19.06.2008
Le voyage des pierres ! (actualisation d'archives)
Au cours de mes nombreuses balades dans les vignes, j'ai souvent été intrigué de voir, à certains
endroits, les ceps croître au milieu des cailloux, alors que de génération en génération les viticulteurs les ont sans
cesse ramassées pour en faire soit d'énormes tas appelés « clapas » visibles sur tous les coteaux ou pour bâtir
de magnifiques murets de pierres et des capitelles.
Je me suis alors posé la question de savoir quel phénomène était à l'origine de leur perpétuel
renouvellement. Les clapas, murets et capitelles étant toujours en place, on ne pouvait accuser les Elfes du lieu
de remettre malicieusement les cailloux dans les vignes à la nuit tombée ! C'était à croire que chaque nuit il en
tombait des étoiles qui remplaçaient ceux qui avaient été collectés.
Croisant un jour un vigneron qui taillait ses vignes, je lui posais la question. C'est simple me répondit-il,
les cailloux viennent du coeur de la terre : la pluie qui s'infiltre entraîne les fines particules de sable et de terre
qui s'insinuent sous les pierres enterrées et lentement les font remonter vers la surface !
Ainsi les pierres voyagent ! Et pas seulement sous la terre ! Certaines d'entre elles font ,en effet, de
sacrés périples. Tenez, par exemple, les grains de sable du Sahara - certes minuscules mais pierres quand
même - qui portés par le Sirocco pérégrinent jusqu'à nos rives et même jusqu'aux berges de la Seine. Plus
surprenant encore, certains blocs énormes portés par les inondations qui font des centaines de kilomètres.
Il en est ainsi des blocs de conglomérat que l'on peut apercevoir près de la Via Domitia à Pinet et qui ont fait le voyage depuis les Pyrénées il y a 65 millions d'années ! Certes aujourd'hui ces blocs ne bougent plus guère, mais
après un tel voyage qui ne serait pas fatigué !
Texte & Photos Ulysse
08:00 Publié dans Divagations | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : gélogie, pierres, clapas, capitelles
02.06.2008
Restons dans les nuages ! (actualisation d'archives)
Qui, dans son enfance, n'a pas entendu ce rappel à l'ordre de ses géniteurs ou de ses
précepteurs « Alors, on est encore dans les nuages ! » visant à nous faire redescendre sur terre
et à faire preuve d'un peu de concentration et de sérieux, ce qui montre la piètre estime dans
laquelle sont tenus les nuages !
Mais, comme souvent, ce mépris est le fruit de l'ignorance et nous ne prêtons pas aux
nuages l'attention qu'ils méritent. Il s'agit d'un peuple immense aux diverses tribus dont les
formes et les teintes varient à l'infini.
Ainsi , on trouve les Cirrus glacés qui étirent leurs cheveux, à près de 8000 m
d'altitude puis les Cumulus et Altocumulus en forme de monticules qui généralement ne
dépassent pas les 6000m. Planant plus près du plancher des vaches et des homo sapiens qui les
exploitent, on trouve enfin les épaisses couches de Stratus et les Nimbus tout de gris vêtus !
Mais tout n'est pas si simple et ces tribus se marrient allègrement entre elles pour donner
naissance, la liste n'en est pas exhaustive, à des Cirro ou Strato-cumulus ainsi que des
Nimbostratus ou Cumulonimbus !
Outre l'infinie variété et beauté de leurs formes et de leurs couleurs que l'on découvre
en levant tout simplement le nez en l'air (mais attention alors aux poteaux téléphoniques !
Sinon si vous êtes du genre casanier, ce site est fait pour vous ), les nuages peuvent être le meilleur ami de
l'homme, devant le chien qui ne pense qu'à vider votre frigidaire et le cheval dont le seul désir
est de vous mettre à terre. Quand on on apprend à les connaître, ils vous indiquent alors avec
plus de fiabilité que Météo-France le temps qu'il va faire ...!
Cette connaissance peut vous permettre d'éviter un bon orage alors que
vous n'avez pas de parapluie et de préserver ainsi votre costume en cachemire, votre robe
en soie, et pour vous mesdames votre superbe mise en plis !
Voici donc quelques éléments de base pour savoir le temps qu'il va faire : les
Cirrocumulus, fréquents en été, qui ressemblent aux rides du sable sur la plage et prennnent
une teinte rosée au coucher de soleil annoncent un temps sec. En revanche, un banc de nuages
à l'ouest peut annoncer la pluie pour le lendemain comme le laisse entendre un vieux dicton:
« Soleil qui se couche avec son chapeau, ne se lèvera qu'avec son manteau »! Pour parfaire
votre connaissance des nuages et prévoir le temps de demain visitez ce site.
Pour ma part, il reste un point concernant les nuages que je n'ai pas pu élucider, les
sites qui leur sont consacrés étant muets sur ce point: la question qui me tarraude et
m'empêche de dormir est de savoir quelle est l'espérance de vie d'un nuage ?
Nous savons que les Nimbus et autres nuages de pluie sont mortels , mais quid des
Cirrus et autres nuages d'altitude qui n'ont pas le tempérament pleurnicheur ? Tournent ils
indéfiniment autour de la terre ? Certains ont ils ainsi fait de l'ombre à l'auguste front de notre
défunt Roi Soleil ou au nez de Cléopatre ? Qui peut répondre à cette question et me rendre ainsi
le sommeil ?
Texte & Photos Ulysse
09:15 Publié dans Divagations | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : nuages, cieux
06.05.2008
Il y a de la vie sur Mars ! (actualisation d'archive)
Il y a quelques semaines le magazine Sciences et Vie titrait sur sa
couverture « De la vie sur Mars » un événement tout à fait extraordinaire
mais qui est passé inaperçu des français plus préoccupés par le vide sidéral qui se
creuse dans leur porte-monnaie
La NASA apporte aujourd'hui une preuve supplémentaire avec cette photo prise par son
robot Opportunity dans le désert de la sérénité il y a 48 heures et qui montre que la planète a
été occupée dans un passé récent par une espèce évoluée et qui a su développer une
technologie équivalente à la notre...
En revanche le robot n'a trouvé aucune trace de l'hypothétique utilisateur de cette machine.
Sans doute a t-il quitté cette planète la jugeant trop inhospitalière pour venir voir si c'était
mieux chez nous ?
Ainsi on s'attend depuis toujours à voir les martiens arriver en soucoupe et en fait ils risquent
de débarquer en mobylette ! La prochaine fois qu'un motocycliste me doublera je vérifierai s'il ne
s'agit pas d'un petit homme vert !
Texte & photo Ulysse
20:25 Publié dans Divagations | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : planète mars, extraterrestre, apollo
18.04.2008
Qui a vu le coeur d'un arbre ? (actualisation d'archive)
Par un chaud dimanche de septembre où je parcourais les sentiers de l'Aveyron dans la
région de Nant, je me suis reposé un instant à l'ombre d'un chataigner. Il n'y avait pas un
souffle d'air et pourtant les feuilles étaient animées d'un infime mouvement qui m'a semblé
provenir d'une lente pulsation de l'arbre lui même. Je me suis alors demandé si les arbres avaient
un coeur ?
Pour qu'ils puisent dans le sol l'eau et les éléments nécessaires à leur croissance, il
faut bien qu'à l'origine de cette action il y ait un « moteur »! Quand ce moteur s'arrête l'arbre
meurt. Ainsi j'en suis arrivé à la conclusion que les arbres ont un coeur, bien que je n'en ai
jamais trouvé la mention dans aucun ouvrage de botanique ! Mais où se cache ce coeur ?
Dans les chloroplastes des feuilles qui captent le soleil et le transforment en bois? Je ne
le pense pas, car lorsque à l'automne les feuilles tombent, l'arbre hiberne mais ne meurt pas ! Il
n'est pas non plus dans le tronc, car lorsque l'on coupe un arbre, très souvent des rejets se
forment. Alors dans les racines ? Sans aucun doute, car lorsque l'on coupe les racines d'un
arbre, il meurt !! Mais quelle forme a ce coeur ? Mystère !! J'ai souvent observé des arbres
déracinés par les tempêtes et je n'ai jamais aperçu le coeur d'un arbre ! Qui peut m'aider à
résoudre ce mystère ?
Texte & Photos Ulysse
09:35 Publié dans Divagations | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : Arbre, coeur
10.04.2008
Je me mets au vert....
j'ai lu quelque part que si l'on voulait garder sa jeunesse d'esprit ( la seule qui compte
vraiment ) il fallait éviter de prendre des habitudes, celles-ci étant mortifères pour les
neurones. En effet elles conduisent au développemen dans le cerveau à la longue de "cablages"
d'influx nerveux rigides qui nous rendent inaptes à nous adapter à de brusques
changements.
Ainsi est-il conseillé pour les lève-tard de se lever de temps en temps aux aurores et
pour les lève-tôt de s'offrir une grasse-mâtinée (à deux de préférence !), de modifier le menu
de son petit déjeuner, de changer de marque et de parfum de dentifrice, de changer de main
pour ouvrir les serrures de sa maison, de changer de coté pour embrasser son compagnon ou sa
compagne (pas facile !) de changer sa manière de faire les noeuds de cravate (pour les hommes
bien évidemment !) de se maquiller sans miroir (pour les femmes, ça va sans dire ! ) de monter
les escaliers à reculons, de changer de trottoir en marchant (mais pas de voie de circulation,
sauf en Angleterre, of course) d'apprendre (ou de réapprendre) les fables de La Fontaine (au
demeurant fort pertinentes pour comprendre la vie politique d'aujourd'hui) ou une langue
étrangère et si possible l'arabe pour se mettre à lire de droite à gauche et puis, surtout, de
temps en temps, de changer de cadre de vie, quand on en a les moyens évidemment ! (ou si on
ne les a pas, en se faisant élire à la présidence de la République).
Aussi, ayant réussi à sauvegarder quelques picaillons de la rapacité de notre Etat
budgétivore (honnêtement acquis, vous n'en doutez pas je l'espère) j'ai donc décidé de me
mettre au vert quelques jours, pour vous revenir ragaillardi et plein d'idées nouvelles pour les
posts de mon blog !
A bientôt donc....
Texte & photo Ulysse
08:00 Publié dans Divagations | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
01.04.2008
On a retrouvé la brouette de Ben-Hur !
Une découverte archéologique extraordinaire vient d'être faite dans la garrigue de Pinet
à l'endroit mondialement connu où passe l'ancienne voie romaine « la Via Domitia »
Cette « autoroute » romaine a été construite vers 120 avant JC par l'empereur
Domitien afin de mieux contrôler ses possessions espagnoles. Elle traversait Narbonne (Narbo)
Béziers (Baeterrae) Nîmes (Nemausus) pour rejoindre à Arles la Via Aurelia se dirigeant vers
l'Italie.
Une coupe de cette via a été mise à jour sur le site de Pinet il y a une vingtaine
d'annéee qui permet de comprendre sa technique de construction, au demeurant très
sophistiquée.
Des fouilles avaient repris récemment sur le bas-côté de la via à l'endroit où l'on
supposait qu'il existait un relais pour le repos des voyageurs et le changement de
chevaux.
Ayant mis à jour une cavité, construite d'après leurs analyses il y a environ 2000 ans,
les archéologues ont eu l'immense surprise d'y découvrir une brouette parfaitement conservée
grâce au climat sec de la région.
Elle était couverte de tâches brunes qui les ont intrigués et qu'ils ont fait analyser par
un laboratoire spécialisé. Quelle ne fut pas leur stupeur de découvrir qu'il s'agissait de taches de
sang correspondant à celui que l'on a identifié il ya quelques années sur une tunique de Ben
Hur retrouvée dans sa tombe proche du Colisée à Rome.
Après s'être perdus pendant des jours en infinies conjectures, les archéologues sont
parvenus à l'hypothèse suivante pour expliquer la présence d'une brouette ensanglantée ayant
appartenu à Ben Hur sur le site de Pinet
Premièrement, les fameuses courses de chars soit-disant organisées par les romains
dans les arènes, selon la version popularisée par les péplums hollywoodiens, étaient en fait des
courses de brouettes dans lesquelles excellait Ben Hur . D'une part, en effet, malgré la
dimension importante des arènes il était impossible de faire courir plusieurs attelages avec des
chevaux de front. D'autre part, l'hypothèse des archéologues explique parfaitement la présence
de cals osseux retrouvés sur les os des mains de ben Hur dus à la manipulation intensive des
bras de la brouette.
Deuxièmement, lors d'une course Ben Hur a du trébucher et se frapper le front sur le
bord de la brouette, d'où les traces de sang.
Troisièmement, du fait de ses nombreuses victoires la brouette de Ben Hur est devenue
un objet précieux et un collectionneur avisé a du lui voler puis s'enfuir de Rome par la Via
Domitia. Il a du faire étape au relais de Pinet et confier sa brouette à l'aubergiste qui ayant
reconnu le précieux trophée, a trucidé dans la nuit son propriétaire pour s'emparer de la
brouette, qu'il a cachée dans sa cave. Elle y est restée, personne ne lui ayant sans doute prêté
attention après la mort de son propriétaire, jusqu'à ce jour de mars 2008 où elle a été
redécouverte !
Vous pourrez prochainement contempler ce magnifique engin au musée d'Agde où il sera
exposé au côté de l'Ephèbe.
Tete & Photos Ulysse
00:05 Publié dans Divagations | Lien permanent | Commentaires (22) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Ben-Hur, Pinet, brouette, romains
10.03.2008
L'appel du Grand Nord !
Cette nuit alors que, selon la formule consacrée, je dormais à poings fermés ( disons
que mes yeux étaient fermés, quant à mes poings pour être honnête je ne sais pas !) voilà
que sur le coup de 3 heures du matin, j'ai été réveillé par la sonnerie du
téléphone ....
Vous imaginez l'angoisse qui m'a alors saisi car quand on appelle à une heure pareille
c'est généralement pour vous annoncer une catastrophe : le décès d'un proche,
l'accroissement du déficit budgétaire déjà abyssal de la France ou la grève illimitée des
cavistes.
Le coeur battant à tout rompre je me suis précipité sur le téléphone situé dans la pièce
d'à côté en me payant au passage, en plein dans le pif, un battant de fenêtre laissée ouverte et
celui d'une porte à moitié fermée.
Pestant et à moitié groggy je me suis alors emparé du téléphone et la gorge nouée par
l'émotion j'ai dit faiblement « Allo qui est à l'appareil »?
« C'est un appel du Grand Nord » m'entendis je répondre !
« De qui ? « Fis je interloqué !
« du Grand Nord » me confirma-t- on en ajoutant « Le Grand Nord appelle au hasard les
gens afin qu'ils s'y rendent et cette nuit l'appel est tombé sur vous »
« mais je n'ai aucune intention d'aller dans le Grand Nord » répondis je « qu'y ferai
je ? »
« cher Monsieur on ne discute pas un appel du Grand Nord, quand on est appelé on y
va sans poser de question, prenez l'exemple d'un de vos glorieux prédecesseurs,
Jack London,
qui a répondu à l'appel sans barguigner ou, plus récemment, de l'un de vos compatriotes du
Maine et Loire Fabien Docet ! »
La référence à Jack London ébranla ma détermination car c'est un auteur qui a hanté
les nuits fiévreuses de mon adolescence et par amour propre j'entendais être fidèle à sa
mémoire et ne pas le décevoir. Songeant également à Fabien Docet je me suis dit que ce qu'un
mainéloirien était capable de faire, un autre mainéloirien (je suis né dans le 49) pouvait le
faire aussi
« Bon » répondis je « je veux bien répondre à l'appel du Grand Nord, mais sachez que
pour moi qui vit au bord de la grande Bleue qle grand Nord commence au Cantal et puis il faut
dire que mes jambes ne sont plus de la première jeunesse. De toute façon j'ai besoin de
quelques heures pour faire mon paquetage »
« Voilà qui est bien, OK pour le Cantal, mais vous avez jusqu'à 8 heures du matin pour
vous mettre en chemin ! » Ayant prononcé ces mots comminatoires, mon interlocuteur
raccrocha.
Et c'est la raison pour laquelle mon blog restera inactif qelques jours, car quand on a
l'âme aventurière et un peu d'amour propre on ne résiste pas à l'appel du Grand Nord !
PS: Conseil à celles et ceux qui n'ont pas l'âme aventurière: décrocher votre téléphone
au moment d'aller se coucher !
Texte & Photo Ulysse
08:00 Publié dans Divagations | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : grand nord, jack london
14.02.2008
Un métier d'avenir : beachologue !
J'ai déjà eu l'occasion de vous parler de la « plaque de la Lieude » dans ma note du 14
février 2007 relative à une randonnée passant par le château de Cazevielle.
Il s'agit d'une vaste plaque de ruffe (roche rouge d'origine sédimentaire) située en bordure de la
D 8, deux kilomètres avant le hameau de Mérifons, et qui comporte des dizaines
d'empreintes fossilisées d'animaux ayant traversé les lieux il y a environ 200 millions
d'années.
Des paléontologues ont étudié cesempreintes et ont pu déterminer à partir de leur forme, de leur profondeur, de leur
positionnement et de leur espacement, la grandeur et la forme générale des animaux qui les ont
laissées. Ceux ci sont présentés sur des panneaux pédagogiques qui auraient bien besoin d'être
restaurés, comme l'ensemble du site d'ailleurs qui présente pourtant un intérêt scientifique et un
potentiel touristique remarquable.
S'inspirant de cette discipline, la station balnéaire de Santa Barbara en Californie, qui
souhaitait mieux connaître la clientèle fréquentant l'ensemble de ses plages dont certaines très
sauvages et isolées, a créé sur son campus universitaire un cursus de « Beachologue » (en
anglais beach veut dire plage).
Dans le cadre de cette nouvelle discipline les étudiants apprennent ainsi à analyser et
déchiffrer les empreintes de pas laissées sur la plage par les visiteurs et à déterminer ainsi leur
sexe, leur age et leur forme physique. Parmi les indicateurs dont il est tenu compte, il a été mis
en évidence par exemple, que les gens biens enrobés laissent des traces plus profondes, les
gens agés font des tout petits pas, les pas des femmes sont légèrement déviés car elles ont
tendance à regarder derrière elles pour voir si par bonheur on les suit etc.... Ces informations
permettent ensuite à la station de mieux cibler les campagnes publicitaires faites pour attirer les
touristes.
C'est à mon avis un métier d'avenir pour notre beau pays qui dispose d'un des plus
longs littoral du monde. D'autant qu'après avoir été une grande nation industrielle notre pays est
en train de devenir un grand parc d'attraction pour les touristes du monde entier, vu que ses
fiers habitants se cramponnent farouchement à leurs RTT et leurs avantages acquis pendant
que les petits chinois, coréens, japonais, indiens, brésiliens, polonais et bien d'autres encore,
n'ayant que des inconvénients acquis travaillent dare dare pour mettre un peu de beurre (ou de
saké ou de vodka) dans leurs épinards.
Un conseil donc aux jeunes qui recherchent un métier d'avenir mais peinard qui leur
permette d'aller d'une grêve à l'autre, il y a mieux que La Poste, la SeuNeuSeuFeu ou la RATP :
devenez beachologue ! Pour tout renseignement sur les cursus existants écrivez à la C.G.T
(Confédération Générale du Tourisme).
Texte & Photos Ulysse
10:05 Publié dans Divagations | Lien permanent | Commentaires (25) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
01.02.2008
Je pars à la recherche de l'hiver !
Non mais vous avez vu ce temps ! Janvier n'est pas encore achevé que déjà les
mimosas et les amandiers sont en fleurs ! On nous a volé l'hiver ! C'est un scandale ! mais
que fait la police !
Pas d'hiver et donc pas d'excuse pour rester le matin sous la couette, puis, à peine levé, se
vautrer dans un canapé à lire un bon vieux polar ou à regarder un bon vieux Sergio Leone à la
téloche et finir l'après midi en buvant un vin chaud devant un bon feu de cheminée !
Au lieu de ça, le soleil qui s'infiltre à travers les volets vous réveille avant même le chant du coq
et la végétation qui a perdu le nord vous impose des corvées de jardinage sous peine de voir le
jardin se transformer rapidement en jungle amazonienne...
Trop c'est trop, en tant que citoyen français payant des impôts je trouve scandaleux que sans
nous prévenir on nous est supprimé l'hiver. Ca c'est encore une idée du gouvernement pour
nous faire travailler plus. Puisque c'est comme ça, Ils l'auront voulu je fais comme Jauni Olida je
me barre en Suisse. Là bas au moins je suis sur de retrouver l'hiver !
Texte & photo Ulysse
17:10 Publié dans Divagations | Lien permanent | Commentaires (22) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : neige, hiver
23.01.2008
Maitrisez vous la géométrie jambonienne ?

Photo
Espagne par missphotos sur Vacanceo.com
Vous avez sans doute tous, comme moi, chers lecteurs et lectrices, souffert dans votre adolescence sur des exercices de géométrie Euclidienne, lorsqu'il fallait, par exemple, déterminer le volume d'un décaèdre.
Et pourtant, c'était à l'époque où l'univers n'avait encore que trois dimensions, sans compter le temps bien entendu puisque quand on a quinze ans, on se fiche pas mal du temps, on se croit éternel !
Depuis lors les choses se sont un peu complexifiées puisque selon la dernière théorie dite des « cordes » élaborée par les astrophysiciens, l'univers pourrait comporter 10 ou 11 dimensions, et j'avoue que je n'aimerais guère d'être à la place des collégiens d'aujourd'hui.
Cela étant il arrive, aux adultes, d'être confrontés à des problèmes redoutables de géométrie..... « jambonienne ». Je m'explique : lorsque l'on se rend chez un charcutier pour acheter quelques tranches de jambon, généralement les qualificatifs utilisés par les clients pour passer leur commande sont du genre : très fines, fines, assez fines, pas trop épaisses, assez épaisses et épaisses . Les quelques huluberlus qui les demandent très épaisses à mon avis se trompent de produit et feraient mieux de commander du jambonneau.
Mais revenons à ces qualificatifs. C'est toujours un grand étonnement pour moi de constater que le charcutier, dès qu'il entend la commande, opine du bonnet en connaisseur et sans un instant d'hésitation, règle sa machine et sert à son client les tranches avec l'épaisseur demandée. Et jamais au grand jamais je n'ai entendu un client contester et dire « oh mais elles sont trop épaisses vos tranches fines ou elles sont trop fines vos tranches épaisses ».
Ne mangeant pas personnellement de cochon parce que ces bestioles ont des sabots fourchus comme les diablotins que l'on voit sur les fresques des églises (à chacun ses phobies !) je n'ai jamais pu tester personnellement la réelle capacité de mon charcutier à déterminer effectivement l'épaisseur idoine des tranches de jambon commandées. Ne voulant pas non plus suciter des inquiétudes sur ma santé mentale chez les gens de mon village qui fréquentent le même charcutier que moi, je n'ai jamais osé leur demander si l'épaisseur des tranches de jambons répondait à leur attente.
Je me suis donc lancé dans de longues réflexions pour aboutir à deux hypothèses pouvant expliquer ce phénomène d'entente, au moins apparente, entre les deux parties:
Première hypothèse : soit le charcutier choisit l'épaisseur « au pif » parce qu'il sait que les client ne savent pas eux mêmes à quoi correspondent vraiment une tranche très fine, fine etc..et qu'il ne risque rien parce que finalement ce n'est pas réglementé ..Et de fait, dans notre pays qui est pourtant champion du monde de la réglementation, il n'existe pas de texte fixant l'échelle des épaisseurs de tranches de jambon, c'est surprenant mais c'est ainsi ! (encore un chantier à ouvrir pour notre président )
Soit, deuxième hypothèse, les mangeurs de jambons comme les charcutiers maîtrisent parfaitement la géométrie jambonienne, qui leur vient pourrait on dire par osmose à force de consommer ce diabolique animal, et qui leur permet de déterminer avec précision ce qu'ils entendent par une épaisseur donnée de tranche de jambon.
Si cette deuxième hypothèse est la bonne, elle récèle une complexité bien plus grande que ne laisse percevoir son exposé rapide. Car on peut supposer que les valeurs obtenues en matière d'épaisseur de tranches de jambon ne sont fixes que dans un univers stable où le facteur déterminant a une valeur constante, c'est à dire dans un cadre où le client ne change pas de charcutier.
Or chacun sait que les commerçants alimentaires n'ont pas une échelle uniforme quant à la manière de servir leurs clients. Ainsi dit-on de certains bouchers ou charcutiers qu'ils ont la main lourde, ce qui veut dire que d'autres ont la main moins lourde voire légère.
Ce qui fait que, si nous reprenons notre échelle d'épaisseurs de tranches de jambons (très fine, assez fine, fine, pas trop épaisse, assez épaisse, épaisse) selon que l'on est servi par un charcutier qui a la main lourde ou non on obtient pour une catégorie donnée (par exemple assez fine.) des tranches d'épaisseurs différentes. Ainsi les « fines » d'un charcutier ayant la main lourde correspondent aux « as trop épaisses » d'un qui ne l'a pas.
Il serait donc utile que les astrophysiciens qui travaillent sur la théorie des cordes portent leurs réflexions sur la géométrie jambonienne pour permettre de mettre au point des formules qui permettent d'obtenir une échelle commune d'épaisseurs de tranches de jambons indépendemment du charcutier qui sert.
En attendant le résultat de leurs réflexions, un conseil, si vous voulez des tranches de jambon comme vous les aimez, ne changez pas de charcutier !
Texte Ulysse
17:05 Publié dans Divagations | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jambon, géométrie, Euclide, théorie des cordes
21.01.2008
Qui va à la chasse.....
Qui va à la chasse ...est parfois un gros « dégueulasse » ! je prends le risque de vous choquer chers lecteurs et lectrices avec ce terme quelque peu grossier, qui tranche avec ma prose habituellement plus châtiée, mais il est des cas où il faut savoir appeler un chat un chat !
Et ce cas s'est produit l'autre jour lorsque je suis monté visiter la maison forestières des Plos nichée sur les contreforts des monts de Saint Guilhem le Désert .
C'est un endroit qui assume fièrement sa nature méditerranéenne : des collines de calcaire rongées par l'eau et couvertes de thym, de romarins, d'arbousiers, de genévriers de cyprès et de quelques pins d'Alep qui profitent de la disparition progressive des troupeaux de moutons et de chèvres pour s'installer.
Le paysage est d'une beauté austère, qui préserve de vastes horizons propices à la marche méditative.
En grimpant vers le plateau, où est nichée la maison forestière, on découvre peu à peu vers l'ouest la vaste plaine d'où émerge au loin la « dent de requin » du mont Vissou.
En arrivant sur le plateau on est accueilli par la fraicheur de la forêt domaniale de Saint Guilhem le désert constituée pour l'essentiel de chênes verts, de pins et de cèdres vénérables.
Parvenu au niveau de la forêt domaniale on emprunte un sentier « botanique », où la gent arboricole vous décline aimablement son identité, et qui vous mène à un point de vue somptueux sur les monts de Saint Guilhem et les gorges de l'Hérault qui serpente en contrebas, fil d'argent enchassé dans un fourreau de végétation.
Et c'est là qu'un un coup de sang m'a pris en découvrant un abri de chasseurs traîtreusement bâti pour surprendre la gent ailée qui passe à la saison des migrations en ces parages et qui permet à quelques Nemrods tarasconesques de faire un carton sans bouger le cul de leur siège à 100m de leur 4X4 .
Cet abri de chasseurs, comme c'est généralement le cas, était une véritable déchetterie polluée par les cartouches vides et leurs boites ainsi que les gobelets ayant servi aux libations des gros dégueulasses qui s'étaient planqués là.
N'allez pourtant pas croire que je suis un « anti-chasse » radical .J'admets que la régulation de certaines espèces par des chasseurs responsables (sanglier, cervidés, lapins ..) est incontournable pour éviter les dommages causés aux forêts ou plantations et réduire les risques d'épizooties.
Mais hélas trop souvent encore, malgré les efforts louables de pédagogie menés par les sociétés de chasse, cette activité est exercée par des jean-foutre qui tirent sut tout ce qui bouge et n'ont aucun respect pour l'environnement dans lequel ils évoluent, ni pour les autres « usagers » de la nature. Ils effacent les signalisations de randonnée considérant les randonneurs comme des intrus, tirent sur les panneaux routiers quand ils reviennent bredouilles, pénètrent dans les zones protégées, tirent sans identifier leur cible et tuent parfois hélas d'autres chasseurs (qui sont conscients des risques) ou, ce qui est plus dramatique, des promeneurs.
Voilà ce qui explique mon coup de gueule de ce jour et si les « bons chasseurs » veulent que je les respecte, qu'ils fassent le ménage dans leurs clubs et excluent les sagouins qui prennent la nature pour un manège de tir et une poubelle.
Quand je suis redescendu vers la plaine la nuit tombait et les animaux pouvaient enfin vaquer librement dans les collines...A un moment j'ai cru voir le reflet d'une étoile dans l'oeil d'un chevreuil caché dans les fourrés ....c'est un bonheur que les Nemrods avinés ne peuvent pas comprendre !
PS: Si vous aimez ce blog, je vous invite à jeter un oeil à mon autre blog "Piquesel" consacré à mes voyages
Texte & Photos Ulysse
09:45 Publié dans Divagations | Lien permanent | Commentaires (19) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chasse, maison forestière des plots
14.01.2008
Connaissez vous Romano Réflecto ?
Romano Réflecto est né en 1946 à Sète dans le quartier de la Pointe Courte. Ses parents italiens, venaient d'Almafi près de Naples, et n'imaginaient pas de vivre ailleurs qu'au bord de l'eau. Il a donc découvert l'eau en même temps que la terre et accompli ses premiers pas sur le pont d'un bateau.
De cette enfance maritime il a développé une passion pour la mer, les ports et les bateaux et après avoir fait l'Esbama (Ecole supérieure des beaux arts de Montpellier), il a entamé une carrière de peintre et jeté son dévolu sur les scènes portuaires, dont il s'est fait une spécialité.
Au fil des années sa notoriété a grandi et il a été admis en 1997 au sein de la prestigieuse assemblée des « peintres officiels de la Marine» (voir leur site).
Il est actuellement installé au Cap d'Agde où il possède une galerie où il expose ses oeuvres ainsi que celles de quelques amis.
Ses peintures restent figuratives et reprennent des éléments concrets des bateaux (mâts, cordages, voiles, ballasts, bastingages) auxquels il confère une dimension onirique qui instille dans l'esprit de ceux qui les contemplent la sensation d'être sur le pont d'un bateau et de sentir le lent mouvement de la houle.
Je ne peux que vous invitez à aller découvrir les oeuvres de ce peintre dans la galerie qui se trouve à coté de la brasserie Horizon au Cap d'Agde. Mais je vous mets en garde car certains admirateurs particulièrement sensibles, après avoir vu quelques uns de ses tableaux, sont atteints du mal de mer et il est donc conseillé de prendre les sacs en papier gracieusement mis à votre disposition à l'entrée de l'exposition.
Notez également que ses oeuvres sont d'un prix très elevé (au demeurant justifié) et si vous « craquez » pour l'une d'entre elles, vous risquez d'y laisser votre chemise et le reste, mais vous pourrez ressortir de la galerie sans crainte de recevor une amende pour atteinte à la pudeur vu qu'elle est située dans le secteur naturiste.....
PS: Si vous aimez ce blog, je vous invite à jeter un oeil à mon autre blog "Piquesel" consacré à mes voyages
Texte et photos Ulysse (avec l'aimable autorisation de romano Réflecto pour la reproduction de ses oeuvres)
11:45 Publié dans Divagations | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : romano réfecto, cap d'agde, peintres de la marine
04.01.2008
Apocalypse now !
Il est des moments où la nature semble vouloir se débarasser de ce bipède mal embouché, sale, cynique, querelleur qui a proliféré sur la planète et menace son avenir...
Ainsi hier la Méditerranée nous a fait une grosse colère, curieuse manière de présenter ses voeux pour 2008 aux bipèdes qui vivent sur ses rives. Il est vrai que les bipèdes en question déversent sans vergogne dans ses eaux salées leurs déchets et eaux usées et dévastent ses réserves halieutiques au mépris de la sauvegarde des espèces.
A ce sujet, j'ai lu dans le Midi Libre il y a quelques jours que les thoniers méditerranénens français menaçaient de ne pas respecter l'interdiction de pêcher le thon rouge imposée par l'Union Européenne. Pour imposer ce respect à ces voyous qui se remplissent les poches au détriment des intérêts de l'humanité, il serait bien que les amateurs de poissons boycottent le thon rouge à l'instar de l'enseigne Auchan, qu'il faut saluer pour cette initiative, qui a décidé de ne plus vendre de Thon rouge tant que l'espèce sera menacée.
Mais revenons à la Méditerranée qui avait décidé hier de procéder à un grand nettoyage et de nous donner un avertissement sans frais. Sa colère dont le premier avantage a été d'empêcher les trucideurs de thons de sortir en mer, au demeurant piètres marins qui vomiraient leurs tripes si on les mettait sur un bateau de pêcheurs bretons, était magnifique !
Les vagues rageuses déboulaient de l'horizon poussées par le vent pour exploser en un nuage d'écumes sur les rochers du littoral.
La mer au fur et à mesure de ces assauts répétés se couvrait d'écume qui captait la faible lumière du jour assombrissant le ciel qui prenait un air de fin du monde.
Et au mileu de ce fracas et de ce remue ménage le lion de pierre du golfe rugissait de plaisir et je rugissais intérieurement de bonheur avec lui de savoir les assassins de la mer obligés de rester chez eux..
Mais soyons vigilants car si l'homme ne veut pas entendre ce que la mer a hier voulu nous dire, ce sera bientôt l'apocalypse sur la terre !
Si vous appréciez ce blog, sans doute apprécierez vous aussi mon autre blog Piquesel !
Texte et Photos Ulysse
09:30 Publié dans Divagations | Lien permanent | Commentaires (42) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
01.01.2008
Meilleurs voeux à toutes et tous pour 2008 !
Photo Parc de Sijean
Pour 2008, ayez de l'ambition que diable,
Ne vous demandez pas est ce que,
L'année 2008 vous sera favorable,
Souhaitez qu'elle soit éléphantesque ! !
Quant à moi je vous le souhaite....
...et si vous souhaitez recevoir d'autres voeux de ma part, visitez mon autre blog : Piquesel !
Ulysse

Pour le dernier jour de 2007 j'ai pris en compagnie de quelques courageux et courageuses un petit bain de mer au Cap dAgde aimablement offert par le syndicat d'initiative !
Ce dernier avait bien fait les choses, la température de l'eau - 10° - et de l'air -8° - étaient idéales pour moi qui suis habitué à me baigner dans les lacs de montagne. Une loterie et un vin chaude étaient également prévus dont le produit de la vente devait être versé au Téléthon et aux Resto du coeurs. C'était donc une occasion rêvée de joindre l'utile à l'agréable

Seule ombre au tableau, Sarko était de la partie (sans Carla qui faisait du shopping à Bidochon plage ) mais pour prendre un bain de foule pas un bain de mer, car ce n'est pas le genre de personnage à se mouiller et puis l'eau était moins chaude que la Mer rouge !
Les pompiers chargés d'assurer la sécurité pourtant vêtus d'une combinaison ont eu un peu de mal à entrer dans l'eau...Quant aux nombreux spectateurs, aucun d'entre eux n'eut la témérité de tremper ne serait ce qu'un orteil dans l'eau !

Les candidats étaient docilement massés derrière le président de la République (je suis l'homme au chapeau noir derrière lui) attendant le signal du départ.Dès qu'il fut donné, ce fut la cavalcade pour être le premier à se jeter dans la grande bleue....

J'avoue que j'ai eu en me baignant à peu près la sensation de rentrer dans un congélateur ....j'ai mis un point d'honneur à y rester quelques minutes afin de mériter le vin chaud qui nous fut servi et que j'ai bu avec bonheur à votre santé (l'homme à la casquette c'est moi!)

Ulysse
09:10 Publié dans Divagations | Lien permanent | Commentaires (33) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
27.12.2007
....and the flamingo rose !!!
Vous ne vous êtes jamais posé la question de savoir pourquoi on appelait le flamant rose « flamant rose » alors que le flamant est toujours rose (sauf les jeunes impubères qui sont blancs) ?
De fait, on parle de panthère noire parce qu'il en existe également des tachetées ou de perdrix rouge parce qu'il y il y en a aussi des grises. Mais quand on veut désigner l'éléphant ou la girafe on ne dit pas l'éléphant gris ou la girafe tachetée car il ou elle sont toujours ainsi. Alors pourquoi des flamants « roses » ?
Et bien l'explication est assez cocasse, Elle remonte à l'époque où le Docteur Livingstone en 1871 explorait la Tanzanie. Il découvrit un jour une lagune aux eaux saumatres dans laquelle pateaugeaient une colonie de magnifiques volatiles roses qu'il ne connaissait pas. Il s'agissait bien sur de flamants inconnus à l'époque en Europe, car ces volatiles ne s'y étaient pas encore aventurés au cours de leurs pérégrinations migratoires (le « Christophe Colomb » des flamants n'était pas encore né en quelques sorte).
Dès qu'ils virent le Docteur Livingstone les flamants s'envolèrent en cancanant pour s'installer un peu plus loin dans la lagune, comme nous les voyons faire aujourd'hui dans le bassin de Thau dès qu'un quidam veut les approcher (sur ce point pour ceux qui sont intéressés par le langage des flamants roses voir mon article du 30 janvier 2007)
Ce manège se produisit à chaque fois que le bon docteur Livingstone s'approchait d'eux pour mieux les observer (il ne disposait pas à l'époque des appareils photos et des jumelles de Yann Arthus Bertrand). Il constata aussi que lors de leur envol l'écartement des ailes faisait apparaître des bandes de plumage rouge sur leurs flancs ressemblant à des flammes. Il leur donna donc le nom de « Flamingo ».
Prenant des notes sur l'allure et le comportement des ces magnifiques volatiles il écrivit donc en anglais bien sur dans son carnet de voyage « as soon as I came near them, the flamingo rose in the sky... » ce qui veut dire « dès que je m'approchais d'eux, les flamants s'élevaient dans le ciel... » (le verbe anglais s'élever est « rise » au présent et « rose » à l'imparfait)

Lorsque quelques jours plus tard, le 10 novembre 1871 pour être précis, affaibli et malade il rencontre par hasard Stanley, journaliste du Hérald Tibune, parti à sa recherche, il lui fait part de son étonnante découverte. Un article sur les «flamingos » paraît quelques jours après dans le Herald tibune avec mention des notes de Livingstone.
Ce numéro du Hérald Tribune vint à tomber entre les mains d'un ornithologue français qui comme la plupart de ses compatriotes ne connaissait de la langue anglaise que les mots « God save the queen ».
Cet ornithologue, dont par égard pour ses descendants je tairai le nom, cru comprendre que Livingstone avait donné le nom de Flamingo rose à ces bestioles et ce nom francisé par ses soins est devenu flamant Rose.
Depuis lors les flamants ont découvert l'Europe et se sont installés dans les lagunes du midi de la France pour notre plus grand bonheur
Texte & photos Ulysse
10:25 Publié dans Divagations | Lien permanent | Commentaires (29) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : flamant rose, Livingstone, tanzanie
25.11.2007
Quand les lions sont lachés dans le Golfe du Lion !
Jeudi dernier je vous ai raconté à quelle occasion le Golfe du Lion avait été baptisé de son nom par le philosophe grec Platon, qui l'avait traversé en se rendant à Agathé (Agde).
Mais on peut dire aussi que les colères qui saisissent de temps en temps la Méditerranée en cet endroit, et qui lui donnent des allures qui n'ont rien à envier aux « 40èmes rugissants » du Cap Horn, justifient pleinement ce nom.
Ainsi, au début de cette semaine le Grec (je parle du vent qui vient du sud-est), qui en bon sudiste avait passé l'été assoupi à l'ombre des oliviers du Péloponèse, s'est soudainement réveillé et s'en est venu parader dans la région occupée jusqu'alors par la Tramontane.
Voulant montrer qu'il était toujours de ce monde et qu'il fallait compter avec lui, il nous a fait une éclatante démonstration de sa puissance virile.
Dès qu'elle a senti son haleine chaude et parfumée sur son échine, la Méditerranée s'est mise à frissonner. Il faut dire qu'elle commençait à se languir de ce vieux mais ardent compagnon. Le Grec sentant qu'il faisait toujours autant d'effet à sa vieille maîtresse a alors accentué ses caresses. L'effet ne se fit pas attendre et la Méditerranée fut bientôt traversée par d'intenses ondes de plaisir.
Elle se mit alors à rugir comme un troupeau de Lions en chasse, précipitant se vagues sur les rochers de la côte et les submergeant d'immenses voiles d'écume.
Le Grec, en amant attentionné, retenait par moments son souffle pour permettre à sa maîtresse de reprendre ses forces, simple prélude à une nouvelle explosion de plaisir.
Les mouettes, un brin voyeuses, se régalaient du spectacle de cet accouplement dantesque, se riant des violentes rafales du Grec .
Sur chacune des vagues de la Méditerranée le Grec venait poser ses baisers passionnés, soulevant une pluie d'écume qui bientôt se mit à recouvrir les rochers de la côte,
puis le rivage lui même, d'un manteau de neige salée !
Ce jour là la côte Méditerranéenne ressemblait à la mer Baltique !
Le Lion de pierre aperçu par Platon contemplait ravi le spectacle de la mer déchainée. A un moment donné j'ai même cru l'entendre rugir !
Texte & Photos Ulysse
10:15 Publié dans Divagations | Lien permanent | Commentaires (31) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Agde, golfe du lion, platon, écume, grec
22.11.2007
Chasse au lion dans le Golfe du Lion.....
J'ai lu dans la page du Midi Libre du dimanche 18 novembre consacrée à la Nature et au Patrimoine (cette page est toujours passionnante et je vous en recommande la lecture) d'intéressantes hypothèses sur l'origine du nom donné au Golfe du Lion. Elles contestaient toutes qu'il y ait un lien avec le félin du même nom. L'auteur rappellait qu'à l'origine les géographes anciens l'avaient baptisé « Sinus Gallicus » (golfe de Gaule en quelque sorte) et que l'appellation plus tardive de Golfe du Lion serait du à une déviation d'une autre appellation « sinus lagunis » qui lui aurait été attribuée en raison de la présence de lagunes le long du Golfe. Cette appellation aurait ensuite été déformée en Launis puis francisée en Lion.
Cette hypothèse est fort intéressante mais, selon mes propres recherches, elle est malheureusement erronée, car le nom donné à ce golfe aurait bien un lien avec le félin du même nom, d'autant que dans les temps antiques les lagunes n'existaient pas, car la mer remontait jusqu'à Narbonne.
En effet on trouve dans le récit qu'a fait Platon de ses nombreux voyages dans les pays qui bordent la Méditerranée, un passage où il rend compte de son approche de la ville d'Agathé Tyché (ce qui veut dire la bonne fortune) occupée par une colonie grecque (l'actuelle Agde). Il raconte être passé près d'une cote rocheuse qui l'a étonné, le reste de la côte étant constituée de dunes.
Il dit avoir été subjugué par la beauté des roches noires plongeant dans les eaux émeraudes de la mer et avoir demandé au capitaine de s'ancrer quelques heures dans une magnifique baie entourée d'une falaise ( l'actuelle plage de la Grande Conque au cap d'Agde) pour observer les lieux.
Et de l'endroit où ils avaient jeté l'ancre, il aperçut soudain éclairé par les feux du soleil couchant un immense lion tapi sur le bord de la falaise, ou du moins un rocher en ayant l'apparence. C'est ainsi qu'il décida de baptiser le golfe du nom du félin.
Fort de ces précisions je suis allé arpenté la cote rocheuse où se tient aujourd'hui le Cap d'Agde pour aller à la chasse au "lion" qu'a aperçu Platon! Quelle ne fut pas ma surprise et mon bonheur de découvrir à l'extrémité est de la plage de la Conque, le rocher en forme de Lion décrit par le philosophe, ce qui confirme bien cette hypothèse. Je vous invite à aller vérifier par vous même et à découvrir cet endroit d'autant plus émouvant à contempler que l'on sait que l'on pose ainsi les yeux là où ce grand philosophe de l'antiquité les a posés.
Texte & Photos Ulysse
09:01 Publié dans Divagations | Lien permanent | Commentaires (33) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Agde, Golfe du Lion, Platon, Philosophie
15.10.2007
Découverte majeure sur un site préhistorique du Languedoc
Nous savons que le pays d'Oc est, depuis la nuit des temps, une terre de civilisation. Innombrables, en effet, sont les vestiges et les traces laissés dans cette région par les peuples qui nous ont précédé et qui témoignent d'une haute culture et d'une société raffinée.
Une surprenante découverte faite au bord du Bassin de Thau, près du village de Bouzigues, sur le site d'un campement préhistorique de pêcheurs occupé il y a environ 3000 ans en apporte une nouvelle preuve et révolutionne l'idée que nous nous faisions de la culture technique de ces peuples préhistoriques.
Des archéologues ont en effet trouvé, au milieu d'un amas d'arêtes de poissons fossilisées, une clé à sardines entourée du couvercle de la boite qu'elle a aidé à ouvrir. Les experts ont tout d'abord cru qu'il s'agissait d'un objet contemporain perdu, ou plus certainement abandonné, par un pique-niqueur sapiens-sapiens héraultus assez coutumier du fait. Il faut dire que le comportement de nos contemporains sera une bénédiction pour les archéologues du futur tant leur propension est grande à jeter dans la nature les objets dont il n'a plus l'usage.
Mais la datation au carbone 14 a permis d'établir que la clé à sardines avait la même ancienneté que les arêtes fossilissées, soit environ 3000 ans !
Vous vous doutez de l'émortion ressentie alors par les archéologues à la vue de cet objet qui bouleverse les connaissances que nous avions de cette culture de pêcheurs préhistoriques.
On les considérait jusqu'à présent comme de joyeux drilles, un brin noceurs, vivant au jour le jour et passant leur temps à paresser sur le rivage en taquinant la daurade entre deux siestes. Alors que cette découverte révèle au contraire un peuple industrieux maitrisant la métallurgie et ayant un sens poussé de la prévoyance en ayant l'idée de mettre les sardines en boite.
De surcroît la finesse de la clé plus apte à être manipulée par une main féminine que par des gros doigts masculins témoigne de la participation des femmes à l'alimentation du groupe, alors que dans les sociétés dite « primitives » ce rôle était généralement dévolu aux hommes.
Certes dans cette société préhistorique du bassin de Thau la pêche devait être réservé aux hommes, mais les archéologues ont déduit de leur découverte qu'il revenait aux femmes de mettre les sardines en boites, de gérer les stocks et d'ouvrir les boites ! On peut supposer le chantage qui pouvait alors s'ensuivre, les femmes tirant de leur privilèges le moyen d'éduquer leurs partenaires amoureux un peu rustres : pas de calin ! pas de sardines !
On peut penser que cette pratique a contribué plus tard au développement de l'amour courtois et à la vogue des troubadours qui, comme vous le savez, sont apparus dans le pays d'Oc. Ainsi l'invention de la clé à sardine a progressivement au cours des ages mené dans notre pays d'Oc à celle de la clé de sol et à l'épanouissement des rapports amoureux.
On constate d'ailleurs que les cultures du nord dont la subsistance dépendait pour beaucoup du cochon sont restées beaucoup plus frustres sur ce plan.
Texte & photo Ulysse
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08.10.2007
Le mystère du potager : les coupables ont été démasqués !
Grace à son flair de fin limier qui lui permet de traquer la moindre bestiole cachée dans les herbes ou sous les pierres, Jacques (voir son blog) a démasqué les coupables des larcins commis dans les jardins potagers ! Je le félicite pour sa perspicacité digne d'hercule Poirot ou de Sherlock Holmès.
Quant aux propriétaires de nains de jardins, ils sont maintenant avertis sur la véritable nature de ces individus dont les airs innocents cachent de redoutables prédateurs de potagers. Ils doivent s'en débarrasser au plus vite en les noyant dans un puits ou s'ils n'ont pas de puits en les amenant au centre le plus proche de la SENJ (société d'extermination des nains de jardins) ou encore pour ceux qui disposent d'un barbecue en les faisant griller avec du fenouil, car c'est un met succulent vu qu'ils ont été nourris aux fruits et légumes. Et puis de cette façon vous vous paierez en quelque sorte sur la bête des dommages qu'ils vous ont causés !
A bon entendeur salut !
12:25 Publié dans Divagations | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
07.10.2007
Le mystère du potager !
Vous êtes un amateur de polars façon P.D. James ou Agatha Christie et vous vous sentez une âme d'hercule Poirot ?
Alors je soumets à votre sagacité la mésaventure d'un couple d'amis qui le printemps dernier avaient investi beaucoup de leur temps et un peu de leur argent pour se constituer un magnifique jardin potager. La belle saison venue, ils se réjouissaient à l'idée de profiter du fruit de leurs efforts et à se régaler de leurs carottes, salades, petits pois, tomates, haricots verts, melons et autres cucurbitacées.
Mais au fur et à mesure que leurs légumes murissaient des visiteurs nocturnes systématiquement les précédaient dans la cuillette les privant du bonheur de goûter à leur propre récolte.
Ils mirent cela sur le compte de lapins maraudeurs ou de voisins ou passants indélicats et installèrent un haut grillage surmonté de fils barbelés sans pour autant que les larcins cessent. Ils se mirent alors à veiller la nuit en instituant un tour de garde mais le sommeil à un moment ou à un autre les saisissait pour le plus grand bonheur des voleurs qui profitaient de leur somnolence.
Désespérés ils installèrent alors à grand frais un réseau de vidéo surveillance mais les voleurs qui n'étaient pas nés de la dernière pluie couvraient les caméras d'un morceau de sac à patates et continuaient de perpétrer leurs larcins incognito.
C'est alors qu'ils étaient prêts à vendre leur maison pour aller s'établir ailleurs que je leur rendis visite. Ils me firent part du malheur qui les frappait. Touché par leur désespoir j













