19.08.2008

Les J.O je m'en fous, moi je vais sur le Caroux !......

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L'autre matin, j'a été pris moralement en otage par des "journaleux" peu scrupuleux et racoleurs qui ont titré à la une de leur infâme feuille de choux « Les français se passionnent pour les J.O ». Or si le hasard a voulu que je naisse français, je me fous et contrefous des JO. Oui, j'ose avouer que je me moque comme de mon premier biberon de lait (depuis je suis passé à d'autres breuvages !) de cette mascarade sportive où des athlètes élevés en batterie et nourris aux hormones comme de vulgaires poulets veulent prouver au monde qu'ils sont capables de pondre le plus bel oeuf. D'ailleurs c'est en toute logique que cette tartuferie se passe cette fois-ci en Chine, pays spécialisé dans l'élevage humain en batterie, et qui va, à ce que l'on dit, raffler la médaille d'or du poulailler le plus productif. Quand on connait le sort fait aux Tibétains qui n'ont pas la passion de marcher à la baguette, on peut craindre que cette immense basse-cour ne nous submerge un jour par une énorme omelette, version culinaire du péril jaune! Français donc (et pas toujours fier de l'être !), mais Jotiste non ! Au 3m dos canapé et au lancer de canette de bières dans lesquels excellent certains de mes congénères, je préfère de beaucoup le jeu de mollets sur les sentiers du pays d'Oc. Et même quand la météo incite à jouer les prolongations sous la couette, je prends ma musette, ma gourde d'A.O.C (à mon age on évite l'eau qui a - c'est prouvé - un terrible effet oxydatif) mon baton de pèlerin et je pars vers les haut-cantons faire le plein d'oxygène, un dopant gratuit et sans effet secondaire.
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Ma dernière balade m'a ramené vers un site mythique que vous connaissez bien si vous suivez mes pérégrinations : le Caroux . Mais cette fois ci, plutôt que de l'affronter de face, je suis allé arpenter les vallons du Bardou et du Violay qui ravinent son flanc ouest avant de revenir par le plateau de l'Espinousse et le vallon de la Bayssière, soit la bagatelle de 22km et environ 900m de dénivelé. Nous sommes partis du Lac d'Ayrette avec un taux d'hygrométrie de l'air proche de celle de l'eau du lac. Mais en randonneurs expérimentés nous savons que les hauts cantons n'usurpent pas leur nom et possèdent un tempérament montagnard qui, certains jours, n'a rien à envier à ses plus prestigieux voisins : Massif Central ou Pyrénées. C'est donc emmitouflés dans nos imperméables que nous nous sommes mis en chemin, heureux de pouvoir patauger dans les flaques d'eau, joie simple mais rare dans le sud. On s'y adonne d'ailleurs dès la prime l'enfance, réflexe atavique sans doute légué par nos ancêtres poissons (ce qui explique pourquoi certains d'entre nous se comportent comme des requins, d'autre des maquereaux quant au reste, dont je suis, nous ne sommes que du menu fretin !)
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L'un des grands bonheurs des balades en pays d'Oc est d'emprunter des chemins séculaires qui irriguent plaines, vallons, coteaux et montagnes. Ils ont vu défiler au fil du temps, souvent fourbus et ployant sous des fardeaux, des humains accompagnés de leurs moutons, de leurs chèvres, de leurs vaches, de leurs chevaux. Car cette région autrefois grouillait de vie comme en témoignent les terrasses et les ruines que l'on croise en tous lieux.
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Outre la jouissance des flaques d'eau, la pluie offre parfois aux randonneurs le spectacle d'un magnifique arc-en-ciel, dont on dit qu'à l'endroit où il touche le sol est caché un trésor. On perçoit dans ces légendes l'esprit de lucre qui depuis toujours anime l 'humanité et qui fait que les puissants de ce monde mesurent le temps qui passe sur le cadran d'une Rollex plutôt qu'en se fiant à la course du soleil ou aux couleurs que la nature arbore en fonction des saisons.
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L'exode de nos contemporains vers les villes ont rendu ces espaces à leur sauvagerie originelle et les elfes, les lutins et autres êtres légendaires s'y refugient et saluent au passage ceux dont l'âme innocente continue à croire en eux. Car l'univers est une création de notre âme, de notre coeur et de notre regard et n'existe pas sans eux.
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Les anciens choisissaient avec pertinence le lieu de leur résidence, telle cette masure avec sa fenêtre qui ouvre sur le mont Fourcat dont la vue devait chaque jour insuffler force et courage à ceux et celles qui le contemplaient;
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Je parlais tout à l'heure de l'horloge végétale qui indique la marche des saisons. Ainsi en montagne le printemps est-il la saison de l'or avec les genêts et les ajoncs, tandis que l'été est la saison de l'améthyste avec les bruyères qui tapissent les flancs dénudés des montagnes.
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Après avoir testé la résilience de notre coeur sur les pentes du massif de l'Espinousse, nous arrivons au bien nommé Point Sublime. Face à un tel panorama les mots (du moins les miens) sont infirmes et ne peuvent rendre compte de l'émotion qui vous saisit alors. Je doute que les courses de poulets de batterie organisées dans le cadre des JO puissent procurer un tel bonheur. Alors qu'un tel paysage vous agrandit et vous libère, la télé met votre esprit en boite, dont il n'ose plus sortir par peur de prendre froid dans les courants d'air .
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Après nous être nourris de ce panorama, nous nous mettons en roue libre pour traverser une vaste forêt qui nous donne le sentiment d'être au Canada. Le pétrole peut bien monter à 300€ le baril, les hauts cantons ont dans leurs plis et replis de quoi dépayser les plus blasés d'entre nous.
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On n'oublie jamais dans cette région que nous sommes en terre chétienne. Où que l'on aille, aussi haut que l'on grimpe, il y a toujours une chapelle qui vous attend au creux d'un vallon, au détour d'un chemin ou sur un promontoire. Loin de la pompe, de l'apparât et de l'hypocrisie papale, ces édifices sont empreints d'une authentique spiritualité, leur forme, aussi simple soit-elle, symbolisant l'émergence de l'esprit humain au milieu du monde naturel. Or sans esprit pour en prendre conscience, l'univers n'existerait point.
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Un tapis de bruyère illuminé par la lumière rasante du soir enchante notre descente jusqu'au hameau perdu du Bardou où nous accueille la statue d'une vieille femme méditative dont le visage serein semble partager nos beautés aperçues et nos bonheurs vécus au cours de cette journée.
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Rien ne vaut une journée comme celle-là et surtout pas les JO qui mobilisent les media, et nous retournerons au Caroux quand celà nous chantera, car au contraire de nos gouvernants sans parole et sans honneur, les Sark-ose-pas et Kouchtoi, ce n'est pas la Chine qui fixe notre agenda !
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Une description du circuit figure en fichier joint. Texte & photo Ulysse

23.12.2007

Votre cadeau de noël : le Caroux sous la neige !

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Après vous l'avoir montré sous toutes ses « coutures » au printemps, en été et à l'automne, vous pensiez que j'en avais terminé avec le Caroux. Et bien, vous vous trompiez, car suite aux chutes de neige inattendues de la semaine passée, j'y suis retourné et je suis en mesure de vous offrir pour votre cadeau de noël des photos du Caroux sous la neige qui lui donne un air savoyard !.
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Ce jour là, j'étais seul, pas un oiseau pas un animal pas un humain ne venait troubler la blancheur immaculée du plateau sommital. Seul le crissement de la neige sous mes pieds troublait le silence et la ligne noire des pins au loin était la seule zone d'ombre dans cette mer blanche
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L'herbe et les bruyères étaient gainées de manchons de flocons et se dressaient au dessus du sol comme des arabesques de cristal. Pour ne pas être en reste les nuages encombraient de leur masse cotonneuse les vallées, donnant le sentiment d'être elles aussi enfouies sous la neige.
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Dans cet univers scintillant j'étais sur le point de perdre mes repères quand soudain une femme surgit de je ne sais où et ressemblant comme deux flocons à Blanche-neige pointa de son doigt la bonne direction
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Passant au travers d'une magnifique pinède, je suivi quelque temps les traces d'un chevreuil qui, sans doute rendu méfiant par les hordes avinées de Nemrod qui hantent hélas les lieux, ne daigna pas se montrer.
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Sur les versants exposés au soleil les fougères ornaient de leurs tiges d'or roux le manteau neigeux.
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Toute la journée je n'ai pas cessé d'arpenter les lieux redécouvrant des sites pourtant si familiers et tellement différents dans ce décor nordique.
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Sentiers, sentes, pistes forestières, chemins de crête je les ai tous arpentés comme si c'était la première fois, les yeux éblouis par ce spectacle peu coutumier das notre contrée.
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Un pin vénérable étonné de voir un méridional affronter un climat aussi glacial se courba pour me saluer sur mon passage.
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Et c'est à regret, alors que le soleil commençait à décliner, que je suis redescendu vers le vallon où j'ai croisé les premiers murs de pierre ornés de neige, signe d'un retour au monde civilisé.
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Et j'ai rejoins enfin le pittoresque village de Douch aux maisons grelotantes sous leurs toîts enneigés.
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Joyeux Noël à tous mes lecteurs et lectrices.... Texte & Photos Ulysse

18.12.2007

Encore et toujours le Caroux !

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A chacun ses manies, ses névroses ou ses obsessions...Pour ma part j'en ai une de taille qui se nomme ... le Caroux ! Cette montagne mythique a pris place dans mon imaginaire et me hante nuit et jour. Il faut dire que sa masse imposante de granit qui domine la plaine de l'Orb et que l'on aperçoit depuis la mer en impose. Royaume de la bruyère et des fougères, brulée par le soleil ou balayée par les vents, terrain de jeu des mouflons, ses contreforts ravinés, érodés , entaillés portent un immense plateau où le promeneur a le sentiment de n'être plus vraiment sur notre vieille planète mais quelque part entre terre et ciel .
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Et à chaque visite, un différent paysage ! En cet endroit qui connait des variations climatiques extrêmes les végétaux se tiennent au plus près du sol ou se réfugient dans les vallons pour survivre. Ils recouvrent les os de granit du Caroux d'une peau vivante qui ne cesse de changer de couleur selon les saisons.
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A l'or des ajoncs et des genets du printemps succèdent le vert des fougères puis les camaïeus de bleu et de mauve des bruyères de l'été, puis de nouveau, à l'automne, l'or des fougères et le roux des bruyères desséchées et des quelques bosquets d'arbres héroîques qui ont réussi son ascension.
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Son sommet (1091m) n'est pas très haut et pourtant on s'y sent près du ciel, la civilisation et ses villes ne sont pas loin et pourtant on y éprouve un rassérénant sentiment de solitude, pas celle qui vous isole du monde et rend votre âme mélancolique mais celle qui vous exalte et vous permet d'entendre le coeur sourd de l'univers, sans cesse brouillé par le bruit des prothèses mécaniques dont nous avons désormais besoin pour vivre.
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Au coeur d'un de ses vallons, les hommes d'autrefois ont bâti une chapelle, romantique lieu de prières que le soleil couchant éclaire alors que les ombres ont depuis longtemps envahi les collines environnantes. N'est ce pas un message transmis par les générations passées qui nous disent ainsi que quelque soit les nuages ou soucis qui peuvent parfois s'amonceler sur nos existences, la méditation pour certains ou la prière pour d'autres peuvent nous aider à retrouver le chemin de la sérénité.
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Se promener sur le Caroux c'est par le jeu des émotions que sa beauté nous inspire entrer en soi même pour y trouver le chemin secret qui nous relie à l'univers. C'est retrouver la lumière quand nous avançons à l'aveugle dans l'obscurité.
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Je vous l'ai dit dans ma dernière note sur le Caroux, nous ne sommes pas sûr d'aller au paradis mais cela n'a guère d'importance car nous savons qu'un jour ou l'autre nous irons tous au Caroux !
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PS: Pour ceux qui ne connaissent pas encore le Caroux , il y a dans mes archives quelques itinéraires plus ou moins difficiles. Si vous souhaitez des précisions laissez moi un commentaire et un e-mail. Texte & photos Ulysse

10.10.2007

On ira tous au Caroux !

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Tout le monde connait la chanson de Michel Polnareff « on ira tous au paradis » ...On aimerait bien croire à cette profession de foi optimiste, mais on peut avoir des doutes sur l'existence d'un tel lieu quand on voit le bazar que devient notre planète. Comment penser qu'il y ait la main d'un dieu derrière tout ça ? Si vraiment il existe, soit il n'est pas très doué, soit il est retors et dans les deux cas ça ne donne pas envie de finir pensionnaire pour l'éternité dans son paradis.
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Par contre il y a un lieu que je ne me lasse pas de parcourir et qui est pour moi un vrai paradis terrestre : le Caroux ! Et je vous invite à vous y rendre dès que vous le pourrez qu'il pleuve ou qu'il vente, car c'est un lieu empreint de majesté et de sérénité dont le spectacle vous remet sur pied.
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D'ailleurs la dernière fois que j'y suis allé en partant de St Martin de l'Arçon et en passant par le col de Bertouyre, il pleuvait. Mais depuis que je marche la pluie est devenue mon amie, il suffit d'être bien équipé et alors vous jouissez d'un bouquet d'odeurs inouies, terriennes, végétales, florales et animales que les gouttes en s'évaporant répandent dans l'air. A vrai dire c'est le seul moment où j'ai autant de plaisir à humer de l'eau qu'un bon vin !
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Quand je croise un cairn je pense toujours aux mains inconnues qui ont créé puis ajouté des pierres à l'édifice qui souvent défient les lois de l'équilibre. C'est une oeuvre collective de personnes animées par une même passion des chemins et de la nature. C'est le point de croisement de vies et de destins innombrables et différents mais qui ont en commun d'être à un moment donné passé au même point et d'avoir ainsi, à leur insu, un lien secret qui les unis.
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Le bonheur des balades réside beaucoup dans la liberté retrouvée de notre imaginaire qui n'étant plus bridé par le matraquage médiatique de notre société dite "moderne" retrouve la capacité d'émerveillement des enfants ou des premiers hommes et débusque les êtres fantastiques qui hantent les lieux sauvages et reculés. Ainsi l'on croise près du rocher du Luchet une sorcière pétrifiée par on ne sait quel enchanteur et qui semble appeler au secours
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Dans l'univers austère et minéral de la montagne je suis souvent émerveillé de découvrir la vie qui s'accroche alors que tout semble s'opposer à son épanouissement, tel cet arbre, fier « David «  végétal qui défie les falaises , « Goliath » de pierre prêts à l'écraser.
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Mais vous allez finir par croire en lisant mes propos que je suis un ascète contemplatif. Je vous rassure je suis plutôt du genre rabelaisien et le refuge de Fontsalès où nous réfugions devient le lieu d'un chaleureux et pantagruellique agape.
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Nos ancêtre dits primitifs ont laissé dans les grottes où ils se réfugiaient d'ardentes oeuvres d'art. collectives destinées sans doute à dompter l'esprit des animaux qu'ils peignaient pour assurer la survie du groupe. Les gravures et graffitis que l'on trouve de nos jours dans les refuges (et ailleurs) sont à l'image de l'homme moderne sentimental et nombriliste qui affiche ses amours qu'il voudrait éternelles. Ces auteurs de tags ou de graffitis sont un peu comme les chiens qui laissent leurs crottes sur leS trottoirS pour marquer leur territoire.
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Pendant notre agape, la pluie a fait place au soleil et nous reprenons notre périple en direction du col de l'Airole en suivant un chemin qui traverse un somptueux tapis de bruyère
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Quelques pins ont pris pied sur le plateau, avant garde d'une forêt qui envahit peu à peu tous les massifs de la région depuis la disparition des grands troupeaux d'ovins qui contribuaient à garder « ouverts » ces vastes espaces..
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Le pin est très décoratif et il a dans certains endroits son utilité pour lutter contre l'érosion des sols mais n'oublions pas que c'est un « tueur » de faune et de flore et sa prolifération met en danger la garrigue méditerranéenne qui est l'un des espaces les plus riches du monde en ces domaines. La garrigue est un peu notre « amazonie » et il faut la préserver.
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En introduction j'émettais des doutes sur l'existence d'un paradis et pourtant certains chemins du Caroux semblent mener au ciel et à les suivre la sérénité vous gagne et on se retrouve de fait au « paradis » .
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Puis le chemin quitte les nuées pour redescendre vers le hameau d'Héric à travers la forêt où ceux qui maitrisent la langue des arbres peuvent dialoguer avec de vénérables chataigners qui leur racontent les légendes locales.
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Nous franchissons l'indolent ruisseau d'Héric sur un pont dont l'arche constituée au sommet d'une seule rangée de pierres défie les lois de la pesanteur.
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Profitant de la sécheresse une grande épeire tisse sa toile au dessus d'une mare d'eau stagnante qui attire des nuées d'insectes. Ainsi se joue en des myriades d'endroits dans le monde un jeu fatal entre proies et prédateurs, le moteur même de la vie étant la mort !
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Nous voilà de retour dans la vallée où Eole commence à rassembler un troupeau de nuages. Il était temps car nous avons eu notre dose de pluie pour aujourd'hui ! Le circuit détaillé figure dans le fichier joint. Texte & photos Ulysse

05.10.2007

Faites une cure végétale d'Olargues au Farrials

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Les vacances sont déjà loin et vous vous êtes bon gré mal gré réadaptés à l'athmosphère de votre ville parfumée aux senteurs de diesel et de crottus canibus ainsi qu'à la cohue maussade des trains, des trams ou des bus. Vos soirées sont bercées par les bêlements de la star'ac que regarde votre voisin du dessus et les bruits de gare de triage qui émanent de votre jeune voisine du dessous, adepte de « house music »
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Vous éprouvez une soudaine envie de silence et de chlorophylle mais vous vous demandez si notre chère planète, un brin surpeuplée et atteinte de bétonisme, de 4-4-tisme et de quadisme aigüs, offre encore des endroits où jouir de tels privilèges. Soyez rassurés car j'en connais une foultitude en pays d'Oc qui ne sont pas près d'être contaminés par les charmes vénéneux de la société de loisirs industriels, vu qu'il faut user d'un peu d'huile de genoux pour y accéder.
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Le circuit que je vous propose aujourd'hui a pour point de départ le pittoresque village d'Olargues, pays de la chataigne et qui mérite une demi journée de visite avec son clocher du XIIIème siècle, son pont du Diable, ses ruelles médiévales et son intéressant musée sur les traditions et les métiers liés aux activités passées de la région.
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Après avoir cotoyé les rives verdoyantes du Jaur on commence à griimper au milieu d'une forêt de chataigners, qui jusqu'à la fin du XIXème siècle tenait une place primordiale dans la vie de la région. Son fruit contribuait à l'alimentation tant des hommes que des animaux d'élevage et son bois résistant et imputrescible servait à fabriquer les charpentes, les tonneaux et les barrières pour délimiter les champs.
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Bientôt le chemin prend de de l'altitude et domine la vallon du Jaur d'où émerge le clocher d'olargues pointé vers le ciel comme un doigt accusateur s'en prenant aux dieux pour le bazar qu'ils ont créé ici bas.
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Parfois un arbre qui s'est épris d'amitié pour les randonneurs leur tend un siège pour qu'ils s'y reposent et lui content les dernières nouvelles du monde qui ne parviennent point en ces lieux sauvages.
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Le glougloutis du Routelly soudain se fait entendre; le magnifique pont qui l'orne laisse penser que ce ruisseau famélique doit parfois connaître des débordements. Je suis toujours admiratif du souci d'harmonie que les anciens manifestaient dans la moindre de leur construction, souci qui, hélas, n'est guère partagé par leurs descendants qui parsèment la nature de leurs taudis de briques nues et de cairons souvent ornés de bagnoles, de tracteurs ou de caravanes délabrés.
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Sur les berges du Routelly nous croisons soudain le corps fossilisé d'un crocodile témoignage du climat tropical que connaissait la région il y a quelques millions d'années.
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Puis à l'approche du Hameau de la salle un arbre montre son coeur à nu sans doute d'avoir été éconduit par Artémis qui se serait réfugié en ces lieux depuis que les incendies ont ravagé les forêts grecques.
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Puis nous abordons les contreforts du Farrials qui culmine à 764m et dont le sommet arbore des chicots de pierre taraudés par la pluie et le vent.
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Il nous reste plus qu'à redescendre vers Olargues en jouissant des vues panoramiques sur le massif du Caroux en face,
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parfois un arbre foudroyé par un orage semble nous menacer de ses branches fourchues
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Mais nous arrivons sans encombre en vue d'Olargues où nous nous régalons d'une tarte aux marrons. Le circuit détaillé figure en fichier joint Texte & Photos Ulysse