11.04.2009
Heureux celui qui prend le temps...

Heureux celui qui prend le temps,
De regarder naître le jour,
Quand les toîts sortent du néant,
Que la nuit fuit de bourg en bourg,
Quand le soleil perce les brumes,
Qui somnolent dans les vallons,
Et passent ses mains importunes,
Sous les volets de nos maisons
Heureux celui qui prend le temps,
De regarder flâner le jour,
Quand montent les rires des enfants,
Dans les maisons, au fond des cours,
Quand ses copeaux d'or papillonnent,
Sous les plus sombres frondaisons,
Et font danser les mains des hommes,
Aux établis, sur les moissons.
Heureux celui qui prend le temps,
De regarder mourir le jour,
Quand les hommes vont en traînant,
Des ombres hautes comme des tours,
Quand le soleil se blesse aux vitres,
Et ensanglante les maisons,
Puis roule, fabuleuse pépite,
Dans la gueule de l'horizon.
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Texte & Photos Ulysse
10:42 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (23) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jour, pépite, soleil, ombre
06.01.2009
Voix d'enfants dans le lointain....
Voix d'enfants dans le lointain,
Gouttes de pluie sur les feuillages,
Ainsi notre vie va son chemin,
Ponctuée de lumière et d'ombrages.
Matins argentés de décembre,
Nuits opalines de juillet,
Nos jours passés ne sont que cendres,
Nos jours futurs, des pointillés.
Un jour notre coeur cesse de battre,
La lumière de nos yeux s'éteint,
Qui donc entretient le feu dans l'âtre ?
Qui décide de notre destin ?
Texte & Photo Ulysse
09:02 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (29) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : enfants, destin, âtre
31.12.2008
Meilleurs voeux pour 2009
Nous oublions trop souvent,
Que de mère Nature,
Comme toute créature,
Nous sommes les enfants.
Nous devons prendre soin,
De la terre et de la mer,
Si fragiles et si chers,
Qui sont notre bien commun.
Ce lien qui nous unit,
Indéfectiblement,
En tous lieux est écrit,
Où porté par le vent.
Témoin en est ce message,
Qu'hier au coucher du soleil,
M'ont adressé dans le ciel,
Des oiseaux de passage.
Je vous l'adresse aussi,
Afin que douce et belle,
Soit cette année nouvelle,
Pour vous et vos amis.
Texte & Photo Ulysse
22:00 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (32) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nouvel an, voeux, flamant rose
22.12.2008
L'Oranger de Pomerols (Conte de Noël)
Nous sommes en avril 1908, au lendemain de la crise viticole qui a conduit aux tragiques évènements de
1907 et laissé l'économie du Languedoc exsangue.
Victor M., suivant l'exemple de nombreux jeunes gens de la région, après quelques jours de réflexion
et d'hésitation, prend la route un matin, espérant trouver bonne fortune ailleurs. Après une journée de marche,
il se retrouve sur le port de Sète où il s'engage comme matelot sur un cargo en partance pour Alger. Les années
passent sans que sa famille n'ait aucune nouvelle. Tous ceux qui l'ont connu pensent ne jamais le revoir, quand
un soir de décembre 1912, alors que les parents de Victor sont attablés pour le dîner, on frappe à la porte....
Dans la pénombre qui règne dehors, la mère ne reconnaît pas de suite son fils mais l'homme qui est dehors
lui ouvre les bras et elle est soudain saisie d'une joie indicible. « C'est Victor ! » crie-t-elle. Victor se retrouve vite
entraîné à l'intérieur, débarrassé de son sac et de son manteau, enlacé par son père et sa mère puis, après que
l'émotion des retrouvailles soit apaisée, harcelé de questions.
Il raconte sa vie en Algérie où il a trouvé du travail comme mécanicien agricole . Ayant économisé un
bon pécule, il a décidé de revenir au pays avec l'intention de créer son propre garage dans la région.
« On va fêter dignement ton retour » dit le Père, « nous allons réunir toute la famille pour le réveillon
de Noël ». Lui adressant un grand sourire et soulevant son énorme sac, Victor lui rétorque alors « c'est une excellente
idée, d'autant que je vais pouvoir jouer au Père Noêl ! »
Le soir de Noêl, la famille de Victor est donc rassemblée chez ses parents. Il y a là, la grand mère
maternelle (ses autres grands parents étant décédés), son oncle et ses deux tantes, ses deux soeurs et leurs
maris et leurs quatre enfants. Victor est enlacé, embrassé, harcelé de questions tant et si bien que dix heures
sonnent sans qu'ils aient commencé à dîner.
La mère de Victor, entendant la cloche de l'église se lève soudain et s'écrie « Mon dieu « j'ai oublié
ma dinde dans le four, elle va être brûlée ». C'est le signal de ralliement autour de la table. La dinde fort
heureusement se révèle exquise et le reste du repas aussi. Quand le dessert arrive et que le père de Victor
met sur la table des bouteilles de Blanquette de Limoux (bien meilleure selon lui que le meilleur des Champagnes)
Victor se lève et dit à la cantonnade « je vous ai ramené quelques présents d'Algérie ».
Les enfants se mettent à crier et si les adultes ne manifestent pas leur exitation, leurs yeux parlent
pour eux. Victor fait un peu de place sur la table pour y poser son sac et distribue les présents qu'il a rapportés.
Les femmes reçoivent ainsi de superbes djellabas et les hommes des babouches en cuir ornées d'arabesques.
Aux enfants Victor a ramené des poupées arabes pour les trois filles et un superbe couteau pour le garçon.
Une fois ces cadeaux distribués, il reste sur la table une boite mystérieuse en bois ajouré de trente
centimètres de haut sur dix de large. Intrigués les membres de la famille regardent Victor. « Et cette boite qui
reste, c'est pour qui ? » demande alors le garçon, lançant la question que personne n'osait poser .
« Ah ça » dit Victor « C'est le plus beau cadeau que l'on puisse faire, un présent digne des mille et une nuits,
et je le réserve à ma mère et mon père : c'est un arbre magique qui, à la saison de Noêl, se pare lui même de
magnifiques boules d'or et dont la beauté surpasse tous les sapins de Noêl »
« Comment cela se peut-il ? » s'écrient en choeur les membres de sa famille « montre nous vite cette
merveille ! » Victor ouvre alors la boite et en sort fièrement un minuscule arbrisseau dans un pot de terre.
« Quoi, c'est ça ta merveille ! » s'esclaffent en riant ses soeurs ! Ses parents, à qui le cadeau est destiné,
et les autres membres de la famille n'osent quant à eux rien dire, mais ils sont un peu étonnés de l'apparence
dérisoire de ce cadeau dont Victor fait si grand cas.
Victor, qui à vrai dire s'attendait à la réaction de ses soeurs, ne se laisse pas démonter « Riez , riez
mes chères soeurs, Ignorantes que vous êtes ! il s'agit d'un oranger et vous verrez que d'ici quelques années
sa parure d'oranges vous émerveillera ! »
De fait, après quelques années l'oranger prospéra et se couvrit d'oranges à chaque Noêl, faisant
l'admiration de la famille et la régalant de ses fruits.
Un siècle après, il est toujours vaillant et constitue l'un des joyaux de Pomerols, pittoresque village
de l'Hérault.
Je souhaite un très joyeux Noêl à toutes celles et tous ceux qui passent sur mon blog en les remerciant de leur fidélité.
Texte & Photos Ulysse
PS : je remercie les propriétaires de l'oranger de m'avoir autorisé à le photographier et à publier ce conte
qui n'est que pure fiction pour illustrer les photos.
08:43 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (20) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : noël, oranger, crise viticole, pomerols
15.12.2008
L'hiver est sorti de sa remise....
L'hiver est sorti de sa remise,
Par un matin brumeux de novembre,
Et a descendu le val de la Nize,
Dont j'ai suivi, rêveur, les méandres.
En cet endroit loin de tout village,
Où les hommes ne se risquent guère,
J'ai surpris l'étreinte sauvage,
D'une liane et d'un aulne centenaire.
Parvenus en haut de l'Escandorgue,
Ce plateau du pays Lodévois,
Je crus entendre retentir des orgues,
Mais ce n'était que le vent dans les bois.
En cette période où les arbres frissonnent,
Sans leur frondaison qui gît fanée à terre,
Et que notre âme n'est qu'une plaine morne,
Quelle douceur, quelle beauté qu'un pré vert !
Sous le soleil, le ballet des nuages,
Crée un théatre d'ombres et de lumières,
Qui courrent à travers le paysage,
Et rendent aimable l'hiver.
Au loin on aperçoit le miroir,
Des eaux laiteuses du Salagou,
Où les étoiles se baignent le soir,
Avec la lune ! Me croyez vous ?
Suivez moi sur cette piste herbeuse,
Qui sinue entre ciel et terre,
Dans ces espaces, mon âme rêveuse,
Devient légère comme l'air.
Faisons halte dans cette bergerie,
Brebis égarée loind'un monde insidieux,
Dont les lanternes ne sont que des vessies,
Et les éphémères idoles, de faux dieux .
La bas, sur la plus haute cîme,
L'hiver a posé son manteau,
Blanc comme celui de l'hermine,
Qui va nourrir les oiseaux ?
Parfois on aperçoit le fantôme,
De la chèvre de Monsieur Seguin,
Qui semble nous dire "quittez ces lieux hommes »,
Je vous crains plus que le loup Ysengrin.
Captant les rayons du soleil qui décline,
Dans une clairière des « arbresses » dansent,
Pour qui donnent-t-elles cette pantomime ?
Pour ce beau chêne là bas, je pense !
Je regagne les berges de la Nize
Où se mirent les arbres de la forêt,
Par ce spectacle mon âme est conquise,
Un jour prochain, je reviendrai !
PS: Le circuit de la randonnée qui se situe dans la région de Lunas est décrit dans le fichier joint
Texte & photos Ulysse
15:56 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : lunas, nize, bergerie, hiver
11.12.2008
Retour au port....
J'ai toujours été fasciné par la mer, ce vaste « mystère » liquide où le feu de étoiles s'est, un jour lointain,
transformé en élan vital. Et je suis admiratif des marins qui la sillonnent . Mais que l'on m'entende bien, quand je parle
de marins, je pense aux « voileux » ou aux pêcheurs « artisans » qui dans leurs esquifs affrontent ses colères au péril
de leur vie. Pour moi, ce terme ne s'applique pas aux « yatcheux bunkerisés » ni aux voyous de la mer qui sur leurs
méga hors-bords traquent à l'aide de sonars et, dans certains cas d'avions, les bans de poissons et désertifient
le fonds des mers en traînant leurs chaluts dans les zones interdites.
Ces derniers, dont certains ne savent même pas que la mer est salée et qui n'ont jamais reçu un paquet
d'écume, se sont faits des « bonbons » en or en détruisant l'équilibre halieutique. Face au désastre qu'ils ont créé
et qu'ils continuent de nier, ils tendent aujourd'hui sans vergogne leur sébille vers les pouvoirs publics pour qu'ils
les aident à se reconvertir ou leur assurer une retraite dorée.
Et les pouvoirs publics vont céder comme à l'habitude, fidèle, au principe qui régit le capitalisme d'Etat
français et qui se résume à la privatisation des bénéfices et la socialisation des pertes des groupes de pression
ayant une capacité de nuisance sur la société.
En tant que citoyen lambda définitivement désespéré par le manque de courage de nos hommes politiques
face à la catastrophe écologique annoncée, il ne me reste que les mots pour célébrer ceux qui par leur comportement
responsable oeuvrent à la préservation de la richesse et de la beauté de ce monde. J'ai donc écrit ce poème
en hommage aux vrais marins.
Jours gris,
Jours blancs,
Nuées orageuses.
Forte pluie,
Grand vent,
Vagues monstrueuses.
La peur,
Le froid,
Gouffres amers.
Le bonheur,
Parfois,
Par grand ciel clair.
Fourbus,
Fouettés,
Par les embruns,
Têtus,
Rablés,
Rudes marins.
Vies fragiles,
Au bout d'un fil,
Un trait dans l'eau.
Blanc sillage,
Qu'un naufrage,
Peut rompre bientôt.
Nuit noire,
Prendre le quart,
Ensommeillé,
Les étoiles,
Au ciel s'installent,
L'heure de rêver.
Là bas à terre,
Amours amères,
En pointillés,
De vague en vague,
Vies qui divaguent,
Démâtées
Terre en vue,
Ombre ténue,
Derniers efforts,
Ballet de mouettes
Qui font la quête
Retour au port !
Texte & Photos Ulysse
10:12 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (20) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : retour au port, marin, mouette, thonier
17.11.2008
Tous ces voiliers immobiles.....
Tous ces voiliers immobiles,
Abandonnés dans les marinas,
De quel rivages, de quelles îles,
Nostalgiques, ne rêvent ils pas ?
Après avoir fendu les vagues,
En compagnie des dauphins,
Des récifs, frôlé les dagues,
Et affronté les vents marins.
Les voilà comme chiens en laisse,
Ligotés, au point mort,
Condamnés aux viles caresses,
De l'eau poisseuse des ports.
Ainsi trop souvent en est il ,
De nos vies, de nos destins,
Nous en perdons un jour le fil,
Et rebroussons chemin.
On renonce à ses rêves,
Et perd de vue les étoiles,
Parce qu'un vent contraire se lève,
On ramène les voiles.
Qui nous rend si pusillanimes ?
Hommes de peu de foi !
Si oublieux de cette vérité ultime :
Nous ne vivons qu'une fois !
Est ce l'appât du confort
Qui nous fait jeter l'ancre ?
La crainte de la mort,
Qui fait de nous des cancres ?
Des cancres de la vie,
Des infirmes de l'amour,
Des ectoplasmes, des zombies,
Qui dilapident leurs jours,
Reclus dans nos bunkers,
De béton et de ferraille,
A se rêver centenaires,
Longue vie de funérailles !
Quand menace la tempête,
Que le vent souffle fort,
Relevons donc la tête,
Et tirons bord sur bord.
Laissons sans peur la houle,
Fleurir nos fronts d'écume,
Abandonnons la foule,
A ses rêves posthumes.
Texte & Photos Ulysse
09:09 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bateau, marina, navigation, voilier
05.11.2008
Rangez vos cartes postales....
Rangez vos cartes postales,
De golfes clairs aux eaux bleutées,
Quand la Méditerranée s'emballe,
L'heure n'est plus à rêver !
Adieu les doux flic-flacs,
Sur le ventre replet,
De nonchalantes barques,
Dans des criques ombragées.
Quand elle se met à rugir,
Le phare d'Agde surpris,
A bien du mal se tenir,
Droit comme un « i » .
On la croit alors en colère,
Mais on se méprend,
Le coupable, ce faux frère,
Est le Grec, son amant
Quand il pose sur ses hanches,
Ses doigts brulés par le soleil,
Un orgasme immense,
La projette vers le ciel.
Le vieux lion*, du bord de l'eau,
Contemple leur étreinte,
Ses rugissements font écho,
A leurs râles et leurs plaintes.
Les ailes immobiles,
Les plumes lissées,
Une mouette gracile,
Vient l'oeil se rincer !
L'écume qui bouillonne,
Le fracas des eaux,
Rien vraiment n'impressionne ,
Cet audacieux oiseau.
Le Grec pétrit les vagues,
Poitrine tumultueuse,
De sa maîtresse qui divague,
Sous ses caresses fougueuses.
Aussi soudaine que rare,
Survient une accalmie,
Le rivage devient un miroir,
Où un vague soleil luit.
Mais leur danse sur le mole,
Reprend de plus belle,
Et le Grec orne d'écume les épaules
Accueillantes de sa belle
PS : Ces photos ont été prises au Cap d'Agde le 2 novembre dernier. Le Grec est le vent venant
de l'Est qui souffle parfois violemment et provoque des tempêtes surtout l'hiver.
* Par ailleurs, si vous voulez connaître 'histoire du Lion du Golfe consultez ma note du 22 novembre 2007
Textes & Photos Ulysse
09:03 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (24) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cap d'agde, le grec, tempête, mer
21.10.2008
L'été a tiré ses dernières cartouches....
L'été a tiré ses dernières cartouches,
Puis doucement s'en est allé,
L'automne nonchalant, par petites touches,
Envahit montagnes et vallées.
Sur les érables et les sycomores,
Les frênes, les chênes pubescents,
Ses pas lancent des étincelles d'or,
De pourpre, d'ambre et de sang.
L'incendie gagne parfois la colline,
Et vient lêcher les roches blanches,
Des falaises que le soleil illumine;
La nature n'est qu'éxubérance !
Non, le ciel ne peut être vide,
Mais qui est donc ce créateur,
Qui sous nos yeux dévide,
Tant d'harmonie et de splendeur ?
Ceux qui invoquent sa parole,
Pour nous faire mettre à genoux,
Nous racontent des fariboles,
Des contes à dormir debout.
Ce créateur là est un artiste,
Un poète et un jouisseur,
Dont les oeuvres nous invitent,
A courir après le bonheur.
Alors, chantons, dansons, mes frères,
Aimons nous les uns les autres,
Plus que tout respectons notre terre,
Soyons en les apôtres.
Faisons en tous lieux ses louanges
Célébrons sa beauté parfaite
Notre terre est bleue comme une orange
Ainsi que le chantait le poète *
La ronde des saisons qui passent,
Est à l'image de notre vie,
Nos passions fleurissent puis trépassent,
Et comme les feuilles tombent sans bruit.
Contempler la nature nous rend sage,
Et nous résigne au passage du temps,
Après les émois, les passions, les orages,
Vient le moment des renoncements
Les splendeurs de la nature,
Réjouissent nos coeurs et nos esprits,
Elles apaisent nos angoisses, nos blessures,
Et entr'ouvrent les portes du paradis.
* vers tiré d'un poème de Paul Eluard
PS: les photos ont été prises au cours d'une randonnée dans le massif du Marcou à partir du village
de St Geniès de Varensal.
Texte & photos Ulysse
12:23 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (19) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : automne, été, saisons, eluard
01.10.2008
Pour grimper au ciel ....
Pour grimper au ciel,
Suivez les ganivelles,
Engagez vous sur le sable,
Attention ! C'est instable !
Mettez un pied devant l'autre,
Et quoi d'autre ?
Accélerez l'allure,
Même si ça grimpe dur !
En haut de la dune,
Selon votre bonne fortune,
Choisissez un nuage,
De passage,
Ou mieux encore, un oiseau,
Pas petit, un gros.
Grimpez y à califourchon,
Et surtout tenez bon !
Il vous faut maintenant,
Etre très patient,
Car je ne sais pas comment s'y prendre,
Pour redescendre !
Texte & Photo Ulysse
10:20 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ciel, ganivelles

