30.06.2008

La complainte des pylones ! (actualisation d'archive)

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La protection de l'environnement est un sujet complexe dont la responsabilité incombe toujours..... aux

autres ! Par facilité on accuse les industriels, les agriculteurs, les pêcheurs de polluer la planète ou de

surexploiter ses ressources....mais finalement nous sommes tous concernés étant les consommateurs finaux des

produits et services mis à notre disposition.




De fait cette question nous met face à nos contradictions. La solution n'est pas dans les anathèmes mais

dans une consommation lucide et raisonnée des éléments de confort apportés par le progrès. Dans les pays

nordiques dont la culture est basée sur un profond respect de la nature, un mouvement se développe qui prône

la "simplicité volontaire" qui conduit à éliminer le superflu de notre vie



Hors de moi l'idée de vous inciter à faire la peau de la fée électricité et à revenir au temps des cavernes

(encore que j'en connaisse de bien confortables avec une vue paradisiaque) mais de simples gestes peuvent

déjà contribuer à réduire notre impact sur l'environnement . Boudha a dit « si tu veux changer le monde

commence par te changer toi même.....
». Alors dès demain matin pensons à fermer le robinet pendant

que nous nous lavons les dents, lavons nous le pied gauche les jours pairs et le pied droit les jours impairs,

n'allons plus en 4X4 chercher notre baguette de pain, réduisons notre dose de télé quotidienne, ouvrons les

fenêtres et fermons le climatiseur etc....



Pour illustrer nos contradictions sur ce point, j'ai composé cette fable intitulée "la complainte des pylones"


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De jour comme de nuit, hiver comme été,

Faisant fi de la canicule et des gelées hivernales,

Nous traversons le pays à grandes enjambées,

Par monts et par vaux, la tête dans les étoiles.

Nous apportons, tels de modernes rois mages ,

Au plus lointain hameau, à la moindre chaumière,

Le feu du ciel dérobé aux orages,

Pour faire tourner télé, fours et frigidaires !

Et pourtant, nous sommes mal aimés,

Nous défigurons paraît il le paysage !

Mais que veulent donc ces humains insensés ?

S'éclairer à la bougie et revenir au moyen âge ?

Certes nous sommes prêts à en convenir,

Nos volts ne font pas toujours l'objet d'un bon usage,

Mais si on les utilise souvent pour le pire,

Que l'on ne nous reproche pas ce gaspillage !

Il est vrai que pour rien notre énergie se perd,

Nous donnant alors envie de baisser les bras,

Quand elle transporte dans votre salon Foucauld Jean Pierre

Ou vous lave le cerveau avec PPDA.

Mais quand elle réconforte l'insomniaque solitaire,

Qui, voulant calmer ses angoisses et sa faim,

Trouve dans l'antre de son frigidaire,

Du pain frais, du vin et du Boursin,

Alors, nous avons le sentiment d'être utiles

Et d'adoucir l'humaine condition.

Mais hélas les humains, souvent, sont futiles

Et dénaturent notre noble mission !

Et puis, n'en déplaise à nos critiques,

Nous avons une certaine élégance,

Nous sommes tout aussi photogéniques,

Que la tour Eiffel d'Ile de France,

Devant qui le monde entier est bouche bée,

Malgré son allure famélique,

Et dont il faudrait se taper les escaliers,

Sans notre courant électrique !



Texte et photo Ulysse

L'utilisation ou la reproduction des textes et photos de ce blog doivent faire l'objet d'un accord préalable de l'auteur

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11.06.2008

Quand seront à jamais ....

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Quand seront à jamais figées nos mains,

Qui ont offert caresses et fleurs,

Et calmé les chagrins, les langueurs,

De nos amours incertains.



Quand seront à jamais fermés nos yeux,

Qui ont contemplé les étoiles,

Dans les yeux de belles vestales,

Les soirs d'été radieux.



Quand se seront à jamais tues nos voix,

Qui ont chanté des poèmes,

Et murmuré je vous aime,

Cent mille et une fois



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Quand seront à jamais closes nos lèvres

Qui ont cueilli tant de soupirs,

Et gouté tant de sourires,

Sur d'autres lèvres.



Quand seront à jamais refermés nos bras,

Qui ont emprisonné l'amour,

Croyant le garder toujours,

Pour le voir s'enfuir là bas.




Quand s'arrêteront nos coeurs,

Qui ont tant battu la chamade,

En écoutant l'aubade,

D'un autre coeur.



Qui se souviendra de nous?


Texte & Photos Ulysse

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09.05.2008

Il fut un temps.....

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Il fut un temps où il n'y n'avait pas de frontière,

Un temps où il n'y avait pas de nation,

Où les continents, les fleuves, les mers,

Ne portaient pas de nom.

Alors l'homme était libre d'aller et venir,

Où son bon vouloir le menait,

Libre comme l'air de s'établir,

Où sa curiosité le poussait.

Pas de douane ni de passeport ,

Pas de barbelés ni de forts,

La terre était alors le bien commun,

La mère nourricière des humains.

Puis un jour de triste mémoire,

Quelqu'un inventa le territoire,

Quelqu'un dit « ici c'est chez moi ! »

Au nom de qui ? Au nom de quoi ?

Ce n'était qu'un acte de violence,

Qui a fondé la « civilisation »,

Nourrie du fiel de la violence,

Et de l'usurpation.

Depuis lors l'homme n'a eu de cesse,

De considérer comme ennemis,

Ses propres frères terrestres,

Nés outre Rhin, outre-mer, hors de chez lui.

Des millions ainsi sont morts,

Pour des lignes virtuelles,

Que de sinistres matamores,

Prétendent éternelles.

Dénonçons ces balivernes,

Que les marchands de canons,

Soigneusement entretiennent,

Pour soutenir leurs actions.

Abolissons les frontières,

Et brûlons nos étendards,

Il n'y a que les cons qui soient fiers,

D'être nés quelque part !


PS: rendons à César ce qui appartient à César et donc à Georges Brassens les deux derniers vers que l'une de ses plus belles chansons m'a inspirés


Texte & Photo Ulysse

21:45 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (25) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : frontière, étendard, liberté

04.04.2008

L'enfance....

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Vieux d'un bouquet d'années,

Riche du jour qui se lève,

Au fin fond d'un grenier,

Qu'il transforme en rêve,


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Un enfant se bat,

Contre des corsaires,

Maîtres d'un trois mâts,

Empli d'or, de pierres.



Hier, il a vu,

Au fond du jardin,

En chapeaux pointus,

Danser des lutins.



Il a vu hier,

En tenue de bal,

Une grappe de sorcières,

Tomber des étoiles.


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Il rêve ses journées,

D'un rien il s'émerveille,

De ses bras tendus il fait,

Deux rayons de soleil.



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Il chante ses journées,

C'est un dieu, un enfant,

De ses frêles mains il fait,

Deux oiseaux dans le vent.



Les années ont passé,

Semaine après semaine.

Où l'enfant a joué,

L'homme se promène.



Homme qui ne voit,

Dans les herbes folles,

Plus trace de sabat,

Ni de farandole.


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Le grenier n'est plus,

Un ancien trois mâts,

D'or il ne trouve plus,

Le moindre carat.



L'homme ne sait y voir,

Que de vieilles malles,

Le vieux Barbe-Noire

N'y lève plus la voile !



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Il traîne ses journées,

Maudit les aurores,

Ses rêves enchantés,

Ont viré de bord.



Les années ont passé,

En lui est mort l'enfant,

Qui des ses mains faisaient,

Deux oiseaux dans le vent.


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Réapprenons à vivre en regardant les enfants...!

Texe & Photos Ulysse

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15.03.2008

La complainte de l'arbre mort

En attendant que je rédige le récit de mon périple dans le "grand nord", je vous livre ce

poème que m'a inspiré un arbre mort rencontré sur le bord d'une route du pays d'OC.




Fraiche et tendre l'hiver,e02a45e3e03a1dfd17721b403e951549.jpg

L'été, brûlante et rugueuse,

J'ai aimé la langue de la terre,

Sur mes racines tortueuses



Tantôt chaude et caressante,

Parfois violente et glaciale,

J'ai vibré sous l'haleine odorante,

D'Eole en cavale.



Trilles oiselières,

Buzzetis d'abeilles,

Ma vie n'a été que concerts,

De mélodies sans pareilles !



Mais hélas ma sève s'est tarie, f8cd75228757bbb4175ff3ba23219ec4.jpg

Qui montait des abîmes,

Et poussait vers les cîmes,

Mes branches comme un défi.



Et aujourd'hui me voilà mort,

Même si dans la plaine se dresse,

Ma silhouette en détresse,

Pour quelques temps encore.



Lentement je vais rendre à la terre,

Ce que je lui ai emprunté,

Et l'arbre fier que j'ai été,

Redeviendra poussière.



Comme ces hommes que j'ai ombragés,

Et qui se croyaient immortels,

Mais dont la vie n'aura duré,

Guère plus qu'un battement d'aile.


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Texte & Photos Ulysse

09:36 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, arbre mort

18.02.2008

La mer retient ses vagues....

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Je dédie ce poème à Azazel et Quentin


La mer retient ses vagues,
Le vent est hors d'haleine,
Je marche l'âme vague,
Et le coeur à la traîne.

D'où vient donc la sève,
Qui anime mes pas,
La vie n'est elle qu'un rêve,
Dont on sort au trépas ?

Je ris, je pleure, je souffre,
Simples hallucinations ?
J'oscille entre cîmes et gouffres,
Qui prête attention ?

Y a t il un démiurge,
Au dessus des nuages ?
Trouve-t-on un refuge,
Après le naufrage?

Est on donc toujours seul,
Où vient-il un moment,
Ou se déchire le linceul,
De nos tourments ?


Texte & photo Ulysse

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10.01.2008

Le castel d'Aumelas

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La pluie a lavé ses murailles,
Des trainées de poix, des tâches de sang,
Et dissout les os, les cottes de mailles,
Des rudes chevaliers morts en l'assiégeant
.

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Le vent a chassé, bouté hors des salles,
L'écho des complaintes des troubadours;
Là où l'on dansait menuets ou sardanes
Les herbes folles aujourd'hui courrent.

Ce n'est plus qu'un linceul de pierres,
Que les siècles lentement effacent,
Mais pourtant il est loin d'être désert,
Le vieux Castel d'Aumelas.


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Car bien que se soient tus rires et poèmes
Et que poussière soient les chevaliers d'antan,
Depuis huit siècles en ces lieux se promène,
Une rose, chaque fin de printemps.

Une année blottie près de la chapelle,
une année en haut de la tour du guet,
Cette rose est l'âme d'une épouse fidèle,
Guettant le retour de son seigneur croisé.


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Cette rose fleurit, cette âme espère,
Quelques heures par an, le temps d'un matin,
Mais elle ne voit jamais, hélas, que la poussière,
Soulevée par le vent au loin sur le chemin.

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Texte & photos Ulysse

10:25 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

30.12.2007

Un jour d"été au Grau du Roi

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Pour finir l'année 2007 en beauté, je vous invite à me suivre sur les bords du Grau du Roi :

Un jour de l'été dernier,
Le vent a poussé mes pas,
Jusqu'au Grau du Roi,
Entre étang et mer enchassé.
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Ce village au ras de l'eau,
Aux maisons multicolores,
Qui se mirent dans l'eau du port,
Se donne des airs de Murano.



De son passé maritime,
Il ne reste qu'un phare,
Qui se réflète dans le miroir,
Du canal magnanime.
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9d8242b1c582f8ba1e150a828ae311cb.jpgUn pêcheur local,
M'a confié qu'une fois,
Un énorme poisson chat,
Avait bouché le canal.



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Quand le vent se repose,
Des bateaux à voile,
En font leur escale,
Et prennent la pose.

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Mais quand le vent se lève
Les voiliers dépottent
Devant la Grande Motte
Mirage sur la grève.

Texte & photos Ulysse

09:24 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : Grau du Roi, Grande Motte, phare, Murano

20.12.2007

L'écume des jours....

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Semaine après semaine, mois après mois,
Passent nos jours insaisissables,
Comme autant de grains de sables,
Qui filent entre nos doigts.

Que reste-t-il alors de nos soucis,
De nos passions, de nos amours,
De nos colères, de nos envies,
Qui font l'écume de nos jours ?

Bonheurs et malheurs se suivent,
Le temps dans le vide les emporte,
Et quand nous passons la dernière porte,
Il n' y a rien qui nous survive.

Nos vies sont comme l'écume de la mer,
Qui ourlent un instant les grèves,
Et s'évanouit sur nos lèvres,
En nous laissant un goût amer.

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Texte & photos Ulysse

PS: j'invite celles et ceux qui apprécient ce blog à consulter mon autre blog "Piquesel" auquel ils peuvent accéder en cliquant sur la rubrique correspondante dans la colonne de droite juste en dessous de ma photo/

10:30 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note

27.11.2007

L'univers est immobile....

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L'univers est immobile,
Sauf ton coeur qui bat,
Et la rumeur de la ville,
Que l'on devine là bas.

Du ciel l'incandescence,
Se reflète dans tes yeux clairs,
Et crée un lac immense,
Où mon coeur vogue et se perd.

Soudain, je m'y précipite,
La tête la première,
Tends moi vite, vite, vite,
Tes lèvres oh! ma très chère,

Pour que je m'y arrime,
Bienheureux naufragé,
Et que jusqu'aux matînes,
Je puisse m'y reposer.

Texte & photos Ulysse

17:15 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : univers, matînes, coeur, rumeur

19.11.2007

L'automne a descendu à pas de loup.....(2ème partie)

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Les vagues de couleurs chatoyantes,
Montent à l'assaut des collines,
Et leurs couleurs illuminent,
La campagne environnante.


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Ici et là de tortueux oliviers,
Arborent leur chevelure verte,
Qui a l'automne fièrement tiennent tête,
Au coeur des vignes ensanglantées.


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Au loin les montagnes bleues,
Forment un imposant rempart,
Aux brumes et brouillards,
Prêts à éteindre ce feu.


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Par milliers les rangées de ceps,
Forment leur bataillons,
Qui plongent dans les sillons,
Leurs corps noueux d'ascètes,


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Parfois une vigne abandonnée,
Dresse sa chevelure hirsute,
D'herbes folles sur une butte,
Que le soleil vient caresser.


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Et quand le jour se défile,
Les bosquets de pins sombres,
Déploient lentement leurs ombres,
Qui se mêlent au sang des vignes.


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Avant de tirer leur révérence,
Les derniers rayons du soleil,
Folâtrent au milieu des treilles,
Pendant qu'au loin la nuit avance.


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FIN

Texte & photos Ulysse

09:50 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note

16.11.2007

L'automne a descendu à pas de loup....(1ère partie)

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L'automne, ce vieux croquemitaine,
A descendu à pas de loup,
Les pentes du Mont Vissou,
Pour arpenter les plaines.


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Il a d'abord mis le feu,
Aux frondaisons des platanes,
Qui indolents se pavanent,
Le long des chemins creux.


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Puis il a couru dans les vignes,
Immense patchwork végétal,
Qui des montagnes à la mer s'étalent,
En entrecroisant leurs lignes;


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Il a alors semé dans leurs rangs,
Des bouquets d'arc en ciel,
Des copeaux de soleil,
Des poignées de rubis, de safran.


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De cette mer or, pourpre et vermeille,
Surgit parfois un modeste mazet,
Orné de son verdoyant cyprès,
Comme un droigt dressé vers le ciel.


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A SUIVRE.........


Texte & Photos Ulysse

10:05 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note

04.11.2007

Cours Emilie !

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...................................Cours Emilie,
...................................Le vieux monde est derrière toi !
...................................Cours sans répit,
...................................Et ne te retourne pas !

..................................Quitte cette galère,
..................................Dans laquelle nous ramons tous,
..................................Cette pauvre vieille terre,
..................................Qui titube et qui tousse.

..................................On a fait de son ciel clair
..................................Un gaz empoisonné,
..................................De ses océans, de ses mers
..................................Des cloaques mazoutés.

..................................On bétonne, on déboise,
..................................Flore et faune disparaissent,
..................................Partout règne sans partage,
..................................La loi du tiroir caisse.

..................................Des humains par milliards,
..................................Ne mangent pas à leur faim,
..................................Alors que d'autres font du caviar,
..................................Leur pain quotidien.

..................................Partout au grand jour,
..................................Règne la loi du plus fort,
..................................Au nom de dieux d'amour,
..................................On sème la haine et la mort.

..................................Aussi, cours Emilie,
..................................Par delà l'horizon,
..................................Et va-t-en vivre ta vie
..................................Sur Aldebaran ou Pluton!

Texte & photo Ulysse

09:50 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : Emilie, courir, caviar, Pluton, Adebaran

26.10.2007

Ainsi passent les nuages....

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Ils surgissent soudain,
de la ligne d'horizon,
Blanc neige, gris chagrin,
Noirs édredons !

Ainsi passent les nuages,
Etranges migrateurs,
Qui ombrent le paysage,
Et parfois pleurent !
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Ils sont la source des mers,
Des fleuves et des étangs,
Que le soleil libère,
De ses rayons ardents.
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Quand l'automne passe le col,
Aux premières heures du jour,
L'air glacial et lourd,
Empêchent leur envol

Alors leur masse cotonneuse,
Submerge les vallées,
Formant une mer houleuse,
Où le monde disparaît.
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texte & photos Ulysse

11:51 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : nuage

21.10.2007

C'est une maison bleue...

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Parmi les chansons des "seventies" il en est une qui m'a particulièrement marqué et fait rêver: il s'agit de "San Francisco" de Maxime le Forestier qui commence par un quatrain très évocateur de l'époque où elle a été créée :

C'est une maison bleue
Adossée à la colline
On y vient à pied, on ne frappe pas,
Ceux qui vivent là ont jeté la clé...


La suite sur ce site

Toute l'époque est résumée dans ces quatre vers; nous étions jeunes alors et nous imaginions pouvoir établir sur terre un monde fraternel. Nous avons failli à la tache et trahi cet idéal mais la nostalgie m'est restée des rêves que nous avions alors. De fait au cours de mes balades par monts et par vaux j'ai toujours été à la recherche de cette maison bleue, lieu de fraternité et d'amour. Et j'ai fini par la trouver dans un vallon niché sur les contreforts des Causses. Voici le poème qu'elle m'a inspiré.

C'est une maison bleue,
Dans un vallon sauvage,
Où seuls les nuages,
Sont familiers des lieux.

C'est une maison bleue,
Où j'aimerais bien vivre,
Avec des chats, des livres,
Et puis l'hiver, du feu.

C'est une maison bleue,
Pour que les amis viennent,
Y clamer leurs poèmes,
En buvant des vins vieux.

C'est une maison bleue,
Où les mangeurs d'étoiles,
Les sans logis en cavale,
Pourraient dormir un peu,

C'est une maison bleue,
Pour cacher nos amours,
Qui dureraient toujours,
Et plus, si Dieu le veut !

Texte & Photo Ulysse

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12.10.2007

L'enfant et la mer

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Il l'avait tant parcourue des yeux,
Cette nappe mouvante sur la terre posée,
Par l'infini du ciel seulement bornée,
Cette mer tantôt grise, verte ou bleue

Elle l'avait tant fait rêver
Quels autres mondes baignaient ses flots ?
Quels êtres fantasques hantaient ses eaux ?
Combien de trésors sur ses fonds inviolés ?

Alors un matin il arma un rafiot,
Comme Christophe et Vasco avant lui,
Partis à la conquête de l'infini,
Pour découvrir l'Eldorado.

La mer se prit d'amitié pour cet enfant,
Le berça de ses flots nuit et jour,
Aves son ami le vent lui fit faire le tour,
Du monde en quatre vingts ans.

Quand il revint s'échouer sur le sable,
Il avait les yeux changeant comme la mer,
Et son âme était comme un hublot ouvert,
Sur ses abysses insondables.

Texte & photo Ulysse

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02.10.2007

Que deviennent nos rêves ?

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L'été a déposé ses baisers brûlants,
Sur la chevelure d'herbe des campagnes,
Qui ondulait comme une mer sous le vent,
Et aujourd'hui se meurt et devient paille.

Ainsi passe également notre vie éphémère,
A peine sommes nous sortis du néant,
Qu'après quelques printemps, nous devenons poussière,
La trace de nos pas, balayée par le vent.

Que deviennent alors nos pensées et nos rêves,
Le souvenir de nos amours, de nos passions,
Vont ils secrètement enrichir la sève,
Qui dresse vers le ciel fleurs et frondaisons?

Se peut il que la grâce de l'asphodèle,
Le parfum de la rose, du muguet, du lilas,
Soit le tendre souvenir de celles,
Que nous avons un instant tenues dans nos bras ?

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Texte & Photos Ulysse

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10.09.2007

Le nuage et les fils barbelés

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Me voici de retour après un périple sur les sommets où j'ai cotoyé les nuages. Avant de vous en faire le récit, je vous livre cette poésie que m'ont inspiré ces compagnons de voyage .

Par une belle après midi d'été
Un nuage à l'humeur vagabonde
Insouciant des dangers de ce monde
Au sommet d'un coteau folâtrait

Il sentit soudain une douleur irradier
Son flanc doux et blanc comme neige
Et vit alors qu'il était pris au piège
D'une barrière de barbelés

Qui fut ravie de l'opportunité
Car elle souffrait de solitude
Vu qu'avec ses manières un peu rudes
Les hommes comme les bêtes la fuyaient

Libère moi lui dit l'infortuné nuage
Sinon tous ceux qui vont passer par là
Me prendront pour de la barbe à papa
Et je ne pourrai achever mon voyage

Mais la barrière de barbelés
Heureuse d'avoir enfin la compagnie
D'un voyageur ayant vu du pays
Refusa de le laisser aller

De ce refus, la barrière eut à se repentir
Car le nuage usant de patience
De son eau rouilla en silence
Les fils barbelés qui se rompirent

Il put ainsi reprendre son périple
Jurant qu'on ne le reprendrait plus
A trainer ainsi sur les talus
Loin de ses condisciples

Pour la barrière le coup fut terrible
Elle apprit ainsi à ses dépends
Que l'on ne peut contraindre impunément
Ceux qui sont déterminés à vivre libres!

Texte & photo Ulysse

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26.08.2007

La belle et le platane

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Un platane séculaire et de belle prestance
Se mirait dans le canal du Midi
Il était assez fier de son apparence
Et pensait être de loin le plus joli .

Chaque matin au lever du soleil
Il demandait d'un voix claironnante: :
« De tes rives suis je toujours la merveille
Majestueux canal aux eaux indolentes ? »

Jusqu'à ce jour, disait d'une voix rassurante,
Le canal, tu n'as pas de concurrence,
Ta taille et ta frondaison impressionnantes,
T'assurent sans problème la prééminence.

Mais voilà qu'un matin dans les parages
Une demoiselle vint à passer
Le canal en apercevant son visage
En fut de suite amourachée.

De ses flots il caressa l' image
De la demoiselle qui sourit d'aise
De se voir ainsi rendre hommage
A l'instar d'Artémis d'Ephèse

L'orgueilleux platane en prit ombrage
Et voulut pousser la belle dans l'eau
En lui donnant un coup de branchage
Sournoisement dans le dos .

Mais le canal aperçut le manège
Et le révéla par reflet à la belle
Qui put ainsi éviter le piège
De son rival fourbe et cruel

Le canal furieux de la forfaiture
De celui qu'il avait si longtemps reflété
Lui déclara "Platane je te jure,
Que je ne renverrai plus jamais ton reflet ".

Triste devint alors l'existence,
De ce platane hors du commun,
Pour avoir privilégier son apparence,
Au détriment de son prochain.

Texte & photo Ulysse

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18.08.2007

Je vous attends....

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Cette nuit à la pleine lune,
J'ai tissé ma toile patiemment,
En filant les mailles une à une,
Et ce matin je vous attends !

Vibrant moucheron, buzzante abbeille,
Vagabonde libellule,
Qui jouissez des nectars sans pareils,
De ce matin de canicule,

Je vous guette tapie sur ma toile,
Moi, l'impitoyable épeire,
J'attends patiemment ce moment fatal,
Où elle deviendra votre cimetière.

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Texte & Photos Ulysse

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16.08.2007

Léo et la marchande de glace...

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Il y a foule l'après midi,
Sur la plage de mes vacances,
c'est pire que le métro d'Paris,
Quand la marchande de glace s'avance,
Il est vrai qu'elle est plus jolie,
Que les filles de ma classe,
Elle vous promet le paradis,
Lorsqu'elle passe,
Quand la plage est une fournaise,
Sous le soleil de l'été,
Avec ses glaces à la fraise,
Au chocolat, au café,
Et ses sorbets à la myrtille,
Au caramel, aux amandes,
Tous les garçons la trouvent gentille,
Et lui commandent,
Des dizaines de sorbets, de glaces,
En espérant,
Dans son coeur de s'faire une place,
Un p'tit moment,
Mais pour ma part elle m'indiffère,
Tout comme ses sorbets,
Car aux glaces et aux filles je préfère,
Les ricochets !

Texte & photo Ulysse

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09.08.2007

Louna et l'amandier

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Perdu dans l'odorante garrigue,
Qui entoure le village de Fabrègues,
Au bord d'un chemin qui navigue,
Entre vignes séculaires et pinèdes,
Se dresse un vénérable amandier,
A l'écorce noire et rugueuse,
Dont la hauteur et le port altier,
Ne sont qu'apparences trompeuses,
Car ce bel amandier solitaire,
Transforme ses fleurs du printemps
En amandes fort amères,
Que l'on recrache en jurant !
Mais n'allez pas croire que ses gènes,
Soient la cause de cette amertume,
Car le fautif est l'espèce humaine,
Envers qui l'amandier nourrit sa rancune,
Car trop souvent dans sa jeunesse,
Les hommes armés de triques
Ont frappé ses branches avec rudesse
Pour le depouiller de son viatique.
Mais voilà qu'une jolie demoiselle
Vint à passer l'autre jour
Qui de se voix douce et frêle
Lui tint cet aimable discours :
« Si vos amandes sont aussi tendres
Que vous êtes fort et vigoureux
Je serais heureuse de pouvoir en prendre
Cer elles doivent être dignes des dieux. »
Le vieil amandier sensible à cette délicatesse,
Contre les hommes oublia son fiel
Et répandit sur la demanderesse
Une pluie d'amandes douces comme le miel.

Texte & Photo Ulysse

10:15 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note

02.08.2007

La grenouille et le français .....

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Chose extraordinaire,
Un jour j'ai croisé,
Au bord d'une rivière,
Une grenouille ne sachant nager. !
Elle avait trouvé refuge,
Sur un bout de tuyau,
Et attendait la fin du déluge,
Pour sauver sa peau.
Mon aide je lui proposais,
Et lui tendis la main,
Mais m'entendant parler français,
Elle me dit avec dédain,
Je ne me fie pas à vous,
Mangeur de batraciens,
Il faudrait être fou,
Passez votre chemin..
Un brochet vint à passer,
Qui se dit dieu quelle aubaine,
je vais assurer mon dîner,
Ce soir sans trop de peine.
Bousculant alors le tuyau,
Il fit tomber la grenouille,
Qu'il avala tout de go,
Avant qu'elle ne puisse dire ouille !
La morale de cette histoire,
Est que souvent les préjugés,
Nous empêche de voir,
Ce qui peut nous sauver. !

Texte & Photo Ulysse

09:13 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note

30.07.2007

Emilie et les deux canards !

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Sur le quai du port de Marseillan,
Deux canards cancanaient à tout va,
Et se moquaient joyeusement
Des touristes qui passaient par là

Combien a t il d'oeufs dans son ventre
Pour être aussi gros celui là ?
Je me demande comment il entre
Dans son pantalon ma foi !

Ce n'était pas du goût d'Emilie
Offusquée par ce tintamarre
S'approchant d'eux elle leur dit
Fermez votre bec les canards !

Oh très chère demoiselle
Dirent en coeur les emplumés
Vous n'etes certainement pas celle
Qui peut rabattre notre caquet

Car nous avons ouîe dire qu'à l'école
Vous n'êtes pas des plus sages
Et que vous collectionnez les colles
A cause de votre bavardage

Vexée comme une Mouette
Qui aurait perdu son Chandon
Emilie prit la poudre d'escampette
Et se souvint de la leçon.

Texte & Photo Ulysse

PS: Pour les buveurs d'eau qui ne connaissent pas l'expression "une mouette qui a perdu son chandon" elle est inspirée de la célèbre marque de Champagne Mouet & Chandon!

10:49 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

27.06.2007

Le chêne du Coulet

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Au cours d'une balade pédestre dans le secteur de St Maurice de Navacelles , en empruntant une petite route (de fait une iimpasse) qui va du Hameau du Coulet au hameau abandonné des Natges je suis tombé environ à mi chemin sur un chêne remarquable tant par son diamètre (environ 1,5M ) que par l'envergure de sa frondaison qui couvre au moins un diamètre de 30m ! Pour moi de tels arbres font partie du patrimoine national et doivent être impérativement protégés. Il semble pour le moment se porter comme "un charme" et je lui souhaite longue vie !

J'ai écrit ce poème pour lui rendre hommage.

Les années par centaines se sont écoulées,
Et sur la trame bleutée de la voute céleste,
Des milliers d'étoiles sont mortes, autant sont nées,
Depuis que tu naquis oh ! chêne titanesque !

Tu as connu ces temps anciens où l'angélus,
Rythmait la vie des hommes dans les campagnes,
Tu as des moissonneurs entendu les chorus,
Et les chants de ripailles les années de cocagne.

Des hommes irrespectueux t'ont sans doute fait offense,
Dans les temps troublés des guerres de religion,
En prenant tes branches vigoureuses comme potence,
Te faisant ainsi complices de leur déraison.

Pour te faire pardonner ces crimes involontaires,
Sans doute que ta luxuriante frondaison,
De son ombre bleue et fraîche a couvert,
Les amours débutantes de Jean et Madelon.

Aujourd'hui les hommes qui passent ne s'arrêtent guère,
Pour rendre hommage au patriarche que tu es,
Prisonniers qu'ils sont de leurs cages de fers,
D'où ils voient le monde derrière des vitres fumées!

Ils vont de lieu en lieu l'oeil rivé sur leur montre,
En visitant les sites pour dire qu'ils les ont vu,
Ils ne savent pas que les plus belles rencontres,
Se font au coin d'un champ ou au coin de la rue !
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10:30 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note

09.06.2007

Flânerie au bord de la Buèges

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En juillet 2006 (le 21 pour être précis) pour vous rafraichir, je vous avais convié à faire une balade le long des rives de la Buèges à partir du village de Saint Jean de Buèges. Les beaux jours étant revenus, j'y suis retourné la semaine passée faire une cure de chlrophylle et m'y rafraîchir l'âme ....et les pieds !


Sous les frais ombrages,

Des aulnes et des saules,

Qui célèbrent le printemps retrouvé,

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De la Buège, chantent les eaux sages,

En l'honneur des nuages,

Dont elles sont tombées.

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D'élégantes demoiselles,

Starlettes aquatiques,

Exposent au soleil leurs ailes,

Pour un rendez vous romantique.

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Des papillons las de papillonner,

Un instant se reposent,

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Et prennent la pose,
Pour se faire photographier!

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Texte & photos Ulysse

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24.05.2007

Le Chevalier Cathare

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Au cours de mon périple en pays Cathare, en descendant du Roc du Midi qui domine le village de Brénas, j'ai eu un coup au coeur en tombant nez à nez au détour du chemin avec ce "chevalier " sculpté par la pluie et le vent dans la roche. J'ai imaginé qu'il s'agissait d'un chevalier Cathare qui s'était réfugié dans cet endroit sauvage pour fuir l'inquisition et qu'il attendait le retour de sa foi sur terre pour revenir dans le monde des vivants. Cette rencontre m'a inspiré ce poème :


Il attend,
Dans un vallon, solitaire,
Vêtu d'une parure de pierre,
Depuis huit cents ans.

Il attend,
Insouciant des intempéries,
Se riant du froid, de la pluie,
Silencieux et patient.

Il attend,
Alors que les « Bonshommes » ses frères,
Ont péri par le feu et le fer,
Au nom d'un dieu aimant !

Il attend,
Que l'esprit ressuscite,
De sa foi dite « hérétique »,
Qui ne versait pas le sang !

Il attend,
Et quand viendra ce jour de grâce,
Il reprendra alors sa place,
Dans le monde des vivants!


Texte & Photo Ulysse

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03.05.2007

Votez Vitis Vinifera !

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Vous allez voter dimanche prochain, mais ne vous trompez pas de candidat, Nico et Ségo vous promettent de tansformer le plomb de nos vies en or, mais une fois élu(e) on sait très bien qu'il ou elle n'en fera rien, aussi votez pour celle qui transforme l'eau en vin et la tristesse en joie, votez Vitis Vinifera !

Honneur à toi Vitis Viniféra,
Magicienne hors pair,
Qui transforme les nuages du ciel,
En nectar sans pareil,
A la robe parfois claire,
Parfois rubis ou grenat.

Tes bras noueux dressés vers le ciel,
Ont parfois la forme d'une lyre,
Et le glou-glou que les flacons en tirent
Est une musique sans pareille.

Tu fais pleurer dans nos verres,
Les larmes de joie des déesses,
Lutinées par les dieux.
Elles nous apportent l'ivresse,
Qui efface un instant nos tristesses,
Et nous rend heureux.

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25.04.2007

Le souffleur de verre de Saint Guilhem le Désert

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Dans Saint Guilhem le Désert officie un maître verrier dont les magnifiques oeuvres exposées ci dessus m'ont inspiré ce poème:

Ame du sable et du plomb,
Libérées par le feu,
Et le souffle d'un l'homme,
Habité par un rêve,
Inspiré par Dieu,
Créateur du ciel,
De la terre et de la mer.
Et cet homme crée le verre,
Qui laisse voir les cieux,
A travers la matière.
Geste miraculeux,
Qui permet au regard,
De franchir les atomes,
Alors que ma main s'y blesse,
Et que mon sang coule,
Quand le lien invisible,
Qui les relie,
Est rompu.

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10.04.2007

Terre ! Terre !

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Ils ont bravé tempête sur tempête,
Le soleil implacable a brûlé leur peau,
La nuit aux étoiles ils se cognent la tête,
Et leurs espoirs, doucement, partent en lambeaux.

Leurs visage ne sont plus que parchemins,
Sur lesquels la vie n'écrit plus guère,
Jour après jour ils voient approcher leur fin,
Quand soudain l'un d'entre eux s'écrie « Terre ! Terre ! »


Texte & Photo Ulysse

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31.03.2007

Pour construire un abeillodrome....

Pour construire un abeillodrome,
Il faut, quand l'automne s'amène,
Plantez une graine,
D'un arbre qui embaume.

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Quand les premiers boutons
De fleurs, au printemps se dressent,
Stimulés par la chaude caresse
Du soleil, cà devient bon !
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Aussitôt que les fleurs sont écloses,,
Elles libèrent un délicieux nectar,
L'arbre devient alors un aérogare,
Où abeilles et bourdons se posent !
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27.03.2007

Le rêve de pierre de Gaïa (Ode à Clamouse)

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Mille milliards de gouttes,
Depuis des millions d'années,
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Tombées de nuages en déroute,
Sur la terre assoiffée,
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Ont lessivé les os de calcaire,
D'anciennes mers évanouies,
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Et cheminé secrètement sous terre,
Inlassables fourmis,
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Sculptant au coeur de la roche,
Des temples, des cathédrales,
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Tissant sur leurs voutes des étoffes,
Des draperies minérales,
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Dressant des orgues de pierre,
Des colonnes doriques ,
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Et peuplant ce monde d'un bestiaire,
Fantasmagorique.
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Bercée par la chanson millénaire
Des gouttes de pluie
Clamouse est le rêve de pierre
De Gaïa endormie....
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PS: Clamouse se situe à 4km au nord d'Aniane sur la route qui mène à Saint Guilhem
(Voir sur ce lien les conditions de visite)

Texte & Photos Ulysse

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17.03.2007

Ascension....

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Sans regret se défaire,
Des choses inutiles,
De sa bouche faire taire,
Le verbiage futile,
Et se mettre en chemin,
Lentement vers les cîmes,
Sans craindre ni le froid ni la faim,
Ni l'attrait des abîmes,
Se retrouver bientôt,
Au dessus des nuages,
Et sauter sur le dos,
D'un oiseau de passage.

Texte & photo Ulysse

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04.03.2007

Si vous voulez faire un voyage...

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Si vous voulez faire un voyage,
Sans bourse délier,
Cherchez dans le paysage,
Un château haut perché,
Partez dès les matines,
Muni de bonnes chaussures,
Parvenu au pied des ruines,
Escaladez le plus haut mur,
Observez d'où vient le vent,
Et sautez pieds en avant,
Sur le premier nuage,
Passant dans les parages!

C'est ma foi ce que j'ai fait
Mais dans quelques jours je reviendrai !

A bientôt...


Photo & Texte Ulysse

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11.02.2007

Pour avoir de l'eau pure et pas chère....

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Pour avoir de l'eau pure et pas chère,
Ouvrez en grand toutes vos fenêtres,
Pour créer de violents courants d'air,
Et attendez un jour ou deux peut être.

Quand un nuage est pris au piège,
Refermez vite vos fenêtres,
Si c'est un nuage de neige,
Couvrez vous chaudement la tête.

Installez le dans la baignoire,
En le coupant si nécessaire,
Puis chanter pour le faire pleuvoir,
"Il pleut, il pleut bergère....."


Texte & photo Ulysse

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01.02.2007

Le roquet et le goéland

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Un roquet d'assez médiocre naissance,
Aussi stupide que ceux de son espèce,
Ignorant les panneaux banissant sa présence,
Sur la plage de Mèze avait posé ses fesses.

Vint à passer un goéland de bon lignage,
Qui était loin d'avoir une cervelle d'oiseau,
Et qui se dit, apercevant le crottophage,
Comment ose-t-il poser son cul en un endroit si beau !

Aussitôt il descend en piqué sur l 'animal,
Et lui donne un coup de bec sur les flancs,
Le sac à puces bien sûr le prend très mal,
Et tente vainement de mordre son assaillant.

Le goéland s'amuse ainsi à faire courir médor,
Qui va de ci de là en aboyant sa rage,
Tant est si bien qu'il finit par tomber raide mort,
Et à se retrouver les pattes en l'air sur le rivage.

La moralité de cette triste histoire,
Est que lorsqu'on est à poil,
Faut faire gaffe où l'on pose son pétard,
Sinon ça peut finir très mal !

Texte & photo Ulysse

09:21 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note

24.01.2007

Partir.....

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Un ardent cyprès,
Enfant de Babel,
Grimpe vers le ciel,
Si loin et si près.

Une antique route,
Traverse les vignes,
Et me fait un signe,
Qui apaise mes doutes.

Mon âme et mon coeur,
Assagis par l'age,
Rêvent d'un voyage,
Sans but et sans heure.

Poussé par la brise,
Rompant toute attache,
je me mets en marche,
Vers la terre promise....

Texte & photo Ulysse

18:30 Publié dans Fables & poèmes |