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16/05/2015

Vos chaussettes sont sèches, allez vous balader au Puech ! (Reprise d'archive)

 

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Lisant mon invitation, vous allez probablement me rétorquer que, respectueux de ceux qui vous entourent, vous ne possédez pas qu’une seule paire de chaussettes et que, par conséquent, vous en avez toujours une paire de sèches ! Sans aucun doute, mais il n’est pas certain qu’elles soient appropriées pour une longue marche à pieds. Car après le budget de la Sécurité Sociale et celui de l’Etat , les chaussettes sont les choses qui ont la plus grande propension à avoir des trous ! Et des trous aux chaussettes quand on marche, ce sont des ampoules assurées ! Donc après avoir vérifié que votre paire de chaussettes sèches n’avait pas de trous, rendez vous à l’entrée du joli village du Puech du Lodévois afin que je vous emmène vous balader.

 

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Nous grimpons sur le plateau du Cayroux  - à ne pas confondre avec le massif du Caroux, dans lequel je vous ai maintes fois emmenés -  couvert de vastes prairies où batifolaient autrefois des milliers de moutons. Car l’élevage ovin était alors la principale activité de cette  région aux terres peu fertiles. Mais le coût dérisoire du mouton néo-zélandais et les aspirations à une vie plus confortable ont eu raison des vocations de berger.

 

 

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Le chemin qui grimpe sur le Cayroux ménage de fort belles vues sur le village perché d’Olmet-et-Villecun qui, hormis sa situation pittoresque, a pour seul signe distinctif d’être le 30046ème village français par la taille. A part ça, rien à signaler, sinon qu’il doit y faire bon vivre, à condition d’avoir une machine à faire le pain et de bons mollets . Mais si jamais un habitant de ce village lit ce blog et souhaite nous faire part d’un centre d’intérêt qui aurait échappé à ma sagacité, je l’invite à en faire  part en commentaire .

 

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Nous arrivons sur le plateau du Cayroux dont les géologues vous diront «  qu’il s’agit d’une « mesa » ou « planèze » constituée de plusieurs coulées volcaniques imbriquées  intervenues entre -2,5 et -1,5 MA et qui reposent sur une topographie plio-quaternaire, mises en inversion de relief par érosion différentielle et culminée par une paléosurface quaternaire » Ouf ! Si vous n’avez pas tout compris, soyez rassurés, moi non plus. Certains me rétorqueront, peut être, que ce n’est pas forcément rassurant d’être aussi peu instruit que je le suis !

Au demeurant,  les hommes qui ont édifié le dolmen qui s'y trouve n’avaient pas conscience,  malgré leur étonnante expertise, d’être sur une inversion de relief sinon ils auraient choisi un autre lieu de peur de voir le relief s’inverser de nouveau et mettre à bas leur  imposant ouvrage. C’est que, comme dit « l’autre » (qui au passage ne doit pas avoir eu beaucoup d’ampoules aux mains au cours de son existence ) c’était un « vrai » travail de construire un mégalithe, pas comme celui des salariés d’aujourd’hui qui, c’est bien connu,  sifflent tous en travaillant !

 

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Ces espaces laissés en friches sont peu à peu,  colonisés par les arbres et perdent ainsi leur caractère agro-pastoral d’antan. Ce phénomène, conjugué au mitage de la plaine par les zones commerciales et l’extension anarchique des lotissements entourés d’hideux murs de parpaings bruts,  font que le Languedoc perd peu à peu ses paysages  de garrigue caractéristiques de son identité et lieux d‘une grande biodiversité.

 

 

puech,olmet,ruffes,lodévoisMême les « ruffes », ces terres rouges pourtant peu fertiles et qui sont l’un des grands attraits des paysages du Lodévois, commencent à être recouvertes d’un couvert végétal qui finira par masquer leur beauté.

 

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Vous allez sans doute trouver paradoxal que, moi l’ami des arbres, je fasse ici leur procès. Mais il en va de certains paysages comme de certains monuments : ce sont des chef-d’œuvres à préserver. Imagine-t-on le Mont Saint Michel recouvert par une forêt d’arbres ? Non bien sûr.  Et bien ces collines de ruffes sont  en quelque sorte le Mont saint Michel du Lodévois.

 

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D’ailleurs, je ne résiste pas au plaisir de vous mettre une autre photo de ce site si particulier. Je suis sûr qu’en la contemplant vous n’aurez qu’une envie : celle de parcourir un  matin de printemps ou d’été cette route bleue en vous enivrant de l’odeur des cistes de Montpellier. Je crois que la destination de vos prochaines vacances est toute trouvée !

 

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Les hommes d’autrefois vivaient en harmonie avec cette beauté qu’ils respectaient, à l’encontre de leurs descendants qui ont fait de la terre une poubelle. Ils empruntaient à notre planète quelques uns de ses oripeaux pour  confectionner leurs maisons et leurs abris, à l’exemple de  cette « capitelle » qui servait à ranger les outils et à se protéger des intempéries.

 

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Ils faisaient de même pour édifier les murs qui bordaient les « bancèls »,  ces terrasses affectées aux cultures, pour les protéger des moutons et aussi de l’érosion.

 

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Mais nous savons qu’ici bas tout est éphémère et le monde change, sans cesse, parfois pour  le pire, parfois  pour le meilleur.  Nos vies ne sont qu’un rêve ou un reflet dans « l’œil » de l’univers.

 

 

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Il me faudra un jour tourner le dos à ce monde pour de nouvelles aventures dans un lieu où je l’espère il y aura des vignes et de la canne à sucre et pas de murs en parpaings bruts ! A cet égard,  tout maire qui tolère dans sa commune un mur en parpaings bruts devrait être jugé pour crime contre la beauté !

 

 

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En attendant, émerveillons nous, étonnons nous devant la beauté, la diversité et l’étrangeté du monde, tel ce pavement naturel, que l’on croirait posé par les hommes et qui n’est qu’une ancienne coulée de lave fragmentée lors de son refroidissement .

 

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Marchons d’un cœur et d'un pas légers sur les chemins du monde, surtout après le pique-nique…..quand les bouteilles sont vides dans les sacs ! Les plus impertinents d'entre vous me diront sournoisement " Si le liquide n'est plus dans les bouteilles, il est bien quelque part et donc il pèse encore...".  C'est oublier que par un mécanisme similaire à celui des puits artésiens, le vin bu transporte !

 

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Autrefois pour se consoler de la dureté du monde les hommes se sont inventés des dieux qui leur promettaient le paradis. Les hommes d’aujourd’hui, sceptiques sur l’existence d’un « au delà » aimeraient trouver le paradis sur terre. Moi je sais où il est !  Il est au bout de mes chaussures de randonnée !

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Souvent au hasard des chemins, nous assistons à des scènes étonnantes, telle cette assemblée de vieux ceps qui se sont réunis pour écouter les histoires du temps passé contées par un vieil olivier. Ne comprenant pas le langage des arbres, nous ne nous sommes pas attardés. Mais c’est décidé je vais m’acheter une méthode « Assimil » sur la langue arboricole !

 

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Nous voilà de nouveau en vue du village du Puech. Notre balade est terminée et j’espère que vous l’avez appréciée.

 

 

Texte  & Photos Ulysse

 

 

09:41 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (61) | Tags : puech, olmet, ruffes, lodévois

11/11/2014

Le Salagou pays des merveilles

 

JE M'ABSENTE UNE DIZAINE DE JOURS ET REPONDRAIT A VOS COMMENTAIRES A MON RETOUR MERCI DE VOTRE PASSAGE

 

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Aujourd’hui nous allons abandonner les sentiers du Haut Languedoc pour baguenauder du coté du lac du  Salagou, autre lieu emblématique de notre région  où je vous ai maintes fois emmené. C’est un lieu unique et splendide avec ses eaux turquoises entourées de ruffes rouges. Il y a un mois à peine,  je vous ai invités à venir y pêcher  l ‘écrevisse en compagnie de mes petits loups et de leurs copains. Pour égayer cette nouvelle visite, j'ai paré le lac d’atours inhabituels que permettent les logiciels photos afin de vous transporter, telle Alice, au pays des merveilles. Je vous laisse en contempler le résultat en silence, car ajouter des mots aux photos  serait en la circonstance superflu. 

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Et si vous avez envie d'un intermède musical je vous convie à vous rendre sur mon blog musical OLD NUT pour écouter ma nouvelle chanson "Gaïa Blues" (nouvelle version pour ceux qui la connaissent déjà)

Cliquez :

 

ICI

 

 

Texte & Photos Ulysse (toute utilisation ou  reproduction des éléments de ce blog est soumise à mon accord préalable)

 

23/10/2013

Au pays des ruffes et des volcans

  

 

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L’Hérault où je vis est un livre ouvert sur l’histoire de la terre.  Sa géologie a été particulièrement tourmentée par plusieurs incursions de la Méditerranée puis par les plissements provoqués par la surrection des Pyrénées et des Alpes il y a environ quarante millions d’années. Enfin un épisode volcanique, qui a commencé il y a deux millions d’années et s’est arrêté il y a environ cinq cent mille ans, a enrichi le paysage de coulées de lave et de « necks » comme celui érodé que l’on aperçoit en haut de ce monticule qui fut autrefois un volcan. Aux alentours s’étendent ces « ruffes rouges » terres argileuses sédimentaires contenant de l’oxyde de fer et provenant de lagunes qui ont occupé les lieux de moins trois cent millions à moins deux cent millions d’années.

 

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Nous sommes aux alentours du hameau de Mérifons situé non loin du lac Salagou. Par endroits les ruffes ont conservé la marque d’intenses périodes de sécheresse qui les ont craquelées.

 

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En d’autres endroits, comme sur la plaque de la Lieude on aperçoit des empreintes laissées par des mammaliens, ancêtres des dinosaures, qui vivaient en ces lieux marécageux.

 

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La tête fossilisée de l’un d’eux émerge du sol….du moins pourrait-on le croire ! Mais  il ne s’agit que d’un roc de basalte volcanique sculpté par les intempéries.

 

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Ici on croit voir un mur dressé par les anciens mais il s’agit également d’une coulée de lave mise à la verticale, probablement par la surrection des massifs alpin ou pyrénéen.

 

 

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Là nous sommes face à un morceau d’ancien plateau sédimentaire d’une composition différente des ruffes – ce qui témoigne d’un changement climatique intervenu dans la région -  également bousculé par la surrection des massifs voisins. Gaïa a eu une jeunesse tumultueuse et elle a encore par moments des défoulements intempestifs qui font quelques dégâts et malheureusement de nombreuses victimes.

 

 

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Non loin de là, un superbe « neck » dénommé la « Roque haute » se dresse dans le paysage.

 

 

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Vu sous un autre angle il ressemble à un ours dressé, sans doute l’un des seuls qui survivra au massacre programmé de toutes les espèces animales comme on le voit partout : ours, loups, éléphants, tigres, rhinocéros, grands singes, requins sont  pourchassés ou exterminés par la cupidité et la stupidité de l’espèce humaine. Les hommes ne supportent que les animaux qu’ils «bouffent», exploitent ou dominent et exècrent ceux qui  les narguent par leur noblesse et leur goût de la liberté à laquelle ils ont eux mêmes depuis longtemps renoncé. 

 

 

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Dans ce paysage étonnant l’eau creuse des ravins qui vous donnent le sentiment de contempler les entrailles vivantes de Gaïa.

 

 

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Quand les ravins deviennent « canyons » les arbres s’y réfugient car ils y trouvent l’humidité et la relative fraîcheur qui leur permettent de survivre à la fournaise estivale.

 

 

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Sur les berges des canyons les coulées de lave s’effritent sous l’effet des intempéries et roulent pierre après pierre au fond des canyons. De là ces pierres érodées par l’eau qui y coule par intermittence commenceront leur lent chemin vers la mer. Les roches, que l’on croit immobiles, sont, comme les nuages, de grands voyageurs.

 

 

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Le vent et la pluie offrent à Gaïa de jolis mamelons et broderies diverses dont je vous laisse apprécier la beauté et la diversité.

 

 

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Et si cette note vous a plu je  vous invite à découvrir

sur mon blog PIQUESEL le récit de mon péripleà travers

le parc des Bardenas Reales en Espagne.


 

Texte & Photos Ulysse

28/04/2010

Au diable la paresse, allons marcher aux Vailhès

 

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Ce sont les vacances , mais ce n'est pas pour cela qu’il faut se laisser aller. Que diriez-vous d’une balade à partir des Vailhès sur des chemins longeant le Lac du Salagou ?

 

 

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Vous êtes d’accord ! Alors suivez moi , je m’appelle Louna et je serai votre guide . Si je vais trop vite, dîtes le moi , je ralentirai le pas.

 

 

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Après avoir grimpé la piste qui mène au lieu-dit du Tau, nous arrivons sur le plateau de l’Auverne . Nous découvrons le lac qui, avec la brume ambiante, semble rempli de lait et pourtant je ne vois aucune vache paissant sur ses rives : la nature est pleine de mystères !

 

 

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Les collines qui bordent le lac sont en fait d’anciens volcans qui sont pour le moment endormis mais qui peuvent se réveiller à tout instant. J’espère qu’ils attendront que nous ayons fini notre balade !

 

 

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Avec Léo, mon grand frère, nous partons à la découverte des capitelles du plateau de l’Auverne. Elles sont trop hautes pour que nous jouions à saute-mouton et il me fait la courte échelle pour que je grimpe dessus

 

 

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De là haut on ne voit pas Montmartre, mais on a une vue imprenable sur le lac .

 

 

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La vue du lac m’a donné envie de m’y baigner aussi Léo et moi descendons vers ses rives .

 

 

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Bien que l’eau soit très fraîche, je m’y jette avec courage, alors que Léo reste prudemment sur le bord. Comme l'a écrit Aragon, l'un des poètes préférés de mon papy , la femme est vraiment l'avenir de l'homme !

 

 

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Le seul inconvénient de cette baignade est qu’il faut remettre et relacer ses chaussures et j’ai horreur de ça. J'ai beau promettre plein de bisous à mon papy il ne veut pas m'aider. Il me dit toujours "Qui, ses chaussures, sait lacer, dans la vie son chemin saura trouver ! Bon, on voit qu'il est de la vieille école parce que maintenant avec les GPS on trouve son chemin sans se fatiguer !

 

 

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Cette baignade m’a revigorée et je cavale comme un jeune cabri sur les collines qui bordent le lac. Même mon papy qui est super entraîné et qui m’accompagne a du mal à me suivre !

 

 

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Léo me rejoint et nous poursuivons tranquillement bras dessus, bras dessous sur le chemin en admirant le paysage. Nos parents n’en reviennent pas car nous sommes généralement comme chien et chat, mais il est bien connu que la beauté apaise les esprits.

 

 

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Nous arrivons en vue de la chapelle de Cians bordée de cactus qui sont sans doute là pour rappeler que le chemin du ciel est bordé d'épines. Chez nous c'est surtout l'endroit où est planqué la boite à bonbons qui pique...notre curiosité !

 

 

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Léo et Moi adressons une prière à saint Cians pour qu’il pleuve des fraises « Tagada ». Mais Saint Cians doit être dur de la feuille car le ciel reste désespérément bleu !

 

 

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Le chemin se rapproche du lac et sinue à travers les ruffes rouges, ces roches sédimentaires vieilles de près de trois cents millions d’années, ce qui fait trente millions de fois ma courte existence : l’age de l’univers est un phénomène encore plus étonnant que les poils qui poussent dans les oreilles de mon papy !

 

 

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Moi qui habituellement ne tiens pas en place, je deviens contemplative devant tant de beauté ! Bon, cela ne dure que quelques minutes mais je suis jeune et en sagesse je peux encore progresser !

 

 

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Cet arbre mort échoué sur la rive me rappelle la fragilité et la brièveté de toute existence. Mais quand je pense à tous les jours d’école qu’il me reste à vivre ça me donne le bourdon !

 

 

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Mais je suis en vacances et comme dit mon papy à chaque fois qu’il boit un verre de jus de raisin fermenté (et c’est souvent) « carpe diem » ! La balade s’achève et si vous l’avez appréciée, n’oubliez pas la guide !

 

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Texte Louna et Léo /Photos Ulysse