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02/03/2014

Du saut du lit au saut de l'âne

 

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Revenons quelques semaines en arrière, avant que nous n’allions Gibus et moi nous réchauffer la couenne au soleil de Guadeloupe. C’était donc en décembre 2013 (que ce temps paraît déjà loin !) il faisait un froid de canard sibérien, mais soucieux de vous fournir chères lectrices et lecteurs votre ration hebdomadaire d’aventures (vous êtes de plus en plus nombreux à être « accros » et ça me fait plaisir) Gibus et moi nous sommes fait violence pour affronter les rigueurs du Caroux, en empruntant le sentier assez sportif dit « du saut de l’Ane ». A ceux qui ne sont pas de fidèles lecteurs du blog, je rappelle que le carton que Gibus porte souvent l’hiver dans son dos n’est pas un cubitainer de « vitis vinifera » mais une brassée de branchages secs pour allumer le feu (ne ricanez pas oh ! esprits médisants !) .

 

 

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Le sentier sinue entre d’impressionnantes barres rocheuses qui présentent l’avantage de nous protéger du vent glacial qui règne ce jour là !

 

 

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Bien que l’altitude reste relativement modeste (autour de 800 mètres) le contexte est véritablement montagnard et mieux vaut ne pas y aller en espadrilles, comme on voit parfois des inconscients le faire, à moins d’appartenir au peuple des Sherpas !

 

 

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Le massif du Caroux, malgré ses deux cent millions d’années, a les crocs encore bien pointus, mais ce matin il a de la peine à déchirer la couche de nuages qui recouvre la région. Lectrices et lecteurs du nord vous constatez ainsi que le ciel n’est pas toujours bleu dans la région, contrairement à ce qu’affirment certains méridionaux un brin vantards !

 

 

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Heureusement cette couche nuageuse ne donne pas  de pluie ce  qui rendrait cette ascension un brin risquée. Mais le risque c’est aussi le sel de la vie et il est bon d’en mettre de temps en temps une pincée dans notre quotidien.

 

 

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Bon, nous ne sommes pas non plus des "fadas" prêts à escalader des aiguilles comme ce guetteur que l’on aperçoit là haut et qui y a trouvé refuge, peut être en prévision des tempêtes cataclysmiques qui vont balayer la Terre si l’homme continue à la maltraiter comme il le fait (allez voir sur ce point le dossier consacré par Gaya à Maxime Ginolin)

 

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Vue d’ici, Gaïa paraît en ébullition, des nuées ardentes semblant monter des vallées environnantes.  Avec le réchauffement du climat on pourra bientôt faire cuire des œufs durs dans les torrents de montagne !

 

 

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Nous poursuivons notre ascension en prenant garde à ne pas bousculer les rochers en équilibre instable qui bordent la piste. Nous tenons à nos "arpions" qui nous permettent de faire la chose que nous aimons le mieux au monde (après le jus de vitis vinifera et le Ti Punch !) qui est de marcher !

 

 

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Nous franchissons intacts le passage dit du Saut de l’Ane et passons sous une magnifique arche de pierre qui nous ouvre la porte d’un autre monde, celui du vallon magnifique de l’Albine.

 

 

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L’Albine est ce torrent dont je vous ai fait découvrir la superbe chute gelée dans ma note du 18 février dernier. Aujourd’hui la température plus clémente a libéré ses eaux qui dévalent avec fougue  le Caroux.

 

 

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Vous connaissez ma passion pour les arbres morts qui s’accrochent encore à la pente envers et contre tout. Belle leçon de courage qui nous invite à tenir bon contre l’adversité et résister au découragement, au renoncement où à la facilité qui nous tentent parfois.

 

 

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Nous arrivons enfin sur le plateau sommital parsemé de neige, ce qui réjouit toujours la part d’enfance que j’essaie de préserver dans mon âme.

 

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Nous récoltons du bois bien qu’il soit mouillé. Il complètera le bois sec que nous emmenons et qui nous permettra de faire démarrer le feu.

 

 

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Et voici la démonstration de nos compétences en la matière, ce qui vous prouve qu’il n’ y a pas que ce bon vieux Johnny  qui soit capable d’allumer le feu !

 

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Et je suis sûr qu’il y a une chose que Johny ne sait pas  faire aussi bien que Gibus malgré son talent, ce sont les œufs au plat et au jambon. Pur chef d’œuvre de la gastronomie « Gibussienne » qui comporte, par ailleurs, de succulentes fondue, tartiflette et autres mets montagnards. Mais hélas  pour vous ils sont réservés aux intimes !

 

 

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Repus et réchauffés, nous empruntons le sentier du retour qui est entièrement recouvert de neige du fait du tassement du sol par le pas des marcheurs et l’absence de feuilles, ce qui le rend plus froid. Nous avons ainsi le sentiment que la nature a déroulé un tapis blanc sous nos pas pour nous remercier du respect que nous lui manifestons.

 

 

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L’ambiance qui règne dans les sous bois est féérique, mais nous n'y apercevons hélas aucune fée. Mais les fées se montrent–elle à des hommes de nos âges ?

 

 

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A défaut de fée, nous faisons une rencontre étrange, un vieil arbre qui affiche sur son tronc un visage humain. Soudain le visage se met à parler et nous conte son triste sort : il s’agit d’un bucheron qui a été surpris à couper des arbres par un ENT et a été transformé sur le champ en arbre pour prix de son forfait. Il nous conjure de faire passer le message aux hommes de respecter les arbres qui, par l’oxygène qu’ils nous fournissent, ont permis le développement et le maintien de la vie sur Terre .

 

Ainsi se termine notre périple; nous redescendons dans la vallée, sainement fourbus par notre journée de marche. En parlant de « fourbu » c’est un mot que les parlementaires ne doivent pas connaître vu qu’ils vont se payer cinq semaines de congé supplémentaires pour permettre aux députés–maires de faire campagne pour les élections municipales ! Honte aux cumulards ! Il faut espérer que les citoyens sauront les sanctionner ! A quand également la suppression du Sénat l’une des institutions les plus couteuses et inutiles de la République qui ne sert qu’à ralentir le processus d’adoption des lois et à caser des politiciens hors d’usage qui y trouvent un fromage pour leur grand âge ! Le Général de Gaulle, seul président de la Vème république intègre et courageux que nous ayons eu (il avait d’autres défauts) voulait sa suppression qu’il n’a pu, hélas, mettre en œuvre. Cela aurait rendu un grand service aux contribuables qui supportent le  train de vie dispendieux de ces 348 nantis, alors qu'ils ne sont que 66 en Allemagne et 100 aux USA, pays autrement plus riches que nous.  Et pour vraiment vous rendre compte de l'ampleur du scandale lisez et faites lire autour de vous cette délicieuse nouvelle de Georges Vigreux sur « Un train de vie de sénateur » . Si quelqu'un d'influent lit ce blog je lui propose de lancer une vaste pétition nationale pour la suppression de cette chambre inutile et archaïque. Excusez moi pour ce coup de gueule mais quand approche la période de la déclaration d'impôts je deviens irritable !

 

Texte & Photos Ulysse 

  

PS : Je vous invite à découvrir mes compositions sur mon nouveau blog musical  OLD NUT que vous pouvez consulter en cliquant ICI

 

Texte & Photos Ulysse