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04/11/2014

Où va-t-on aujourd'hui papi ? Sur le Caroux pardi !!!

 

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Un grand soleil était annoncé sur le massif du Haut Languedoc en ce jeudi 30 octobre, la fin des vacances était proche et à mes petits loups qui me demandaient « Où va-t-on aujourd’hui papi ? » je répondis « Sur le Caroux pardi ! ». Car aussi sûrement que je ne mettrai jamais d’eau dans mon vin, ni de glaçon dans mon Ti-Punch (crime puni de 40 jours d’abstinence !) il ne peut se passer de vacances sans que l’on aille rende visite à la mère des Montagnes. Je dis  « mère des montagnes » car le Caroux est, de fait, la plus vieille montagne du monde, puisqu’elle est composée pour partie du socle du massif hercynien né il y a 500 millions d’années  et qui, dans sa prime jeunesse, était aussi haut que l’Himalaya !

Pour la circonstance, mes petits loups - Emilie et Romain - ont le renfort de petits enfants - Laetitia, Alex, Colin et Max - d’un couple d’amis auxquels nous allons faire découvrir les beautés de cette antique et rude montagne.

 

 

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Antique et rude elle l’est assurément, car ses vieux os affleurent sous sa maigre tignasse de bruyère roussie par les premiers froids de l’automne. A ceux de mes lecteurs qui, comme moi,  croient encore aux farfadets, lutins, elfes (ils sont nombreux je pense)  et savent voir les merveilles du monde, il n’aura pas échappé qu’un mouton s’est assoupi dans cet amas de rochers, recourant à un parfait mimétisme pour échapper aux éventuels prédateurs (chien errant ou chasseur bredouille) qui passeraient par là.

 

 

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L’un des attraits de la montagne est qu’elle vous ouvre des horizons infinis qui happent nos esprits et âmes, restreints par les espaces bornés des campagnes et des villes. Il est difficile alors de ne pas courir emportés par cette irrésistible attraction et envahis du sentiment que l’on va pouvoir s’envoler.

 

 

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La vallée du Jaur et de l’Orb que domine le massif du Caroux est envahie par une mer de nuages qui semble prête à engloutir les collines environnantes.

 

 

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Emergeant de cette immense nappe de crème chantilly, on aperçoit dans le lointain le Seigneur du Roussillon, El canigo , dont j’ai eu le plaisir de gratter la couenne avec mes semelles il y a quelques années et je compte bien recommencer.

N.B Ceux qui seraient intéressés par le récit de mon ascension peuvent cliquer ICI

 

 

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La montagne nous apprend l’humilité en réduisant les constructions humaines, quelque soit leur arrogance et prétention, à  des jouets de poupée. Nos maisons deviennent ainsi  des morceaux  de sucre et les usines, des boites d’allumette.

 

 

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Alors que nous sommes condamnés par la pesanteur à la simple contemplation de ces espaces infinis, l’oiseau révèle ici sa supériorité en s’en rendant maître par d’infimes coups d’aile.

 

 

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Mais revenons à El Canigo qui mérite bien qu’on lui manifeste un peu de dévotion vu qu’étant farci de fer il sert de paratonnerre à toute la région. Il faut d’ailleurs éviter d’y grimper par temps orageux. De ses 2784 mètres il domine la plaine du Roussillon et est visible à plusieurs centaines de kilomètres de là. Vous pouvez le découvrir dans toute sa majesté sur le magnifique blog photos de Bruno Carrias qui depuis la Provence où il vit l’a souvent dans sa ligne de mire !

 

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La beauté du Caroux  doit beaucoup à la diversité des paysages qu’il comporte sur un espace relativement restreint. Outre des gorges profondes, des a-pics vertigineux, des landes à genêts et bruyères, des vallons recouverts de fougères, une vaste tourbière où prospère des plantes carnivores, on y trouve des hêtraies, des forêts de chênes verts et des pinèdes dont certains sujets sont séculaires. Mais les pins ont tendance à coloniser les autres espaces, comme je le constate depuis dix ans que je parcours les sentiers du Caroux,  ce qui à terme appauvrira ce magnifique patchwork d’écosystèmes et réduira la biodiversité.   Il serait bien que l’O.N.F se préoccupe de ce problème.

 

 

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Pendant la pause pique-nique nos petits loups se font une joie de nous prouver leur agilité et surtout d’affirmer leur autonomie en  prenant possession des rochers environnants. Ce désir d’aventure et d’exploration est inscrit dans les gènes de l’humanité et ce ne sont pas les jeux vidéos et leurs ersatz d’aventures  débiles  ou mortifères qui peuvent nourrir l’imaginaire de nos enfants et les préparer au monde de demain.

 

 

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Le moindre bâton de marche ramassé au bord du chemin vaut mieux que la baguette magique des sorciers d’Harry Potter car ce bâton là met à vos pieds une galaxie de monts bleutés.

 

 

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Et mille merveilles nous attendent au bord du chemin, comme cet aigle qui se repose dans son nid pour jouir paisiblement de ce sublime panorama sans être autrement inquiété par notre présence. Il sait que les humains qui s’aventurent ici sont respectueux de la nature et éprouvent un sentiment de fraternité avec les autres êtres qui partagent cette planète. Qui veut tuer le loup ou l’ours pour sauver ses moutons ne comprend rien à l’âme du monde.

 

 

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Les kilomètres ainsi défilent sans que personne ne bronche et pour cause : qui peut  être las ou s’ennuyer quand une telle beauté nous entoure ?

 

 

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Nous approchons du sommet du Caroux  matérialisé par un gros cairn dont la vue à chaque fois me transporte du fait des heureux souvenirs  qu’il fait naître en ma mémoire.

 

 

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De là, la vue est fabuleuse vers l’est sur le mont Ventoux et vers l’ouest  sur la montagne Noire, dont on aperçoit dans la brume  le pylone qui domine le Pic de Nore. J’ai aussi gravi ce « Pic » qui est aussi pointu que le ventre d’un sénateur et j’en ai fait un récit un brin moqueur ICI.

 

 

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Vers le sud, El Canigo est presque submergé par la mer de nuages qui, au fil des heures, sous l’effet des courants d’air chaud ascendants,  a débordé de la vallée où elle a pris naissance.

 

 

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Mais le soleil déclinant rapidement, il est temps d’entamer à regret la descente vers le hameau de Douch d’où nous sommes partis.

 

 

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Dans le soleil rasant, la canopée de certains arbres ressemblent à des îles d’or dans un océan vert bouteille, couleur que j’affectionne particulièrement comme mes fidèles lecteurs  le savent.

 

 

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Nous arrivons enfin en vue du hameau de Douch qui commence à être englouti par l’ombre portée des monts environnants. Dans un couple d’heures ce village, que ne pollue aucune source lumineuse humaine, s’endormira sous la vaste bannière étoilée du ciel languedocien. Les mouflons, les renards, les sangliers et autres mammifère sortiront  alors de leurs cachettes dans les espaces environnants et reprendront possession de ce magnifique royaume dont nous les avons pour quelques heures dépossédés. Nous leur en demandons humblement pardon !

 

PS : Au cours de cette balade j’ai croisé l’un de mes lecteurs qui m’a spontanément reconnu et salué en me remerciant de partager ainsi mes aventures. J’ai été très touché par son geste et ses propos qui m’encouragent à poursuivre ce partage malgré la lassitude qui parfois me gagne par crainte de « radoter ». Je  le salue à mon tour chaleureusement et lui souhaite bon vent en espérant pouvoir un jour de nouveau le croiser.

 

 

Et si vous avez envie d'un intermède musical je vous convie à vous rendre sur mon blog musical OLD NUT pour écouter ma nouvelle chanson "Gaïa Blues" (nouvelle version pour ceux qui la connaissent déjà)

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Texte & Photos Ulysse

 

 

09:45 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (26) | Tags : caroux, douch, mouflon, loup, ours

15/10/2014

Jeux d'ombres et de lumières sur le Caroux (reprise d'archive)

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Ce matin, dans ciel au dessus du Caroux, où nous allons randonner, s’affrontent Eole et les nuages. Les cumulus bousculés par le dieu des vents s’entrechoquent et se déchirent, dévoilant ici et là des lambeaux de ciel bleu. Perplexes nous hésitons à prendre le chemin des cimes, mais le clocher de l’église de Colombières-sur-Orb, qui défie les nuées, semble nous dire "Haut les cœurs » hommes et femmes de peu de foi (ce qui est le cas), mettez vous en chemin !

 

 

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Il est vrai que le magnifique et titanesque travail des anciens, qui ont taillé des escaliers dans les flancs du Caroux, nous facilite la tâche. Le Caroux, reconnaissant, rend hommage au chef-d’œuvre de ces hommes courageux en le fleurissant de touffes de bruyères. L’homme moderne a rompu ce lien harmonieux que ses ancêtres avait su tisser avec la nature. Jamais une fleur sauvage ne viendra orner nos horribles murs de cairons languedociens qui donnent à nos jardins des allures de cimetières.

Il faut dire que les maires de la région, responsables de l’urbanisme, ont comme la plupart des hommes politiques plutôt le souci de leur réélection que celui de l'intérêt général. 

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Les murs de pierres branlants des baraques de Caylus, vestiges d’une civilisation rurale disparue, sont à l’image de notre société dite « moderne » qui dilapide les ressources naturelles pourtant nécessaires à sa survie. Autrefois l’homme prélevait ce dont il avait besoin pour se nourrir alors qu’aujourd’hui il rapine ce qu’il peut vendre. On est passé d’une logique de subsistance à une logiq ue de profit à court terme et de spéculation.

 

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Au fur et à mesure que nous grimpons le panorama s’élargit. Les nuages poussés par le vent tamisent les rayons du soleil créant un féerique ballet d’ombres et de lumières sur les formes plantureuses de Gaïa.

  

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Au niveau du Roc de Petse quelques passages s’avèrent délicats à passer. C’est l’occasion de rappeler à nos compagnes que les hommes ne sont pas bons qu’à soulever les couvercles des cocottes qui mijotent à l'approche de l'heure des repas. 

 

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Nous abordons avec inquiétude le flanc sud du rocher de la Sarrazine, car tout nous paraît ici prêt à s’écrouler : les rochers en équilibre instable sur le sommet des falaises comme les arbres rabougris qui y sont accrochés . Mais n’est ce pas le monde même dans lequel nous vivons qui se fissure ?

 

 

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Mais nous parvenons sans encombre au sommet où nous sommes aux premières loges pour assister aux vaines et somptueuses tentatives du soleil de transpercer les nuages. Comme le dit le poète, les combats comme les chants désespérés ne sont-ils pas les plus beaux ?

 

 

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Nous nous dirigeons vers le cœur du plateau colonisé par de vastes pinèdes. Admirable est la vigueur de ces arbres qui ont su rester droits en dépit des tempêtes et des intempéries extrêmes qui sévissent parfois en ces lieux et dont témoigne la peau burinée de Gaïa.

 

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Comme d’aucuns partaient autrefois quérir l’or de Cipango, nous allons sur le Caroux enrichir nos regards de l’or des champs de bruyère. Ce qui illumine nos yeux enrichit aussi notre âme et ne nous étonnons pas que ceux que l’on contraint à vivre dans des conditions et un environnement ignobles perdent parfois le sens du bien et du beau.

 

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Un nuage traîne sa molle bedaine sur un mamelon de Gaïa, étreinte furtive du ciel et de la terre. Peut être est ce ainsi que sont conçus les mouflons du Caroux?

 

 

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La lumière tamisée  dissout les ombres : rochers et plantes révèlent alors à nos yeux leurs moindres détails. Le monde en sort magnifié. Une trop forte lumière souvent nous aveugle et crée des ombres qui nous masquent une partie de la réalité.

 

 

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Comment regretter le printemps quand l’automne nous offre des scènes d’une telle munificence ! N’en est-il pas de même pour nos vies quand la sérénité se substitue à la fougue et au désir.

 

 

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Nous sommes soudain témoins d’une scène étrange où l’on voit Arlequin et une vieille brebis contempler admiratifs un arbrisseau installé au bord du plateau surplombant la vallée. « Tu es bien courageux d’avoir choisi un tel endroit » lui disent-ils « Le vent tempétueux qui souffle ici l’hiver pourrait te précipiter dans le vide ! » « Je ne l’ai pas vraiment choisi » leur répond-t-il » « C’est un oiseau qui répondant à un besoin pressant de la nature a déposé ma graine ici ! ».

Et de fait c’est le hasard heureux ou malheureux qui nous fait naître ici ou là. Comme le chante ce cher Maxime « on ne choisit pas sa famille, les trottoirs de manille, de Paris ou Alger pour apprendre à marcher ». Pour notre part nous sommes heureux de pouvoir baguenauder libres sur les chemins du Caroux, infini privilège que l’on savoure à son juste prix. D’ailleurs à vrai dire un tel bonheur n’a pas de prix, alors que n’importe quel vulgaire millionnaire peut aujourd’hui se payer une « ferraillerie ».

 

 

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Mais il est –hélas- temps de redescendre et un cairn dont les pierres défient les lois de l’équilibre nous indique le départ du chemin qui rejoint Colombières en passant par le col de la Baume de Roucayrol. Son allure cruciforme, genre fleur de cimetière, nous alerte à juste titre sur le profil du chemin .

 

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Il est effectivement plutôt du style « toboggan »  et nécessite une attention de tous les instants sous peine de connaître le sort de Georges, sauf qu'en ce qui nous concerne nous n’avons pas de "capsules" à offrir au gardien des « hauts lieux » pour l’amadouer afin qu’il nous offre un sursis !

 

 

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Mais ce chemin nous gratifie en contrepartie de vues somptueuses sur les flancs du Caroux où se poursuit un ballet endiablé d’ombres et de lumières. Nos vies aussi connaissent ces alternances de jours gris et de jours clairs, de jours avec et sans câlins ni chocolat.

 

 

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Le chemin passe près d’une antique capitelle qui servait probablement d’abri de berger. Gageons qu’elle sera encore debout dans quelques dizaines de siècles alors que nos orgueilleuses tours ne seront plus que des tas de pierres envahies par les cancrelats.

 

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Un peu plus bas au bord du torrent de l’Albine nous rencontrons Joh Elena la murène en compagnie de Xenophon Amadryas qui y ont trouvé refuge après leur désagréable rencontre avec le Marsupilami.

 

 

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Je comprends que les gens du Nord en aient marre des nuages mais ici ils sont une denrée rare et quand ils se donnent en spectacle je ne me lasse pas de les contempler et je déclame comme le sulfureux Charles : J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages!

 

 

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Nous voici en vue de la tour carrée, seul vestige d’un château construit au XIème siècle et qui protégeait le village de Colombières. Notre périple s’achève et nous quittons à regret ces jeux d’ombres et de lumières qui ont aujourd’hui balayé le Caroux et qui nous en ont révélé un autre visage. Nous préférons généralement le soleil et la lumière mais nous portons chacun également notre part d’ombre.

 

Et si vous avez envie d'un intermède musical je vous convie à vous rendre sur mon blog musical OLD NUT pour écouter ma nouvelle chanson "Les Doudous et les Blessures"

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Texte & Photos Ulysse

 

25/08/2014

Aller là haut....

Hello, nous revoilà, Léo et Louna, les (grands) petits-enfants d'Ulysse, que ses fidèles lectrices et lecteurs connaissent bien. La première chose que nous faisons quand nous allons chez nos grands parents c'est de grimper sur le Caroux, dont on commence à connaître presque tous les recoins. Pour célébrer  nos  retrouvailles avec cette montagne chère à notre coeur, notre papi a repris, pour illustrer les photos de notre randonnée, les paroles d'une chanson qu'il a composée en hommage à Léo qui grimpe maintenant aussi vite que lui (sinon plus ! mais chut ! il faut ménager la susceptibilité des anciens), chanson que vous pouvez par ailleurs  écouter sur son blog musical Old Nut et qui s'intitule "Léo, là haut". (cliquez sur le titre si vous voulez écouter la chanson)

 

 

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Aller là haut

 Grimper vers les cimes

 Entourées d’abîmes

 Sans sortie de secours 

 

 

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Aller là haut

 Loin de ce monde anxiogène

 Plus pur est l’oxygène

 Où l’argent n’a plus cours 

 

 

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Sentir battre ton cœur

 Ta vie reprendre vigueur

 Voir ton âme s’envoler

 Au milieu des nuées

 

 

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La montagne est reine

 Tu es face à toi même

 Avec  tes faiblesses

 Tu craques ou t’encaisses

 

 

caroux,étoiles,cimes,abîmes

 

Aller là haut

 Grimper vers les étoiles

 Par des nuits glaciales

 Où ton souffle est court

 

 

caroux,étoiles,cimes,abîmes

 

Aller là haut

 Par des aubes mauves

 Quand les vautours fauves

 Te tournent autour

 

 

caroux,étoiles,cimes,abîmes

Plus de jérémiade

 Plus de dérobade

 Chacun de tes efforts

 Te rend un peu plus fort

 

 

caroux,étoiles,cimes,abîmes

 

Ivresse et angoisse

 Si tu te surpasses

 Si tu vaincs ta peur

 T’es payé en bonheur

 

 

caroux,étoiles,cimes,abîmes

Léo,  là haut, à tes pieds tu as le monde

 Intense est chaque seconde

 Léo là haut, tu ne crains rien ni personne

 Tu ne crains rien ni personne

Ni personne

 

 

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Après cette balade sur les sommets je vous invite à un intermède tropico-musical en allant écouter ma dernière composition

"Mon verre de Ti Punch est vide..."

sur  mon blog  OLD NUT  

 

 

Texte & Photos Ulysse

18/08/2014

Voulez vous voir la vie en rose…?

 

Bien que l'on soit au mois d'août, vous avez été des milliers à me  suivre sur les sentiers du Caroux et de l'Espinousse couverts de bruyères.  Pour vous remercier je vous convie à une dernière balade en ces lieux enchanteurs, avant que le soleil n'ait consumé cette splendeur. J'ai pour l'occasion titillé ma plume un brin paresseuse afin qu'elle vous ponde dans la douleur - je vous demande donc d'être indulgents - quelques quatrains pour vous accompagner en chemin. 

 

Bonne balade.....

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Nous passons notre vie durant

A courir après l’argent

Je vous propose de faire une pause

Pour voir enfin la vie en rose…

 

 

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Pour cela partons au grand air

Afin d’ aller contempler les bruyères

Avant que tout ne se débine

Et qu’on ne les voit par les racines

 

 

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En cette période estivale

Gaïa a mis sa robe de bal

Pour nous offrir une dernière danse

Avant que l’automne n’avance

 

 

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Sa robe a un décolleté profond

Qui laisse voir ses jolis tétons

Regardez les, mais ne touchez pas

Vous vous en mordriez les doigts !

 

 

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 Car des escadrons d’abeilles

Y butinent pour en faire du miel

Et les impudents peloteurs

Comprendraient leur douleur

 

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Une vache a moitié assoupie

Se dit  « dieu ! que le Caroux est  joli ! »

Comme quoi il n’ y a pas que  les trains

Qui intéressent les bovins

 

 

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On ne sait plus où donner des yeux

Tant le panorama est merveilleux

Et de surcroît tout ça est offert

Au « grand dam » des milliardaires!

 

 

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Car ce n’est pas sur le pont de leur yacht

Ou dans leur palace sur la Côte

Que de telles beautés, ils peuvent voir

Ces sinistres bouffeurs de dollars

 

 

 

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Hélas, cette beauté est condamnée

Car de conifères, cette armée

En grandissant fera de l’ombre

Des bruyères provoquant l’hécatombe

 

 

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En attendant ce sort inéluctable

Célébrons ensemble l’ineffable

Beauté de cette mer de bruyères

Encerclant quelques ilots de pierres

 

 

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Cette rencontre magnifique

Entre bruyère et granit

Est elle le fruit du hasard

Où un dieu y a-t-il pris part ?

 

 

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Si la folie  des humains

Me fait douter d’un ordre divin

J’avoue que devant une telle splendeur

J’en cherche le créateur

 

 

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Car si le hasard fait bien les choses

Il y a une question que je me pose :

Comment le monde peut être si beau

S’il est né du chaos ?

 

 

 

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On n’y trouve aucune faute de goût

L’harmonie règne partout

Sauf hélas là où l’humain

A posé la main !

(nous on n’y pose que les pieds !!!)

 

 

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Mais notre virée se termine

Nous retournons dans nos chaumines

L’âme  et le cœur enchantés

De cette incomparable beauté

 

 Après cette balade sur les sommets je vous invite à un intermède tropico-musical en allant écouter ma dernière composition

"Mon verre de Ti Punch est vide..."

sur  mon blog  OLD NUT  

 

 

Photos & texte Ulysse (merci à  Marie pour ses idées sur la robe de bal et les abeilles butineuses)

 

 

 

 

 

08:52 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags : bruyère, caroux, dieu, rose