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02/10/2010

Périple en Andorre : 1) La collada de Ferrerols

 

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Celles et ceux qui me suivent fidèlement pourraient s’étonner de me voir retourner en Andorre et fielleusement susurrer que mon sac à dos était rempli de « noisettes » à mettre à l’abri en prévision des années de vaches maigres et des tours de vis fiscaux qui menacent notre beau royaume. Que nenni , car étant du genre « bête au jardin » plutôt que « bête en cour » je n’ai (hélas) rien à cacher de ma fortune à notre grande (par la taille) argentière Christine !

Je n’y suis pas allé non plus parce que c’est le pays du « petit prince » vu que ce prince là n’a rien de celui de Saint Exupéry, mais est plutôt du genre exaspérant, n’en déplaise à Carla qui commet pourtant rarement des fautes de goût, but nobody’s perfect ! Non je suis retourné en Andorre parce que ce pays, à la beauté sans fard, le vaut bien !

Pour qui vient des plaines de l’Hérault, royaume du bris à brac urbanistique et des mur de cairons bruts, le choc esthétique est saisissant. Mise à part la verrue commercialo-touristique du Pas de la Casse où se précipitent les cars de gaulois tabagiques qui se lavent les dents au pastis, les vallées sont constellées de villes harmonieuses aux édifices en pierres de taille dont chaque fenêtre est ornée d’un géranium.

Au dessus des toits surgit la montagne omniprésente qui vous invite à la marche. Marcher, c’est donc ce que nous sommes venus faire en ce pays et si ça vous tente, sortez vos chaussures du placard et garnissez votre sac à dos et suivez nous : en avant marche !

Bon, ce qui est sûr, c'est qu'il ne faut pas être un lève tard pour nous suivre. On part dès les premières lueurs de l’aube alors que le soleil émerge à peine au dessus des cimes et ne pénètre pas encore les sous-bois. Mais c’est aussi bien, car en ce pays les pentes en tous lieux sont raides et la fraîcheur stimule notre énergie.

 

 

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Quand nous émergeons du sous-bois la lune n’a pas encore regagné ses quartiers diurnes et traîne au dessus des cimes. Elle a dû pendant la nuit s’assoupir et heurter un sommet car elle est ébréchée, mais elle a heureusement une capacité illimitée à se régénérer comme la salamandre céleste dont elle est un œuf.

 

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Nous cheminons bientôt dans un champ d’or. Deux univers climatiques ainsi souvent se font face en montagne : l’ubac, ou versant nord, ombreux, humide et frais que colonisent les arbres, et l’adret, ou versant sud, ensoleillé et plus sec, domaine des pâturages où s’épanouissent fleurs et graminées.

 

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Un nuage ariégeois tente vainement de franchir la frontière, mais les vents andorrans veillent et le refoulent pour notre plus grand bonheur. L’année dernière nous avions subi quelques averses andorranes et je peux vous assurer que l’eau andorrane mouille autant que l’eau française !

 

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Soudain, nous entendons stupéfaits un barrissement ! Nous balayons alors les alentours du regard et voyons surgir des fourrés avoisinants un éléphant d’âge canonique ! Nous pensons tout d’abord qu’il s’agit d’un descendant de l’un des éléphants qu’Hannibal, venu d’Espagne emmena avec lui pour conquérir Rome . Mais à la morgue méprisante qu’il affiche nous devinons vite que nous avons affaire à "Fafa" l'un des éléphants du PS.  On distingue les éléphants du PS de ceux d'Afrique au fait qu'ils raffolent du caviar qui est beaucoup moins cher en Andorre.

 

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Ignorant Fafa et ses  « tromperies », nous progressons vers la Serrat de la Platat dont l’ascension doit nous conduire au col de Ferrerols (2553m) . La montagne, à condition qu’on la respecte, est la meilleure école pour prendre confiance en soi. Elle déploie devant vous ses sommets qui sont autant de défis à votre volonté. Quand vous en êtes au pied vous n’imaginez de pouvoir les gravir et pourtant vous découvrez qu’en mettant un pied devant l’autre avec constance vous y parvenez. Cela vous prendra, certes, plus ou moins de temps, mais ce qui compte n’est pas tant  la performance que  d’atteindre votre objectif.

 

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Outre la découverte de panoramas somptueux , vous cueillez alors au sommet quelques brins de fierté excellents pour le moral et votre énergie intérieure, le « chi », conditions nécessaires à une vie sereine et harmonieuse. C’est pour cela que les chaussures de randonnée devraient être remboursées par la sécurité sociale. Mais on préfère nous gaver aux anti-dépresseurs qui nous rendent dépendants du lobby médical et des laboratoires.

 

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Nous approchons du sommet de la Serrat de la Platat et nous évoluons dans un environnement essentiellement minéral où le règne végétal se limite à quelques touffes d’herbe et de rares arbrisseaux qui témoignent des conditions climatiques extrêmes qui règnent en ces hauts lieux.

 

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Parvenus à la Collada de Ferrerols nous apercevons un paysage quasi lunaire qui nous fait prendre conscience de la fragilité du monde vivant qui a réussit à coloniser certains endroits de la terre. Si nous poursuivons notre développement de façon aussi irresponsable que nous l’avons fait au cours des deux cents dernières années, nous courrons le risque de voir ce type de paysage recouvrir l’ensemble de la planète. C’en sera alors fini du petit vin blanc que l’on boit à l’ombre des tonnelles avec Mod ération ( ce n’est pas vraiment ma copine, mais la L.A.O nous impose systématiquement sa présence !)

 

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Au fond du cirque montagneux quasi désertique l’œil noir du lac de l’Estanyo nous contemple et nous invite à venir nous y rafraîchir.

 

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Mais avant de jouir des délices d’une baignade dans ses eaux cristallines, il nous faut descendre le flanc abrupt de la serra de Coma Obaga qui impose une vigilance de tous les instants. Autre leçon que la montagne nous dispense gracieusement : se concentrer sur ce que l’on accomplit et veiller à la cohérence de sa pensée et de ses gestes si l'on ne veut pas finir comme ce bon vieux "Jauni" les bras en croix dans la poussière.

D’ailleurs, si les montagnards comme les marins sont rarement bavards (sauf les montagnards catalans, mais j'en parlerai un autre jour !) , c’est que la montagne comme la mer bannit les gestes et les mots inutiles. Les bateleurs des médias qui radotent et répètent en boucle des pseudo informations sur des "pipole" aussi importants qu'un pet de puce feraient bien de courir les montagnes plutôt que les lieux dits branchés.

 

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Suprême récompense, nous nous immergeons voluptueusement dans l’eau du lac de Estanyo. L’échelle du plaisir variant considérablement d’un individu à un autre, je ne suis pas sûr que vous auriez toutes et tous utilisé ce terme « voluptueux », vu que la température de l’eau était proche de celle que certains versent avec parcimonie dans leur pastis.Notez que dans ce cas Parcimonie, qui est la soeur jumelle de Modération, m’est plutôt sympathique.

Mais pour nous, avaleurs de névés et renifleurs de blizzards, voluptueux était cet instant. C’est comme ça d’ailleurs que nous savons que nous vieillissons : à trente ans pour nous la volupté était d'être en bonne compagnie sous une couette, aujourd’hui elle est de se baigner entre amis dans un lac de montagne.

 

 

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Il ne nous reste plus ensuite qu’à suivre le fil d’ariane du chemin qui redescend vers la vallée, les sommets que nous avons côtoyés reprenant peu à peu leur masse imposante et nous renvoyant à notre statut de fourmis besogneuses.

 

 

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Mais à la différence des fourmis qui consacrent leur courte existence à un labeur incessant sans jamais prendre conscience de la beauté du monde, nous ouvrons grand nos yeux, notre cœur et notre âme pour nous emplir, nous nourrir des somptueux paysages qui s’offrent à nous. Et la question se pose  alors à nous : pourquoi tant de mesquinerie, tant d’injustices , tant de violence et tant de mauvais vins dans ce monde si beau…..

 

A suivre…


Texte & Photos Ulysse

02/10/2009

Périple en Andorre – 4ème partie : le pic de l’Estanyo

 

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Gonflés à bloc par l’ascension du Pic de la Serrera effectuée la veille, nous décidons au matin du 4ème jour d’entreprendre l’ascension du Pic de l’Estanyo qui avec ses 2915m est le 4ème sommet andorran. Notre base de départ se situant à 1780m, nos gambettes vont devoir grimper 1135m de dénivelé, ce qui fait près de 230 fois les marches du Carlton à Cannes. Autant dire que les « pipaule » qui font tout un fromage quand ils ont l’occasion de les monter une fois sont des rigolos.

 Sachant que la montée ne serait pas de tout repos, nous avons pris la précaution la veille au soir de faire le plein de San Miguel et de sangria. Nous devrions donc avoir une autonomie suffisante pour atteindre le sommet .

 Au moment où nous nous mettons en route, Gaïa sort à peine de son sommeil et Amon glisse ses doigts d’or dans la toison de pins qui recouvre le flanc de la montagne. 

 

 

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Puis il dévale les pentes où il sème des paillettes l’or dans l’herbe emperlée de rosée (Dieu qu’elle était bonne la sangria !). Que savent les enfants des villes de la beauté d’une perle de rosée ?  Plutôt que de les bassiner avec les faits et surtout méfaits de la bande de scélérats qui, au cours des siècles ont gouverné la France, Henri IV mis à part, homme généreux et tolérant qui aimait le vin, la poésie et les femmes ainsi que ce pauvre Louis XVI qui se rêvait serrurier et a payé pour les autres, emmenons les contempler la nature et le monde que les hommes ignorés par l’Histoire ont forgé.

 Les bancèl ou restanques , les capitelles, les bergeries aux arcades gothiques soutenues par des charpentes ressemblant à des broderies, les glacières qui permettaient aux limonadiers d’avoir de la glace à Perpignan en plein mois d’août, les moulins à eau et à vent qui permettaient d’exploiter l’énergie des éléments, en apprennent plus sur le génie de l’homme et sa capacité à s’adapter à son environnement que les livres d’histoire.

 

 

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Ainsi voit-on courir sur les pentes herbeuses, les lignes des murs de pierre qui délimitaient les parcelles autrefois cultivées. Il n’est pas question ici d’être nostalgique d’un monde révolu, mais de se remémorer que notre présence ici bas est due au courage et à la ténacité de ceux qui nous ont précédé. En hommage à ces générations oubliées, il est bon de perpétuer ce sens de l’effort et le respect de ce qu’ils ont accompli. Et puis qui sait si un jour nous n’aurons pas à affronter de nouveau les conditions de vie qu’ils connaissaient ? Vu le déficit abyssal que nos élites politiques sont en train de nous creuser nos petits enfants seront sans doute heureux d’avoir un champ de pomme de terres à cultiver !

 

 

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Quelques gros nuages viennent raser nos têtes sans doute pour nous impressionner. Mais leur présence nous laisse de marbre, car comme ce bon vieux Noë nous avons déjà affronté le déluge et nous poursuivons notre ascension sans leur prêter attention.

 

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Ce qui nous inquiète plutôt, à l’image de Rémi qui n’est pourtant pas du genre impressionnable, c’est la pente qu’il va falloir gravir pour accéder au sommet de l’Estanyo.

 

 

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Ce dernier, qui n’a pas oublié qu’hier nous l’avons snobé et lui avons tourné le dos,affiche sa mine des mauvais jours !

 

 

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Mais ceux qui suivent fidèlement ce blog savent que nous sommes plutôt du genre entêtés et que pour nous faire renoncer il faudrait que le ciel nous tombe sur la tête et encore ! . Et puis il faut bien brûler le « carburant » stocké la veille si l’on veut pouvoir de nouveau faire le plein ce soir !

A ce sujet, d’ailleurs j’en profite pour faire passer le message aux viticulteurs que l’on apprécierait un geste commercial, vu la contribution que nous apportons au soutien des cours ! Ce n’est pas le cas de notre président qui ne boit que de l’eau, ce qui à mon avis lui jouera des tours car sa « raulaixe » va finir par rouiller !

Cela dit , vous avez noté la mine réjouie qu’affiche Gigi malgré la pente ! Comme je vous l’ai dit lors de la note précédente , la haute montagne c’est la volupté dans la souffrance !

 

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Parvenus sur la serre del Roc del Rellotge nous faisons une pause pour contempler le lieu de nos exploits de la veille : le pic de la Serrera. Vu de loin le sommet des montagnes apparaît toujours lisse alors qu’ils sont généralement ravinés, à l’image des visages de nos ex monarques républicains, Chichi et Valy grands caresseurs, le premier, de vaches  et, le second, de princesses.

 

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En dessous de nous l’étang de l’Estanyo ouvre son œil bleu séducteur mais nous réprimons nos envies de baignade car nous avons encore 400m à monter et l’eau n’est pas le meilleur dopant pour ce genre d’exercice.

 

 

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Nous reprenons notre ascension en suivant le sentier qui chemine en haut de la serre, nous offrant une vue plongeante sur la vallée. La haute montagne a de commun avec les décolletés féminins,  qu’il faut faire un effort sur soi même pour ne pas y sombrer. La différence est que dans le premier cas les chutes sont souvent mortelles alors que dans l’autre cas le seul risque que l’on court est d’y rester piégé.

 

 

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Par ailleurs  la haute montagne inculque des valeurs à l’inverse de nos sociétés où le leitmotiv est toujours d’être le meilleur par rapport aux autres mais jamais par rapport à soi même. Or chercher à être meilleur que les autres ne sert qu’à développer l’égo et  à nous monter les uns contre les autres.

 

 

 

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Ayant laissé nos sacs au début de la serre nous pouvons affronter la pente finale avec plus d’aisance. Nous serions presque tentés d’imiter un vautour fauve, qui intrigué vient nous observer, et de  le suivre dans son vol !

 

 

 

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Mais n’étant pas  consommateur « d’herbe » nous préférons garder les pieds sur terre pour poursuivre notre ascension vers le pays des nuages

Nous parvenons dans un monde minéral où la vie qui subsiste se réfugie sous les pierres. Cet univers préfigure peut être la terre que nous laisserons à nos petits enfants si nous continuons à la saccager comme nous le faisons.  Rappelons nous qu’au rythme actuel 25% des espèces animales et végétales auront disparu en 2025

On aimerait, entre autres exemples, que ceux qui transforment l’hiver leur appartement en sauna et l’été en frigidaire ou encore ceux qui arrosent leurs champs de maïs en plein midi en vidant les nappes phréatiques ou qui continuent d’aller acheter leur baguette et leurs cigarettes en 4X4 connaissent le même taux de disparition.

 

 

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A force de mettre un pied devant l’autre, on arrive finalement au sommet , Gibus toujours  devant, comme le petit cheval blanc de Georges Brassens et nous autres derrière, bien évidemment ! L’Estanyo beau joueur reconnaît avec grâce sa défaite et nous accueille coiffé d’un magnifique ciel bleu

 

 

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Gigi et jean Mi célèbrent l’événement en chantant l’Alleluia de Bach et les anges sortent leurs violons dans le ciel pour les accompagner.

 

 

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Etonnée et ravie d’avoir une telle audience Gigi se refait une beauté. On a beau être une montagnarde confirmée on n’en est pas moins femme ! Alors que pour les hommes la pratique de la montagne a tendance à faire ressortir leur coté « bouc » ! Sauf  chez nous bien sur qui pratiquons les bains de siège dans les lacs gelés !

 

 

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Et c’est la plongée vers la vallée au cours de laquelle il faut prendre garde de ne pas trébucher si l’on ne veut pas  finir son existence dans le ventre d’un vautour fauve qui tourne au dessus de nos têtes en l’attente du moindre faux pas ( il faut bien que je dramatise un peu si je  veux que mon blog ait l’audience de Koh Lanta !)

 

 

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Revenus au début de la serre, nous remettons un peu de carburant solide et liquide dans la machine et nous octroyons un « siestou » bien mérité. Avez vous noté qu’en occitan le mot qui désigne la sieste est du genre masculin. C’est sans doute parce que dans notre région les hommes s’honorent de ne rien faire alors que les nordistes veulent toujours faire croire qu’ils sont affairés.

Mais afin d’éviter que nous servions de pique nique aux vautours fauves nous tirons à la courte paille pour savoir qui va assurer la surveillance et  cette lourde responsabilité échoit à Chri-Chri  vous  vous en doutez en est absolument ravie !

 

 

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Il suffit ensuite de se laisser doucement emporter par la force de la gravité jusqu’à la vallée….. en restant malgré tout vigilant lors de la traversée des torrents !

 

 

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Revenus  à notre camp de base, Marie fort heureuse d’avoir retrouvé le plein exercice de sa cheville (mes fidèles lecteurs et lectrices sauront de quoi je parle) s’octroie sans vergogne une petite douceur ! Qui pourrait l’en blâmer ? Jusqu’à preuve du contraire on ne vit qu’une fois et si le paradis est peuplé de gens comme bénét XVI ça ne donne guère envie d’y  aller ! Et puis ce n’est pas sur que la haut près du soleil, il y ait des glaces au menu !

 

 

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Malgré les intenses efforts physiques de la journée, à l’heure de la sangria qui prélude à un solide repas montagnard tout le monde bien évidemment répond présent !

A suivre...


Texte et photos Ulysse (sauf celles signées J.M-P et Marie.B. que je remercie pour leur copyright))