suivi de mon blog
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

13/08/2010

Je vous emmène en balade au Pic de la Coquillade !

 

DSC07427.JPG

Bonjour, vous vous souvenez de moi ? Je m’appelle Louna et au mois d’avril je vous ai emmené faire le tour du lac Salagou et du Caroux. Aujourd’hui je vous invite à partir en balade avec mon frère Léo et ma famille pour gravir le Pic de la Coquillade qui domine Hérépian, où se trouve l’une des dernières fabriques de cloches de France, avec l’Elysée aurait rajouté mon papy.

Dès le départ les anciens ont du mal à suivre, sauf bien sur mon papy qui est toujours devant comme le petit cheval blanc de Tonton Georges. Je soupçonne toutefois nos géniteurs de se réserver car ils savent qu’il y a plus de 500 mètres à grimper. Mais, pour mon frère et moi qui avons gravi le Caroux c’est une bagatelle !

 

 

DSC07433.JPG

Nous passons devant une superbe bâtisse où j’aimerais bien habiter. Mais je n’ai que quelques euros dans ma tirelire et comme je suis dépensière il me faudrait un siècle ou deux pour pouvoir me l’offrir . Mais pour me consoler je me dis qu’il doit y avoir un sacré ménage à faire et le ménage c’est pas mon truc !

 

 

DSC07438.JPG

Parvenue en forêt, je croise un animal étrange qui me fixe de ses yeux ronds. « Holà la belle où vas tu d’un si bon pas ? » me dit il . « Je vais au sommet du Pic de la Coquillade, car l’on y a, paraît-il, une vue superbe sur le Caroux ! « Oh ! peux tu m’y emmener je rêve depuis toujours de voir le Caroux, mais je suis hélas condamné à l’immobilité dans les sous bois » « Tu es bien trop lourd pour moi mais demande à mon Papy, peut être voudra-t-il te porter « . Mais hélas mon papy qui porte une partie de sa cave sur son dos pour le pique-nique ignore sa supplication. Moi qui ne tiens pas en place, je me félicite d’appartenir à l’espèce humaine et non pas à celle des arbres.

 

 

DSC07443.JPG

Je franchis le sommet du premier raidillon juste derrière mon papy, suivie par mon frère Léo qui a pourtant de bien plus grandes jambes que moi. C’est normal que mon papy soit toujours en tête vu les mollets qu’il a, mais cela dit je ne lui envie pas car ils sont poilus et pour une jeune fille ce ne serait pas très esthétique. Cela dit ça n’a pas empêché Bernadette de devenir la première dame de France !

 

 

DSC07458.JPG

Parvenue près du sommet, j’attends le reste de la troupe sauf mon papy bien évidemment qui est parti repérer un endroit de pique-nique , moment sacré de toute randonnée. Il est vrai que la grimpette m’a creusé l’appétit et mon estomac commence à protester.

 

 

DSC07456.JPG

La vue sur le Caroux du sommet du Pic de la Coquillade est vraiment magnifique et nous récompense de nos efforts. Cela dit, je constate que nous sommes dans le sud où les gens sont un brin vantard . Ici on appelle Pic ce qu’un savoyard ou un pyrénéen appellerait monticule. Je pense aussi un instant à cet animal étrange que j’ai croisé dans les sous bois et suis triste qu’il ne puisse pas voir un tel spectacle .

 

 

DSC07464.JPG

Mais mon papy tarde à repérer une endroit pour pique-niquer. Il faut reconnaître que les critères de choix des membres féminins de l’expédition ne sont pas simples à remplir : la température étant de 32° à l’abri, nous voulons de l’ombre, une bise rafraîchissante, des grosses pierres pour s’asseoir et de la mousse pour faire la sieste, ce qui sur le Pic de la Coquillade n’est pas évident à trouver !

La recherche du Saint Graal s’éternisant (5 minutes sont une éternité pour une fillette de 10 ans !) je craque car mon estomac crie réellement famine !. Je suis très fâchée contre mon papy et menace de ne pas ranger ma chambre pendant toutes les vacances s’il ne sort pas immédiatement le pique-nique. A vrai dire ce n’est pas vraiment une menace vu que je n’avais pas l’intention de la ranger !

 

 

DSC07469.JPG

Mais le lieu idyllique est enfin trouvé et après m’être restaurée je retrouve mon sourire et pardonne à mon ancêtre. C’est ce que l’on appelle la reconnaissance du ventre !

 

 

DSC07471.JPG

Nous entamons la descente et je laisse Léo prendre la tête pour ménager sa fierté car les garçons sont susceptibles et il faut bien de temps en temps leur faire croire qu’ils sont les plus forts.

 

 

DSC07474.JPG

Même à la descente Léo et moi sommes obligés de faire une pause pour attendre les anciens. Je contemple admirative le jeu d’ombres et de lumière créé par les rayons du soleil dans les frondaisons. Je me dis que la téloche est à la vie et au monde ce que les fraises tagada sont aux fraises des bois. Mais qui à part mon papy sait encore où trouver de délicieuses fraises des bois ?

 

 

DSC07480.JPG

Nous arrivons en vue de la chapelle de Saint Michel édifiée sur un éperon rocheux où subsistent les ruines des remparts et du château de Mourcairol datant du IXème siècle. Les ruines de monuments antiques me font comprendre que mon papy n’est finalement pas si vieux que ça !


DSC07490.JPG

De nombreux ermites on vécu dans ces lieux jusqu’au XIXème siècle. Je reconnais que le l’endroit est splendide mais je n’ai pas la vocation d’ermite, j’avoue que j’aime trop bavarder !

 


 

DSC07498.JPG

La chaîne qui permet de sonner la cloche est à portée de main et c’est vraiment trop tentant. Comme j'ai un sourire enjôleur les adultes qui m’entourent tolèrent volontiers mes facéties. D’ailleurs c’est un conseil que je vous donne, souriez et il vous sera beaucoup pardonné !

 

 

DSC07496.JPG

Me voilà donc à carillonner et à faire s’envoler dans le ciel bleuté des tintements de cloche qui attirent soudain une nuée d’anges au dessus de la chapelle. Bon c’est vrai, que j’ai beaucoup d’imagination, mais si on ne rêve pas à 10 ans on est mur pour devenir banquier et passer à coté de la vrai vie !

 

 

.

DSC07482.JPG

Une fois dépassée la chapelle , on ne peut pas se tromper…

 

 

DSC07483.JPG

...car une immense flèche a été  tracée sur les monts qui nous font face, probablement par le syndicat d’initiative,et qui nous indique la direction à suivre….

 

 

DSC07509.JPG

Et nous voilà donc de retour sans encombre à l’entrée du village des Aires d’où nous sommes partis. J’espère que vous avez apprécié cette belle balade en ma compagnie passant par le Pic de la Coquillade.

 

PS : cette balade est décrite ( N°36) dans le Topo guide l'Hérault à pied de la Fédération française de randonnée. Je conseille de la faire dans le sens opposé à celui décrit, ce qui permet de grimper à l'ombre et de descendre en ayant de belles vues.


Texte Louna Photos Ulysse