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27/07/2016

Périple avec les P’tits loups en Andorre

 

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Aimer passionnément le Caroux n’interdit pas qu’on lui fasse des infidélités. Les montagnes, à vrai dire, ne sont pas comme les hommes, elles n’ont pas d’égo et se soucient comme d’une guigne que l’on aille trainer ses guêtres sur d’autres sommets. Et cette année Gibus et moi avons décidé de faire découvrir les magnifiques cimes andorannes à nos p’tits loups : Tom, Romain et Emilie. Voyager permet de découvrir que les gens qui vivent au delà de nos frontières purement conventionnelles ont, pour leur grande majorité, la même ambition que nous : mener une vie tranquille sous le double sceau de l’amour et de l’amitié. C’est un bon antidote pour ne pas prêter l’oreille à ceux pour qui, à priori, l’étranger est un trouble fête ou au pire un ennemi.

 

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Nous voici donc partis pour cette première randonnée à la découverte du lac de Cressans. Bien que l’on soit à près de 2500 mètres d’altitude le temps est estival et notre randonnée adopte l’allure d’une aimable balade. Chacun grimpe à son rythme, heureux de jouir de l’air pur, de la lumière, des vastes espaces vierges et sauvages et du spectacle sans cesse renouvelé des sommets environnants.

 

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Arrivés près d’un névé Emilie et Romain, titis parisiens qui ne connaissent de la neige que la boue noirâtre qu’elle devient aussitôt tombée sur la ville du fait de la pollution automobile, s’y précipitent, essayant vainement de skier sur la semelle de leurs chaussures. Tom, qui vit en Haute Savoie où la neige est sa compagne plus de six mois de l’année, n’a pas la même fascination pour cette substance que d’aucuns appellent pourtant l’or blanc! Cet « or » qui a rendu fou les hommes et les a conduit à défigurer une grande partie des montagnes.

 

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Nous arrivons à un col qui marque la frontière avec la France et découvrons les sommets ariégeois sous un ciel bleu inhabituel. Gibus et moi espérons qu’ils jouiront encore de ce climat idyllique pendant les deux prochaines semaines, car nous avons prévu de refaire début août l’ascension de la triplette des « trois milles » : pic de Moncalm ( 3077m) pic de Verdaguer (3129m) et pic d’Estats (3143m) que nous avons déjà effectuée en septembre 2010, au temps de ma « jeunesse » folle ! Affaire à suivre…..

 

 

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En vue de nous préparer à cette prochaine expédition, Gibus et moi décidons de faire une peu de « cardio » en grimpant un modeste sommet avoisinant. Le jour où je ne rêverai plus de gravir les sommets, je ne mettrai plus de vin dans ma cave car il sera alors temps de commander mon corbillard !

 

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Mis en forme par cette courte escapade, nous décidons le lendemain matin de nous rendre au lac de L’Estanyo, soit 650 mètres de dénivelé, ce qui, rapportés à la hauteur des jambes de Tom et de Romain, est considérable !

 

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Tout au long de notre ascension, nous longeons le torrent qui descend du lac et qui permet à Emilie de mettre en évidence ses talents de jeune photographe !

 

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Le magnifique lis des Pyrénées se plait sur ses rives, ce qui donne aux photographes une bonne excuse pour faire une halte.

 

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Mais l’ascension se poursuit sans précipitation, chacun étant soucieux de jouir au maximum du grandiose paysage qui se dévoile à nos yeux, sauf notre étonnant Romain qui manifeste une aptitude à grimper beaucoup plus naturelle que certains coureurs du Tour de France.

 

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Mais solidarité montagnarde oblige, Romain est contraint d’attendre les retardataires, ce qu’il fait d’autant plus volontiers que ceux-ci portent son pique-nique !

 

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Nous arrivons enfin au bord du lac où les plus courageux - qui ne sont pas en l’occurrence les plus jeunes ! - piqueront une tête avant de festoyer.

 

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Après nos agapes Gibus et moi avons pour tradition – mes lectrices et lecteurs le savent – de nous abandonner quelques instants au soleil dans les bras de Morphée afin de recharger nos batteries. Mais mes p’tits loups s’ingénient à vouloir me priver de ce plaisir malgré les terribles représailles dont je les menace ! Vous me connaissez assez pour savoir que je ne plaisante pas !

 

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Mais voilà que, Oh félonie ! Oh trahison ! mon ami Gibus se range du coté des perturbateurs et me prive de cet instant de Nirvana, suprême récompense de mes randonnées en montagne. Que voulez vous que je fisse sinon renoncer à cet indicible plaisir, mais en promettant à Gibus de lui servir un jour un Ti’Punch à l’eau, ce qui sera pour mon ami une horrible vengeance dont il aura du mal à se remettre!

 

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Puis vient, à regret, le moment de la descente. Bien que l’on emprunte le même chemin, nous jouissons d’un panorama complètement différent, ce qui fait le charme des randonnées en haute-montagne dont les reliefs offrent une multitude de perspectives.

 

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La sérénité de notre groupe est un instant contrariée par un incident technique, l’une des semelles d’Emilie s’étant décollée. Il faut dire que vu le prix des chaussures de randonnée et la pousse incessante des pieds des petits loups, nous avons l’habitude dans la famille de recycler les chaussures au fur et à mesure que les petits enfants (ils sont quatre espacés dans le temps ) grandissent. Ce qui fait que les derniers nés marchent avec de vieilles godasses ! Quel triste sort ! Dure la vie ! Mais l’ami Gibus trouve une solution de fortune en consolidant la semelle avec le lacet. Ce ne sera, bien sûr qu’une solution provisoire et le lendemain Emilie aura droit à une paire de chaussures neuves : toujours à quelque chose malheur est bon ! La montagne est aussi une belle occasion de philosopher !

 

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Ce handicap n’empêche pas Emilie d’effectuer la descente juste derrière Romain qui entend conserver sa place de leader. Pourtant aucune Andoranne ne lui fera la bise à l’arrivée d’étape ! Les garçons de cet âge n’ont pas besoin de stimulus pour galoper, c’est bien plus tard qu’ils végètent dans les canapés en se musclant les pouces !

 

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Le lendemain, pas de répit, une nouvelle expédition est prévue pour le lac Bleu avec au programme, de nouveau, 600mètres de dénivelé ! Romain qui a pris goût à faire la course en tête mène le train.

 

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A juste titre, Tom et Romain prennent la pause pour immortaliser leur (futur) exploit : l’ascension du col de Siguer (« port » en catalan) avec des gambettes mini format, alors que le moins décati des sénateurs (et pourtant ce n’est pas leur fonction qui les fatigue !) ne serait pas capable de se rendre au poteau de départ !

 

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L’ascension commence et se révèle rude, même Gibus qui a des gênes de mouflon a pris des bâtons de marche, c’est pour dire !

 

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Du coup, Romain doit laisser à contre cœur la tête à Gibus mais arrive à se maintenir devant moi, ce dont il n’est pas peu fier ! Bon, je ne vais vous ressortir l’excuse du gros sac à dos que je porte, ce serait « petit » de ma part ! Tom et Emilie, fière d’arborer ses chaussures neuves, suivent juste derrière.

 

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L’ascension se poursuit en silence, chacun étant concentré sur son souffle et perdu dans ses pensées. L’un des grands bénéfices de la marche est de nous concentrer sur nous même, cerveau, cœur et âme étant dans ces moments intimement unis. Et le sentiment de vivre en est décuplé.

 

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Nous avons juste le temps d’apercevoir une marmotte qui, effrayée sans raison par notre présence, se précipite dans son terrier. C’est une malédiction que partout la présence de l’homme soit perçue par la faune sauvage comme une terrible menace. Il est vrai que pour de nombreux hommes tuer confère un sentiment de supériorité alors que ce n’est la manifestation que d’une terrible faiblesse : l’incapacité à aimer la vie !

 

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L’observation de la marmotte nous donne l’occasion d’attendre les mamies qui vont leur train régulier, appliquant le sage dicton « chi va piano, va sano e va lontano » …

 

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L’ascension vers le col reprend, la pente se faisant moins forte…

 

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…et enfin, nous sommes au col du Siguer, emplis d’une joie indicible d’avoir surmonté la fatigue et contraint notre corps, par moments récalcitrant, à avancer coûte que coûte pour satisfaire cet incompréhensible caprice (notamment pour un sénateur ventripotent) d’accéder au but que l’on s’est fixé !

 

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Notre récompense prend la forme des eaux idylliques (au plan de la couleur, mais pas de la température !) du lac Bleu (situé en Ariège) que l’on aperçoit en contrebas. Sans attendre le reste de la troupe, Romain dévale le sentier qui y mène…

 

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Mais il se fait vite doubler par Gibus qui veut être le premier à se jeter dans l’eau.

 

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A vrai dire, à part votre serviteur ainsi que Marie, l’épouse de Gibus et Tom, il n’y aura pas d’autre candidat à la baignade, enfin disons plutôt à la trempette, car elle ne durera guère plus de temps qu’il n’en faut à un sénateur pour s’assoupir en séance parlementaire !

 

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Tom et Romain sont légitimement heureux et fiers de leur exploit du matin et nous fêtons dignement l’événement avec les flacons qui ont si lourdement pesé dans nos sacs à la montée. Mais ça en valait la peine !

 

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Et le retour se fait d’un pas et d’un cœur léger car il n’y a rien de tel qu’une randonnée en montagne pour emplir notre âme de félicité. Pour conclure, je vais vous dire un secret : ne cherchez pas le paradis dans le ciel, il est à la portée de nos pieds !

 

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Je viens de publier mon dernier CD "Bulles de savon" sur les plateformes musicales Deezer, Itunes, Fnac Juke box, Google play etc...

Voici le lien vers : DEEZER

Mes autres chansons sont publiées sur mon blog musical en accès libre

OLD NUT

(cliquez sur les noms en rouge)

 

 Texte Ulysse & photos Emilie, Ulysse, Sébastien et Gibus

 

17/07/2015

Pentu et long le chemin pour le refuge de l'étang d’Araing (Ariège)

 

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Notre papi vous a un peu laissé tomber ces derniers temps en recyclant sur son blog d’antiques chroniques. Il faut dire qu’il passe son temps à gratouiller sa guitare en se prenant pour Paul Mc Cartney, sauf qu’il n'a ni les cheveux, ni le talent de cet ex-Beatle. La seule chose qu’ils ont en commun c’est qu’ils étaient ados avant l’invention de l’ordinateur, ce qui remonte presque au temps des dinosaures ! Il était donc temps qu’on vienne le sortir de sa crise néo soixante-huitarde et qu’on l’emmène se balader pour qu’il puisse vous raconter une nouvelle histoire !  Nous voilà donc partis de bon matin, Romain, Tom et moi Emilie, accompagnés de nos géniteurs et grands géniteurs (dont Ulysse et Gibus) en route pour le refuge de l’étang d’Araing en Ariège situé à 1965 mètres, soit 1100mètres de dénivelé !

 

 

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A peine avons nous attaqué la longue montée qui mène au refuge que Gibus veut nous faire croire que l’on doit traverser un talweg sur un tronc d’arbre mort. Mais lui comme mon papi Ulysse, n’ont pas encore compris que leurs blagues ne sont plus de notre âge et que je suis une pré-ado à qui on ne la fait pas ! C’est curieux comme les adultes croient que leurs enfants et petits enfants sont crédules, alors que ce sont eux qui se laissent embobiner à chaque élection !

 

 

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A peine sortis de la magnifique hêtraie dans laquelle nous progression, nous découvrons un paysage beau à  couper le souffle, souffle au demeurant déjà bien coupé par la pente qui se fait plus raide. Mais cela ne nous empêche pas Tom, Romain et moi de faire la course en tête. Bon, il faut reconnaître que les sacs de nos géniteurs sont un peu plus lourds que les nôtres, ce qui n’est que justice car quand on voit l’état du monde qu’il nous laisse en héritage, il est naturel qu’ils portent aujourd’hui la plus grosse part du barda !

 

 

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Parvenus à 1400mètres d’altitude, nous géniteurs décident de faire la pause pique-nique, décision que nous ne contestons pas, l’esprit frondeur de la jeune génération d’aujourd’hui cédant le pas aux exigences du ventre ! Gibus découvre alors avec stupéfaction que son vieux copain de « sommets, caves & brasseries » n’a pas emporté son flacon de nectar habituel sous les pressants conseils de sa descendance qui a jugé qu’il faisait trop chaud pour rendre hommage à Bacchus! Mais sa générosité ne l’empêche pas de partager le sien, malgré l’infâme  trahison de son vieux copain.

 

 

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Revigorés, nous regagnons le chemin, qui devient de plus en plus pentu et rocailleux. Parvenus à 1700mètres d’altitude, ruisselants de sueur - la chaleur étant inhabituellement élevée  à cette altitude (le réchauffement climatique n’est pas une fadaise !) nous nous précipitons tous dans le cours d’un maigre ruisseau pour tenter de nous rafraîchir.

 

 

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Mais il nous faut reprendre l’ascension de plus en plus ardue et j’avoue être assez fière de faire la course en tête. Bon, si l’on réfléchit un peu , on se dit qu’il y a forcément mon papi devant pour prendre la photo, mais on peut considérer que papi et Gibus sont hors-jeu, vu leur entraînement.

 

 

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Et après quatre heures de montée (auxquelles il faut ajouter une heure de pique-nique) Tom, Romain et moi  suivis de papi arrivons enfin en vue du refuge.

 

 

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Nous nous y précipitons avec en tête la vision d’une bouteille d’Orangina glacée ….alors que c’est plutôt une belle blonde qui hante celle de mon papi et de Gibus, malgré leur âge canonique !

 

 

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Aussi fiers qu’Amstrong le jour où il a posé le pied sur la lune nous saluons notre papi photographe afin de fixer cet exploit pour la postérité ! Bon, mon propos vous paraîtra un peu grandiloquent, mais quand même : grimper 1100mètres de dénivelé en quatre heures par une température de 30°avec un sac à dos à nos âges respectifs de 11 et 9 ans, ce n’est pas rien.

 

 

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Il faut dire que la vue que l’on a du refuge sur le cirque de montagnes qui plongent dans un lac aux eaux turquoises nous récompense et au delà des efforts de la montée.

 

 

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Mais à peine avons nous repris notre souffle que mon papi me propose d’aller faire une partie de luge K-Way au col situé à 200mètres au dessus du refuge et qui est recouvert d’un névé. Nullement fatiguée par mon ascension, je réponds favorablement à cette invitation bien que je ne sache pas vraiment en quoi consiste la luge K-Way, mais les jeunes filles d’aujourd’hui n’ont peur de rien !

 

 

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De fait le jeu consiste à se mettre un K-way sous les fesses et à se laisser glisser sur le névé. Mon papi, qui a dans sa très lointaine jeunesse pratiqué ce sport, me fait une brillante démonstration.

 

 

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Et sans vouloir me vanter je me montre une excellente élève !

 

 

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Un peu épuisés par nos exploits sportifs, nous nous asseyons un instant au col pour contempler la succession de chaines de montagnes dont est constitué ce majestueux et sauvage massif Pyrénéen, royaume de l’ours et de l’izard, ilôt paradisiaque de notre belle planète peu à peu ravagée et dévastée par les adorateurs du veau d’or qui pense que les dollars qu’ils accumulent sur leur compte en banque leur assurera le bonheur. Or comme l’a dit Sitting bull, le grand chef sioux « Quand les hommes blancs auront coupé le dernier arbre, pollué la dernier ruisseau, pêché le dernier poisson,alors ils s'apercevront que l'argent ne se mange pas".

 

 

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Pendant que nous restons à admirer le paysage, Gibus qui n’a pas eu son comptant de dénivelé grimpe au sommet du Crabère (2630m) qui domine le col.

 

 

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Mais il est temps de redescendre au refuge pour prendre possession de notre dortoir, endroit qui n’est pas le plus recherché car c’est là où se concentrent odeurs de chaussettes et concerts de ronflements. Mais pour une parisienne habituée au métro parisien, le lieu semble presque agréable. De toute façon pour jouir des merveilleux panoramas qu’offre la haute montagne et de l’ivresse que procure les cimes, il faut en passer par là !

 

 

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près avoir installé nos couchages, vient le temps de la détente au cours duquel les loisirs vont du sirotage de jus de houblon pour les plus anciens ou, pour ce qui me concerne, à la lecture d’un livre. Et oui, n’étant pas encore ado et je n’ai pas encore de portable et suis condamnée aux loisirs antiques, que j’apprécie au demeurant !

 

 

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Puis vient le moment, tant attendu par nos estomacs affamés, du dîner. L’aspect du premier plat, une garbure ariégeoise, refroidit un peu notre enthousiasme mais elle se révèle délicieuse et tout le monde en reprend, même moi qui habituellement n’aime pas les soupes avec des « trucs » dedans !

 

 

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Après une nuit en pointillés à cause de certains ronfleurs dont par solidarité familiale je tairai les noms, nous nous levons aux aurores pour prendre un copieux petit déjeuner. Prendre un café ou un thé qui s’apparente au jus de chaussette  à  7 heures du matin ne correspond pas à priori  à la définition de vacances idylliques. Et pourtant je peux vous assurer qu’en jetant un œil à travers la fenêtre du refuge à la montagne magnifiée par le soleil levant, on ne regrette pas la nuit chaotique que l’on a passée au son des trompettes, sauf papi qui avait ses boules Quiès  et s’est révélé être un épouvantable musicien  (finalement je n’ai pas pu résister à cafter l’un des coupables du concert nocturne)

 

 

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Le temps étant aussi radieux que la veille, la descente s’annonce idyllique et c’est d’un cœur léger que nous nous remettons notre barda sur le dos !

 

 

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Et effectivement, pour descendre il suffit de mettre un pied devant l’autre et de laisser agir la force de gravité tout en gardant un œil ouvert pour surveiller les cailloux facétieux qui n’ont qu’une idée : vous mettre le cul par terre !

 

 

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Mais la descente se passe sans incident et les benjamins, qui ont eu un peu de mal à me suivre à la montée, font les fiérots, mais ça c’est l’effet des gênes XY toujours prêt à faire le fanfaron quand il n’y a aucun péril en la demeure !

 

 

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Ce que j’aime dans la montagne c’est qu’elle nous rappelle que  malgré nos gratte-ciels et nos prouesses technologiques en tous genres nous ne sommes que des fourmis et qu’il suffirait que la Terre donne un coup d’épaule pour se débarrasser de nous qui prenons si peu soin d’elle.

 

 

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Mais « que la montagne est belle » comme l’a chanté un artiste du siècle dernier que mon papi aime bien et j’avoue que je suis étonné que, vu son grand âge il soit encore capable d’y grimper. Je vais finir par croire que ses divins nectars y sont pour quelque chose !

 

 

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Le seul obstacle que nous rencontrons lors de notre descente se présente sous la forme d’un troupeau de vaches dont les cornes nous incitent à leur laisser bien volontiers la priorité !

 

 

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Et nous voici revenus quasiment au point de départ. C’est avec nostalgie que nous contemplons ce torrent qui va continuer à descendre la montagne alors que nous allons devoir la quitter. Mais c’est promis l’année prochaine nous reviendrons !

 

 C'est la période des vacances  et vous allez vous retrouver à coincer la « bulle » quelque part dans un jardin, sur une plage ou au bord d’un ruisseau, votre MP 3 collé sur les oreilles, car c’est connu la musique adoucit les mœurs et vu l’état du monde vous avez bien besoin que vos mœurs soient apaisées ! Pourquoi ne pas y mettre quelques chansons de mon cru qui figurent dans mon dernier album "Ti Punch" et qui vous emmèneront aux Antilles, lieu éminemment dépaysant ! Vous pourrez ainsi écouter la complainte du Coupeur de canne,  vous laisser bercer par la langueur de Marie-Galante, sentir les envoutantes effluves du Ti’ Punch ou écouter la sensuelle histoire du Bernard-l’hermite…..

C’est sur Deezer (cliquez sur le nom) ou Spotify  ou encore Itunes….

PS Vous y trouverez aussi mes autres albums "Bidochon dream " et "Jennifer" (cliquez sur le titre)

Vous pouvez également vous tenir au courant de la parution de mes prochains albums en vous inscrivant sur ce nouveau blog Old Nut Zimbalam 

Texte Emilie  et photos Ulysse (sauf 7, 15 et 20 Buffler ainsi que 14 Sébastien )