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25/04/2015

Les petits loups sur la piste des mouflons....

 

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 Hello ! Nous voilà de retour dans le Sud qui n’est au demeurant plus vraiment le sud, vu qu’il y fait en ce moment moins chaud qu’à Paris d’où nous venons ! Il est vrai que la couleur blanche comme neige de nos épidermes tendrait à prouver le contraire, mais c’est pourtant une réalité : le sud en ce moment est au nord ! Cela dit comme nos aînés ont mis la planète sens dessus dessous, cela ne nous étonne pas plus que ça, nous les derniers arrivés sur ce qui fut un beau vaisseau céleste et qui est en train de devenir une grande poubelle !

 

 

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Pour ceux qui ne lisent pas régulièrement ce blog, et qui donc ne nous connaissent pas encore, nous sommes Emilie et Romain, deux des petits enfants d’Ulysse et nous sommes aujourd’hui en randonnée sur le Caroux pour traquer les mouflons. Et comme vous allez le constater, c’est aussi difficile d’en apercevoir que de surprendre notre papi  en train de boire un verre d’eau !

 

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On commence à chercher du côté du Mont Caroux, qui donne son nom au massif, et dont l’appellation signifie à juste titre « pierreux » car, comme vous allez le voir, des rochers, on n’a pas arrêté d’en escalader au cours de notre journée !

 

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Pas une combe n’échappe  à nos investigations…

 

 

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De même que pas un pic…..

 

 

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Mais pour l’heure, la seule présence vivante que l’on aperçoit est un arbrisseau inconscient qui a choisi de pousser au dessus du vide, dans l’anfractuosité d’une falaise.

 

 

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Toujours bredouilles pour ce qui est des mouflons, nous nous décidons à interroger le roi du Caroux sur l’endroit le plus favorable pour les observer, mais il fait la sourde oreille et notre requête reste sans réponse ! Il faut dire qu’à part quelques formules spécifiques telles que « le dîner est prêt » ou « on se prend un apéro » les vieux n’entendent jamais rien !

 

 

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Apercevant un chien de berger, nous espérons qu’il va nous mettre sur la trace des mouflons, qui ne sont, après tout, que de gros moutons sauvages, mais là aussi nos espoirs sont déçus.  L’animal somnole et ne daigne même pas s’intéresser au pilon de poulet – prélevé sur notre pique-nique - qu’on lui tend pour tenter de l’amadouer ! 

 

 

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Nous nous installons alors un instant au sommet du mont Caroux pour scruter les alentours, mais sans plus de succès !

 

 

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Nous décidons de changer de secteur et d’aller explorer le plateau sommital de l’autre côté du Rieutord. Nous reprenons donc notre gymkhana au milieu des rochers avec lesquels nous essayons d’éviter tout contact, leur épiderme étant beaucoup plus rugueux que le notre.

 

 

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Ce n’est pas une sinécure de suivre papi et son copain Gibus en montagne, car la taille de leurs gambettes leur donne un sacré avantage sur des parcours aussi tourmentés. Mais nous mettons un point d’honneur à ne pas les lâcher d’une semelle pour leur prouver que la jeune génération a les mollets aussi musclés que les pouces et que la relève est assurée !

 

 

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Fort heureusement, ce qui nous sauve c’est que notre mamie et son amie Marie sont avec nous, ce qui oblige Papi et Gibus à ralentir l’allure, car prévenants à leur égard ils sont, comme vous en avez été témoins lors de la visite des jasses de Landres et de Bramessan (voir la note du 11 avril dernier )

 

 

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Etant parvenus sur le plateau sommital, nous escaladons le moindre amas rocheux pour tenter d’apercevoir ces quadrupèdes emblématiques du Caroux. Vous pouvez constater, au passage, que la présente génération de garçons est tout aussi prévenante que  celle de papi et Gibus à l'égard de la gent féminine !

 

 

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Nous avons beau scruter l’horizon nous ne voyons que les genêts qui verdoient et les bruyères qui « roussoient » !

 

 

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La descente est souvent plus ardue que la montée et là, sauve qui peut, c’est chacun pour soi, les chromosomes masculins ne sont plus tout à fait aussi prévenants qu’à la montée !

 

 

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Nous sommes sur le point d’abandonner notre quête quand soudain nous entendons une voix rocailleuse nous héler. Nous nous retournons et apercevons une très vieille femme, que nous pensons être une sorcière,  qui nous dit «  A vous voir gambader comme des cabris, je suis sûre que vous traquez le mouflon ! Comme vous m’êtes sympathiques et que vous semblez ardents et courageux, je peux vous dire où vous en trouverez, mais il vous faut d’abord répondre à cette énigme : On me met sur la table, on me coupe mais on ne me mange pas. Qui suis-je  ? ». La sorcière, qui pensait peut être nous piéger, est mal tombée car nous lui donnons immédiatement la réponse, que nous vous laissons deviner chers lecteurs. Il faut dire que nous n’avons aucun mérite, car bien que nous soyons de la génération « Nintendo » et « tablette » nous sommes encore accros aux «Mille bornes » « Uno » et autres jeux préhistoriques.

 

 

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Tenant sa parole, la sorcière nous indique alors où nous allons pouvoir observer les mouflons et, nous mettant en chemin, nous trouvons très vite des traces de leur présence dans les parages.

 

 

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Scrutant alors les environs nous apercevons soudain la silhouette de trois mouflons sur une crête  et qui semblent, eux-mêmes nous observer.

 

 

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Nous nous précipitons à leur rencontre, Gibus étant, là encore, le plus rapide.

 

 

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Mais stimulés par l’enjeu nous décuplons nos efforts et finissons par grimper aussi  vite que Gibus et les mouflons, enfin presque !

 

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Un superbe mâle, sans doute intrigué par ces bipèdes qui grimpent aussi vite que lui,  s’arrête pour nous regarder .

 

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Il fait quelques pas, puis se retourne à nouveau sans doute étonné que l’on ait réussi à le rattraper .

 

 

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Puis il se décide à aller rejoindre ses congénères moins courageux que lui.

 

 

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Nous ne renonçons pas pour autant à le poursuivre et nous sommes récompensés de nos efforts,  car nous apercevons de nouveau deux d’entre eux dans un pierrier, sans doute sidérés que l’on ait eu le courage de les suivre.

 

 

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Comprenant alors que l’on n’a aucune mauvaise intention à leur égard, le plus hardi des deux prend la pose et se laisse photographier, sans doute flatté que le prédateur le plus redoutable de la planète fasse autant d’efforts pour simplement l’admirer et le photographier. Imaginez notre bonheur devant ce spectacle que papi et Gibus, qui passent pourtant une bonne partie de leur vie à arpenter le Caroux, ont rarement pu contempler. Aux innocents les mains pleines! Et nous en profitons pour faire passer un message à tous nos camarades, laissez tomber vos consoles et tablettes, c'est ringard,  et venez sur le caroux c'est "super fun" ! 

Et maintenant nous vous invitons à aller  écouter la dernière chanson de notre papi  "Je descendais la rivière" sur son blog OLD NUT (cliquez sur le nom du blog)

Et si vous cherchez une idée de sortie pour votre prochain week-end consultez le magnifique blog d'Ornella (cliquez sur le mot "blog")

 

Texte & Photos Ulysse , Gibus (15,24,25) et Emilie ( 17,23)

08:39 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (41) | Tags : caroux, mouflon, loup

17/04/2015

Et à la fin, j’ai vu les mouflons !

 

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Le titre de mon nouveau billet vous intrigue sans doute, mais c’est un fidèle résumé de ma quête à travers combes, pentes et pierriers du Caroux pour apercevoir des mouflons ! C’est, en effet,  devenu un privilège dans ce massif, où l’on rencontre de plus en plus de randonneurs, car l’animal est farouche et se méfie, à juste titre, des bipèdes. Il faut dire que l’O.N.C.F. (Office National de la Chasse et de la Faune) organise régulièrement des tirs de régulation, alors qu’il serait bien plus simple et plus naturel de laisser les loups s’en occuper. Ce qui fait que les mouflons fuient même un type comme moi qui ne ferait pas de mal à une mouche (sauf si elle m’embête). Me voilà donc parti seul de bon matin - l’ami Gibus n’étant pas disponible - à l’assaut des pentes de ce massif, dont les sous-bois sont illuminés par le soleil printanier, les feuilles étant encore pliées dans les bourgeons prêts à éclater.

 

 

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Ayant pris la direction du Col de Tirandel, je quitte le sentier pour suivre au plus près la ligne de rupture du plateau afin d’avoir une vue plongeante sur le vallon du Salis en contrebas. Les frondaisons de la hêtraie qui en couvre le flanc sont nimbées d’un brouillard rosé de bourgeons prêts à éclater.

 

 

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Prenant de l’altitude, j’aborde une zone où les sols sont plus secs et l’air moins humide. Ici ce sont les genêts et les bruyères qui dominent, dont les floraisons jaune puis mauve vont illuminer la fin du printemps et les mois d’été.

 

 

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Le Caroux, vestige du massif hercynien, est l’un des plus vieux massifs de France et son épiderme ridé et crevassé en témoigne.

 

 

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Dans sa prime jeunesse, il a atteint, selon les experts, entre six mille et huit mille mètres et il a gardé de ce passé prestigieux, qui en faisait l’égal de l’Himalaya, un air de haute montagne ! Pour en revenir à l’objet de ma quête du jour,  bien que partout sur le sol des crottes de mouflons me narguent,  j’ai beau longuement scruter le vaste panorama qui se révèle du haut de la montagne d’Arêt, je n’aperçois pas la moindre corne de ce magnifique quadrupède .

 

 

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La surrection des Alpes, puis celle des  Pyrénées, il y a entre quarante et soixante millions d’années, ont pas mal chahuté ce massif, provoquant de nombreux plissements et failles qu’a amplifiés l’érosion causée par de nombreux torrents. Ces replis et failles sont, au demeurant, des refuges idoines pour les populations de  mouflons et de sangliers qui prospèrent en ces lieux sauvages. Mais pour le moment, ils restent invisibles et je commence à désespérer du succès de ma quête.

 

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Je décide alors de changer de versant et de me rendre dans les pierriers qui occupent le flanc nord du grand plateau sommital du Caroux.  C’est un endroit peu accessible et à l’écart des sentiers où les mouflons ont l’habitude de se réfugier pendant la journée. On les y aperçoit de très loin, quand on emprunte la piste en contrebas qui permet d’accéder sur le plateau.

 

 

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De là, la vue est splendide sur l’impressionnante succession de montagnes et de collines qui occupent le nord de l’Hérault, département que les touristes ne voient que comme un pays de plages ! C’est sûr que c’est plus facile de se tremper le cul dans les eaux de Palavas les Flots que de le monter à 1091 mètres au sommet du Caroux !

 

 

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Ayant entamé ma progression chaotique dans les pierriers, je croise à ma grande surprise un vieux berger – du moins je le suppose, vu l’odeur de bouc qu’il dégage- qui somnole adossé contre un amas de rochers. Ayant perçu ma présence, il ouvre un œil et bougonne :  « Qui vient m’emmerder à cette heure, en ces lieux ? ». « Désolé de vous déranger » lui dis-je alors « mais je ne pensais pas rencontrer quelqu’un par ici. » « Et bien j’y suis et je ne suis pas heureux que vous y soyez aussi ! Qu’est ce que vous foutez en dehors des chemins» me rétorque-t-il. « Je traque les mouflons depuis ce matin et j’aimerais bien ne pas rentrer bredouille »  marmonnai-je alors, désarçonné par sa rudesse. « Ah ! vous traquez le mouflon, ça change tout, un bipède qui passe sa journée à traquer le mouflon rien que pour voir leur tronche est forcément un mec un peu fêlé, comme je le suis.  Je vais vous dire où vous allez les trouver. Traversez le prochain pierrier  et lorsque vous apercevrez une petite aire herbeuse avec des jonquilles, baissez vous et avancez lentement, car généralement ils sont perchés sur les rochers qui sont juste derrière ». Etonné et ravi du changement de ton à mon égard, bien qu’il m’ait traité de « fêlé », je le remercie chaleureusement et reprends ma progression.

 

 

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Et je tombe effectivement sur l’aire herbeuse dont il m’a parlée, parsemée de jonquilles. Le berger ne s’est pas moqué de moi, me dis-je en mon fort intérieur, ma quête ne sera peut être pas vaine ! Je me baisse alors et avance prudemment.

 

 

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Et soudain je les aperçois : deux magnifiques mâles sont perchés sur un amas de rochers, dont l’un tourne aussitôt la tête, ayant décelé ma présence malgré mes précautions.

 

 

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Ils se mettent aussitôt en branle et commencent à descendre de l’amas de rochers sans trop se hâter, ayant sans doute constaté que je ne suis pas muni de l’ersatz de zizi en acier dont les chasseurs sont équipés.

 

 

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Ils rejoignent un congénère situé en contrebas, que je n’avais pas vu, et s’immobilisent le temps que je les prenne en photo. J’ai soudain l’intime conviction qu’ils savent que je les traque depuis ce matin pour le seul bonheur de les voir et que c’est délibérément qu’ils se laissent photographier. Tous les êtres de notre planète sont mystérieusement reliés les uns aux autres et les animaux, ainsi que certains êtres humains, ont gardé cette capacité à déceler les  intentions de ceux qu’ils rencontrent, à leur égard.

 

 

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Deux d’entre eux s’éloignent alors tranquillement tandis que le troisième continue de me fixer, semblant vouloir me faire passer ce message:  « Pourquoi les hommes s’acharnent-ils  à dévaster la planète et à exterminer les animaux sauvages, leurs cousins, sciant ainsi la branche sur laquelle nous sommes tous assis ? Quand plus aucun animal sauvage ne courra, ne volera, ne nagera librement sur notre planète l’homme perdra alors la notion de liberté. Qui vous a donné envie de courir les montagnes, de traverser les mers, de flirter avec les nuages,  sinon le plaisir de nous voir défier les pentes les plus ardues, voler dans les nues ou nous jouer des tempêtes océanes . La dignité, la force de l’homme ont été forgées à notre contact, c’est en nous admirant et en nous défiant qu’il a construit son humanité. A partir du jour où la survie du mouton a plus compté  que celle du loup ou de l’ours, l’humanité a signé son arrêt de mort. Si nous disparaissons, vous deviendrez des chiffes molles qui seront bientôt esclaves des robots que vous élaborez dans vos laboratoires, enfants inconscients du Docteur Frankestein ».

 

 

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Après ce long monologue silencieux mais éloquent, le mouflon se décide à rejoindre ses congénères en contrebas. Ils me jettent un dernier regard comme s’ils regrettaient de ne pas pouvoir passer plus de temps avec moi, mais pour eux je reste un bipède et avec les bipèdes on ne sait jamais ! En pensée, je les remercie d’avoir exaucé ma quête et c’est ainsi que vous aussi pouvez admirer ces magnifiques animaux que quelques inconscients prennent plaisir à tuer !

 

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Et maintenant je vous invite à aller  écouter ma dernière chanson "Je descendais la rivière" sur mon blog OLD NUT (cliquez sur le nom du blog)

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Texte & Photos Ulysse 

  

23:49 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (32) | Tags : caroux, mouflon, chasse, hêtre

24/12/2014

Le père Noël vit sur le Caroux !

 

JOYEUSE FIN D'ANNEE A  TOUTES ET A TOUS

 

noel,cheval,mouflon,élysée,pomme

Hello ! chères lectrices et lecteurs de ce blog, nous voilà de retour, Romain, mon frérot, et moi, Emilie, qui sommes descendus de notre grise et pluvieuse capitale, que l’on nomme, allez savoir pourquoi, la ville lumière, pour passer quelques jours chez nos ancêtres maternels. Je sais que notre papi vous bassine à longueur d’année avec « son » Caroux, dont il vous affirme que c’est la plus belle montagne du monde. Et bien, je dois reconnaître que, bien qu’il radote un peu, pour une fois, il a raison, surtout que j’ai découvert qu’en outre c’est sur le Caroux que vit le père Noël !

Nous voilà partis de bon matin….(le seul inconvénient des randos c’est que nous sommes privés de grasse matinée !) à partir du  pittoresque village de Douch, pour faire le tour du plateau sommital du Caroux. Nous  sommes vêtus comme des inuits, mais très vite nous avons trop chaud, car il fait une température inhabituellement clémente pour la saison et le lieu (nous sommes à 800 mètres d’altitude).

 

 

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Parvenus sur le plateau après une modeste grimpette de 250 mètres, ce qui est une simple formalité pour nos jeunes gambettes, nous confions à nos « sherpas » nos doudounes devenues superflues pour prendre notre envol en direction du Canigou que l’on aperçoit dans le lointain.

 

 

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Mais bon, on a encore besoin d’un peu d’entraînement pour suivre la voie des choucas et des milans qui par moment traversent le ciel « carrouxien » et nous devons nous résigner à rester sur terre pour en admirer la beauté. Toute la chaine des Pyrénées est enneigée et c’est un spectacle magnifique qui,  un jour, n’existera  peut être plus en raison du réchauffement climatique ! Ce jour là les photos de mon papi vaudront une fortune, ce dont il n’aura cure vu qu’il traquera le mouflon en compagnie du grand manitou !!

 

 

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Après une courte descente dans un pierrier, nous arrivons en vue du modeste torrent du Rieutord qu’il nous faut traverser pour poursuivre notre itinéraire, ce qui laisse apparemment perplexe mon frérot qui compare mentalement la largeur du torrent à la longueur de ses gambettes !

 

 

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Fort heureusement nos « sherpas » l’aident à franchir l’obstacle et après une nouvelle grimpette nous nous retrouvons de nouveau au sommet, d’où nous jouissons  d’une vue inoubliable jusqu’à la mer, vaste étendue d’or qui ferme l’horizon.

 

 

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Nous nous dirigeons alors vers la forêt de pins séculaires qui entourent le refuge de Font Sallesse où nous avons prévu de pique-niquer selon la tradition Ulysienne….

 

 

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Les fidèles lecteurs d’Eldorad’oc le savent Fontsalès a autant d’importance pour notre papi que l’Elysée en a pour d’autres bipèdes. Sauf qu’à l’Elysée on ne sert pas de vin chaud ni d’œufs au plat et qu’on doit s’y ennuyer comme un rat mort vu la tête qu’affiche ceux qui y résident.

 

 

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Parlant d’œufs au plat, mon frèrot  et moi  avons le privilège d’entrer enfin dans le cercle très fermé de celles et ceux qui ont eu l’insigne privilège de goûter à ce mets cuit sur un feu de bois de pin dans ce mythique refuge.

 

 

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Et je vous laisse en admirer la présentation qui, j’en suis sûre, vous fera rêver et saliver …. Et pour vous frustrer un peu plus , sachez qu’il y a eu deux fournées de ce mets digne des dieux !

 

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J’ajoute que ce mets était accompagné de  délicieuses châtaignes cuites également au feu de bois.

 

 

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Pour ce qui est de la partie « liquide » je suis certaine que vous n’allez pas me croire, mais nous avons TOUS (y compris mon papi) eu droit à un délicieux   château La Pompe, grave entorse faite au menu traditionnel « Fontsalésien » ! Mon papi m’a fait jurer que je ne le dirai pas à Gibus et je l’ai assuré qu’il pouvait me faire confiance ! Pour ma part je pense que « l’abstinence » momentanée de mon ancêtre était juste une mesure préventive en vue des festivités de fin d’année !

 

 

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Ayant refait le plein d’énergie, nous poursuivons le tour du plateau sommital, chaque détour du chemin offrant des points de vue somptueux sr la chaine des Pyrénées enneigée.

 

 

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Je ne peux résister au plaisir de vous offrir cette autre vue sur le Canigou  qui domine la plaine du Roussillon de ses 2784 mètres et que mon papi m’a promis que nous gravirions ensemble un jour …..J’espère que ce jour là ce ne sera pas à moi de lui- servir de sherpa !

 

 

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Outre ces vues somptueuses sur les Pyrénées et les montagnes environnantes,  d’autres merveilles nous attendaient qui ont été mes plus beaux cadeaux de Noël. Tout d’abord nous apercevons la horde de chevaux qui vit en liberté sur ce massif  et qui s’est réfugiée sur une hauteur dans une ginestière.

 

 

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Nous allons (sauf mon frérot qui préfère rester avec sa mamie) à leur rencontre le plus discrètement possible pour ne pas les effaroucher.

 

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Notre papi qui connaît bien ces chevaux pour les avoir souvent  rencontrés au cours de ses randos  a remarqué, parmi eux,  deux chevaux blancs moins farouches et aussi  plus gourmands que les autres .

 

 

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Aussi a-t-il mis dans son sac  à tout hasard deux pommes que l’on coupe en tranches pour les amadouer, ce qui ne manque pas de les attirer !

 

 

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Ce qui me permet de connaître mon premier tête à tête avec un cheval a demi sauvage. Je dois reconnaître qu’au début je n’étais pas tout à fait rassurée, mais quelle émotion de voir ce magnifique animal me regarder ainsi dans les yeux l’air intrigué.  Je pense honnêtement que le père Noël y est pour quelque chose et qu’il doit vivre dans les parages.

 

 

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Enhardie par son doux regard, j’ai alors le courage de lui caresser les naseaux ce qu’il semble apprécier.

 

 

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C’est à regret que nous les  quittons pour poursuivre notre périple. Mais l'une des leçons que l'on retient à fréquenter ses ancêtres et que tout ici bas, les bonheurs comme les peines, est éphémère.  Je l'ai apprise le jour où j'ai vu une photo de mon papi quand il avait 20 ans et qu'il arborait une tignasse de chanteur de reggae  alors qu'aujourd'hui il est chauve comme un oeuf !

 

 

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Mais je suis vite consolée d'avoir dû quitter les chevaux car le père Noël a bien fait les choses.  En effet,  en arrivant près du sommet, mon papi qui mène le train,  nous fait soudain signe de stopper car un groupe  de mouflons se sont réfugiés sous un taillis de hêtres.

 

 

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Le temps qu’ils nous sentent et découvrent qu’ils ont affaire à des bipèdes qu’ils craignent, à juste titre, comme la peste, ils décampent et nous montrent leurs fesses pour manifester toute l’estime qu’ils ont pour nous .

 

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Mais qu’importe, j’ai  eu le temps d’admirer mes premiers mouflons et là aussi c’est un sacré cadeau de Noël ! Nous faisons ensuite la pause du goûter en admirant le paysage doucement envahi par une lumière mordorée du fait de la lente descente du soleil vers l’horizon.

 

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J’invite  tous ceux que désespèrent de la violence et la bêtise que l’on voit à l’œuvre partout dans le monde à venir un jour randonner sur le Caroux. Ils y trouveront un lieu emprunt de sérénité qui les réconciliera avec notre belle planète.

 

 

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Pour ma part à chaque vacance, j’y fait un pèlerinage et en parcourant son épiderme rocailleux j’y fais provision d’air pur, de beauté, de courage, de détermination dans laquelle je puise au cours de ma vie  d’écolière parisienne.

 

 

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Mais il est temps de redescendre et de rentrer au bercail car je ne suis ni cheval sauvage, ni mouflon et même si mon papi m’initie à la rude vie montagnarde, je ne suis pas encore prête à passer, même si cela semble très romantique, une nuit d’hiver dans un refuge juste chauffé par des rayons de lune!

Et maintenant une page de pub (je lui dois bien ça à mon papi) !!!

Il a posté la suite de sa visite "décoiffante " de Paris sur son blog avec en vedette la tour Eiffel comme vous ne l'avez jamais vue !

PIQUESEL 

 

Et si vous avez envie d'un intermède musical je vous convie à vous rendre sur son blog musical OLD NUT pour écouter sa derrière chanson La fille de la montagne et les autres si affinité 

  

 (cliquez sur le nom des blogs pour y accéder)

Texte & Photos Ulysse et Emilie (toute utilisation ou  reproduction des éléments de ce blog est soumise à mon accord préalable)  

01/12/2014

Crapahut vers le Montahut (1053m)

Chères lectrices, chers lecteurs, 

les intempéries ne m'ayant pas permis d'aller arpenter mes chères montagnes, je remets une note tirée de mes archives en vous invitant à vous rendre, si vous recherchez de l'inédit, sur mon blog

PIQUESEL

où j'ai posté la deuxième partie de ma visite "décoiffante" à Paris ....

 

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Crapahut ! voilà un mot comme je les aime : plein de « mâche » comme un vin tannique, tonitruant, rocailleux.  Sans le connaître, on en devine le sens : marcher en terrain difficile ! Le « cra » est là qui rappelle le bruit de nos (hélas !) déjà vieilles articulations, le « pas » s’impose puisque l’on marche et le « hut » sonne comme cette interjection lancée aux chevaux (de retour pour ce qui me concerne ! ) pour les faire avancer .

Quand on dit que l’on va crapahuter on ne va pas flâner ni baguenauder . Ces mots en « n » évoquent la nonchalance, l’allure d’un sénateur (mot qui commence au demeurant comme « sénile » et finit comme « profiteur »).

Mon ami Gibus et moi avions donc décidé de jour là d’aller crapahuter vers le Montahut  en partant de Mons la Trivalle et en passant par le Bardou, les Bourdils, le mont Gros  et la chapelle de St Martin du Froid soit environ 25km et 1300m de dénivelé cumulé.

A Mons la Trivalle, un chat que les premiers rayons du soleil vient de réveiller, nous regarde passer d’un air intrigué, les gens du cru n’ayant pas l’habitude de monter les rues pentues du village en caracolant, même quand il y a  la promesse d’un pastis au bout !

 

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De toute façon vu la sécheresse qui affecte le midi et dont témoigne le défunt torrent du Bardou qui alimente en temps normal le lac d’Airette, il va bientôt falloir faire une croix sur les glaçons et boire son pastis pur !

Espérons aussi que la raison (mais ne nous a-t-elle pas depuis longtemps quittés ?) nous conduira à bannir la culture du maïs et l’arrosage des pelouses et des ronds points dans nos régions, arrosage qui profite d’ailleurs généralement au bitume des chaussées environnantes, quand l’eau ne s’évapore pas avant de toucher le sol !

 

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Nous suivons un moment le fil séculaire d’antiques chemins de pierres qui font mon admiration. Les derniers survivants des chataîgneraies, dont les hommes autrefois tiraient nourriture et bois de charpente ou de marine, les abritent de leur ombre. Mais ces chataîgneraies sont aujourd’hui abandonnées et seront peu à peu remplacées, pour des raisons de rentabilité, par des pins tueurs de biodiversité. Notre logique comptable qui ignore la richesse du vivant et méprise l’humain envahit et détruit peu à peu le monde naturel.

 

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Nous parcourons les flancs du Mont Gros aujourd’hui envahis par les genets et les bruyères qui prolifèrent depuis la disparition des troupeaux de moutons qui abondaient autrefois en ces lieux. Ne subsiste qu’une brebis égarée qui, dressée sur ses pattes arrières, cherche désespérément des yeux son berger. En ces temps complexes et menaçants  les hommes déboussolés ne cherchent ils pas aussi des bergers qui leur promettent la sécurité. Prenons garde à ne pas choisir un jour , comme l’ont maintes fois fait nos ancêtres,  des loups déguisés en bergers.

 

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Parvenus au col de Landres, nous  contemplons le corps tourmenté de notre  Terre Mère  couvert d’une ombre bleutée qui gomme toute présence humaine.  C’est à la fois apaisant et exaltant de pouvoir contempler un monde en apparence vierge et sauvage. Cela réveille en nous un émerveillement venu du fonds des ages quand l’homme  en migrant découvrait peu à peu la planète et explorait des mondes inconnus. 

Nous avons besoin de conserver de vastes zones sauvages et naturelles pour pouvoir nourrir notre imaginaire, et satisfaire notre goût du mystère. Nous avons besoin de savoir qu’une partie du monde est encore libre et échappe à notre contrôle, que les ours , les loups, les mouflons, les éléphants, les tigres ont des espaces où ils peuvent évoluer en toute liberté. Car cette image de liberté qu’ils nous donnent est un antidote contre la tentation d’un monde insidieusement totalitaire centre-commercialisé, anti-dépresseuré, vidéo-surveillé, face-booké, dechavanisés, assurancetous-risquisé où nous évoluerons comme des  zombies lobotomisés.

 

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Un vieillard au visage buriné par la pluie, le gel, le soleil et le vent nous salue au passage, heureux de voir des humains en ces lieux isolés. Il nous  raconte qu’il a été berger  de Chavardès, un hameau en ruine situé plus avant sur le chemin et qu’à sa mort moyennant la livraison à Saint Pierre de 50kg de Pélardons et de 50litres de Faugères il a obtenu de pouvoir passer son éternité là où il a vécu, mais en étant condamné à l’immobilité, afin de ne pas aller troubler les vivants.

«  Certes  l’immobilité me pèse un peu » nous avoue-t-il « mais je suis en plein air et le paysage ici est tellement beau, alors qu’au paradis ça sent l’encens et la naphtaline car ils gardent les portes toujours fermées à cause des courants d’air et des resquilleurs ».

 

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Poursuivant notre route, nous longeons les contreforts du Montahut dont les cotes saillantes émergent d’une toison d’arbres qui commencent lentement à se parer de zébrures oranges sous les premières morsures des nuits fraîches de l’automne.

 

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Nous voilà au hameau en ruine de Chavardès où vécut notre berger rencontré un instant plus tôt. Le four à pain ouvre sa gueule noire qui n’a plus vu de feu depuis bien des lunes.  Ils n’ont pas de visage ces hommes et ces femmes qui ont vécu, aimé, travaillé, souffert, mais aussi  fait la fête, chanté et ri en ces lieux. Mais les traces de leur passage sur terre sont palpables intimement mêlées à ces ruines alors que nos vies nomades qui vagabondent de cube de béton en cube de béton ne laisseront aucun signe de notre passage.

 

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De fait, notre société hyper moderne et nomade est fascinée par les   ruines antiques qui sont comme un fil auquel elle s’accroche pour ne pas sombrer dans le vide.

 

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Ayant franchi le col de Montahut, nous apercevons le roc d’Ourliades (1020m) qui semble nous mettre au défi de le grimper. Mais n’ayant pas 50Kg de Pélardons ni 50 litres de Faugères à livrer à Saint Pierre nous préférons nous abstenir ( j’ai horreur de l’odeur d’encens et je laisse toujours mes fenêtres ouvertes)

 

 

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Nous franchissons le col d’Ourliades gardé par une sorcière perchée sur son rocher qui nous laisse passer à condition de lui citer cinq vins portant le nom de saints, ce qui n’est pour nous qu’une simple formalité. 

 

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Mais qu’en aurait-il été pour vous chères lectrices ou lecteurs ? J’attends vos réponses dans les commentaires.

 

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Et soudain, le sommet du Montahut se révèle à nos yeux, occupé, oh sublime surprise  par un couple de jeunes mouflons et leur petit ! Constatant que nous ne sommes pas armés de fusils, ces phallus de substitution qu’arborent les nemrods pour se consoler du deuil  de leur virilité, les mouflons se laissent un instant admirer.

 

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Puis lentement ils se retirent pour nous laisser la place, la femelle traînant derrière à l’insu de son mari et restant perchée sur un rocher pour nous contempler, sans doute admirative de la belle taille de nos mollets .

 

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Nous en sommes émoustillés. Il faut dire que nous n’avons plus l’habitude que des regards « féminins » admiratifs se posent sur nous !

 

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La belle mouflonne partie, nous accédons au sommet, ajoutant le Montahut à notre collection de pics, de piochs, de monts, de rocs qui ont vu la semelle de nos godillots.

 

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Ayant entendu certaines de mes lectrices émettre des murmures dubitatifs à la lecture du passage relatif à la beauté de nos mollets, je vous livre en exclusivité une vue de ceux de mon ami Gibus en plein action et qui je pense vous convaincront. Certes les miens sont un peu moins musclés, mais j’ai l’excuse de ne pas être marathonien.

 

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D’ailleurs, au détour d’une piste qui traverse les Bourdils nous avons la surprise d’apercevoir de nouveau notre mouflonne qui, encore sous le charme, nous a suivis. Mais son époux jaloux la rappelle à l’ordre et elle nous quitte à regret. J’espère chères lectrices que vos maris ne font pas de même quand vous passez trop de temps à lire mon blog.

 

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Nous passons près de la chapelle de St martin du Froid qui domine le vallon de la Bayssière  et plongeons à pieds joints dans le vallon

 

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Il suffit alors de se laisser entraîner par la pente en se méfiant des cailloux du chemin qui en ont un peu marre de se faire marcher dessus et roulent traîtreusement sous vos pas . Mais  qui peut leur en vouloir ! Je suppose que quand on vous marche sur un pied, vous ne tendez pas l’autre ! 

 

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Et si vous avez envie d'un intermède musical je vous convie à vous rendre sur mon blog musical OLD NUT pour écouter ma derrière chanson MEDIADEAD et les autres si affinité 

 

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Texte & Photos Ulysse (toute utilisation ou  reproduction des éléments de ce blog est soumise à mon accord préalable) 

 

09:25 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (54) | Tags : montahut, caroux, mouflon, ours