serait un peu compliqué et je crois que je vais me contenter de rêver  !  A vrai dire dans la vie, il y a ceux qui rêvent et ceux qui font.  Je ne sais pas ce qui est le mieux mais ce que mes parents m’ont appris, c’est que quand on se contente de rêver il ne faut pas envier ceux qui font !

 

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Parlant de rêves, poursuivant notre chemin, nous apercevons  un géant en train de dormir sur le flanc du Caroux et qui me fait soudain songer au sublime et émouvant poème de Rimbaud « Le dormeur du Val » :

 

C'est un trou de verdure où chante une rivière,


Accrochant follement aux herbes des haillons


D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,


Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

 


Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,


Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,


Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,


Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

 


Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme


Sourirait un enfant malade, il fait un somme :


Nature, berce-le chaudement : il a froid.


 


Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;


Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,


Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

 

Ainsi la mort prend – t - elle parfois l’apparence de la vie, comme on le voit en contemplant certains  membres du Sénat ou du Conseil Constitutionnel, institutions qui ressemblent à des annexes du musée Grévin.

 

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La cohabitation de vigoureuses frondaisons vertes et de frondaisons automnales vouées à la chute révèlent les deux stratégies de développement différentes du peuple arboricole. Les premiers dépensent une part de leur énergie pour préserver leur parure alors que les autres en font le sacrifice pour mieux résister au froid. C’est d’ailleurs pour cela qu’étant chauve, je ne crains pas l’eau glacée.

 

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Ces arbres toujours verts, qui sont par nature un peu « m’as tu vu » et aiment épater la galerie, vont souvent se nicher dans des endroits improbables qui les condamnent un jour à la chute. Le genre humain n’est pas exempt de ce genre de bravade et l’on voit des imprudents accéder à des positions d’où, du fait de leur incompétence, ils ne peuvent ensuite que dégringoler (l’avantage petite Giulia, c’est que tu vas bientôt pouvoir profiter de ton papa !)

 

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Avec mon ami  Gibus nous ne présumons jamais nos forces et nous ne prenons jamais la montagne à la légère : Il y a encore tellement de vins d’Oc que nous n’avons pas goûtés ! Et c’est ainsi qu’une fois de plus nous redescendons sains et saufs de notre périple émoustillés comme des adolescents ( que nous restons grâce au Caroux) à la pensée des deux blondes pétillantes qui nous attendent à l’arrivée.

PS: Vous savez que les problèmes de l'environnement me tiennent à coeur. A ce sujet une grave pollution aux hydrocarbures affecte de façon permanente le port de Sète. Un collectif s'est créé pour intervenir auprès des autorités afin qu'elles remédient à cet etat de fait.  Je vous invite à soutenir leur action en signant leur pétition  ICI 

Texte @ Photos Ulysse

(Toute reproduction interdite sans autorisation de l’auteur)

  

30/08/2011

Bijoux, cailloux, choux, genoux, hiboux, joujoux, poux, Caroux….

 

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Hello, c’est encore nous, Léo et Louna, nous rendons une dernière visite au Caroux avant de retourner sur Paris pour la rentrée des classes. C’est aussi pour moi, Louna, l’occasion de réviser la règle du pluriel des mots se terminant par « ou » et de découvrir qu’il faut, de fait, y ajouter « Caroux ». Vous objecterez sans doute que « Caroux », étant un nom propre, est invariable et que le « x » n’a rien à voir avec le pluriel. Et bien vous avez tort car si Caroux prend un « X » c’est qu’il est « pluriel », car il y a bien  plusieurs « Caroux ».

 

Il y a le Caroux des gorges d’Heric ou de Colombières qui n’ont rien à voir avec le Caroux de Fontsalès, le Caroux sommital ou encore celui de la tourbière, comme vous l’ont fait découvrir Gibus et mon papy au cours de leurs randonnées. Il y a aussi le Caroux  qui se couvre d’or en juin avec les genêts, celui qui devient mauve en juillet avec les bruyères, le Caroux qui se pare de roux avec la coloration automnale des fougères et des hêtraies et plus rarement le Caroux tout blanc  quand le vent polaire vient taquiner les rives de la Méditerranée.

 

 

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Depuis que j’ai l’age de marcher j’arpente ce massif à chaque vacances et je le connais comme ma poche. C’est d’ailleurs moi qui  aujourd’hui porte la carte et joue les guides. Comme la nature m’a dotée pour la plus grande « joie » de mon entourage d’une nature énergique je prends souvent de l’avance et suis obligée d’attendre le reste du groupe. J’en profite pour faire le plein de vitamine D car je sais qu’un ciel gris m’attend à Paris.

 

 

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Quand je houspille mes géniteurs sur leur lenteur (douce revanche sur les remarques qu’ils me font quand je tarde à ranger ma chambre !) ils prétendent qu’ils prennent le temps d’admirer le paysage, mais je vois bien  en haut des côtes à leur mine rouge et à leur souffle court que le paysage n’y est pas pour grand chose. Bon j’exagère un peu car malgré leur grand age mon papy et Gibus  ont encore bon pied bon œil  et j’aimerais bien connaître leur secret.  Ils prétendent que c’est parce qu’ils honorent de nombreux saints : Saint Chinian, Saint Emilion, Saint Joseph, Saint Julien,  Saint Nicolas de Bourgueil, Saint Hippolyte, mais je ne les crois pas car ils ne vont jamais à la messe !

 

 

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Cela dit, il est vrai que les panoramas que l’on découvre sur le Caroux sont magnifiques et méritent quelques pauses. Cela me donne envie de devenir bergère pour vivre en montagne mais j’aurais sans doute du mal à trouver un mari. Quand mon papa ou mon papy étaient jeunes tous les petits garçons voulaient devenir Robin des Bois aujourd’hui ils veulent tous devenir riches. Quelle drôle d’idée ! C’est pas un but dans la vie ça d’être riche, ce qui compte c’est d’être entouré de gens qu’on aime et qui vous aiment comme je le suis aujourd’hui.

 

 

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Vous qui lisez régulièrement le blog de mon papy, vous avez fini par croire que lui et son copain Gibus étaient des marcheurs infatigables capables des plus grands exploits. Et bien je vous révèle aujourd’hui la réalité : ce sont des hommes ordinaires sujets aux mêmes faiblesses que tout un chacun.  Comme après chaque picnic, ils sombrent immanquablement dans les bras de Morphée et j’en profite pour subtiliser l’appareil photo de mon papy pour vous révéler vraiment ce qu'il en est. Vous n'aurez ainsi plus de complexes la prochaine fois qu'ils se vanteront de leurs prouesses.

 

 

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Je sais je suis un peu cruelle de vous montrer mon papy et surtout  Gibus, dont les lectrices du blog admirent tant les mollets quand il est juché sur un pic,  dans une position moins glorieuse. Mais ça les rend aussi plus humains et ça ne m’empêche pas d’avoir beaucoup d’admiration pour eux. Ce sont tout de même eux qui portent le repas du picnic, sans oublier mon goûter !

 

 

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Les anciens ayant repris des forces, nous poursuivons notre périple autour du plateau sommital du Caroux découvrant en chemin  splendeur sur splendeur. Mes yeux et ma mémoire font le plein de ces beautés qui m’aideront à affronter la grisaille de l’hiver parisien.

 

 

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J’aperçois soudain sur un contrefort au dessus de moi une brebis égarée. Avec mon frère Léo nous nous précipitons pour l’atteindre et la caresser mais elle s’enfuit et nous entraîne sans que l’on y prenne garde sur une arête rocheuse où l'on ne peut l’atteindre. Dépités, nous renonçons à la poursuivre.

 

 

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Mais comme tous les montagnards le savent, les pentes raides sont plus faciles à monter qu’à descendre. Placés face à la pente nous sommes impressionnés par le vide. Heureusement Gibus vient à notre rescousse pour nous tirer de ce mauvais pas (j'ai quelques remords d'avoir mis la photo de la sieste mais, bon, le mal est fait !). Je retiens la leçon et me promet de ne plus suivre les brebis égarées (mais saurais je au cours de ma vie toujours les reconnaître ?).

 

 

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Nous dirigeant vers le sommet du Caroux nous voguons sur un océan de bruyères. Vous ne pouvez imaginez quel bonheur me procure la contemplation de ces espaces infinis, à moi dont l’horizon quotidien est fait de murs de béton. Ma joie de vivre et mes rêves s’en nourrissent et je sais qu’ils imprègnent secrètement mon âme  et illumineront les jours sombres que j’aurais à traverser dans ma vie. Car, comme me disent souvent mes parents à chaque fois que je m’écorche les genoux (ce qui m’arrive souvent) « Life is not a rose’ garden ». Cela dit les roses aussi ont des épines.

 

 

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Parvenus au sommet, Gibus tente de gravir le cairn qui le matérialise mais les pierres sont instables et il doit y renoncer.

 

 

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Je déploie alors mes bras comme des ailes et cours pour prendre mon envol…

 

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Et hop, soudain je décolle et file dans les airs…

 

 

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Youpie ! je passe au dessus du cairn sous les yeux ébahis du groupe .…

 

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Quelle joie intense d’être libérée pour quelques instants de la loi de la pesanteur et de se sentir comme un oiseau.

 

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 C’est le premier grand exploit de ma jeune vie qui je l’espère en connaîtra d’autres…

 

 

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Enivrée par mon vol je ne me rends pas compte du chemin parcouru et vais atterrir dans un vieux hêtre où ma foi je ferais bien mon nid !

 

 

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Mais hélas c’est bientôt la rentrée et il me faut quitter cette montagne magique qui rend mon âme si légère qu'elle me permet de voler. Mais c’est sûr aux prochaines vacances, j’y reviendrai !

PS je suis parti quelques jours sur les sommets et prendrai connaissance de vos commentaires à mon retour. Merci de votre visite

Texte Ulysse & Photos Ulysse, Louna et Eric

31/05/2011

Rencontre Franco-Belge au sommet !

 

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 Les medias nous gavent d’informations sur les réunions du G8 ou du G20 surtout quand notre Nico y tient le premier rôle (qu’il en profite, ça ne durera pas !). Et pourtant les engagements solennels qui y sont pris font aussi  souvent « Pschitt » que les  affaires « abracadabrantesques » qui émaillent la carrière de nos hommes politiques.

 Pas un mot n’est dit par contre de certaines réunions internationales qui font plus pour la solidarité de l’espèce humaine que tous ces pince-fesses dispendieux et verbeux. L’une d’elle s’est tenue récemment au sommet du Caroux réunissant des représentants modestes, mais honorables, de la Belgique et de la France et je veux en témoigner.

 Les participants à cette réunion se sont découvert, par l’intermédiaire de ce blog, une passion commune pour cette montagne enchanteresse qu’est le Caroux. Décision a donc été prise de tenir chaque année une réunion sur ce sommet pour débattre des principaux problèmes du moment, à savoir : vaut-il mieux boire la bière fraîche ou glacée ? Les blondes valent-elles les brunes (je parle toujours des bières) ? Le rosé de Fontès est-il supérieur à celui de Capimont ? Peut-on manger des frites avec du Ketchup ? et autres sujets fondamentaux pour le bien être de l’humanité.

 

 

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Ainsi Marc, Eric, Jean-Marie, Raymond et leurs épouses Myriam, Jacqueline et Annie descendent-ils chaque année de leur lointaine Belgique pour nous rejoindre, à savoir Gibus et moi ainsi que nos épouses Marie et Monique en vue de faire l’ascension de ce massif .

 Cette année nous partons du village de Douch en empruntant le chemin qui mène au vallon idyllique du Vialay. De cet endroit on a une vue imprenable sur le Pic Fourcat dont l’entaille sommitale a été formée par la hache que Belzébuth a laissé tomber par mégarde en coupant du bois pour chauffer l’enfer.

 Gibus et moi, qui arpentons de long et en large  le Caroux, avons un jour retrouvé cette hache et l’avons jetée à la mer par une nuit noire pour ne pas être vus si bien que, faute de hache,  l’enfer n’est plus chauffé. Donc n’ayez pas peur, profitez de la vie, buvez votre saoul, mangez autant de chocolat noir que vous voulez, faites des galipettes ou allez aux champignons pendant que les autres vont à la messe, vous ne risquez plus de rôtir en enfer.

 

 

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Nos deux pays d'origine étant des royaumes de la gastronomie, nous faisons halte en vue d’un un somptueux pique-nique près du pont qui traverse le Vialay dans lequel Gibus et moi faisons préalablement nos ablutions.

 

 

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Lors de l’apéritif nous nous livrons à une étude comparée des mérites respectifs des chips belges « Grills » considérées comme les meilleures d’Europe par rapport aux chips américaines « Lays » leader sur leur marché. L’unanimité se fait en faveur des « Grills » dont le croustillant est inimitable!

Nos amis belges en tirent une  légitime fierté. Les américains ont beau être  allés sur la lune mais c’est la Belgique, l’un des plus petits pays du monde, qui produit les meilleures chips ! Pius humiliant encore pour les « yankees » certains de leurs héros préfèrent les "Grills" aux "Lay's". En témoignent les archives de la NASA des années soixante-dix dont le secret vient d’être levé. Elles révèlent qu’Amstrong en rentrant dans le module lunaire après avoir fait ses premiers pas sur la lune aurait dit à son copain Michael Collins resté à bord «  Michael I’d like a scotch and some Grills » (Michael sers moi un whisky avec des chips Grills) Sa phrase a bien sûr été censurée et remplacée par celle plus romantique  « How beautiful is the earth from here » (comme la terre est belle vue d’ici).

 Nous nous livrons ensuite à une dégustation comparative des rosés de la cave coopérative de Fontès par rapport à ceux de la cave de Capimont ; Après moult gorgées reniflées, aspirées, gouleyées, retro-olfactées nous déclarons ex-aequo ces délictueux, hic ! pardon, ces délicieux breuvages.

 

 

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Le redémarrage s’avère difficile pour des raisons qui restent à éclaircir. Vos hypothèses sur ce point sont les bienvenues. Bientôt nous abordons le chemin qui monte sur la montagne d’Arrêt à plus de mille mètres d’altitude. Nous faisons donc quelques haltes qui nous permettent de reprendre notre souffle et d’immortaliser ces moments précieux. Nous faisons bien de prendre notre temps car nous ne soupçonnons pas ce qui nous attend là-haut !

 

 

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Car celui ou celle qui décide des conditions météo (à mon avis c’est « celui » car c’est un peu le bazard la-haut) nous a réservé une sacré surprise ! Alors que nous avions jusqu’alors cheminé sous un ciel bleu lavande, avec une température idéale de 25° et une bise idéalement rafraîchissante, nous sommes soudain assaillis par un vent glacial et tempétueux à décapsuler des bières et  qui fait rouler sur nos têtes des trains de nuages noirs.

 Avoir fait 1200 kilomètres pour trouver le même temps qu’à Namur, certains (dont nous français)  auraient crié au scandale. On aurait entendu des hurlements , des protestations du genre : « Mais que fait le gouvernement ! je veux être indemnisé ! » Mai non, nos amis belges font face stoïquement à la situation. Il est vrai qu’ils n’ont plus de gouvernement auprès de qui protester. Ce qui m’amène à ma demander si ce n’est pas là LA solution à nos problèmes : supprimons le gouvernement et il n’y aura plus de protestations ! Qu’en pensez vous chers lecteurs ? On fait une pétition ?

 

 

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Sans doute impressionné par la vaillance de nos amis belges, le Grand Climatologue  Céleste rétablit peu à peu des conditions plus clémentes. Nos pas se font plus légers même si le vent nous fait encore un peu tanguer sur le chemin (oui, je confirme, c’est bien le vent qui nous faisait tanguer)

 

 

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Les nuées se font moins épaisses et les rayons du soleil dispensent une lumière diaphane qui donne au paysage un aspect fantomatique. Même enrobé de brume le Caroux est une montagne d’une beauté magique . Recouvert de neige en hiver, jaune d’or en juin, violet en été, mordoré en automne le Caroux est un patchwork de toutes les montagnes, leur essence, leur archétype .

 

 

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Les nuées peu à peu s’effilochent et les sourires reviennent sur nos visages même si les coiffures restent mises à mal et que le port « 9.3 » s’impose pour les casquettes en raison du vent qui ne faiblit pas.

 

 

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Quand on a devant les yeux un tel panorama on comprend que l’on puisse tomber amoureux d’une montagne et que l’on soit aussi empressés de s’y rendre qu’à un rendez-vous galant.

Au demeurant au prix actuel de l’essence seriez vous prêts à faire plus de mille kilomètres pour aller voir (et simplement voir ! ) l’élue de votre cœur ? Si vous répondez « oui », je vous fais chevalier(ière) de la Confrérie des ami(e)s d’Eldorad’Oc.

 

 

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Vous comprenez mieux maintenant  comment des habitants du plat pays aient pu devenir « accros » de cette « modeste » montagne héraultaise, heureusement ignorée de l’élite parisienne qui préfère aller se pavaner à Chaaaaamonixeeeee ou à Meuhhhhhgève.

 

 

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Nous voici en vue de Douch,  notre point de départ. Ses quelques habitants n’oseront pas vous avouer qu’ils sont les rois du monde par peur d’être envahis. Au demeurant pour pouvoir s’y installer quand on n'y est pas né, il faut au préalable, selon la coutume locale un peu virile (nous sommes en milieu montagnard) mais pas sexiste, car les femmes peuvent tenter l'aventure, saisir à la main les parties génitales d’un mouflon mâle. Ce n'est pas une sinécure car même Gibus, qui grimpe comme un mouflon, n’y est pas arrivé. C’est pour dire que  même si l’envie vous en prend, vous n’êtes pas prêt de résider à Douch !

 

 

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En France comme en Belgique les réunions au « sommet » finissent toujours par un repas…. où l’on refait le monde , un monde plus chaleureux et plus  fraternel.

 

Texte & Photos Ulysse

08:45 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (29) | Tags : capimont, fontès, g8, g20, caroux