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28/10/2016

L'été a remis ses babouches....

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L'été a remis ses babouches,

Puis doucement s'en est allé,

L'automne nonchalant, par petites touches,

Envahit montagnes et vallées.

 

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Sur les érables et les sycomores,

Les frênes, les chênes pubescents,

Ses pas lancent des étincelles d'or,

De pourpre, d'ambre et de sang.

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L'incendie gagne parfois la colline,

Et vient lêcher les roches blanches,

Des falaises que le soleil illumine;

La nature n'est qu'éxubérance !

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Non, le ciel ne peut être vide,

Mais qui est donc ce créateur,

Qui sous nos yeux dévide,

Tant d'harmonie et de splendeur ?

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Ceux qui invoquent sa parole,

Pour nous faire mettre à genoux,

Nous racontent des fariboles,

Des contes à dormir debout.

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Ce créateur là est un artiste,

Un poète et un jouisseur,

Dont les oeuvres nous invitent,

A courir après le bonheur.

 

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Alors, chantons, dansons, mes frères,

Aimons nous les uns les autres,

Plus que tout respectons notre terre,

Soyons en les apôtres.

 

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Faisons en tous lieux ses louanges

Célébrons sa beauté parfaite

Notre terre est bleue comme une orange

Ainsi que l'a écrit le poète *

 

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La ronde des saisons qui passent,

Est à l'image de notre vie,

Nos passions fleurissent puis trépassent,

Et comme les feuilles tombent sans bruit.

 

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Contempler la nature nous rend sage,

Et nous résigne au passage du temps,

Après les émois, les passions, les orages,

Vient le moment des renoncements.

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Les splendeurs de la nature,

Réjouissent nos coeurs et nos esprits,

Elles apaisent nos angoisses, nos blessures,

Et entr'ouvrent les portes du paradis.

 

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* vers tiré d'un poème de Paul Eluard


PS: les photos ont été prises au cours d'une randonnée dans le massif du Marcou à partir du village de St Geniès de Varensal.

 

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Si vous appréciez ce blog, je vous invite à découvrir mes autres blogs: 

Old Nut (Wix) où vous pouvez écouter librement toutes mes chansons

Canta-la-Vida où j'illustre certaines chansons en photos.

La dernière, postée ce jour, s'intitule "Ecoute ton âme"

Piquesel : "bloc-note photos" où les photos sont accompagnées de commentaires humoristiques ou poétiques.

Vous pouvez y accéder en cliquant sur les noms figurant en haut de la colonne de droite.

 


Texte & photos Ulysse

20/11/2015

L'automne a descendu à pas de loup...(2ème partie)

 
 
 
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Les vagues de couleurs chatoyantes,

Montent à l'assaut des collines,

Et leurs couleurs illuminent,

La campagne environnante.

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Ici et là de tortueux oliviers,

Arborent leur chevelure verte,

Qui a l'automne fièrement tiennent tête,

Au coeur des vignes ensanglantées.

 

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Au loin les montagnes bleues,

Forment un imposant rempart,

Aux brumes et brouillards,

Prêts à éteindre ce feu.

 

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Par milliers les rangées de ceps,

Forment leur bataillons,

Qui plongent dans les sillons,

Leurs corps noueux d'ascètes,

 

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Parfois une vigne abandonnée,

Dresse sa chevelure hirsute,

D'herbes folles sur une butte,

Que le soleil vient caresser.

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Et quand le jour se défile,

Les bosquets de pins sombres,

Déploient lentement leurs ombres,

Qui se mêlent au sang des vignes.

 

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Avant de tirer leur révérence,

Les derniers rayons du soleil,

 Folâtrent au milieu des treilles,

Pendant qu'au loin la nuit avance.

 

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 FIN

 

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Si vous appréciez ce blog je vous invite à aller écouter mes chansons dont les trois dernières "Gaïa Blues" "Un monde meilleur" et "J'aimais" sont consacrées à l'état alarmant de notre chère planète sont diffusées sous mon nom d'artiste "OLD NUT" sur

DEEZER

Vous pouvez aussi les écouter sur mon nouveau blog musical

OLD NUT

( Cliquez sur les mots "Deezer" ou "Old Nut" pour y accéder)

 

 

Texte & photos Ulysse

14/11/2015

L'automne a descendu à pas de loup..(reprise d'archive)..(1ère partie)

 
 
Il n' y a pas de mots pour qualifier l'horreur barbare qui a
frappé notre pays, mais ceux qui ont commis ces actes ne nous feront jamais renoncer à nos valeurs qui prônent l'égalité, la fraternité et la liberté !
 
 
 
 
 
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L'automne, ce vieux croquemitaine,

A descendu à pas de loup,

Les pentes du Mont Vissou,

Pour arpenter les plaines.

 

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Il a d'abord mis le feu,

Aux frondaisons des platanes,

Qui indolents se pavanent,

Le long des chemins creux.

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Puis il a couru dans les vignes,

Immense patchwork végétal,

Qui des montagnes à la mer s'étalent,

En entrecroisant leurs lignes;

 

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Il a alors semé dans leurs rangs,

Des bouquets d'arc en ciel,

Des copeaux de soleil,

Des poignées de rubis, de safran.

 

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De cette mer or, pourpre et vermeille,

Surgit parfois un modeste mazet,

Orné de son verdoyant cyprès,

Comme un droigt dressé vers le ciel.

 

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A SUIVRE.........

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Texte & Photos Ulysse

12/12/2009

L’automne est enfin venu au Mont Agut (la digue , la digue…)

 

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Nous étions à la mi-novembre et le temps restait étonnamment doux. Les arbres dans la plaine avaient gardé leurs frondaisons vertes et seules les vignes montraient les stigmates de l’automne, épuisées sans doute d’avoir livré leur précieux nectar.

Inquiets nous étions donc,  car si l’automne ne venait pas dans le sud le risque était grand de nous voir passer, comme le dit le dicton, Noêl au balcon et Pâques aux tisons ! Or si  la perspective d’un Noêl au balcon nous enchantait (à la condition bien sûr d’avoir un balcon), celle de passer Pâques aux tisons, nous faisait frémir !

C’est en effet la période où les pêchers, les abricotiers, les  cerisiers ainsi que le thym dans la garrigue sont en fleurs ; c’est aussi  le moment où les abeilles sortent de leurs torpeurs et où la gent féminine sort ses décolletés !

Afin d’en avoir le cœur net, nous décidons donc de mener une expédition dans les hauts cantons afin de vérifier si l’automne y est arrivé, gage d’une descente prochaine jusqu’à la Méditerranée.

 

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A peine avons nous mis le pied à terre, après avoir garé notre carrosse à la sortie du village de Graissessac, que nous sommes rassurés. L’automne est bel et bien installé sur les contreforts du Mont Agut (la digue, la digue…) que nous avons prévu d’escalader.

Rassérénés par la vision de la toison d’or revêtant les feuillus à feuilles caduques prospérant dans cette zone plus fraîche et humide que la zone littorale, nous empruntons le chemin des crêtes. Notez au passage que contrairement à certains individus égoïstes qui  « prennent » sans vergogne les chemins alors que c’est un bien public (c’est d’ailleurs comme cela que les chemins disparaissent) nous ne faisons, nous, que les emprunter !

 

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Après un bel effort qui chahute un peu nos ventricules nous arrivons au col des Cabanes où nous faisons un pause « abricot sec » (c’est l’aliment anti-crampe indispensable au randonneur) près d’une jasse (bergerie) en ruine. Mais attention nous ne consommons que de l’abricot sec « bio » qui  présente, certes, une couleur maronnasse peu appétissante, mais qui sont éminemment diététique. Bannissez par contre ces abricots dorés vendus en sachets plastiques dans les supermarchés et qui ont été traités à l’anhydride sulfureux et  provoquent des allergies et des maux de tête.

 

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Devant le panorama enchanteur qui s’offre à nos yeux (la nature est le dernier domaine où l’ on reçoit sans avoir à donner)  livrons nous à quelques réflexions sur la finalité de la toison d’or qu’arborent les arbres à l ‘automne.

Nous savons, depuis Darwin, que les particularités physiques des êtres vivants sont la réponse de leur adaptation à leur environnement. Et le fait que les feuilles se parent de magnifiques couleurs avant de tomber en automne n’est pas l'effet d’une coquetterie végétale. Notons au passage  qu’il en va différemment chez l’espèce humaine où les femelles  se maquillent pour que les mâles leur tombent dans les bras.

La chute des feuilles est une adaptation des arbres pour survivre au froid hivernal pendant lequel ils vivent au ralenti. Elles sont en effet sacrifiées pour éviter une dépense d’énergie inutile.

Dès que l’amplitude du jour diminue et que la température chute, l’arbre secrète une hormone, l’éthylène, qui provoque la formation d’un bouchon de liège sur les canaux alimentant les feuilles en sève. La photosynthèse s’interrompt alors et la chlorophylle,  ce pigment vert dominant qui la provoque, se dégrade. Les pigments secondaires rouges, jaunes ou oranges présents dans les feuilles (carotènes et xantophyles) apparaissent alors.

 

 

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Pour celui qui a un brin de curiosité la nature est la meilleure école qui soit. Outre les lois de l’adaptation, on y révise aussi  la physique et notamment la loi relative à la gravité qui veut que la vitesse d’ascension d’un sommet soit inversement proportionnelle au nombre de carafons que l’on porte dans son sac. Et en l’espèce, que les carafons contiennent de l’eau ou du vin ne change rien à l’affaire, donc tant qu’à faire….

Nous sommes sur le point d’atteindre le sommet du Mont Agut (la digue, la digue….) qui culmine à 1022m après avoir gravi le mont Paréviol à 977m. Remarquez la différence de végétation entre le versant exposé au nord-ouest,   couvert de pins noirs d’Autriche, et le versant orienté sud-est plus dépouillé et envahi par les genets. C’est l’homme qui a procédé ici au reboisement pour empêcher l’érosion des sols sur les versants les plus exposés aux pluies.

 

 

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Du sommet du Mont Agut (la digue, la digue…) la vue est tout simplement somptueuse et si cela se savait les marchands d’écrans plats auraient du souci à se faire, car les gens y amèneraient leurs canapés pour y passer leurs soirées à voir la nuit tomber.

 

 

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Ecarquillez bien les yeux et ouvrez grand vos oreilles pour ouïr la nouvelle : ce champ de montagnes qui s’étend à perte de vue c’est l’Hérault, considéré par certains ignorants comme le pays des plages et de la bronzette ! Mais après tout il n’est pas plus mal que ceux qui croient cela –et ils sont des millions- en restent persuadés car leur ignorance préserve  la sérénité de ces montagnes.

 

 

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En redescendant vers la vallée les pins nous font une haie d’honneur sans doute pour rendre  hommage à notre courage . Il faut dire qu’après avoir grimpé le Mont  Paréviol et le Mont Agut (la digue, la digue..) nous avons aussi gravi le mont des Trois Terres(963m) le mont Redon (939m) et enfin La capuce (882m) qui forment une chaîne de montagnes russes reliées par une piste coupe feu.

 

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A la sortie de la pinède Gaïa nous dévoile l’une de ses épaules couvertes d’une magnifique toison de feuillus aux couleurs automnales. Un bataillon de pins couvre la partie la plus haute comme des soldats encerclés. Quelle espèce l’emportera sur l’autre ? Espérons que ce seront les feuillus, car le peuple des résineux est assez inhospitalier, voire xénophobe.

Aucune plante, en effet, ne prospère sous leur ombrage du fait de l’acidification des sols qu’ils provoquent et de la couverture d’aiguilles imputrescibles. En l’absence de fleurs ou de baies, il n’y a pas d’insectes, donc pas d’oiseaux. Un véritable désert vert en quelque sorte qui brûle qui plus est à la première étincelle ! Leur seul avantage est qu’ils poussent vite et sont donc précieux pour retenir les sols.

 

 

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En descendant vers le ruisseau de l’Espère nous traversons une magnifique hêtraie où quelques vieux et beaux sujets affichent les stigmates des épreuves – tempêtes, coups de hache, morsures de cerfs affamés – subies pendant les siècles passés. Les micro-kinésithérapeutes prétendent que nos corps mémorisent également les évènements tragiques de nos existences qui ressortent sous forme de douleurs ou de tensions.

 

 

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Nous poursuivons notre descente en longeant le cours du ruisseau de La Provère dans lequel se jette l’Espère.  Le roc Camprémau émerge au dessus des frondaisons et je ne doute pas qu’en dépit de son cœur de pierre il soit sensible à une telle beauté.

 

 

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Car qui peut rester de marbre devant ce feu d’artifice qui jaillit dans les forêts d’automne, chant du cygne de feuilles qui, après s’être gavées de soleil et fourni aux arbres l’énergie nécessaire à la fabrication de la sève nourricière,j vont retourner à la terre, d’où leur substance même vient, pour entrer dans un nouveau cycle. Ainsi sommes nous aussi les feuilles de l’arbre de vie apparu mystérieusement sur Gaïa notre terre Mère.

 

 

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Mélancoliques d’avoir perdu leur si beau feuillage les arbres contemplent leurs corps décharnés dans l’eau de la Provère : long et triste sera l’hiver !

Si vous avez apprécié cette note, vous aimez la nature et je vous confie donc à aller signer la pétition sur le blog de Julien pour sauver les mers dont notre survie dépend

PS : Si vous voulez randonner dans ce secteur munissez vous de la carte IGN TOP 25 2543 OT . Quelques circuits sont balisés en jaune.

Texte & photos Ulysse