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26/01/2015

Je suis allé au bal des ceps ! (reprise d'archive)

JE N'AURAI PAS ACCES A INTERNET PENDANT DEUX SEMAINES JE POSTE UNE NOTE TIREE DE MES ARCHIVES 
 
MERCI DE VOTRE VISITE
 
 
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Hier matin, je suis allé me balader à travers le vignoble de Pomerols (34) où de nombreux vignerons s'affairaient à la taille des vignes, comme il est habituel à cette époque de l'année. Passant près de l'un d'entre eux, je le salue et lui dis mon admiration pour ce noble et dur métier, aussi plein d'aléas que de bonheurs partagés.

Voyons qu'il a affaire à un gosier confraternel, le vigneron me tient alors des propos surprenants. « Vous tombez bien » me dit il « nous sommes le 22 janvier, le jour de la Saint Vincent, le patron des vignerons et ce soir si vous le voulez bien je vous emmène au bal des ceps ! »

« Au bal des ceps ? diantre ! De quoi s'agit-il ? » rétorquai-je « Je vous expliquerai ce soir, retrouvons nous à 17 heures au pied du grand amandier que vous apercevez là bas » et joignant le geste à la parle, il me montre du doigt un arbre magnifique juché sur le coteau. « Entendu » lui dis je un peu interloqué et, sur ces paroles, je le quitte et poursuis mon chemin, attendant avec impatience l'heure du rendez vous qu'il m'a fixé

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A l'heure dite, je le retrouve au pied de l'amandier alors que le soleil plonge vers l'horizon. Me prenant le bras, il m'entraîne un peu plus loin sur le coteau et m'invite à m' accroupir auprès d'un second amandier surplombant des vignes.

Il entreprend alors de m'expliquer la raison de notre présence ici :«  En 1565, en pleine guerre de religion, les vignerons de la région ayant adhéré à la foi protestante, craignant les représailles, se réunissaient la nuit en ce lieu pour prier. Une nuit, la veille de la Saint Vincent, un vagabond qui passait par là les surprend et, espérant une récompense, s'en va les dénoncer à l'évêché de Pézenas. Celui ci demande au commandant des dragons de l'armée royale stationnés dans la région d'intervenir.

La nuit suivante, l'assemblée de protestants se retrouve encerclée par les dragons et est sur le point d'être massacrés quans soudain, Merlin l'enchanteur qui était en villégiature à la station thermale de Balaruc les bains pour soigner ses rhumatismes et profitait de l'occasion pour cueillir à l'heure de la pleine lune des herbes médicinales dans la garrigue, intervient !

S'interposant entre les protestants et les dragons, il brandit sa baguette magique et leur jette un sort en leur disant « Maudits dragons, soyez transformés en ceps qui garderont votre âme prisonnière pendant 500 ans pendant lesquels vous subirez la pluie et le gel l'hiver et la fournaise l'été »

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Mais la fée Viviane, dont il était éperdument amoureux et qui l'accompagnait dans tous ses voyages, surgit à ce moment là et implora la clémence de Merlin afin qu'il atténue le sort jeté aux malheureux dragons, en faisant valoir qu'ils étaient soumis aux ordres du roi et n'agissaient pas selon leur propre volonté.

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Cédant à la requête de sa bien aimé Merlin accepta que le jour de la Saint Vincent les ceps puissent une demi heure avant le coucher du soleil se libérer de la terre et danser .jusqu'à la disparition du soleil. »

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Pendant que le vigneron contait son histoire, je voyais effectivement à ma grande stupeur, les ceps s'animer et danser au son de la brise qui s'était levée. Celle-ci, petite fille des alizés transportait avec elle des airs de reggae et de samba transformant le coteau en un « dance-floor » des plus animés.

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Mais au fur et mesure que le soleil déclinait, le rythme de la danse ralentissait ...

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En plongeant sur la ligne d'horizon le soleil aspergea l'ensemble du ciel de marmelade d'orange avant de disparaître et de ramener ainsi les ceps à leur séculaire immobilité jusqu'à la prochaine Saint vincent.

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Nous levant pour quitter les lieux, je le remerciai chaudement de m'avoir permis de contempler cet étonnant spectacle. « Ce fut un grand plaisir de partager ce moment avec un disciple de Bacchus » me dit il, « mais je vous demande de ne pas dévoiler cet endroit, sinon des cars entiers de touristes vont y débarquer et piétiner nos vignes! »

Désolé donc, de ne pas pouvoir vous en dire plus, mais avec la photo de l'amandier les petits futés pourront peut être trouver l'endroit ! On s'y verra donc peut être à une prochaine Saint Vincent ! Mais n'oubliez pas que vous n'avez que jusqu'en 2065, date à laquelle le sort jeté par Merlin sera levé ! !


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Texte & Photos Ulysse

19/01/2015

Suivez les papis flambeurs ….

JE FAIS UNE PAUSE INTERNET D'UNE QUINZAINE DE JOURS

ET JE REPONDRAI A VOS COMMENTAIRES A MA REPRISE

 MERCI DE VOTRE VISITE

 

(Il s'agit d'une nouvelle note sur une balade faite la semaine passée)

caroux,rhum,banane,entropie

Ayant reçu de nombreuses lettres de protestation de la gent masculine se plaignant de ne pas pouvoir décrocher leurs épouses de leur écran de l’ordinateur depuis que j’y ai mis des photos de Gibus en collant rose saumon, j’ai demandé à mon ami d’en porter un  gris souris pour cette nouvelle randonnée, ce qui nuit pas au demeurant au galbe de ses mollets ! Très chères lectrices,  je suis ravi et honoré que vous lisiez mon blog mais, je vous en prie,  ne délaissez pas trop vos époux qui pourraient finir par me chercher querelle !

 

 

caroux,rhum,banane,entropie

Bon, cette fois vous n’aurez peut être pas trop envie de nous suivre car cette feuille dans sa prison de glace vous donne une idée de la température ambiante !  Mais vous auriez tort car, comme l’on dit, le froid conserve et nous avons le sentiment que ces journées passées en montagne freine l’entropie à laquelle sont soumis nos organismes, comme d’ailleurs l’ensemble de l’univers et que nous  en revenons toujours ragaillardis.

 

 

caroux,rhum,banane,entropie

 Il est tombé de la neige dans la nuit sur les sommets ce qui  réjouit les grands enfants que nous sommes car ineffable est le bonheur d’entendre le crissement de la neige fraiche sous nos pas.

 

 

caroux,rhum,banane,entropie

Sur le chemin nous apercevons une souris blanche  trop occupée à grignoter une feuille pour se soucier de notre présence. J’espère que cet adorable animal ne dissuadera pas les lectrices qui ont accepté de nous suivre de poursuivre la balade. Pourquoi je dis ça ? Ben, parce que il paraît que…….bon  je n’insiste pas !

 

 

 

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Le chemin que nous empruntons sinue dans une combe rocheuse qui donne à ce cher et très vieux Caroux l’allure d’une montagne fabuleuse, les failles et les fissures créant, selon les jeux d’ombre et de lumière, un bestiaire toujours renouvelé.

 

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Le gel orne notre vieille montagne de parures de glace sur lesquelles Eole vient rafraichir son haleine qu’il nous souffle ensuite dans le cou, nous faisant frémir de plaisir  car, vous l’avez compris, masos un peu nous sommes !

 

 

caroux,rhum,banane,entropieChaque fois que nous empruntons ce sentier, je vais rendre visite à ce petit arbrisseau, qui s’est installé solitaire dans cette combe rocheuse, afin de voir comment il se porte. C’est pour nous un exemple de courage et de détermination qui nous invite à résister aux voix des Sirènes appelées « Paresse » et «Facilité» qui pourraient nous tenter de rester bien au chaud à la maison. La seule maison où on risque de devoir rester un jour c’est une maison de retraite et encore avec Gibus on essaiera de faire le mur !

 

 

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Et nous voilà arrivés sur le plateau à marcher dans une neige immaculée ou seuls quelques mouflons ont peut être posé le sabot avant nous. Nous faisons provision de bois pour allumer le feu dans le refuge de Font Salesse dans lequel nous nous rendons.

 

 

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Pour ceux qui s’imaginent que nos randonnées nous font mener  une vie rude et spartiate, j’ai pris cette photo qui montre que nous sommes, Gibus et moi, les dignes enfants de Rabelais. N’étant pas certains que les placards et les caves du ciel soient aussi bien garnis que les nôtres  nous en profitons ici bas sans  réserve, ce sera toujours ça de pris.

 

 

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Et comme c’est devenu une tradition, nous nous régalons au dessert de bananes flambées au rhum en espérant que si nous devons aussi flamber en enfer ce sera également avec ce breuvage !  On peut dire d'une certaine manière que nous sommes des papis flambeurs !

 

 

 

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Le jus de canne distillé ayant remonté notre température corporelle, nous pouvons affronter le froid glacial qui continue de sévir malgré ce bon vieil Aton qui darde généreusement ses rayons sur notre région.

 

 

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J’avoue que je ne me lasse pas de voir et revoir cet océan de collines bleutées au pied desquelles on aperçoit  les  patchwork de champs et de vignes que l’homme a brodés. Quelque soit leur  importance et leur arrogance les œuvres des hommes ne feront pas le poids face au grand maëlstrom qui agite les tréfonds de la terre et qui un jour les balaiera et les réduira en poussière. Cela dit j’espère que ce sera après que j’ai bu la dernière bouteille de ma cave !

 

 

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Mais il nous faut quitter ce monde sauvage où nous ne sommes pas vraiment équipés pour survivre, afin de  rejoindre la terre des hommes où nous attendent nos douces compagnes …et la perspective d’un bon dîner ! (à chaque âge ses attentes et désirs)

 

 

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Le village de Saint martin de l’Arçon d’où nous sommes partis est en vue et déjà monte en nous l’impatience d’étreindre les deux blondes Heine et Kein qui nous attendent au frais dans le coffre de la voiture ! C’est la légitime récompense des papis sportifs !

 

Si vous avez envie d'un intermède musical je vous convie à vous rendre sur mon blog musical OLD NUT pour écouter ma derrière chanson  "I don't understand" et les autres si affinité!

(cliquez sur le nom du blog pour y accéder)

 

Texte & Photos Ulysse

 

 

09:09 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : caroux, rhum, banane, entropie

13/01/2015

Monts et merveilles à nuls autres pareils !

 

En référence aux évènements dramatiques de ces derniers jours, rappelons cette parole du président Franklin Roosevelt : "La seule chose dont il faut avoir peur est la peur elle même" et notre pays a montré  samedi et dimanche dernier qu'il n'avait pas peur.

 

 

 

 

 

 

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Je suis plus enclin dans mes billets à vous montrer les mollets ou la tête d’aventurier de mon copain Gibus que ma bobine. Et il faut dire que mes lectrices ne perdent rien au change, mais bon, pour une fois, je vais faire une exception pour avoir le plaisir de vous dire en tête à tête combien m’est chère votre fidélité à me lire et, pour certains d’entre vous, à me laisser un commentaire.  Et puis, je le fais aussi afin que ma mine débonnaire vous mette en confiance (enfin je l’espère) car nous allons traverser une forêt ou rodent quelques monstres qui pourraient effrayer mes lecteurs ou lectrices les plus impressionnables. J’espère que ça vous réconfortera de me savoir à vos cotés, enfin surtout mes lectrices et qu’elles se serreront contre moi (Oh, les maris ne soyez pas jaloux, je plaisante !).

 

 

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Parlant de monstres, voici d’ailleurs le premier d’entre eux : un loup de belle envergure qui pointe son museau et ouvre une gueule assez large pour enfourner une grand-mère, un petit chaperon rouge et le pot de confiture avec ! Si vous êtes grand mère vous avez donc intérêt à rester derrière moi ! Pour les petits chaperons rouges je ne me fais pas de souci car je pense qu’elles courent plus vite que ce loup un peu dépenaillé !

 

 

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Ce ptérodactyle qui a traversé les âges apparaît autrement plus redoutable et dangereux que messire Isengrin. Profitons du fait que ses ailes sont empêtrées  dans les branchages pour prendre la poudre d’escampette. Cela dit ne soyons pas égoïstes et laissons un peu de cette poudre pour ceux qui passeront ici après nous.

 

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Bon, ayant échappés aux serres du  piaf dinosaurien, nous tombons de Charybde en Scylla, car nous voici face à un vieux sanglier affamé qui n’a pas dû se mettre un gland sous la dent depuis quelques semaines. Je vous conseille, chères lectrices et chers lecteurs de renoncer à une partie de votre pique-nique si vous voulez que l’on puisse poursuivre notre balade. Vous vous montrez compréhensifs, voilà qui est bien ! Le mien est au fond de mon sac et je n’ai pas le temps d’aller le chercher mais je vous revaudrai ça à l’heure du repas, car  Gibus et moi vous réservons une surprise.

 

 

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Ouf! Nous voilà sortis de la forêt et donc d’affaire! Les monstres ne fréquentent guère les espaces ouverts d’où on les voit venir à des lieues à la ronde. Jean-Mi qui nous accompagne et ressemble a un chaperon rouge en est fort aise .

 

 

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Et puis en cet endroit, le vieux chef indien Sitting Bull a trouvé refuge. Il en a fait son territoire de chasse  et son habileté à l’arc dissuade tout prédateur à s’aventurer dans les parages. Il n’aime pas les visages pâles qui ont trahi et décimé son peuple mais il nous a à la bonne car il sait que nous partageons avec lui l’amour de la nature. Il vous fera donc aussi bonne figure, mais évitez de lui demander une autographe. Lisons plutôt l’un des discours qu’il a tenu à ses frères qu’il a défendus contre les « yankee » et qui est, hélas, toujours d'actualité : 

"Voyez Mes frères, le printemps est venu ; la terre a reçu l'étreinte du soleil, et nous verrons bientôt les fruits de cet amour!
Chaque graine s'éveille et de même chaque animal prend vie. C'est à ce mystérieux pouvoir que nous devons nous aussi notre existence; c'est pourquoi nous concédons à nos voisins, même à nos voisins animaux, le même droit qu'à nous d'habiter cette terre. 
Pourtant, écoutez-moi, vous tous, nous avons maintenant affaire à une autre race_petite faible quand nos pères l'on rencontrée pour la première fois, mais aujourd'hui grande et arrogante. Assez étrangement, ils ont dans l'idée de cultiver le sol et l'amour de posséder est chez eux une maladie. Ces gens-là ont établi beaucoup de règles que les riches peuvent briser mais non les pauvres. Ils prélèvent des taxes sur les pauvres et les faibles pour entretenir les riches qui gouvernent. Ils revendiquent notre mère à tous, la terre, pour leur propres usages et se barricadent contre leurs voisins ; ils la défigurent avec leurs constructions et leurs ordures. Cette nation est pareille à un torrent de neige fondue qui sort de son lit et détruit tout sur son passage.
Nous ne pouvons vivre côte à côte."

 

 

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Oui, comment ne pas  admirer et aimer la nature une fois que l’on y a mis le pied et découvert la munificence que peut prendre la simple ascension du soleil dans une étole de brume. Certes quand on a l’œil rivé sur un écran d’ordinateur qui vous donne l’évolution du cours du pétrole ou sur une tablette qui vous révèle le tour de poitrine de Lady Gaga on ne sait rien de cette beauté et on mène une vie de con.

 

 

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Pour l’heure, il nous faut suspendre notre contemplation et songer à rejoindre le refuge, ce qui vous vaut le plaisir d’apercevoir enfin les mollets de l’ami Gibus moulés dans un collant rose! Oh ! Ne défaillez pas chères lectrices, je ne pourrais en porter qu’une tout au plus et j’avoue que j’aurais du mal à choisir. Vous m’êtes toutes si chères !

 

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Pour ne pas courir le risque d’être troublée, contemplez plutôt le paysage qui sera encore en place quand les mollets de Gibus (et les miens bien évidemment) ne seront plus que poussière qui se  mélangera à celle des chemins.

 

 

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Bon, je me résigne, je vois que vous avez du mal à  détachez vos yeux admiratifs de mon ami chargé comme un baudet. Mais bon je vous signale que je porte aussi ma part de buches et je vous invite à aller le vérifier sur la première photo. Non mais !  Jaloux, un peu, je suis !!! Contemplez plutôt les pendentifs que l’hiver, ce galant amant, offre à Gaïa notre belle planète. Si vous le souhaitez je peux aller en cueillir un ou deux pour vous et vous les mettre autour du cou ! Je sais "coquinou" je suis aussi !

 

 

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Allez, je cesse de vous taquiner car nous arrivons au refuge et il faut que j’aide l’ami Gibus à allumer le feu, enfin du moins à couper du bois. Excusez moi de devoir  vous abandonner quelques instants.

 

 

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Allez venez c’est prêt ! Je vous invite  à vous mettre à table pour déguster la surprise que Gibus et moi vous avons réservée. Au cours de nos précédentes sorties, vous avez été nombreux(ses) à exprimer votre frustration d’arriver trop tard pour partager nos œufs au plat, aussi avons nous décidé d’emmener une douzaine d’œufs d’autruche afin qu’il y en ait cette fois ci pour tout le monde !   Allez y servez vous !

 

 

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Et tant qu’à faire, nous avons prévu aussi un dessert : bananes flambées au rhum et tant pis pour celles et ceux qui n’aiment pas ce divin breuvage, qui est à lui seul capable de transformer un refuge du pays d’oc – même couvert de neige - en « lolo » antillais ! Bon, je vois à la grimace de Gibus qu’il n’est pas tout à fait d’accord !

 

 

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Le rhum faisant son « petit effet » nous sommes heureux de trouver des cairns pour nous guider sur le chemin du retour (bon là aussi je plaisante !)

 

 

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Il suffit de contempler la foulée martiale de notre ami Jean Mi pour comprendre que nous ne sommes nullement affectés par nos agapes festives. Il faut dire que l’on s’est rendu compte vous aviez bon appétit et que vous ne suciez pas non plus de la glace chers lecteurs(triches), ce qui a considérablement réduit la portion qui nous est habituellement dévolue. Mais attention je ne vous en fait pas le reproche car j'aime la compagnie des gens un brin (voire deux) rabelaisiens !

 

 

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Bon à la demande générale je mets une dernière photo de mon ami Gibus en collant rose ! Je sens que mon blog va connaître un pic de consultations dans les jours à venir.

 

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Mais il nous faut traverser à nouveau la forêt aux monstres et ne vous laissez pas impressionner par cette espèce d'énorme limace cornue qui n’est friande que de champignons. Donc si vous n’avez pas de mycoses sur les doigts de pied vous ne risquez rien ! Allez nous voilà à bon port, j’espère que vous avez apprécié la balade et que les œufs d’autruche ne vous resteront pas sur l’estomac ! A la prochaine ! Bises à mes lectrices.

 

 

Si vous avez envie d'un intermède musical je vous convie à vous rendre sur mon blog musical OLD NUT pour écouter ma derrière chanson "I don't understand" et les autres si affinité!

  

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Texte & Photos Ulysse (toute utilisation ou  reproduction des éléments de ce blog est soumise à mon accord préalable)   

 

 

 

 

 

11/01/2015

Liberté, fraternité...

Face à la formidable mobilisation de notre pays contre les actes barbares commis ces derniers jours j'ai écrit ce poème en hommage aux victimes...

 

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Sous vos crayons acerbes

Croquant l’espèce humaine

Tous les cons

Etaient mis au piquet

Mais dans vos cœurs superbes

Vous n’aviez pas de haine

Et sous vos crayons

Personne ne mourrait

 

Votre sang qui a coulé

Va devenir de l’encre

D’où jailliront des mots

Chantant la liberté

Vos voix qui se sont tues

Rempliront le silence

Appelant d’écho en écho

A la fraternité

 

      Vous étiez simples flics

Ou bien vous étiez juifs

Et de la République

Vous étiez les enfants

Mais quelques pauvres types

A l’esprit maladif

Ont cru héroïque

De tuer des innocents

 

Votre sang qui a coulé

Va devenir de l’encre

D’où jailliront des mots

Chantant la liberté

Vos voix qui se sont tues

Rempliront le silence

Appelant d’écho en écho

A la fraternité

 

 Notre pays est Charlie

Il est juif, chrétien, musulman

Car nous sommes libres

D’être différents

Et les esprits pervertis

Par d’inhumains slogans

Ont une peur terrible

De cette liberté qui est notre ciment.

 

Le sang qui a coulé

Va devenir de l’encre

D’où jailliront des mots

Chantant la liberté

Les voix qui se sont tues

Rempliront le silence

Appelant d’écho en écho

A la fraternité

 

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Ulysse le 14 janvier 2015