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17/04/2013

Haut les coeurs, haut ! Osez "El Canigo " !

JE VOUS INVITE A SUIVRE LE RECIT DE MON PERIPLE EN ANDALOUSIE SUR MON AUTRE BLOG

 
 
PENDANT CETTE PERIODE JE POSTERAI DES NOTES TIREES DE MES ARCHIVES SUR ELDORAD'OC


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Rêvez vous de gravir un jour le Canigou, ce sommet emblématique des Catalans qui le dénomment d'ailleurs « El Canigo » (avec un accent sur le O que les claviers d'ordinateurs ne permettent pas d'afficher) . Ce nom de Canigo au demeurant sied mieux à la noblesse de ce sommet des Pyrénées que le nom francisé dont l'homonyme désigne une infâme nourriture pour canidés dégénérés.


Le débat fait rage d'ailleurs entre experts quant à l'origine du nom. On trouve d'un coté les méthodistes de l'étymologie qui, s'appuyant sur la mention du "Mont Canisgonis" en 875 dans le répertoire des lieux habités du Rousillon, attribuent une origine latine au nom qui signifierait : sommet en forme de croc de chien (de fait il présente, sur son flanc sud, cette forme)  sommet conique enneigé, oeil de chien, montagne blanche..


Balivernes, clament les linguistes qui donnent à ce nom une origine pré-indo-européenne remontant à l'invasion de la région au IIIème millénaire avant JC par les peuples de la mer (Sardons, Bébryces, Kérettes) pour lesquels « Khaln » siginifiait montagne compacte aux couleurs sombres au sous sol riche en métaux (ce qui est le cas ) « Kani » correspondait à chien, dent de chien et « Gonia » récepteur d'ondes cosmiques ou lieu sacré.


Mais laissons ces chers experts à leur querelle car vous vous doutez bien que qu'El Canigo lui même se soucie comme d'une guigne de savoir qui l'a baptisé. D'ailleurs vous verrez que sur le sujet j'apporte un élément nouveau qui, je pense, mettra définitivement à un terme au débat sur l'origine de ce nom.


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Mais ce n'est pas tant son nom que sa présence elle même qui m'a obsédé durant des années pendant lesquelles il m'a nargué, dressant sa masse imposante au dessus de l'horizon quelque soit l'endroit où j'allais. J'ai ainsi aperçu son immense silhouette du haut du Caroux, du Tantajo, du Vissou, du Pic Saint Loup, et même du haut des colllines de la garrigue de Castelnau de Guers. A la frustration de le contempler ainsi sans pouvoir y mettre le pied, s'ajoutait la certitude que dans les deux jours le ciel allait nous tomber sur la tête, son apparition étant le signe annonciateur de l'arrivée d'une dépression.


Mais je m'étais juré de lui caresser un jour le dos à ce fier Canigo que le grand poète Catalan Vincent Verdaguer a surnommé « gégant ample d'espatlles » (le géant aux larges épaules) et dont Rudyard Kipling, lui même, qui séjourna à Vernet-les Bains en 1837 a dit de lui « je découvris dans le Canigou la montagne enchanteresse entre toutes et me soumis à son pouvoir !" Pendant longtemps les hommes ne se sont pas aventurés dans les hautes montagnes les croyant infestées de sorcières et de dragons. D'ailleurs le premier homme à avoir gravi El Canigo est Pere III, Grand roi d'Aragon, en 1285, qui prétend avoir rencontré et terrassé près du sommet un dragon qui lui aurait lancé des flammes. Pour célébrer cet événement un grand feu « La Trabada del Canigo » est allumé sur le sommet à chaque solstice d'été.

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Les catalans entretiennent un rapport affectif avec cette montagne qui est pour eux un pic (un vrai celui là, pas comme le pic de Nore !) totémique, un sommet protecteur, un immense cairn pour les montagnards et "un amer" pour les marins.

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Il faut le gravir fin juin, début juillet alors que les rodhodendrons et les genets sont encore en fleurs en passant par le refuge de Marialles, le Col Vert, le plateau du Cady, la cabane Arago et pour finir par la spectaculaire et sportive « cheminée » du Canigou (compter 8H AR). Il faut bien évidemment partir de bon matin car le Canigou a pour facheuse habitude de se coiffer d'un joli chapeau de nuages lorsque le soleil monte au zénith, effet de la condensation des masses d'air humide qui montent de la méditerranée dans laquelle ce mont se baigne presque les pieds.

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Les rayons du soleil dévalent alors les pentes créant un patchwork féérique d'ombres et de lumières où les silhouettes décharnées des arbres frappés par la foudre qui tombe souvent en cet endroit (El Canigo est un énorme tas de fer !) s'accrochent à la pente avant d'être impitoyablement ensevelis par les éboulis.

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Dans ce royaume minéral où le végétal rase le sol et adopte une forme tortueuse pour résister aux intempéries, le Lys des Pyrénées expose au randonneur chanceux sa magnifique corolle jaune d'or qui lui donne l'air d'une ballerine.

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Les genêts qui tapissent le vallon du Cady confèrent une touche de douceur au panorama d'une beauté austère.

 

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Mais la cîme d'El Canigo qui se découvre bientôt à nos yeux nous annonce l'approche d'un univers moins hospitalier.

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Le chemin suit bientôt un parcours chaotique dans un champ d'éboulis, les montagnes, comme les hommes, n'étant pas à l'abri des effets délètères du temps qui passe. La seule différence est que nous savons que nous allons mourir alors qu'El canigo, heureusement pour lui , ne sait pas qu'un jour il ressemblera au Mont Valérien.

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Nous voilà au pied de la célèbre cheminée qui permet d'accéder au sommet pour autant que l'on soit disposé à se transformer l'espace d'une petite demi-heure en homme ou femme araignée (de fait la dégrimpe est plus difficile que la montée, avis aux amateurs !)

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Mais parvenus en haut nous sommes récompensés par un panorama à couper le souffle (enfin façon de parler sinon le sommet deviendrait vite un cimetierre!) qui porte par temps clair (c'est à dire 3 jours par an) jusqu'au massif des Ecrins dans les Alpes situé à 400km de là !


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Cerise sur le gateau, nous croisons sur le chemin du retour, en nous écartant quelque peu du sentier balisé, une harde d'Izards en si grand nombre qu'on croît un instant être victimes d'un mirage dû aux effluves de gentianes qui poussent sur les pentes du massif.. De fait, le gardien du refuge nous a appris après coup que les izards des pyrénées se réunissent une fois l'an en ce lieu pour se partager les zones de pâture !

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Un tel spectacle à lui seul justifie notre venue sur terre. J'invite ceux qui passent leur existence à aller de leur siège d'automobile à leur canapé en zappant frénétiquement pour vivre par procuration les bonheurs en pacotille des zombies de la téloche, à troquer , s'ils peuvent encore marcher, leur écran plat contre une paire de chaussures de rando et de faire l'ascension d'El Canigo. Ils en sortiront revigorés. Pour ceux qui ne peuvent plus marcher (cela m'arrivera aussi un jour !) je suis heureux de leur offrir ce petit aperçu.

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Nous accélérons le pas car les nuages s'amoncellent sur nos arrières et nous n'avons pas envie d'être transformés en éponges. Soudain nous apercevons gambadant au dessus du massif un énorme yéti-caniche et nous comprenons enfin pourquoi les anciens ont dénommé ce magnifique massif El Canigo . Je suppose que ce yeti ne se montre qu'à ceux qui comme moi croient à l'existence des Elfes, des Lutins, des Dragons et des Fées....autant dire à très peu de monde dans notre univers cartésien qui croient dur comme fer que deux et deux font quatre alors qu'ils font vingt deux !

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PS : je vous invite à jeter un oeil aux époustouflantes photos d'El Canigo prises par Bruno vu des Alpilles en cliquant  ICI et  vu de la Tour de César ( Nord Est d'Aix-en-Provence) en cliquant LA 

 



Texte & Photos Ulysse

09/01/2009

Le Caroux est en vue, mouflon y es tu ?

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Respectueux des traditions j'ai pris une certain nombre de résolutions pour 2009 et jusqu'à présent, foin de fausse

modestie, je suis assez fier de mon score ! J'avais en effet prévu de commencer l'année comme j'avais fini 2008, en allant

tenir compagnie à Neptune, ce que j'ai fait avec deux de mes compagnons « chemineurs » le 1er janvier au matin dans

une mer à 7°, bien moins que les divins breuvages bus la veille au soir !
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Un autre de mes objectifs était de photographier un (au moins !) mouflon (d'autres

préfèrent les starlettes, c'est une question d'age sans doute !) Un ange a du lire ma liste

par dessus mon épaule, car le 5 janvier sur les hauteurs du Caroux j'ai enfin pu apercevoir

cet animal mythique que je traque sans succès depuis des années! Mais laissez moi vous

conter cette dernière aventure !


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Ce jour là, la météo annonçant un temps froid mais ensoleillé pour la journée nous prenons la direction du hameau

de Fages sur les contreforts du Caroux où nous abandonnons notre cercueil à roulettes (il faut dire que rouler sur les routes

de l'Hérault, champion toutes catégories en 2008 des accidents de la route, équivaut certains jours à jouer à la roulette

russe !)



L'équipement hivernal de notre ami Gibus, qui, comme à l'accoutumée, ouvre la marche malgré le fagot de bois

qu'il porte sur son sac, est un bon indicateur de la température qui sévit alors en ces lieux malgré un soleil éclatant.

Tous nos sens sont aux aguets dans l'espoir d'apercevoir des mouflons qui peuplent le massif depuis leur réintroduction

à la fin des années cinquante à partir de sujets originaires de Corse.


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La pureté de l'air qui offre une vision à l'infini, nous permet de vérifier que la terre est toujours ronde, ce qui

malheureusement ne garantit pas pour autant au monde de tourner rond, tant certains bipèdes ont l'esprit tordu ! Malgré

la magnificence du paysage, nous sommes quelque peu frustrés, pas une seule corne de mouflon ne se montrant

à l'horizon !



Nous progressons d'un bon pas en direction du plateau, en foulant les os granitiques du Caroux qui émergent de la

maigre couche de terre arable où ne poussent que la bruyère et quelques arbres égarés que le vent se plait à torturer.

A défaut de mouflons, nous croisons des 4X 4 de chasseurs, pourtant interdits sur les sentiers du Caroux, et de temps à

autre l'écho d'une détonation vient troubler le silence qui règne en ces lieux.



Marianne est bien complaisante avec ces nemrods au petit pied qui hantent monts et vaux leur pétoire en

bandoulière ! Il est vrai qu'elle est née dans l'odeur de la poudre ! Et nos gouvernants actuels qui ont pourtant signé les

accords de Grenelle sur l'environnement ne sont pas à une contradiction ou a une lâcheté près vu qu'ils viennent de faire

adopter des mesures de simplification et d'élargissement du droit de chasse ! C'est sans doute parce qu'il court comme

un lièvre que Nicolas se laisse impressionner par les frénétiques de la gachette !



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Parvenus sur le plateau, nous découvrons, campé à l'horizon, le Canigou, roi des Catalans, emmitouflé dans

une écharpe de nuages qui lui confère une grande élégance. Mais toujours pas la queue d'un mouflon en vue !


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Pour rejoindre le refuge de Fontsalès, nous empruntons le chemin sur pilotis qui franchit la tourbière qui occupe

le centre du plateau où prolifère la drosera, appelée aussi« rosée du soleil » seule plante insectivore croissant sur le

pourtour méditerranéen. Ces pilotis et les panneaux pédagogiques qui les accompagnent sont en bien piteux état et

menacent de sombrer dans l'eau, mais en ces temps de vaches maigres, qui ira mettre un euro pour restaurer un

ouvrage emprunté par des traînes-godillots ?


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Parvenus au refuge, nous faisons un feu d'enfer pour nous régaler - entre autres mets qui n'ont rien à envier à

ceux du réveillon - d'un déliceux vin chaud et d'une galette des rois. J'hérite pour une fois de la fève et j'ai ainsi l'immense

bonheur d'être nommé, par les amis qui m 'accompagnent, roi du Caroux. Je mettrais mes cheveux à couper que c'est

un titre que ce cher Barak Obama, s'il connaissait la beauté des lieux, souhaiterait troquer contre son poste de Président

des Etats Unis.


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Nous nous rendons ensuite à la table d'orientation qui domine la vallée de l'Orb où je prends la mesure de

l'immensité de mon domaine, mais un coup de vent facétieux emporte ma couronne. Me voici roi déchu, mais j'accepte

ce sort sans amertume aucune, n'ayant aucune inclination pour la vie de fanfreluches que mènent les reines et rois

de ce monde.


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Puis nous nous dirigeons vers le flanc ouest du Caroux dominant les Gorges d'Héric et dont l'ossature

d'orthogneiss (mes connaissances géologiques en épateront sans doute certains mais, pour être honnête, elles

doivent beaucoup à internet) a été mis à nu par les intempéries et dresse des chaos rocheux ruiniformes au dessus

du vide. Nous scrutons des yeux les alentours, mais toujours pas la pointe d'une oreille de mouflon à l'horizon !


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J'invite les grelotteux et frissonneux qui passent leur hiver à ramper sous leur couette à affronter a moins une fois

dans leur vie les frimas hivernaux du Caroux pour en admirer la beauté des dagues de glace qui ornent son pourpoint

de pierre.


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Du sommet du Caroux, l'Hérault, que les nordistes prennent pour un département exclusivement balnéaire peuplé

de nudistes, révèle sa nature montueuse. Notez que j'aurais pu choisir l'adjectif montagneux, car certains dénivelés de

randonnée n'ont rien à envier aux balades pyrénéennes ou alpines, mais j'ai voulu éviter le reproche que l'on fait

généralement aux gens du sud ( quelquefois justifié) d'être tous des clones de Tartarin !


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Nous sommes encore émoustillés de la vision des mamelons bleutés des "collines" héraultaises, lorsque enfin

nous apercevons sur la crête devant nous un couple de mouflons qui, grâce au vent contraire, ne nous ont pas « senti »

arriver. Ils nous observent un instant avant de nous montrer leur derrière, manifestant ainsi tout le respect qu'ils ont

pour l'espèce humaine !


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Des Lutins malicieux ont dessiné dans la neige un visage grimaçant qui nous tire la langue ! Sans doute ne savent ils

pas que je suis un ami de Lutin Bleu ! Sans rancune, chers Lutins, le monde a besoin d'irrévérence et d'insolence à une

époque où l' Ordre des Ploutocrates du Rendement à Quinze pour Cent nous a mis dans l'ornière !


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Nous arrivons sur le ponti culminant du Caroux (1090m) et Gibus qui veut faire la pige aux Mouflons se perche sur

le cairn sommital. Sans en référer à Nicolas qui pourrait se "rembrunir" ...nous nous autorisons à lui attribuer le titre

d'homme le plus en vue de ce début d'année 2009 !


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Nous n'avons pas besoin de suivre son exemple pour admirer une dernière fois le majestueux Canigou que

le soleil qui décline commence à ourler d'un brouillard doré.


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Nous empruntons un sentier qui semble mener tout droit au ciel, mais ragaiilardis par cette journée sur

le Caroux nous décidons de rester encore quelques temps sur cette planète, aussi mal en point soit elle, et au dernier

moment nous basculons vers la vallée.


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Revenus près de notre charrette, une voix nous hèle ! Surpris nous nous retournons et découvrons avec

stupeur l'une des falaises du Caroux prendre la forme d'un visage humain et nous adresser ce message

« Merci de votre visite, amis des mouflons, revenez quand vous voudrez, vous serez toujours les bienvenus ! »

Emus aux larmes, nous lui faisons un signe de la main et nous lui promettons de revenir dès que possible.



Texte & Photos Ulysse

10/12/2007

En cheminant au bord de l'étang de Bages-Sigean...

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Voici Bages,
Village flottant,
Comme un mirage,
Sur l'étang.
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De vieux raffiots,
Décatis,
Prennent l'eau :
Fin de vie !
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Langues de terre,
Lagunes d'argent,
Bras de fer,
Entre noir et blanc.
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Des pilotis louvoient,
Au ras de l'eau,
Mille-pattes de bois,
Qui m'invite sur son dos.
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Une cabane de planches,
Au milieu des salins :
Lieu de repentance,
Des âmes de marins.
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Un bateau de pêche,
Dans la mer immense,
Dans la pire détresse,
Toujours l'espérance !
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Quelques flamants roses,
Fouillent l'eau amère,
Le Canigou expose,
Sa parure d'hiver.
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Pose ton regard,
Tout autour de toi,
Il est bien plus tard,
Que tu ne le croies !

Texte & Photos Ulysse