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09/05/2015

Ah ! cette baignade divine dans l’Albine

 

 

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 Aujourd’hui, Gibus et moi avons décidé d’aller goûter aux eaux vives de l’Albine, fougueux torrent qui dévale le flanc sud du Caroux.  Nous partons donc à l’assaut de ce massif, cher à nos cœurs, en empruntant la piste qui longe le ruisseau de Saint Martin de l’Arçon et qui est constituée, au départ, d’une superbe calade extrêmement glissante en cas de pluie. Le cantonnier du lieu a trouvé un moyen inattendu d’en prévenir les randonneurs. Qu’il en soit remercié !

 

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Bien qu’il n’y ait, à cette heure matinale, pas d’autres randonneurs dans les parages, nous ne sommes pas seuls. Nous savons, pour les avoir souvent rencontrés, que des « Ents » déambulent dans les châtaigneraies qui recouvrent  les contreforts du Caroux. D’ailleurs nous en apercevons un qui nous surveille, du coin de l'œil, par dessus le muret qui borde le sentier. Ces « Ents » sont d’ardents défenseurs des arbres et gare à celui qui viendrait avec l’intention d’en débiter quelques uns pour en faire des bûches pour sa cheminée. Il ne repartirait pas indemne.

 

 

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Par contre -  si ça vous dit -  il n’est pas interdit de ramasser du bois mort qui abonde en ces lieux, les torrents grossis par les terribles orages qui sévissent à la fin de l’été emportant tout sur leur passage.

 

 

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La piste que nous empruntons est assez sportive et comporte quelques passages rocheux qui font souffrir mes vieilles  articulations. Mais l’exercice est, dit-on, le meilleur remède contre la décrépitude qui nous affecte tous inéluctablement, alors je marche pour vieillir moins vite et j’ai le sentiment, au demeurant,  que la Camarde, qui n’est plus toute jeune,  n’a pas trop envie de me suivre sur les chemins que j’emprunte.

 

 

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Bon, cela dit, il ne faut pas tenter le diable, toujours prêt à récupérer quelques ouailles pour ses chaudrons infernaux, et il vaut mieux que l’on regarde autour de nous si un rocher ne va pas nous tomber sur le caillou ! Car un caillou contre un rocher, ça ne  fait pas le poids !

 

 

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Mais le fait de veiller à ce que le ciel ne nous tombe pas sur la tête, ne nous empêche pas d’admirer les merveilles qui nous entourent et qui se nichent parfois au ras du sol, comme ce magnifique lézard vert qui prend le soleil sur un confortable lit de feuilles mortes. Gibus et moi devons avoir des gènes de lézard vert, car c’est aussi une pratique qui nous est chère.

 

 

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D’ailleurs cette rencontre nous incite à faire derechef notre pause pique-nique-sieste sur le Plo de l’Aygue à 1050 mètres d’altitude. Nous sommes loin du brouhaha et de l’agitation de notre monde déboussolé où tous les signaux sont au rouge mais où les journaux télévisés de notre république se préoccupent de savoir quel sera le prénom d’un rejeton de la couronne d’Angleterre ! A la prochaine élection je voterai pour « Guignol ». Ayant refait le plein de polyphénols et de vitamine D, nous traversons le Plo de l’Aygue en vue de rejoindre la piste de Rocarel pour descendre vers la cascade d’Albine.

 

 

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Le feuillage renaissant des hêtraies qui peuplent les dépressions du plateau est un émerveillement.  Quand l’homme saura reproduire le miracle de la photosynthèse qui est ici à l’œuvre et a donné à notre planète son atmosphère, nous disposerons d’une ressource énergétique inépuisable. C’est en  nous inspirant de la nature pas en la détruisant que nous nous sauverons.

 

 

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Quel bonheur nous prenons à marcher ainsi en montagne où notre regard appréhende des horizons qui nous semblent infinis et où nous n’avons pour compagnie que les nuages, ces autres merveilleux voyageurs. 

 

 

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Puis nous commençons par entamer la descente par la piste de Rocarel réservée, d’après notre guide, aux randonneurs expérimentés.

 

 

 

 

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Et effectivement, expérimentés il faut l’être, car dans sa partie supérieure la piste suit le lit d’un torrent vertigineux.

 

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Et nous sommes très heureux que les hêtres nous tendent leurs branches secourables pour nous assister au cours de notre descente.

 

 

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Nous croisons un vénérable chêne pubescent qui partage, d’une certaine manière, le sort d’Atlas, condamné par Zeus à soutenir la voute céleste. Il retient, en effet, deux énormes rochers qui, sans lui, auraient obstrué le cours du torrent.

 

 

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Après une bonne demi-heure de descente sportive, nous rejoignons la piste plus facile de la Pomarède qui nous amène au pied de la magnifique cascade d’Albine qui, avec ses 80 mètres de haut,  est la plus haute du Languedoc .

 

 

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Nous ne résistons pas au plaisir de rafraîchir et revigorer nos organismes, mis à rude épreuve par nos pérégrinations,  dans les eaux fraiches et bouillonnantes de l’Albine.

 

 

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Ayant refait le plein d’énergie grâce à ce bain de jouvence, l’ami Gibus se sent des ailes et s’amuse comme un jeune mouflon à franchir d’un saut le cours de l’Albine pour prendre le chemin du retour, tandis que votre serviteur le franchit moins glorieusement en s’y mouillant les pieds ! But nobody’s perfect !

 

 

Et maintenant  je vous invite à aller écouter ma dernière chanson "Je descendais la rivière" sur mon blog OLD NUT (cliquez sur le nom du blog)

Et si vous cherchez une idée de sortie pour votre prochain week-end consultez le magnifique blog d'Ornella (cliquez sur le mot "blog")

 

Texte & Photos Ulysse 

  

 

23:06 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (27) | Tags : caroux, albine, calade, ent

04/07/2013

Retour en hiver à Colombières

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L’été a enfin daigné s’installer sur la majeure partie de notre hexagone, ce qui, pour les travailleurs, n’est finalement pas une bonne nouvelle, car cela leur fait plus cruellement ressentir leur manque de liberté. Aussi pour apaiser leur frustration, je leur dédie cette note hivernale qu’ils pourront ainsi lire en se disant qu’ils ont de la chance d’aller travailler pendant que des zigotos vont se geler en montagne sans y être obligés.

Nous partons du village de Colombières-le-Haut dont le clocher arbore une horloge qui semble uniquement là pour nous rappeler que le temps passe vite et que nous ne serons plus que des ombres alors que ses aiguilles continueront de tourner.  Carpe diem ! Ne passez donc pas un seul jour sans faire quelque chose que vous aimez !

 

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Ce que Gibus et moi aimons par dessus tout est d’emprunter les chemins les plus pentus du Caroux pour sentir nos cœurs battre le plus fort possible, ce qui amplifie notre sentiment d’exister.  Les mauvais esprits, qui par erreur liraient ce blog (les lecteurs fidèles étant forcément des gens bien intentionnés)  pourraient croire que l’ami Gibus porte sur son dos un carton de flacons « bacchusiens »  pour notre pique-nique. Mais il n’y a dans ce carton qu’un fagot de petit bois sec pour faciliter l’allumage du feu. Je vous l’affirme droit dans les yeux, bien que la formule soit aujourd’hui bien dépréciée !

 

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Il faut dire qu’en hiver le climat qui règne au sommet du Caroux n’a rien de méditerranéen, même si la grande bleue n’est qu’à 50 kilomètres à vol d’oiseau. Neige, blizzard et brouillard y sont fréquents et il est difficile d’y survivre une journée sans faire une bonne flambée dans le refuge de Fontsalès où nous vous avons maintes fois emmenés.

 

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Les nombreux torrents qui prennent leur source dans ce massif et contribuent à son érosion – et oui, l’heure tourne même pour les montagnes – sont alors abondants, ce qui les rend parfois difficiles à franchir, comme nous l’allons voir tout à l’heure.

 

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Après avoir essuyé une belle averse, nous faisons halte dans le refuge de Fontsalès, qui est pour les randonneurs mécréants ce que le paradis est pour les croyants, à la petite différence près que personne n’a encore jamais montré de photo du paradis.

 

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Et histoire de vous prouver que le paradis est plutôt sur terre que dans les nues, voici la photo du menu servi à Fontsalès ce jour là et que Georges de la Tour peintre du XVIème siècle, célèbre pour son art de restituer les ambiances éclairées par une bougie, aurait été, j’en suis sûr, heureux d’immortaliser.

 

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Revigorés, nous prenons le chemin du retour qui plonge – le mot n’est pas trop fort - vers la vallée où un  soleil timide daigne enfin se montrer.

 caroux,paradis,georges de la tour,caladeComme souvent en hiver, où les bipèdes se font rares dans le massif, nous apercevons sur un éperon rocheux quatre magnifiques mouflons qui font sans doute sécher leur pelage au soleil enfin revenu.

 

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Ils ont, pour une fois, l’extrême amabilité de se laisser observer, mais probablement savent-ils qu’ils n’ont rien à craindre de nous car les Nemrods ventripotents n’empruntent jamais des chemins aussi escarpés. Ils se postent généralement là où leurs 4X4 ne peuvent plus passer.

 

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Nous poursuivons notre descente sous l’œil bienveillant du roi des lutins du Caroux, perché sur son promontoire d’où il contemple  la beauté ineffable de son royaume.

 

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Et il est vrai que  ce modeste massif  qui ne dépasse pas les 1100 mètres d’altitude n’a rien à envier à ses alter ego alpin ou pyrénéen en matières de gorges, de falaises,  d’à pics et d’aiguilles rocheuses, comme le savent celles et ceux qui nous suivent depuis des années.

 

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Je vous ai laissé entendre, au début de mon récit, que les torrents du Caroux pouvaient poser, en cette saison hivernale,  quelques problèmes  de franchissement. A vrai dire, les problèmes sont pour votre serviteur car l’ami Gibus, qui doit être un clone de « superman », se rit de ce genre d’obstacles.

 

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En deux temps, trois mouvements Gibus franchit les deux bras du torrent avec une élégance et une légèreté dignes d’un danseur étoile. Bravo l’artiste !

 

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Cet obstacle franchi, la descente se poursuit sans encombre, les arbres morts ayant jusqu’à présent – touchons du bois – l’excellente idée de se coucher avant ou après notre passage. Ce qui est heureux sinon Eldorad'oc serait fermé depuis longtemps !

 

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Et nous rejoignons notre point de départ par l’un de ces magnifiques chemins caladés bâtis par les anciens, qu’en pensée nous remercions chaleureusement pour le travail gigantesque qu’ils ont effectué et qui nous permet d’accéder à cette merveille qu’est le Caroux .


Si vous appréciez Eldorad'Oc je vous invite à découvrir mon nouveau blog consacré à la photographie grand format  

  

 FOTORAMA

 

Texte & Photos Ulysse

 

27/04/2012

Partons « aux matines » pour le Peyre Martine !


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Me revoilà, comme promis, pour une nouvelle rando organisée par Gibus et mon papy. Vous savez que j’adore ça et que je ne laisserais  ma place pour rien au monde, même pas pour une montagne de « carambars ». Le seul problème est qu’il faut se lever « aux matines », si l’on veut pouvoir arriver sur les sommets à temps pour le pique-nique.

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Ce matin nous avons comme objectif le Peyre Martine qui culmine à 781 mètres, soit  600 mètres de dénivelé à avaler, ce qui n’est pas, si je puis dire, la mer à boire – combien pittoresque est la langue française -  mais bon, il ne faut pas, pour autant, que l’on traîne en chemin.

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Au départ nous empruntons une antique  et magnifique « draille caladée » qui, selon les explications données par les  anciens du groupe  – qui seuls peuvent savoir ces choses d’un si lointain passé - étaient empruntées lors de la transhumance des moutons. Les bergers passaient alors  l’été au sommet des montagnes dans des abris de pierre sans confort. Je n’envie certes pas leur sort mais au moins personne n’était sur leur dos pour qu’ils fassent leur lit, qu’ils se lavent les dents ou qu’ils rangent leurs affaires ! 

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Comme à l’habitude, Léo et moi sommes en tête, mais il est vrai que je ne porte pas de sac et que celui de mon frère est plutôt décoratif. Bon, je crois que j’ai loupé une bonne occasion de me taire et que je risque de me faire rabrouer, car Léo est à un âge où les garçons deviennent extrêmement susceptibles. Mais nous les filles on en rigole et on aime bien « mettre en boite » nos alter ego masculins qui tombent souvent dans le panneau ! Pour dire vrai, j’ai mis du temps à comprendre ces expressions assez bizarres car je ne voyais pas très bien comment on pouvait mettre quelqu’un dans une boite ou tomber dans un panneau !  Je pense que ceux qui ont créé la langue française devaient de temps en temps abuser de nectars chers à mon papy !

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Je trouve sur le bord du chemin une pierre qui a la forme d’une tête de molosse et mon papy m’affirme que c’est une tête de chien de berger fossilisé. Je ne suis pas dupe mais je fais semblant d’y croire car je me  rends bien compte qu’il a du mal à se faire à l’idée que je ne suis plus en maternelle. Je crois qu’il appréhende le jour pas si lointain où je grimperai plus vite que lui vers les sommet, car ça lui mettra un coup au moral !

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Etant arrivés au sommet du Peyre Martine dans le temps imparti malgré un « rallongis » imprévu, dû à une erreur d’aiguillage de nos guides,  qui se prétendent experts en la matière - mais on sait dans quel état les pseudo-experts ont mis le monde aujourd’hui – nous nous installons dans une bergerie où nous avons prévu de nous  sustenter .

 J’ai choisi délibérément ce verbe un peu précieux car il contient une idée de « soutien » approprié aux circonstances, vu que j’ai les jambes qui flageolent., alors que mon papy et Gibus courent à droite et à gauche pour faire une provision de bois pour le feu. Finalement, je me dis que ce n’est pas demain la veille que je grimperai plus vite qu’eux.

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Il faut reconnaître que, bien que l’on soit dans le Midi, le feu que Gibus nous allume est vivement apprécié par notre assemblée. Ce n’est pas tant sa chaleur, vite dissipée par les courants d’air qui traversent la bergerie, que sa vue qui nous réconforte. Nous avons probablement gardé dans nos gènes l’émerveillement et le sentiment de sécurité qu’éprouvaient nos ancêtres qui ont découvert le feu. De fait, je me sens un peu comme l’arrière arrière petite fille d’Ika et de Naoh, héros de la « Guerre du feu », sauf qu’ils n’avaient pas de  « Petits Lus » et de tablette de Toblerone dans leur sac à dos et j’avoue que ça, j’aurais du mal à m’en priver.

Bon je parle de mes « faiblesses » mais j’en connais d’autres qui n’auraient pas tellement apprécié de vivre parmi les Ulam (la tribu de Naoh) car ils leur auraient manqué le genre de flacon que vous apercevez  à mes pieds. Vous savez de qui je veux parler !

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Le temps n’étant guère propice à une sieste, Léo et moi faisons pression sur les anciens pour  lever le camp, le dernier carré de chocolat à peine avalé. Il faut dire que notre tour est venu d’assurer l’approvisionnement du feu et je dois avouer que  ni mon frère ni moi n’avons de prédisposition à ce sujet. On veut bien « mettre la main à la pâte » mais uniquement quand il s’agit de pâte à tarte ….et qu’elle vient de sortir du four de mamy !

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 Le sentier du retour chemine sur un plateau sédimentaire érodé qui comporte de nombreuses dépressions où s’accumule l’eau de pluie. Ces petites « lavognes » naturelles sont une providence pour les animaux et oiseaux qui vivent en ces lieux. J’avoue que je n’ai pas résisté au plaisir d’aller y contempler mon reflet . Un brin narcissique je suis en effet, mais « nobody’s perfect » , comme disent les albionais !

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Nous arrivons à un point de vue somptueux en dépit du temps un peu maussade qui confère au paysage une atmosphère mélancolique qui me sied. Il faut dire qu’un prénom comme le mien vous prédispose à être romantique.

On aperçoit au loin le Pic Saint Loup qui fait face à l’Hortus. Je précise pour ceux qui sont intéressés par la géologie qu’ils résultent du soulèvement d’un plateau sédimentaire lors de la surrection des Pyrénées, il y a environ quarante millions d’années. Vu que l’âge de mon papy me semble déjà une éternité, vous imaginez l’effet que ça me fait de savoir qu’il y a des choses qui sont infiniment plus vieilles que lui .

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Nous nous engageons dans la magnifique draille qui redescend dans la vallée et qui, selon les « anciens » du groupe, a été tracée à flanc de falaise par des générations d’hommes qui ne mesuraient pas leur peine, car cela conditionnait leur survie. Après avoir vu ce travail titanesque, je sais que je rechignerai dorénavant moins à faire mes devoirs, car  je me dis, finalement, que c’est un bonheur et un privilège de pouvoir apprendre l’imparfait du subjonctif  et les équations algébriques. Ce que, je l’avoue, je trouvais jusqu’à présent un peu barbant !

 

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Cette draille surplombe la sauvage  vallée de la Buège,  jolie rivière aux eaux cristallines bordée d’une végétation environnante qui  confère au lieu un aspect de paradis perdu ! Mais peut être ferais je mieux de n’en pas parler, car vu le nombre de lecteurs de ce blog, il risque d’y avoir désormais  affluence. Or moi qui vient de Paris, j’affectionne ces endroits calmes et sauvages.

 

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Bon ceci dit, étant d’un naturel généreux je ne voudrais pas vous priver du bonheur de marcher dans des lieux aussi idylliques. Je me demande d’ailleurs si le secret du dynamisme de Gibus et de mon papy n’est pas de baigner en permanence au sein d’une telle beauté, qui, à mon avis, a l’effet des bains de lait d’ânesse sur les princesses des contes de fée. Au demeurant ça ne me déplairait pas de prendre aussi un bain de lait d’ânesse, mais encore faut-il en trouver !

peyre martine,draille,calade,peigairolles de buègesComme j’ai pris un peu d’avance j’en profite pour m’allonger sur  Gaïa notre Terre-Mère. Car, oui vraiment nous sommes ses enfants, vu qu’au travers de tout ce que nous mangeons, notre corps est constitué d’éléments que les plantes , les fruits les animaux lui ont prélevés . C’est pourquoi nous lui devons le respect, mais combien aujourd’hui d’entre nous le savent !

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Nous apercevons le village de Peiguairolles de Buèges perché sur un éperon rocheux. C’est l’un des rares villages du Languedoc qui ne soit pas défiguré par les murs de parpaings bruts. Je  trouve navrant que dans un aussi beau pays les gens entourent ainsi leurs maisons de murs hideux qui défigurent les villages, sans que personne ne s’en émeuve. A croire que quand on vit au milieu de la beauté on finit par ne plus la voir !

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Quelques éboulis de pierre obstruant le chemin, je les franchis d’une façon que mon papy  et les autres membres du groupe sont loin de pouvoir imiter. Ca fait du bien psychologiquement d’avoir parfois l’avantage, moi qui suis la benjamine du groupe !

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Mais après un tel effort j’ai besoin de me désaltérer. Au demeurant, je crois bien que c’est la première et la dernière fois que vous aurez l’occasion de voir une bouteille d’eau sur le blog de mon papy !

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Hélas la balade se termine mais j’ai été très heureuse de la refaire en votre compagnie. Je vous donne rendez-vous aux prochaines vacances .

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PS: je vous invite à lire mon nouveau reportage sur l'Egypte sur mon autre blog PIQUESEL 


Texte Louna  Photos Ulysse