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13/01/2015

Monts et merveilles à nuls autres pareils !

 

En référence aux évènements dramatiques de ces derniers jours, rappelons cette parole du président Franklin Roosevelt : "La seule chose dont il faut avoir peur est la peur elle même" et notre pays a montré  samedi et dimanche dernier qu'il n'avait pas peur.

 

 

 

 

 

 

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Je suis plus enclin dans mes billets à vous montrer les mollets ou la tête d’aventurier de mon copain Gibus que ma bobine. Et il faut dire que mes lectrices ne perdent rien au change, mais bon, pour une fois, je vais faire une exception pour avoir le plaisir de vous dire en tête à tête combien m’est chère votre fidélité à me lire et, pour certains d’entre vous, à me laisser un commentaire.  Et puis, je le fais aussi afin que ma mine débonnaire vous mette en confiance (enfin je l’espère) car nous allons traverser une forêt ou rodent quelques monstres qui pourraient effrayer mes lecteurs ou lectrices les plus impressionnables. J’espère que ça vous réconfortera de me savoir à vos cotés, enfin surtout mes lectrices et qu’elles se serreront contre moi (Oh, les maris ne soyez pas jaloux, je plaisante !).

 

 

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Parlant de monstres, voici d’ailleurs le premier d’entre eux : un loup de belle envergure qui pointe son museau et ouvre une gueule assez large pour enfourner une grand-mère, un petit chaperon rouge et le pot de confiture avec ! Si vous êtes grand mère vous avez donc intérêt à rester derrière moi ! Pour les petits chaperons rouges je ne me fais pas de souci car je pense qu’elles courent plus vite que ce loup un peu dépenaillé !

 

 

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Ce ptérodactyle qui a traversé les âges apparaît autrement plus redoutable et dangereux que messire Isengrin. Profitons du fait que ses ailes sont empêtrées  dans les branchages pour prendre la poudre d’escampette. Cela dit ne soyons pas égoïstes et laissons un peu de cette poudre pour ceux qui passeront ici après nous.

 

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Bon, ayant échappés aux serres du  piaf dinosaurien, nous tombons de Charybde en Scylla, car nous voici face à un vieux sanglier affamé qui n’a pas dû se mettre un gland sous la dent depuis quelques semaines. Je vous conseille, chères lectrices et chers lecteurs de renoncer à une partie de votre pique-nique si vous voulez que l’on puisse poursuivre notre balade. Vous vous montrez compréhensifs, voilà qui est bien ! Le mien est au fond de mon sac et je n’ai pas le temps d’aller le chercher mais je vous revaudrai ça à l’heure du repas, car  Gibus et moi vous réservons une surprise.

 

 

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Ouf! Nous voilà sortis de la forêt et donc d’affaire! Les monstres ne fréquentent guère les espaces ouverts d’où on les voit venir à des lieues à la ronde. Jean-Mi qui nous accompagne et ressemble a un chaperon rouge en est fort aise .

 

 

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Et puis en cet endroit, le vieux chef indien Sitting Bull a trouvé refuge. Il en a fait son territoire de chasse  et son habileté à l’arc dissuade tout prédateur à s’aventurer dans les parages. Il n’aime pas les visages pâles qui ont trahi et décimé son peuple mais il nous a à la bonne car il sait que nous partageons avec lui l’amour de la nature. Il vous fera donc aussi bonne figure, mais évitez de lui demander une autographe. Lisons plutôt l’un des discours qu’il a tenu à ses frères qu’il a défendus contre les « yankee » et qui est, hélas, toujours d'actualité : 

"Voyez Mes frères, le printemps est venu ; la terre a reçu l'étreinte du soleil, et nous verrons bientôt les fruits de cet amour!
Chaque graine s'éveille et de même chaque animal prend vie. C'est à ce mystérieux pouvoir que nous devons nous aussi notre existence; c'est pourquoi nous concédons à nos voisins, même à nos voisins animaux, le même droit qu'à nous d'habiter cette terre. 
Pourtant, écoutez-moi, vous tous, nous avons maintenant affaire à une autre race_petite faible quand nos pères l'on rencontrée pour la première fois, mais aujourd'hui grande et arrogante. Assez étrangement, ils ont dans l'idée de cultiver le sol et l'amour de posséder est chez eux une maladie. Ces gens-là ont établi beaucoup de règles que les riches peuvent briser mais non les pauvres. Ils prélèvent des taxes sur les pauvres et les faibles pour entretenir les riches qui gouvernent. Ils revendiquent notre mère à tous, la terre, pour leur propres usages et se barricadent contre leurs voisins ; ils la défigurent avec leurs constructions et leurs ordures. Cette nation est pareille à un torrent de neige fondue qui sort de son lit et détruit tout sur son passage.
Nous ne pouvons vivre côte à côte."

 

 

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Oui, comment ne pas  admirer et aimer la nature une fois que l’on y a mis le pied et découvert la munificence que peut prendre la simple ascension du soleil dans une étole de brume. Certes quand on a l’œil rivé sur un écran d’ordinateur qui vous donne l’évolution du cours du pétrole ou sur une tablette qui vous révèle le tour de poitrine de Lady Gaga on ne sait rien de cette beauté et on mène une vie de con.

 

 

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Pour l’heure, il nous faut suspendre notre contemplation et songer à rejoindre le refuge, ce qui vous vaut le plaisir d’apercevoir enfin les mollets de l’ami Gibus moulés dans un collant rose! Oh ! Ne défaillez pas chères lectrices, je ne pourrais en porter qu’une tout au plus et j’avoue que j’aurais du mal à choisir. Vous m’êtes toutes si chères !

 

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Pour ne pas courir le risque d’être troublée, contemplez plutôt le paysage qui sera encore en place quand les mollets de Gibus (et les miens bien évidemment) ne seront plus que poussière qui se  mélangera à celle des chemins.

 

 

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Bon, je me résigne, je vois que vous avez du mal à  détachez vos yeux admiratifs de mon ami chargé comme un baudet. Mais bon je vous signale que je porte aussi ma part de buches et je vous invite à aller le vérifier sur la première photo. Non mais !  Jaloux, un peu, je suis !!! Contemplez plutôt les pendentifs que l’hiver, ce galant amant, offre à Gaïa notre belle planète. Si vous le souhaitez je peux aller en cueillir un ou deux pour vous et vous les mettre autour du cou ! Je sais "coquinou" je suis aussi !

 

 

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Allez, je cesse de vous taquiner car nous arrivons au refuge et il faut que j’aide l’ami Gibus à allumer le feu, enfin du moins à couper du bois. Excusez moi de devoir  vous abandonner quelques instants.

 

 

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Allez venez c’est prêt ! Je vous invite  à vous mettre à table pour déguster la surprise que Gibus et moi vous avons réservée. Au cours de nos précédentes sorties, vous avez été nombreux(ses) à exprimer votre frustration d’arriver trop tard pour partager nos œufs au plat, aussi avons nous décidé d’emmener une douzaine d’œufs d’autruche afin qu’il y en ait cette fois ci pour tout le monde !   Allez y servez vous !

 

 

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Et tant qu’à faire, nous avons prévu aussi un dessert : bananes flambées au rhum et tant pis pour celles et ceux qui n’aiment pas ce divin breuvage, qui est à lui seul capable de transformer un refuge du pays d’oc – même couvert de neige - en « lolo » antillais ! Bon, je vois à la grimace de Gibus qu’il n’est pas tout à fait d’accord !

 

 

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Le rhum faisant son « petit effet » nous sommes heureux de trouver des cairns pour nous guider sur le chemin du retour (bon là aussi je plaisante !)

 

 

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Il suffit de contempler la foulée martiale de notre ami Jean Mi pour comprendre que nous ne sommes nullement affectés par nos agapes festives. Il faut dire que l’on s’est rendu compte vous aviez bon appétit et que vous ne suciez pas non plus de la glace chers lecteurs(triches), ce qui a considérablement réduit la portion qui nous est habituellement dévolue. Mais attention je ne vous en fait pas le reproche car j'aime la compagnie des gens un brin (voire deux) rabelaisiens !

 

 

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Bon à la demande générale je mets une dernière photo de mon ami Gibus en collant rose ! Je sens que mon blog va connaître un pic de consultations dans les jours à venir.

 

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Mais il nous faut traverser à nouveau la forêt aux monstres et ne vous laissez pas impressionner par cette espèce d'énorme limace cornue qui n’est friande que de champignons. Donc si vous n’avez pas de mycoses sur les doigts de pied vous ne risquez rien ! Allez nous voilà à bon port, j’espère que vous avez apprécié la balade et que les œufs d’autruche ne vous resteront pas sur l’estomac ! A la prochaine ! Bises à mes lectrices.

 

 

Si vous avez envie d'un intermède musical je vous convie à vous rendre sur mon blog musical OLD NUT pour écouter ma derrière chanson "I don't understand" et les autres si affinité!

  

 (cliquez sur le nom du blog pour y accéder)

Texte & Photos Ulysse (toute utilisation ou  reproduction des éléments de ce blog est soumise à mon accord préalable)   

 

 

 

 

 

22/10/2014

Heures propices dans la montagne de Rosis (Reprise d'archive)

 

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C‘était un de ces jours de félicité dont on voudrait que jamais ils ne finissent et qui ravivent dans notre mémoire quelques vers du poème « le lac »  écrit par le grand Alphonse dans lesquels il s’épanche sur la fuite inexorable du temps :

 

 Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,

Dans la nuit éternelle emportés sans retour,

Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges

Jeter l'ancre un seul jour:

………

" Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices,

Suspendez votre cours :

Laissez-nous savourer les rapides délices

Des plus beaux de nos jours !

 

Oui vraiment, j’aurais aimé que ce jour là, où je suis parti avec des amis baguenauder sur la montagne de Rosis, le temps suspende son vol .

 

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Imaginez, tout d’abord, un chemin en pente douce couvert de feuilles mortes chuintant avec douceur sous nos pas, tandis que les dernières feuilles accrochées aux branches réfléchissent et diffusent les rayons couleur de miel d’un soleil automnal.

 

 

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Puis soudain de terribles grognements se font entendre qui nous clouent sur place et font se dresser nos cheveux sur la tête (sauf moi qui suis chauve, bien évidemment). De derrière un énorme châtaignier surgit alors le monstrueux sanglier qu’Héraclès (l’Hercule des romains), dans le cadre des travaux d’intérêt public auxquels il a été condamné pour avoir tué ses enfants (on était indulgent à l’époque), a piégé et ligoté sur les pentes de l’Erymanthe pour le ramener à Eurysthée, roi de Thyranthe. Ce fabuleux animal a dû profiter de l’inattention de ses gardes pour s’évader et se réfugier dans notre région où les chasseurs sont d’inoffensifs tartarins qui passent leur temps à banqueter et à courir après leurs chiens perdus. Mais le sanglier n’ayant pas oublié sa capture par Héraclès préfère, en nous voyant, prendre la poudre d’escampette, ce qui n’est pas pour nous déplaire.

 

 

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Pour nous remettre de nos frayeurs, nous restons quelques instants au pied de l’énorme châtaignier derrière lequel le sanglier s’était caché et celui-ci en profite pour nous ouvrir son cœur (aux sens propre et figuré comme l’illustre la photo !)  :

 « Bien malheureux nous sommes, moi et mon peuple, autrefois choyés par les hommes qui nous appelaient arbres à pain et se nourrissaient de nos fruits, ainsi que leur bétail. Mais aujourd’hui les humains nous ont abandonnés et délaissent nos délicieuses châtaignes pour s’empoisonner chez Maquedo. Faute de soins, le chancre et l’encre, deux terribles maladies, nous déciment et si vous n’y prenez garde notre espèce disparaîtra bientôt de la surface de la terre. Malheur alors à vous le jour où vos terres exploitées à outrance et saturées de pesticides seront devenues stériles, nous ne serons plus là pour nourrir vos ventres affamés »

Emus par sa confession, nous l’entourons de nos bras réunis et l’assurons de toute notre affection. Mais que peuvent faire quelques humains pour empêcher le monde d’aller au suicide quand nos dirigeants n’arrivent pas à s’entendre pour restreindre la boulimie dévastatrice de nos économies ?

Vraiment, un jour de félicité pour nous, vous étonnerez vous ! Après avoir été effrayé par un monstre et entendu la confession désespérée d’un vieux châtaignier, comment peut-on se réjouir !

 Le constat apparaît , en effet paradoxal, mais outre le ravissement que procure le spectacle de la nature, la plénitude de la vie ne s’éprouve-t-elle pas justement au travers d’ émotions comme la peur, la tristesse, la compassion, qui aiguisent notre sensibilité, ouvre notre esprit et nous permettent d’enrichir notre vision et compréhension du monde.

 

 

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La marche est, à cet égard,  une source intarissable  d’émerveillements et de méditations. Ainsi ces deux feuilles  quasi-mortes protégées des vents et qui s’accrochent encore quand toutes leur congénères sont tombées attirent notre attention. Nous aussi cherchons à retarder le plus longtemps possible l’heure fatale usant parfois d’artifices. Mais n’est ce pas le caractère éphémère de notre  existence qui lui donne du sens ?

 

 

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Nous approchons du col de la Serre de Majous ou pointe la dent minérale du Portail de Roquendouire. Les nuages poussés par le vent prennent garde à ne pas s’y accrocher.

 

 

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Nous parvenons enfin au col et laissons derrière nous « le portail » pour nous diriger vers le hameau en ruine de Caissenols. Nous mettons nos pas dans ceux de milliers d’hommes et de femmes qui ont emprunté ce chemin au cours des siècles le cœur lourd ou joyeux, l’esprit serein ou préoccupé. Quelque chose d’indicible subsiste de leur passage qui  tisse un fil invisible entre eux et nous.

 

 

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Vous qui  suivez fidèlement nos périples, vous avez sans aucun doute noté que j’ai une prédilection pour les cairns, ces mini phares de la montagne qui permettent en cas de neige ou de brouillard ou dans des zones essentiellement minérales de ne pas perdre le fil du chemin. Cette tradition doit remonter aux premiers temps de l’homme quand les chasseurs les édifiaient  dans une nature alors vierge pour retrouver le chemin de leur abri. Par ailleurs, le cairn a l’énorme avantage sur son substitut moderne, le GPS, de ne pas nécessiter de batterie  et d'être insensible aux intempéries !

 

 

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L’un de mes autres sujets de prédilection en matière de photographies sont les vieilles masures. Chacune d’elles est une leçon de vie qui illustre la détermination et le savoir faire des hommes qui les ont édifiées mais qui nous rappelle aussi que toute oeuvre humaine est éphémère et nous invite donc à jouir du moment qui passe. Et ne croyons pas, orgueilleux que nous sommes, que nos gratte-ciels de 800 mètres de haut échapperont à la destruction !

 

 

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N’oublions pas non plus de prêter attention aux arbres, les seuls êtres vivants  dont la beauté et la vigueur croissent en vieillissant. On les croit immobiles, mais ils sont engagés dans un lent voyage vers le ciel et la lumière qui leur fait prendre parfois d’extravagantes poses et leur donnent l’apparence d’étranges danseurs figés par un sortilège !

 

 

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Leur parure, qui l’été passé absorbait goulûment les rayons du soleil, est tombée à terre qu’elle recouvre d’un dais ocre dont la substance contribuera à la formation de nouvelles feuilles. La nature est bien faite qui pourvoit ainsi à leur nourriture alors que les animaux (dont nous sommes, et certains plus que d’autres !) grâce à leur mobilité peuvent aller en tous lieux la quérir. Mais cette mobilité n’est pas forcément un avantage si, comme le disait le vieux châtaigner, c’est pour aller chez Maquedo !

 

 

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Soudain le ciel s’obscurcit, un énorme nuage engloutit le soleil plus vite que mon petit fils Romain avale une fraise tagada. Un spectacle féerique s’ensuit qui nous laisse sans voix et mon mulot sans mots….D’ailleurs c’est aussi bien car les mots sont parfois incapables de décrire ce qui est …

 

 

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 Le nuage prend possession de la quasi totalité du ciel où ne subsiste plus qu’un halo de lumière dans lequel se dresse la  vigoureuse silhouette d’un vieux châtaignier. Jour de félicité, vous avais je annoncé ! Oui c’en était un, vraiment, si riche du spectacle constamment renouvelé de la nature et des traces que l’homme y a laissées du temps où ils vivaient tous deux en bonne entente. Alors viennent sur mes lèvres, de nouveau, ces quelques vers :

 

" Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices,

Suspendez votre cours :

Laissez-nous savourer les rapides délices

Des plus beaux de nos jours !

 

Et si vous avez envie d'un intermède musical je vous convie à vous rendre sur mon blog musical OLD NUT pour écouter ma nouvelle chanson "Les Doudous et les Blessures"

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Texte (sauf poème ) & photos Ulysse

 

26/05/2014

De battre nos coeurs ont continué....

 Après avoir pioché au cours des semaines passées dans mes archives, je vous offre aujourd'hui le récit d'une nouvelle aventure ! 

Merci pour votre patience et votre fidélité à me suivre...

 

 * Le titre de ma note est un clin d'oeil au très beau film de Jacques Audiard "De battre mon coeur s'est arrêté" 

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On dit des gens sans ambition qu’ils végètent ou de ceux qui sont inactifs (selon des critères éminemment subjectifs, car penser est la plus noble et productive des actions) qu’ils sont de vrais légumes. C’est dire la piètre estime que les humains ont généralement du monde végétal ! Je ne suis pas de ceux là, et vois dans les plantes, et notamment les arbres, les êtres les plus sophistiqués qui soient. Car tout en étant condamnés à l’immobilité, ils savent trouver de quoi se nourrir, prospérer, transformer l’énergie du soleil, capter l’oxyde de carbone, qui est un poison pour l’homme et émettre de l’oxygène qui nous permet de respirer !  Et les scientifiques sont en train de découvrir qu’ils  sont capables de communiquer entre eux et de faire preuve d’empathie envers leurs congénères !  Respect , chers arbres ! Et vous en voyez là de magnifiques qui jouent à sauter le muret de pierres que les anciens ont bâti pour protéger le chemin qu’ils ont tracé pour accéder à la montagne de Rosis où autrefois allaient paître leurs troupeaux d’ovins.

NB: Sur la question de la capacité des arbres à communiquer, je vous invite à consulter ce passionnant site dont la référence m'a été fourni par Framboise, l'une de mes lectrices, dans son commentaire. Je l'en remercie

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D’ailleurs en mourant les arbres  révèlent leur véritable nature et les orbites vides de leurs yeux que leur écorce masquait sont des fenêtres ouvertes sur le mystère de la vie.

 

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Certains arbres morts, dont les racines ne leur apportent plus la sève nourricière, broutent ici et là quelques feuilles de leurs jeunes et vigoureux voisins qui n’en prennent pas ombrage !

 

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A peine sortis de la forêt nous découvrons un ancien abri de berger perché sur l’épaule de la Serre de More. Pour le construire, les anciens ont emprunté quelques os de la Terre, en en faisant en quelque sorte un prolongement. Ceux qui y vivaient préservaient ainsi le lien originel entre l’homme et la nature  qui leur faisaient comprendre que leur survie dépendait d’elle.

 

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Cette masure est en parfaite harmonie avec le paysage environnant, au contraire des prétentieux gratte ciels que les hommes dressent aujourd’hui dans lesquels leurs vies périclitent faute de  pouvoir y entendre les battements du cœur de notre Terre Mère Gaïa.

 

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Vivre ici au cœur des montagnes devait être une dure épreuve mais qui vous rendait immortel, puisqu’au milieu de cet environnement, qui vous conte des histoires vieilles de centaines de millions d’années, on comprend que la vie et la mort ne sont que les deux faces d’une existence transcendantale.

 

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Au fond du vallon, on aperçoit le Casselouvre, dont nous avons l’été dernier descendu le cours lors d’une randonnée-canyoning mémorable !

 

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On en devine le cours tortueux et escarpé qui sinue au cœur de la montagne de Rosis  qui commence à être illuminée par l’or des genêts.

 

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D’avoir aperçu ce cours d’eau fraiche et tonique (c’est le moins que l’on puisse dire) nous a donné envie d’aller y plonger une tête (et le reste si affinité !). Descendant pour le rejoindre nous passons devant une modeste capitelle qui devait plus servir à protéger les chopines des bergers des feux du soleil qu’à abriter les hommes ! Le vin chaud , c’est bon pour l’hiver !

 

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Et plouf ! nous y sommes !  L’ami Gibus prenant le chemin le plus court pour s’y tremper en se jetant d’un promontoire rocheux, alors que votre serviteur, désireux de ne pas vous priver d’Eldorad’Oc que vous semblez apprécier, l’a rejoint d’une façon plus précautionneuse.

 

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Après ce bain revigorant et un pique-nique qui l’est tout autant, nous reprenons le chemin des sommets pour y faire notre cure d’oxygène, de ciel bleu et  de chlorophylle, histoire aussi de faire battre la chamade à notre cœur afin d’assurer sa longévité..

 

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Car quand on a le privilège de pouvoir contempler de tels paysages, on veut pouvoir en profiter le plus longtemps possible….même si la mort n’est, comme je vous le disais plus avant, qu’une illusion !

 

PS : Je vous invite à aller à écouter ma dernière composition "Le coupeur de canne" sur  mon blog musical OLD NUT .

 

 

Je vous invite également à regarder et à diffuser à vos amis cette émouvante  vidéo (en espagnol) qui a été faite par le chanteur Macaco avec les travailleurs et les patients du 8e étage (Oncologie) de L'Hôpital pour enfant San Juan de Dios à Barcelone afin de récolter des fonds pour la recherche sur le cancer. Chaque fois que l’on regarde la vidéo, 5 centimes sont versés à la cause.

 

    

 

 

 

Texte & Photos Ulysse

 

06/04/2014

Allez on se chausse, on file à Caramaus !

 

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Comment ! J’en vois qui ne sont pas encore chaussés !  Vous traînez un peu chères lectrices et chers lecteurs ! Quoi ? Qu’entends je ? La rando de la semaine dernière vous a fatigués, alors que Gibus et moi on s’est efforcé de vous vous emmener sur des chemins carrossables ! C’est sûr que le Caroux même par des bons chemins n’est pas le Mont Valérien où le Mont Saint Clair, c’est une MONTAGNE !  De toute façon, on ne peut pas attendre les retardataires, car cette fois ci une rude montée nous attend, vu que nous allons grimper hors sentier au sommet de la Plane (1020m) par la serre d’Esparic et le col de Caramaus. Allez celles et ceux qui sont prêts, prenez votre sac et zou, on y va !

 

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Ne nous quittez pas des yeux car il n’y a pas de chemin et on va naviguer à vue en suivant les quelques balises bleues peintes ici et là sur des rochers. Ceux qui parlent le russe ne seront pas trop dépaysés vu que le parcours a un profil de montagnes russes. Je sais, ma blague n’est pas très subtile mais c’était juste pour détendre l’atmosphère !

 

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Que celles et ceux qui ont le vertige ne regardent pas vers la gauche ou qu’ils ferment les yeux et  s’accrochent à mon sac à dos. Attention « pierre » ! , Attention «  trou » ! Attention « crottes de mouflons » ! 

 

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Bon, le passage le plus difficile est passé, vous pouvez maintenant ouvrir les yeux pour jouir du panorama.

 

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Je vous rassure nous n’allons pas avoir à grimper ce monticule mais nous allons le contourner. Je tiens beaucoup à vous garder chères lectrices et lecteurs !

 

 

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Avant de descendre par le vallon du ruisseau des Fabre nous allons passer en revue les sommets que l’on aperçoit et où nous avons déjà emmenés certains d’entre vous. En face à gauche , on aperçoit le Plo des Brus où j’ai essuyé une tempête de neige il y a trois semaines. La pyramide au milieu recouverte d’une forêt sombre est le Mont Agut (1030m) qui domine l’ancien bassin minier de Graissessac aujourd’hui abandonné. Tout au fond entre les deux on aperçoit les Cévennes. Et si je me retournais je pourrai vous montrer le Caroux où nous étions la semaine passée. Ca donne le vertige n’est ce pas ! Le Népal est une pénéplaine à coté (bon là c’est mon coté sudiste qui parle !)

 

 

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En descendant nous trouvons quelques lambeaux de neige que la fraicheur de ce versant nord a préservés. Non ! on n’a pas le temps de faire une bataille de boules de neige ! Vous y tenez !! Vous êtres de vrais gamins ! Gibus et moi aussi d'ailleurs ! OK mais alors pas plus de cinq minutes !

 

 

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Oh ! vous avez vu la laie qui vient de s’enfuir avec ses petits. J’ai juste eu le temps de prendre au vol une (mauvaise) photo d’un marcassin ralenti par une vielle souche. Je pense qu’il a eu la première peur de sa vie. Il en verra d’autres quand plus tard les « nemrods » voudront sa peau !

 

 

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Nous arrivons au havre de paix qu’est Caissenols, merveilleusement restauré par une association de bénévoles (que je salue au passage) et où j’ai personnellement de merveilleux souvenirs pour y avoir emmené de nombreux amis ainsi que mes enfants et petits enfants pour de mémorables « saucisses grillées «  parties !

 

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Désolé pour celles et ceux qui ne sont pas avec nous mais je ne poste pas pour cette fois de photo de notre pique-nique ! J’ai en effet reçu de trop nombreuses lettres de lectrices et lecteurs frustrés d’être arrivés trop tard pour les délicieux œufs-bacon au plat  préparés par Maître Gibus . Donc, on «squeeze la pause » dinatoire et la sieste et on se remet « fissa en route »  en empruntant un chemin des plus confortables. Ce n’est pas que je tiens à vous ménager, mais  généralement l’après midi, Gibus et moi, adoptons un « train de sénateur », bien qu’il soit évident qu’aucun des vieillards cacochymes qui peuplent le Sénat ne pourrait nous suivre !

 

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J’en profite pour vous donner des nouvelles de cet arbre mort qui borde le chemin et avec lequel j’ai souvent de longues conversations, comme en décembre dernier. Il tient le coup ma foi et garde « bonnes racines et bon œil » et je vous transmets son amical salut, notamment à mon ami Marc qui le connaît bien aussi.

 

 

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Bon, il va quand même falloir affronter une dernière « légère » (au sens montagnard du terme)  montée pour accéder à la serre de More avant de redescendre vers notre point de départ.  Les protestations ne sont recevables que par pli recommandé avec accusé de réception dans les vingt quatre heures après l’ascension, le cachet de la poste faisant foi.

 

 

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Mais une superbe récompense vous attend pour prix de vos efforts : une baignade dans le site magnifique des méandres du Casselouvre. A quelle température est l’eau, me demandez vous . Désolé mais ce n’est pas un question que l’on pose quand on part en randonnée avec Gibus et Ulysse . On se déshabille et on plonge, point barre !

 

PS: Je vous invite à faire connaissance de Jennifer, femme fatale, sur mon blog musical OLD NUT  en cliquant ICI

 

Texte & Photos Ulysse