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26/12/2011

Lourds les sacs au départ de Graissessac !

 

graissessac,climat,anthracite,vin chaud

Hello ! ce sont les vacances de Noël et nous voilà de retour, Emilie, Carla, Tom et, moi, Romain, sur les chemins de randonnée si chers à nos papis, Gibus et Ulysse. Aujourd’hui nous allons parcourir les monts et les vaux des environs de Graissessac où l’on exploitait autrefois des mines d’anthracite. Autant dire qu’il va falloir "aller au charbon" parce que ça grimpe vachement par là, ce qui est normal d’ailleurs, vu qu’il y a des vaux !  (ça c’est une blague – pas très drôle, je trouve - de mon papy !). Vous allez me rétorquer qu'un val c'est creux, mais le problème c'est qu'avec mon papi et Gibus on ne reste jamais au fond d'un val  !


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On décide que le chef de l’expédition sera le plus grand entre Tom et  moi. Et, bingo ! je gagne de l’épaisseur d’un cheveu. Je le nomme aussitôt sous-chef, car nous les gaulois, on aime bien les titres honorifiques. Il suffit de voir comment des adultes supposés être sensés font des pieds et des mains pour être décorés de la légion d'honneur, ce hochet que même Martin Bouygues a réussi à avoir, lui qui qui passe  des émissions débiles sur sa chaîne de télé TF Hun, les seules d'ailleurs que lui et son grand copain Nicolas  puissent comprendre (comme dit mon papi, là où TFHun passe, l'esprit trépasse !)


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L’avantage d’être chef et sous-chef, c’est que nous sommes dispensés de porter les sacs et ce n’est pas un mince privilège vu que dans les sacs il y a le pique-nique. Et vous savez ce que sont les pique-niques préparés par Gibus et mon papy. Il y a du solide et du liquide dans  des quantités qui raviraient Obélix. Bon, il faut reconnaître qu’ils ne ménagent pas leur peine et que les côtes ça donne faim et, dans leur cas,  surtout soif ! 

 

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Nous voilà partis, moi devant,  avec carte et boussole et Tom derrière pour surveiller les éventuels retardataires.  Vous allez sans doute penser que nous sommes un peu jeunes pour assumer de telles responsabilités, mais vu la manière dont les adultes gèrent le monde, il  est temps que l’on prenne en main notre destin !

 

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Les arbres, qui, paradoxalement, à cette saison la plus froide sont  nus  (le bon dieu fait  aussi des erreurs),  se réjouissent des rayons du soleil qui leur  chauffent l’écorce .

 

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Bien qu’avec Tom nous assurons pleinement et sans faillir nos responsabilités, il y a quand même des moments où il nous faut recourir à l’assistance technique des adultes.

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A Paris où je vis, et qui ressemble de plus en plus à une fourmilière, on a  du mal à croire qu’il y a encore en ce monde des endroits aussi sereins et tranquilles. C’est pour ça que les hommes ne prennent plus soin de leur planète : ils ont oublié combien elle pouvait être belle !

 

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Nous voilà arrivés au refuge et là encore nous passons le relais aux adultes, et notamment à Gibus, pour allumer le feu. Ce n’est pas qu’avec Tom on ne saurait pas faire, mais nos anciens sont plein de bonne volonté et on ne voudrait pas les vexer .

 

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Pendant que les adultes boivent un vin chaud (pourtant il ne fait pas si froid que ça mais ils ont toujours des excuses abracadabrantesques pour justifier leur conduite ) nous faisons cuire les saucisses. Bon je vais être honnête, sinon le père Noël qui m’entend de là haut risque de m’oublier, et je dirai plutôt :  nous regardons  cuire les saucisses !

 

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A vrai dire Tom et moi  les saucisses on n’en  a rien à faire car ce qui nous intéresse c’est les chamallow grillés au feu de bois qui  sont un vrai délice ! Pendant que les adultes sont occupés à vider leurs verres de vin « frais » (qui a succédé au vin chaud) nous on s’occupe de vider le sac de cette divine friandise diaboliquement bonne (pas mal cet oxymore  vu mon âge, vous trouvez pas ?). De fait, disons plutôt « presque vider » car les anciens, abusant de leur autorité, en prélèvent quelques uns, ce qui au plan de l’éthique est scandaleux. Avec de tels comportements il n’est pas étonnant que le monde soit si mal en point !

 

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 Rassasiés nous nous remettons en route sous un soleil de plus en plus généreux ce qui m’amène à quitter mon pull.  C’est plutôt inquiétant pour un 23 décembre en montagne. Si ça continue comme ça la terre va devenir une poêle à frire. J’adore les pommes de terre rissolées, mais j’ai pas envie d’en devenir une !

 

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 Les filles ont profité que je sois arrêté pour s’émanciper et courir devant.  Elles sont vraiment imprévisibles, on croit avoir l’ascendant sur elles , mais ce n’est qu’une illusion « machiste ». Mais bon ça fait rien, maman et ma sœur  sont des filles et je les aime bien. Il y en a une autre que j’aime bien aussi à l’école, mais je ne vous dirai pas son nom, c'est un secret !

 

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Ce qui nous console c’est que dans les situations difficiles on finit toujours par avoir le dessus. Vous êtes sceptique ! vous pensez  que Gibus  nous a un peu aidés à grimper sur le rocher. Ah ! C’est encore ma soeur qui a cafté !

 

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De là  où on est, on aperçoit l’ancienne mine d’anthracite à ciel ouvert.  Ce minerai, qui a fait la fortune de la vallée du temps où mon papy et Gibus étaient des petits garçons,   est parti en fumée et est aujourd’hui la cause du réchauffement climatique. L’insouciance d’hier fait les soucis de demain, comme disent mes parents à ma soeur quand elle rechigne à faire ses devoirs (rien que ce mot « devoir » ça vous donne pas envie de grandir )

 

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 De l’autre côté la vue est plus plaisante et étonnante aussi.  On assiste, en effet,  à une surprenante bataille entre une forêt d’épicéas à feuilles persistantes et une forêt de hêtres à feuilles caduques. Pour l’heure les épicéas semblent dominer car ils ont enfoncé le front des feuillus . Il faudra que je revienne voir dans quelques années comment les choses évoluent.

 

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A un moment, le chemin  aborde un pierrier assez pentu, aussi Tom et moi demandons à nos papys qui ne sont pas très rassurés de rester dans nos pas pour le traverser.  Je crois que sans nous ils auraient  rebroussé chemin.

 

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Nous arrivons de l’autre coté sans encombre, fiers d’avoir prêté main forte à nos anciens. La prochaine fois que papy me demandera de ranger ma chambre je le regarderai avec condescendance et lui rappellerai que sans moi il serait encore en train d’errer dans les montagnes.

 

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Mais finalement peut être que ça ne lui déplairait pas d’errer dans les montagnes et qu'avec son copain Gibus ils ont fait  semblant d’avoir peur de traverser le pierrier en espérant que Tom et moi on n'aurait pas le courage d'y aller. Il faut dire que c’est tellement beau ces montagnes bleutées que moi aussi j’y resterai bien à courir  et à respirer le bon air plutôt que de retourner là bas à Paris dans ma fourmilière.

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&nbspTexte Romain  @ Photos Ulysse & Sébastien

INFORMATION POUR CEUX QUI SERAIENT SUR LE POINT D'ACHETER UN APPAREIL PHOTO SONY

J’ai acquis il y a un an un réflex SONY Alpha 55 qui est tombé en panne quinze jours avant le terme de la garantie . SONY a  refusé l’application de cette garantie en s’appuyant  sur l’avis de l’atelier de réparation qui prétend qu’il y a eu un mauvais usage de l’appareil et demande l’équivalent du prix de l’appareil pour le réparer. Or la panne s’est produite au cours d’une séance photo  pendant  laquelle j’avais pris 200 photos sans incident particulier.

En consultant des sites de consommation sur les produits SONY il apparaît que cet appareil a de graves  problèmes de capteur et que sa construction est jugée « légère » . Consultez notamment ce SITE .

AUSSI JE DECONSEILLE VIVEMENT L’ACHAT D’APPAREILS PHOTOS DE LA MARQUE SONY

12/12/2009

L’automne est enfin venu au Mont Agut (la digue , la digue…)

 

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Nous étions à la mi-novembre et le temps restait étonnamment doux. Les arbres dans la plaine avaient gardé leurs frondaisons vertes et seules les vignes montraient les stigmates de l’automne, épuisées sans doute d’avoir livré leur précieux nectar.

Inquiets nous étions donc,  car si l’automne ne venait pas dans le sud le risque était grand de nous voir passer, comme le dit le dicton, Noêl au balcon et Pâques aux tisons ! Or si  la perspective d’un Noêl au balcon nous enchantait (à la condition bien sûr d’avoir un balcon), celle de passer Pâques aux tisons, nous faisait frémir !

C’est en effet la période où les pêchers, les abricotiers, les  cerisiers ainsi que le thym dans la garrigue sont en fleurs ; c’est aussi  le moment où les abeilles sortent de leurs torpeurs et où la gent féminine sort ses décolletés !

Afin d’en avoir le cœur net, nous décidons donc de mener une expédition dans les hauts cantons afin de vérifier si l’automne y est arrivé, gage d’une descente prochaine jusqu’à la Méditerranée.

 

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A peine avons nous mis le pied à terre, après avoir garé notre carrosse à la sortie du village de Graissessac, que nous sommes rassurés. L’automne est bel et bien installé sur les contreforts du Mont Agut (la digue, la digue…) que nous avons prévu d’escalader.

Rassérénés par la vision de la toison d’or revêtant les feuillus à feuilles caduques prospérant dans cette zone plus fraîche et humide que la zone littorale, nous empruntons le chemin des crêtes. Notez au passage que contrairement à certains individus égoïstes qui  « prennent » sans vergogne les chemins alors que c’est un bien public (c’est d’ailleurs comme cela que les chemins disparaissent) nous ne faisons, nous, que les emprunter !

 

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Après un bel effort qui chahute un peu nos ventricules nous arrivons au col des Cabanes où nous faisons un pause « abricot sec » (c’est l’aliment anti-crampe indispensable au randonneur) près d’une jasse (bergerie) en ruine. Mais attention nous ne consommons que de l’abricot sec « bio » qui  présente, certes, une couleur maronnasse peu appétissante, mais qui sont éminemment diététique. Bannissez par contre ces abricots dorés vendus en sachets plastiques dans les supermarchés et qui ont été traités à l’anhydride sulfureux et  provoquent des allergies et des maux de tête.

 

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Devant le panorama enchanteur qui s’offre à nos yeux (la nature est le dernier domaine où l’ on reçoit sans avoir à donner)  livrons nous à quelques réflexions sur la finalité de la toison d’or qu’arborent les arbres à l ‘automne.

Nous savons, depuis Darwin, que les particularités physiques des êtres vivants sont la réponse de leur adaptation à leur environnement. Et le fait que les feuilles se parent de magnifiques couleurs avant de tomber en automne n’est pas l'effet d’une coquetterie végétale. Notons au passage  qu’il en va différemment chez l’espèce humaine où les femelles  se maquillent pour que les mâles leur tombent dans les bras.

La chute des feuilles est une adaptation des arbres pour survivre au froid hivernal pendant lequel ils vivent au ralenti. Elles sont en effet sacrifiées pour éviter une dépense d’énergie inutile.

Dès que l’amplitude du jour diminue et que la température chute, l’arbre secrète une hormone, l’éthylène, qui provoque la formation d’un bouchon de liège sur les canaux alimentant les feuilles en sève. La photosynthèse s’interrompt alors et la chlorophylle,  ce pigment vert dominant qui la provoque, se dégrade. Les pigments secondaires rouges, jaunes ou oranges présents dans les feuilles (carotènes et xantophyles) apparaissent alors.

 

 

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Pour celui qui a un brin de curiosité la nature est la meilleure école qui soit. Outre les lois de l’adaptation, on y révise aussi  la physique et notamment la loi relative à la gravité qui veut que la vitesse d’ascension d’un sommet soit inversement proportionnelle au nombre de carafons que l’on porte dans son sac. Et en l’espèce, que les carafons contiennent de l’eau ou du vin ne change rien à l’affaire, donc tant qu’à faire….

Nous sommes sur le point d’atteindre le sommet du Mont Agut (la digue, la digue….) qui culmine à 1022m après avoir gravi le mont Paréviol à 977m. Remarquez la différence de végétation entre le versant exposé au nord-ouest,   couvert de pins noirs d’Autriche, et le versant orienté sud-est plus dépouillé et envahi par les genets. C’est l’homme qui a procédé ici au reboisement pour empêcher l’érosion des sols sur les versants les plus exposés aux pluies.

 

 

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Du sommet du Mont Agut (la digue, la digue…) la vue est tout simplement somptueuse et si cela se savait les marchands d’écrans plats auraient du souci à se faire, car les gens y amèneraient leurs canapés pour y passer leurs soirées à voir la nuit tomber.

 

 

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Ecarquillez bien les yeux et ouvrez grand vos oreilles pour ouïr la nouvelle : ce champ de montagnes qui s’étend à perte de vue c’est l’Hérault, considéré par certains ignorants comme le pays des plages et de la bronzette ! Mais après tout il n’est pas plus mal que ceux qui croient cela –et ils sont des millions- en restent persuadés car leur ignorance préserve  la sérénité de ces montagnes.

 

 

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En redescendant vers la vallée les pins nous font une haie d’honneur sans doute pour rendre  hommage à notre courage . Il faut dire qu’après avoir grimpé le Mont  Paréviol et le Mont Agut (la digue, la digue..) nous avons aussi gravi le mont des Trois Terres(963m) le mont Redon (939m) et enfin La capuce (882m) qui forment une chaîne de montagnes russes reliées par une piste coupe feu.

 

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A la sortie de la pinède Gaïa nous dévoile l’une de ses épaules couvertes d’une magnifique toison de feuillus aux couleurs automnales. Un bataillon de pins couvre la partie la plus haute comme des soldats encerclés. Quelle espèce l’emportera sur l’autre ? Espérons que ce seront les feuillus, car le peuple des résineux est assez inhospitalier, voire xénophobe.

Aucune plante, en effet, ne prospère sous leur ombrage du fait de l’acidification des sols qu’ils provoquent et de la couverture d’aiguilles imputrescibles. En l’absence de fleurs ou de baies, il n’y a pas d’insectes, donc pas d’oiseaux. Un véritable désert vert en quelque sorte qui brûle qui plus est à la première étincelle ! Leur seul avantage est qu’ils poussent vite et sont donc précieux pour retenir les sols.

 

 

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En descendant vers le ruisseau de l’Espère nous traversons une magnifique hêtraie où quelques vieux et beaux sujets affichent les stigmates des épreuves – tempêtes, coups de hache, morsures de cerfs affamés – subies pendant les siècles passés. Les micro-kinésithérapeutes prétendent que nos corps mémorisent également les évènements tragiques de nos existences qui ressortent sous forme de douleurs ou de tensions.

 

 

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Nous poursuivons notre descente en longeant le cours du ruisseau de La Provère dans lequel se jette l’Espère.  Le roc Camprémau émerge au dessus des frondaisons et je ne doute pas qu’en dépit de son cœur de pierre il soit sensible à une telle beauté.

 

 

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Car qui peut rester de marbre devant ce feu d’artifice qui jaillit dans les forêts d’automne, chant du cygne de feuilles qui, après s’être gavées de soleil et fourni aux arbres l’énergie nécessaire à la fabrication de la sève nourricière,j vont retourner à la terre, d’où leur substance même vient, pour entrer dans un nouveau cycle. Ainsi sommes nous aussi les feuilles de l’arbre de vie apparu mystérieusement sur Gaïa notre terre Mère.

 

 

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Mélancoliques d’avoir perdu leur si beau feuillage les arbres contemplent leurs corps décharnés dans l’eau de la Provère : long et triste sera l’hiver !

Si vous avez apprécié cette note, vous aimez la nature et je vous confie donc à aller signer la pétition sur le blog de Julien pour sauver les mers dont notre survie dépend

PS : Si vous voulez randonner dans ce secteur munissez vous de la carte IGN TOP 25 2543 OT . Quelques circuits sont balisés en jaune.

Texte & photos Ulysse

 

24/10/2007

De bas en haut et de haut en bas dans le Devois

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Vous aimez les sensations fortes que procurent les « montagnes russes » et vous n'êtes pas impressionnés outre mesure par les pentes un peu rudes et les à pics ! Et bien voici une randonnée faite pour vous qui part de Graissessac (340m) pour y revenir après avoir gravi pas moins de 5 sommets :La capuce (882m) le Mont Redon (939m) le Mont Agut (1022m) le Mont Pareviol (977m) et le Mont Cabanes (950m).
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Graissessac est situé au coeur d'un bassin minier exploité jusqu'en 1992 dont on voit encore les terrasses d'exploitation car une grande partie des mines étaient à ciel ouvert. Si les premières concessions datent de la fin du XVIIIe siècle, les habitants du pays depuis fort longtemps prélevaient le charbon nécessaire à leur chauffage et aux travaux de ferronerie, celui-ci étant à portée de main du fait des gisements en surface.
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L'industrie minière se développe véritablement pendant la première moitié du XIXe siècle et approvisonne alors les manufactures des environs : fabriques de drap de Bédarieux et Lodève, distilleries de l'arrondissement de Béziers, fours à chaux, savonneries, fonderies.

A partir de 1858, l'ouverture de la ligne de chemin de fer Béziers-Graissessac ouvre de nouveaux marchés terrestres et maritimes. Du Second Empire à la dernière guerre, le bassin minier connaît une expansion croissante

En 1946, les mines de Graissessac sont nationalisées et entrent dans le groupe des Houillères du Bassin des Cévennes.
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Mais bientôt, la concurrence des nouvelles sources d'énergie entraîne la fermeture des mines de fond. A partir de 1962, seule une exploitation de charbon en « découverte » fonctionne avec peu d'ouvriers. Quand elle ferme en 1992 la région connaît alors une véritable désertification et un grand marasme économique et social. Le "Pays Noir" devient "Pays Vert" et tente une reconversion totale en particulier vers le tourisme.
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Après ce court rappel historique, revenons à notre périple. Dès le départ le massif du Mont Agut s'impose dans le paysage. De sa masse trapue il cherche à nous impressionner mais nos jambes en ont vu d'autres et c'est plein d'allant que nous abordons les premières pentes.

L'été a été chaud et sec et la montagne arbore une chevelure dorée dans laquelle jouent les rayons du soleil
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Nous franchissons un premier ressac rocheux, prémisse d'un relief plus tourmenté
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Une mante religieuse, croisée sur notre chemin, daigne à peine tourner la tête pour voir qui ose s'aventurer sur son terrain de chasse.
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On aperçoit bientôt le fil du sentier qui suit la ligne des crêtes qui lui donne un air de montagnes russes
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Vu de loin la pente semble anodine mais arrivés à pied d'oeuvre elle révèle un profil plus impressionnant
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Après avoir grimpé et « dégrimpé » les monts La Capuce (882m) et Redon (932m) nous arrivons en vue du Mont Agut (1022m). Malgré une pente asse raide nous n'en faisons qu'une bouchée
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Et sans s'attarder au sommet nous le dévalons pour gravir notre dernier sommet Le mont Cabanes (950m)

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Nous voici enfin revenus dans une zone ou notre chemin connait moins de turbulence et nous nous mettons pour quelques instants en pilotage automatique. Contemplant de yeux le chemin déjà fait, nous sommes sidérés de voir la distance que l'on peut parcourir en additionnant ainsi de modestes pas.

La marche est une leçon de persévérance, elle nous convainc de notre capacité à accomplir avec l'aide du temps des choses dont on ne se pensait pas capable. Je pense qu'il est ainsi pour tous le domaines de l'existence où , comme le dit si bien le dicton « Patience et longueur de temps valent mieux que force et que rage »
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Nous installant confortablement dans l'herbe pour une courte sieste réparatrice, nous pénétrons un univers étrange dont les habitants, pour se protéger, adoptent les formes et couleurs de leur environnement;
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Apercevant le village de Graissessac nous pensons pouvoir le rejoindre en «  roue libre »  mais le chemin qui dévale dans le vallon creusé par le ruisseau de Bouissescure prend, par endroits, des allures de toboggan. Heureusement les gens du cru,soucieux de ne pas perdre les quelques touristes qui s'aventurent dans leur région, l'ont équipé de cordes qui permettent de ménager ses fonds de pantalons.
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Ces cordes nous évitent d'avoir à nous raccrocher aux branches qu'un arbre mort nous tend au fond du ravin!
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Le dernier tronçon du chemin est infiniment plus bucolique et nous permet de retrouver nos esprits.
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On pourra dire sans mentir que ce jour là, au sens propre comme au sens figuré, nous sommes allés « au charbon » !


Des précisions sur l'itinéraire figurent en fichier joint

Texte & photos Ulysse (sauf pour la partie historique de la mine extraite du site La Mine):