24.01.2010
Je suis allé au bal des ceps ! (reprise d'archive)
Hier matin, je suis allé me balader à travers le vignoble de Pomerols (34) où de nombreux vignerons s'affairaient à la taille des vignes, comme il est habituel à cette époque de l'année. Passant près de l'un d'entre eux, je le salue et lui dis mon admiration pour ce noble et dur métier, aussi plein d'aléas que de bonheurs partagés.
Voyons qu'il a affaire à un gosier confraternel, le vigneron me tient alors des propos surprenants. « Vous tombez bien » me dit il « nous sommes le 22 janvier, le jour de la Saint Vincent, le patron des vignerons et ce soir si vous le voulez bien je vous emmène au bal des ceps ! »
« Au bal des ceps ? diantre ! De quoi s'agit-il ? » rétorquai-je « Je vous expliquerai ce soir, retrouvons nous à 17 heures au pied du grand amandier que vous apercevez là bas » et joignant le geste à la parle, il me montre du doigt un arbre magnifique juché sur le coteau. « Entendu » lui dis je un peu interloqué et, sur ces paroles, je le quitte et poursuis mon chemin, attendant avec impatience l'heure du rendez vous qu'il m'a fixé
A l'heure dite, je le retrouve au pied de l'amandier alors que le soleil plonge vers l'horizon. Me prenant le bras, il m'entraîne un peu plus loin sur le coteau et m'invite à m' accroupir auprès d'un second amandier surplombant des vignes.
Il entreprend alors de m'expliquer la raison de notre présence ici :« En 1565, en pleine guerre de religion, les vignerons de la région ayant adhéré à la foi protestante, craignant les représailles, se réunissaient la nuit en ce lieu pour prier. Une nuit, la veille de la Saint Vincent, un vagabond qui passait par là les surprend et, espérant une récompense, s'en va les dénoncer à l'évêché de Pézenas. Celui ci demande au commandant des dragons de l'armée royale stationnés dans la région d'intervenir.
La nuit suivante, l'assemblée de protestants se retrouve encerclée par les dragons et est sur le point d'être massacrés quans soudain, Merlin l'enchanteur qui était en villégiature à la station thermale de Balaruc les bains pour soigner ses rhumatismes et profitait de l'occasion pour cueillir à l'heure de la pleine lune des herbes médicinales dans la garrigue, intervient !
S'interposant entre les protestants et les dragons, il brandit sa baguette magique et leur jette un sort en leur disant « Maudits dragons, soyez transformés en ceps qui garderont votre âme prisonnière pendant 500 ans pendant lesquels vous subirez la pluie et le gel l'hiver et la fournaise l'été »
Mais la fée Viviane, dont il était éperdument amoureux et qui l'accompagnait dans tous ses voyages, surgit à ce moment là et implora la clémence de Merlin afin qu'il atténue le sort jeté aux malheureux dragons, en faisant valoir qu'ils étaient soumis aux ordres du roi et n'agissaient pas selon leur propre volonté.
Cédant à la requête de sa bien aimé Merlin accepta que le jour de la Saint Vincent les ceps puissent une demi heure avant le coucher du soleil se libérer de la terre et danser .jusqu'à la disparition du soleil. »
Pendant que le vigneron contait son histoire, je voyais effectivement à ma grande stupeur, les ceps s'animer et danser au son de la brise qui s'était levée. Celle-ci, petite fille des alizés transportait avec elle des airs de reggae et de samba transformant le coteau en un « dance-floor » des plus animés.
Mais au fur et mesure que le soleil déclinait, le rythme de la danse ralentissait ...
En plongeant sur la ligne d'horizon le soleil aspergea l'ensemble du ciel de marmelade d'orange avant de disparaître et de ramener ainsi les ceps à leur séculaire immobilité jusqu'à la prochaine Saint vincent.
Nous levant pour quitter les lieux, je le remerciai chaudement de m'avoir permis de contempler cet étonnant spectacle. « Ce fut un grand plaisir de partager ce moment avec un disciple de Bacchus » me dit il, « mais je vous demande de ne pas dévoiler cet endroit, sinon des cars entiers de touristes vont y débarquer et piétiner nos vignes! »
Désolé donc, de ne pas pouvoir vous en dire plus, mais avec la photo de l'amandier les petits futés pourront peut être trouver l'endroit ! On s'y verra donc peut être à une prochaine Saint Vincent ! Mais n'oubliez pas que vous n'avez que jusqu'en 2065, date à laquelle le sort jeté par Merlin sera levé ! !
Texte & Photos Ulysse
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24.12.2009
Dieu et le père Noël (reprise d'archive)
Dieu alluma une cigarette et en tira voluptueusement une profonde bouffée qu'il expulsa lentement, disparaissant dans un nuage de fumée de la vue des anges qui tournoyaient autour de lui. Puis, avalant goulûment une gorgée de Glenlivet 10.000 ans d'age, il dit à Divina assise à ses côtés : « Laisse moi un instant douce Divina, j'ai besoin de réfléchir ! ».
Car Dieu était préoccupé ! L'humanité lui donnait du souci ! Voilà des êtres, se disait il, auxquels j'ai offert la plus belle et la plus confortable planète de l'univers et ils en font un mouroir et une décharge publique ! Ils n'arrêtent pas de se taper dessus, même leurs gosses dans les cours de récréation se comportent comme des,chiffonniers! Diable (c'est son juron préféré) ce n'est pas faute pourtant de leur avoir envoyer des messages de tolérance et d'amour. Mais ces gredins ne retiennent de mes paroles que ce qui sert leur instinct de domination !
Ils ont fait de moi un père fouettard, un épicier vicieux comptant leurs péchés, un Moloch avide de sang, d'honneurs et d'offrandes, un maquereau pourvoyeur de vierges ! C'en est assez, je ne sais plus que dire ni que faire, je crois que je vais saborder leur planète !
Divina qui, grâce à son intuition féminine, avait deviné le dilemme qui tourmentait son cher compagnon, revint s'asseoir à ses cotés et, lui passant la main dans les cheveux, lui dit : « je sais ce qui te rend soucieux et je crois que j'ai une solution »
« Je t'écoute très chère » lui dit il amoureusement ne doutant pas qu'elle ait effectivement trouvé un moyen de résoudre son problème, tant était grande son intelligence. A vrai dire, pensait-il, s'il n'y avait que des femmes sur la Terre la situation y serait sans doute plus agréable car il n'y aurait plus de chaussettes sales qui traînent. Mais bon le "mâle" étant fait, il faut l'accepter et se dire que sans lui le monde n'y serait pas forcément plus gai, car que vaudrait la vie sans amour (même éphémère) et sans "galipettes" !
Divina lui dit alors : « j'ai constaté qu'un jour par an la Terre connaît une trève, un jour où les hommes semblent mieux disposer à l'égard de leurs congénères et déposent leurs armes, c'est le jour de Noël. Ecris donc au Père Noêl pour savoir ce qu'il faut faire pour que les hommes se comportent ainsi tous les jours de l'année. »
« Divina tu es géniale, je vais sur le champ envoyer un mail au père Noël pour lui demander conseil ». Une fois le mail expédié, n'ayant pas d'autre problème à traiter et connaissant par coeur le programme des chaines de télé, ils s'enlacèrent amoureusement, attendant la réponse de Santa Claus.
Deux jours plus tard, alors que Dieu taillait ses rosiers, le téléphone sonna. Il décrocha le combiné et s'installa dans un fauteuil « Allo, Dieu à l'appareil! » dit il, « C'est le Père Noël » lui répondit son interlocuteur « j'ai bien reçu votre mail et je préfère vous répondre par téléphone, c'est plus convivial » « Vous pensez que vous allez pouvoir régler mon problème et rendre l'humanité plus raisonnable ? » lui dit Dieu « C'est une tâche titanesque que vous me demandez là, mais j'ai quelques idées » rétorqua le Père Noêl
« Bon, et bien allez y, je vous écoute » dit Dieu
« Bon voilà, je crois qu'il faut faire quelque chose pour chaque peuple dont le comportement pose problème si l'on veut améliorer l'ambiance qui règne sur la terre et réduire les conflits. Je commencerais par les Chinois qui sont les plus nombreux et dont l'impact sur l 'économie et le climat de la planète devient préoccupant.
Si j'étais vous je leur enverrais Martine Aubry pour qu'elle leur impose les 35 heures. Cela permettrait aux autres peuples de respirer au sens propre et figuré. En outre, il serait bon que les dirigeants chinois accoutumés aux turpitudes et aux pollutions en tous genres deviennent allergiques à l'air pur du Tibet. Cela permettrait à ces pacifiques Tibétains d'échapper aux brimades de cette sinistre et pitoyable clique qui dirige un Etat producteur de chaussettes à deux balles et de vivre comme ils l'entendent.
Pour les indiens je ressusciterais Gandhi dont le souvenir est très respecté et qui pourrait ramener l'harmonie dans ce pays. Je changerais aussi plus souvent l'eau du Gange afin qu'ils attrapent moins de maladie.
Aux français toujours mécontents et déprimés qui vivent dans le souvenir de leur grandeur passé et qui ont la nostalgie des 30 glorieuses où ils étaient tous fonctionnaires, j'enverrais quelques milliers de tonnes de carambars et de mistral gagnants. Ca les détournerait des anti-dépresseurs, supprimerait le trou de la sécu, permettrait ainsi de réduire leurs impôts et donc de les rendre plus aimables. Je ferais aussi en sorte que Carla tombe amoureuse de Nicolas Hulot afin qu'il soit élu lors des prochaines élections
Pour les russes je transformerais leur pétrole en vodka afin que plus jamais aucun soldat ne soit en état de conduire un char et échangerais leurs ogives nucléaires contre des bacs à fleurs .
Aux italiens j'offrirais des milliers de bennes à ordures pour la collecte des mafieux. Je ferais aussi élire Ornella Mutti comme papesse pour mettre au pas les vieux barbons qui règnent au Vatican et donnent de vous une image déplorable.
Quant aux allemands, qui se présentent comme les champions de l'écologie mais roulent tous dans des grosses cylindrées, je transformerais leurs mercédès et BMW en chars à boeufs, sauf que je remplacerais les boeufs par des ânes, car le pet de boeuf contient du méthane néfaste pour l'environnement. Je remplacerais aussi l'allemand par l'italien, langue beaucoup plus harmonieuse et propice à l'amour.
Pour les espagnols, je remplacerais les épées des toréadors par des épées en plastique pour que les toros aient enfin un chance de s'en sortir dans les corridas. Et je supprimerais les verbes irréguliers de la langue espagnole pour qu'on puisse l'apprendre plus facilement et lire ainsi dans leur langue d'origine les magnifiques poèmes de Fédérico Garcia Lorca.
Pour les pays arabes, je transformerais le pétrole en eau afin qu'ils puissent cultiver le désert et je ressusciterais Mahomet en l'incitant à clamer haut et fort l'égalité de la femme.
Pour les anglais, je comblerais la Manche et communiquerais au monde entier leur recette de marmelade à l'orange pour qu'ils sortent de leur splendide isolement et qu'ils cessent de se prendre pour le nombril du monde. Je leur imposerais aussi de rouler à droite afin qu'ils soient moins dangereux quand ils s'aventurent à l'étranger.
Quant aux américains dans la mesure où Bush a été remplacé par Barak Obama, et que leurs producteurs de 4X4 ont fait faillite il n'y a pas besoin de faire grand chose, sinon de réduire la taille de leurs hamburgers afin qu'ils laissent un peu plus de nourriture aux autres habitants de la planète.
Je rajouterais aussi un bon paquet de neurones à tous ceux qui insultent, méprisent maltraitent oui assassinent ceux qui ne sont pas nés dans le même poulailler qu'eux et ne font pas des crottes et des « cot, cot.... » identiques aux leurs.
Enfin je transformerais en zèbres les dictateurs d'Afrique et d'ailleurs et les mettrais dans une réserve peuplée de lions pour qu'ils se rendent compte à quoi ressemblent la vie de leurs sujets
Pour les autres peuples qui ne causent pas trop de nuisance, je ne ferais rien à ce stade en espérant qu'ils persévèrent dans cette voie..... »
« Voilà qui est intéressant « dit Dieu à son interlocuteur ! « Je vais m'atteler de ce pas à la tâche mais je ne suis pas sur de pouvoir tout faire pour le prochain Noë!, je veux offrir un cadeau à Divina et je ne suis pas encore allé faire mes courses »
« C'est aussi bien que vous n'alliez pas trop vite » lui répondit le Père Noël « parce que le jour où tout ira bien sur terre, les humains n'auront plus rien à demander et je me retrouverai au chomage !
"Ne vous inquiétez pas, ce n'est pas demain la veille" lui répondit Dieu " Ils croient plus au Père Noël qu'en votre humble serviteur et ça me rend jaloux ! Au fait , si vous êtes libres au nouvel an, Divina et moi serions heureux de vous avoir à la maison avec la Mère Noëlle; Divina vous régalerait d'une nouvelle recette de couscous que lui a montré Mahomet. Et puis j'ai un vieux cognac hors d'age que j'ai retrouvé dans ma cave, je peux dire que c'est le petit Jésus en culotte de velours !"
"Avec plaisir" répondit le père Noël "ça me changera du pain d'épice et du verre de lait que les terriens se croient obligés de me laisser au pied de leur foutu sapin et qu'il faut que je m'ingurgite pour ne pas les vexer ! "
JOYEUX NOEL A TOUTES ET A TOUS QUI PASSEZ PAR ICI.....
Texte & Photos Ulysse
09:30 Publié dans Divagations | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dieu, divina, père noël, chine
29.08.2009
Vous voulez du bleu ? en voilà sacrebleu !
Colapat et Patacol, qui au Pied de leur Tour veillent sur la blogosphère, m’ont jeté un sort qui menace de transformer en H2O le nectar des divins flacons de ma cave si je ne satisfais pas à leur demande de concocter une note à la gloire du « bleu ». Pas le bleu d’Auvergne ni des Causses, pas non plus le bleu des bleus de chauffe, des bas bleus ou des bleusailles. Non il s’agit tout simplement de célébrer la couleur bleu !
Me demander ça à moi qui n’aime que trois couleurs : blanc (si, si , c’est une couleur) rosé et rouge, c’est comme de demander à un chasseur d'écrire un poème. Cela dit, mais je vais m’exécuter car la transformation de ma cave en source d’eau claire équivaudrait pour moi à la fin du monde, vu que le seul usage que je fasse de l’eau est pour me nettoyer le museau (et un peu plus si affinité) et accessoirement laver mes salades (j'ai horreur des limaces).
Alors lâchement je me soumets à l’infâme dictat de Colapat et Patacol et vous livre ma symphonie en bleu..

Voici, tout d'abord, gisant sur le babord le bleu naufrage qui incite à être sage....
Puis voici le bleu Millau, plutôt vertigo,
Vient ensuite le bleu rosace, plein de grâce

Mais peut être lui préférerez vous le bleu Salagou ? « Ah que il est beau" , cher Jauni, dites vous !

Quant au bleu Jonas , « c’est assez » classe, mais ça me fiche des angoisses !
Le bleu Canigou, lui domine tout !
Le bleu catalan un brin décadent est réservé aux vieux gréments !

Quant au bleu flamant rose : quelle métamorphose !
Pour le bleu ancolie : bonjour mélancolie !

Le bleu golfe du lion est à utiliser avec précaution !
Le bleu nuage : ça change le paysage !
Le bleu lac d’altitude : convient à ceux qui aiment la solitude !
Le bleu mer tropicale : un conseil, rincer les pinceaux au mescal
Le bleu mare aux ibis : s’accorde aussi avec les écrevisses

Le bleu pause du randonneur : calme les douleurs !
Et maintenant je vous tire ma révérence pour aller faire une cure d’une semaine de vrai, de grand bleu sur les sommets Andorrans. Et que l’on ne vienne point me dire à mon retour que le sort sur moi jeté n’est point levé, Morbleu !
A bientôt donc.....
Texte & Photos Ulysse
15:19 Publié dans Divagations | Lien permanent | Commentaires (28) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bleu, sort, symphonie, camaïeu
17.08.2009
L'avoine, c'est de l'oseille ! (reprise d'archive)
J'imagine la perplexité des étrangers quand ils apprennent notre langue et qu'ils découvrent que "l'avoine" c'est de "l'oseille" mais aussi du "blé, du flouze, des tunes, des picaillons, des patates, du grisbi, des pépètes, du fric ..." il y a là de quoi perdre son latin ...pour peu qu'on l'ait appris !
De fait, dans notre pays on prononce très peu le mot "argent" dans la conversation lui préferant ces termes argotiques qui en quelque sorte constitue une sorte de paravent.
Cette pratique en dit beaucoup sur la culture française pour laquelle il est vulgaire de parler d'argent, au contraire de la culture anglo-saxonne très décomplexée à ce sujet. Aux Etats Unis l'une des premières questions que l'on vous pose quand vous faites connaissance avec quelqu'un est de savoir combien vous gagnez. Il n'est pas honteux, bien au contraire, d'y gagner beaucoup d'argent, c'est pour les américains un signe de dynamisme, d'efficacité et l'on se réjouit de votre réussite.
Dans notre pays encore imprégné par religion catholique affichant un mépris (hypocrite) pour les biens de ce monde les gens riches sont suspects comme d'ailleurs les entreprises qui réussissent. Ce sont forcément des exploiteurs qu'il faut taxer sans merci !
Le problème est que sans entreprises prospères et sans entrepreneurs audacieux le "gateau" à partager est réduit à l'état de miettes et c'est ce qui est en train de se produire dans notre pays en situation de quasi faillite du fait d'une gestion catastrophique par nos hommes politiques au cours des 40 dernières années ! Conséquence probable : faute d'avoir de l'avoine dans les poches on en aura bientôt dans nos assiettes !
Texte & Photo Ulysse
08:53 Publié dans Divagations | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : avoine, oseille, flouze, grisbi
10.08.2009
Prendre ou ne pas prendre la porte...that is the question !
Celui ou celle qui a décidé d'installer cette porte sur le trajet du GR 74 qui mène aux gorges de la Vis ne manque pas d'humour à moins qu'il (ou elle) ne soit philosophe (vous comprendrez plus avant pourquoi)
En effet aucune barrière, aucun fil de fer ne la prolonge ni d'un côté ni de l'autre. Elle est là, isolée, esseulée, qui vous invite à l'ouvrir et à la refermer pour continuer votre parcours sur le GR, alors qu'il serait beaucoup plus simple de la contourner !
Mais pour ma part, j'ai répondu à son invitation : je l'ai ouverte, je l'ai franchie et je l'ai soigneusement refermée sur moi et j'avoue y avoir pris un plaisir indicible . En agissant ainsi j'ai éprouvé un grand sentiment de liberté. Car je crois que la vraie liberté n'est pas, comme certains le disent ou le prônent d'agir selon son bon plaisir et de s'affranchir des contraintes (à l'instar de ma génération qui a écrit « il est interdit d'interdire » sur les murs des villes en 68 !) mais au contraire de s'y soumettre de plein gré.
Le philosophe contemporain Comte-Sponville dont je vous recommande les oeuvres (et notamment Vivre et le mythe d'Icare) aécrit de fort belles pages à ce sujet et forgé une très belle formule en disant « qu'il fallait être libre comme l'oiseau qui se sert du vent pour choisir son cap et non comme la plume qui y est totalement soumise »
Aussi si vous passez à cet endroit , soyez libre ...prenez la porte !
08:51 Publié dans Divagations, Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note
26.07.2009
Le mystère de la pantoufle bleue.....(reprise d'archive)
Alors que je promenais de bon matin sur le rivage je suis tombé nez à nez, ou plutôt devrais je dire, pied à pied avec cette pantoufle bleue....Regardant aux alentours je ne vis rien ni personne, pas même un sac ou une serviette sur la plage qui puissent être associés avec cette pantoufle. En l'examinant de plus près je constatais qu'elle était faite d'un cuir de qualité et arborait des broderies qui lui donnaient un air de babouche de mille et une nuits.
Que pouvait bien faire cette pantoufle sur le rivage de si bon matin ? Elle était détrempée ce qui me conduisait à deux hypothèses : soit on l'avait perdu sur la plage et les vagues l'avaient submergée, soit elle venait du large ....mais alors, dans quelles circonstances ?
Examinant la première hypothèse, j'imaginais que Cendrillon avait fini par se lasser de son prince charmant et nous refaisait le coup de la pantoufle perdue, espérant qu'un riche estivant la retrouverait et chercherait à savoir à qui elle appartenait, lui donnant l'espoir d'une nouvelle idylle dorée sur tranche (ou sur semelle comme vous préférez ! ) Mais si c'était le cas, sa chance l'avait abandonnée car en guise de carosse, tout ce que je pouvais lui proposer c'était un vélo avec une seule selle ! Mais je renonçais à cette hypothèse car après réflexion je pense que Cendrillon aurait plutôt choisi Cannes et la période du festival pour perdre sa pantoufle plutôt que les environs de Palavas les Flots (vous imaginez un nom pareil dans un conte de fée !)
J'examinais donc la seconde hypothèse d'une arrivée par la mer et j'imaginais un drame de la passion au cours d'une croisière au long cours, la dispute d'un couple sur le pont du navire en plein coeur de la nuit avec la lune pour seul témoin. Sans aucun doute un mari jaloux des oeillades lancées par sa belle lors du dîner au mousaillon qui les servait (pour avoir du rab je suppose vu la pointure de la pantoufle : un bon 40 !) s'emporte, assomme sa dulcinée et la balance par dessus bord pour ne pas laisser de trace de son méfait....La belle sombre dans la mer avec une seule pantoufle aux pieds ...l'autre est restée sur le pont à l'insu du mari....Il suffirait donc d'alerter les autorités maritimes afin qu'ils inspectent le pont de tous les paquebots de croisière pour démasquer le criminel en découvrant la pantoufle manquante....mais j'hésite car d'autres hypothèses sont possibles et puis on ne sait jamais on risque de me suspecter....j'ai besoin de vos conseils car je ne sais que faire !
Texte & Photo Ulysse
10:28 Publié dans Divagations | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : pantoufle, cendrillon, babouche, crime
15.07.2009
Sauvons les oeuvres de Flaquusse Glaciusse ! (reprise d'archive)

Je vous appelle aujourd'hui à la rescousse pour sauver une artiste dont les oeuvres devraient être classées au patrimoine mondial de l'humanité. Il s'agit de Flaquusse Glaciusse d'origine finlandaise qui, comme Platanus Sycomotrus, est une peintre de plein air que l'on croise les matins d'hiver au détour des chemins creux.

Flaquusse adore en effet les matins de grande froidure, hélas rares dans notre région, où la nature se pare d'un manteau de givre. Elle brosse alors à grands traits des oeuvres d'une grande sobriété mais qui expriment la puissance des forces naturelles qui irriguent, mais aussi parfois, broient la vie. Hélas le réchauffement climatique en cours menace gravement l'inspiration de cette incomparable artiste. Si vous voulez contribuer à sauver son oeuvre, fermez votre clim, ne mettez plus de glaçons dans votre pastis et allez chercher votre pain à vélo !

PS : le prochain schmilblog aura lieu dimanche 18 et non samedi 17 juillet
Texte & Photos Ulysse
15:16 Publié dans Divagations | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : climat, g.i.e.c, glace
13.07.2009
La pêche au cornichon ! (reprise d'archive)
L'été est une période propice à la pêche et nombreux sont ses adeptes qui vont jeter le bouchon au bord des lacs et des rivières, souvent après l'avoir prélevé sur une dive bouteille ! Il existe pour les profanes de nombreuses revues qui vous enseignent les mille et une manières pour leurrer goujons, carpes, perches , sandres ou brochets. Mais jamais aucune ne traite d'une pêche réputée parmi les plus difficiles dans le cercle des experts et dont je suis un adepte : la pêche aux cornichons et je vais donc aujourd'hui vous en livrer tous les secrets.
Bien entendu, je ne parle pas ici du cornichon qui prolifère dans les eaux saumatres d'un bocal "Maille" et que l'on pêche avec un filet en plastique...je laisse celà aux paresseux qui ne pensent qu'à dévorer leur sandwich jambon-cornichon sans faire le moindre effort. Certes quand on est patron de bar et que l'on est face à une meute de clients accros au jambon-beurre-cornichon qui vous menacent d'une émeute si vous ne les servez pas dans la minute, je comprends que l'on choisisse la solution de facilité. Mais quand on est chez soi et que rien ne nous presse alors la déontologie de la pêche au cornichon exige que l'on s'attaque à l'aide d'une fourchette (et non d'une cuillère comme pour les autres pêches) au cornichon qui évolue librement dans le milieu saumatre d'un bocal artisanal.
Voici donc à cet égard quelques conseils tirés de l'expérience: premier point important mettez vous face au soleil pour mieux surprendre le cornichon, sinon votre ombre portée pourrait l'alerter et alors adieu le cornichon ! Deuxième règle ne regardez jamais le cornichon que vous voulez attraper mais celui d'en dessus ou d'en dessous pour endormir sa méfiance. Bon je sais cela ne facilite pas la tâche mais avec un peu d'entraînement vous arriverez très bien à dissocier le mouvement des yeux et celui de la fourchette. Troisième point si vous manquez votre coup ne le traitez sutout pas de cornichon, car alors il deviendrait irrascible et du coup sa chair en raison de la tension accumulée deviendrait immangeable.
Si vous respectez ces trois points, je suis sur que vous deviendrez un expert de la pêche au cornichon et vous savourerez alors le plaisir incomparable de déguster un jambon beurre au cornichon pêché à la fourchette. Je vous assure que vous trouverez la même différence, si vous êtes par ailleurs amateur de poisson, qu'entre un loup (ou un bar pour les bretons !) pêché à la ligne par rapport à un loup pêché au filet ! Et si jamais vous n'arrivez pas à pêcher vos cornichons à la fourchette, des stages sont organisés par des spécialistes au 55 rue du Faubourg Saint-Honoré Paris 8ème .Bonne pêche !
PS : je rappelle aux amateurs qu'au printemps 2012 aura lieu une grande compétition au niveau national de pêche au cornichons...préparez vos gaules !
Texte & photos Ulysse
09:09 Publié dans Divagations, Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : cornichon, sénat, présidentielle, élysée
14.06.2009
Le mystère de la maison aux deux chaussettes !
Souvent les vieux villages du pays d'OC abritent dans le secret de leurs ruelles de vieilles maisons présentant un particularité historique : un fronton ou un balcon remarquable, un masque grimaçant (comme à Sommières), une inscription ancienne. Mais dans le cas de cette maison photographiée dans un village de la région, rien de tel, la façade quelconque ne comporte aucun élément remarquable.
Toutefois un détail a attiré mon attention et titillé mes réflexions : la présence de deux chaussettes en train de sécher ! Généralement les personnes qui mettent leur lessive à sécher au grand air déploient une panoplie complète qui en disent souvent beaucoup sur le sexe, le style, et l'age des habitants de la maisonnée.....mais il est rare de voir deux chaussettes esseulées.
Celles ci ne trahissent rien des occupants de l'édifice et lui donne même une aura de mystère et de poésie. (comme vous le savez les pieds constituent la matière de base des vers et donc de la poésie) . Pourquoi deux chaussettes et rien d'autre ? Quelle histoire, quelle tragédie cache ce fait étrange ? Leur propriétaire est il un naturiste frileux des pieds ? N'est il pas parti précipitamment pour un lointain voyage en oubliant de les ramasser avec le reste de son linge ?
N'est ce pas plutôt un signe de reconnaissance d'une secte secrète ? Où un message plus intime destiné à un visiteur ou une visiteuse pour lui signifier de ne pas monter car la place est occupée ?
Si vous vous sentez une âme de Sherlock(ette) Holmes ou d' Hercule(ette) Poirot et que vous êtes intrigué(e) par ce mystère...vite à vos neurones et à vos souris, j'attends avec impatence le fruit de vos investigations !
Texte & Photos ulysse
10:15 Publié dans Divagations | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note
10.06.2009
La philosophie du "cochonnet" ! (reprise d'archive)
La contemplation des joueurs de boule dans les jardins et les squares de France et de Navarre me laissait
jusqu'à présent perplexe ! Je ne trouvais aucun attrait à ce jeu et je me demandais comment un but aussi
futile, s'approcher le plus près possible d'un « cochonnet », pouvait remplir une existence. Car ses
adeptes y passent des heures en affichant, de surcroît, une mine des plus réjouies, une véritable
sérénité de Boudha ! Et c'est cela qui aujourd'hui m'interpelle !
Depuis la nuit des temps, en effet, des empires se sont faits et défaits, les hommes et femmes ont
lutté contre les éléments, bâti des temples, des cathédrales et des gratte-ciels, ont inventé et construit
les navires, les avions, les téléphones portables, les pizzas à livrer. Ils ont peint la Joconde, composé
des Requiem, écrit l'Ylliade et l'Odyssée et Gaston Lagaffe, et tout cela pour qu'aujourd'hui une
grande partie d'entre eux consacrent la dernière partie de leur vie à jouer à la pétanque !
Je trouvais cela inconvenant, mais revenant sur mes sentiments passés, j'en viens à me demander
aujourd'hui si ce n'est pas là un signe de sagesse profonde....Ignorant les querelles politiques
et religieuses qui font la une de médias, ayant abandonné toute prétention de pouvoir, sans autre
objectif que de gagner le verre de pastis qu'ils dégusteront sous les platanes à la fin de la partie,
ces adeptes du cochonnet n'ont ils pas enfin trouvé « le Graal » de la vraie vie : vivre dans l'instant
présent, comme le moineau sur sa branche ou le chat sur son coussin, à l'instar de l'enseignement
de Boudha ! Après mure réflexion, c'est décidé, je vais me mettre à la pétanque !
Texte & Photo Ulysse
08:58 Publié dans Divagations | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note




