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12/08/2017

Avec les petits loups dans les gorges de Colombières

 

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Après avoir arpenté les Canissals, nous repartons à l’aventure avec nos infatigables petits loups. Notre objectif : remonter les gorges de Colombières (du nom du village situé en contrebas) et redescendre par le chemin des Fleysses, antique draille empruntée depuis l’époque gallo-romaine ! Marcher c’est s’oxygéner mais c’est aussi parcourir l’histoire !

 

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Le chemin qui mène en haut des gorges surplombe parfois vertigineusement le cours de l’Arles, modeste torrent qui les a creusées, illustrant le dicton : « patience et longueur de temps font mieux que force ni que rage ». Marcher c’est aussi faire de la philosophie !

 

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A de nombreux endroits, le sentier se faufile entre d’énormes rochers tombés des falaises qui le surplombent. Marcher c’est parfois prendre des risques !

 

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Des abeilles butinent la bruyère qui ourle d’une broderie mauve les bords du sentier. Marcher c’est découvrir la beauté et l’harmonieuse interdépendance des êtres vivants, étonnante machinerie dont nous dépendons.

 

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Quelques passages délicats impliquent de la part du marcheur de la concentration et Romain, en montagnard déjà aguerri malgré son jeune âge, les franchit sans dommage. Marcher c’est acquérir endurance et maturité.

 

 

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Après ces efforts, l’heure du pique-nique a sonné et les rives de l’Arles nous accueillent pour une pause bien méritée. Marcher c’est aussi festoyer !

 

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Comme à l’accoutumée ma sieste est quelque peu perturbée par les petits loups que l’eau fraiche du torrent a revigorés. Mais je ne suis pas le dernier à y prendre plaisir ! Marcher c'est parfois ...ne pas dormir !

 

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Nous entamons le retour par le confortable sentier des Fleysses qui surplombe au départ le magnifique Gite d’étape de la Fage.

 

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Puis il sinue tranquillement au travers d’un plateau couvert de bruyères qui nous permet de contempler à loisir le sublime panorama. Marcher ce n’est pas regarder le bout de ses pieds !

 

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L’air des montagnes a parfois des effets étranges sur le cerveau des petits loups ! Sans doute l’excès d’oxygène qui les rend un peu fous ! Marcher c'est parfois délirer !

 

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Mais ces accès de douce folie fort heureusement ne durent pas et les petits loups reprennent comme si de rien n’était le cours de la randonnée.

 

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Au passage je leur montre l’enclume où Vulcain du temps des Romains forgeait les armes et les cuirasses des soldats des légions qui occupaient les lieux, excellent observatoire pour surveiller la plaine. Je vous laisse deviner leur réaction. Marcher c’est parfois perdre ses illusions !

 

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Nous jetons un dernier coup d’œil au panorama qui n’a guère changé depuis l’époque romaine et qui, espérons le, restera comme il est pour le bonheur des générations futures.

 

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Et nous entamons la descente vers la plaine à travers une magnifique châtaigneraie, orgueil et richesse des générations passées, malheureusement abandonnée et dont les fruits sont aujourd’hui dédaignés par les hommes. Marcher c’est aussi prendre conscience de la fragilité de toute civilisation.

 

Mon dernier CD "La casa de Maria" comportant dix chansons est disponible sur les plateformes musicales (Itunes, Google Play, Amazon, Spotify et Deezer)

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Vous pouvez écouter librement mes autres chansons sur mes autres blogs

CANTA-la -VIDA

La dernière chanson mise en ligne étant Le Bernard l'Hermite

(blogs de chansons illustrées par des photos)

OLD NUT WIX

(intégralité des chansons - sauf le dernier album - classées par album)

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Texte & Photos Ulysse (sauf les 7, 10 et 11 Sébastien)

14/01/2017

En remontant les millénaires dans les gorges de Colombières

 

 

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Marcher dans les plaines et vallons c’est marcher au cœur de l’histoire de l’homme, tant ce dernier y a façonné le paysage. Marcher en montagne c’est parcourir l’histoire de la Terre, comme on va le voir en randonnant dans les gorges de Colombières. Certes, l’homme a aussi laissé son empreinte dans les montagnes, tel ce magnifique sentier caladé (pavé de cailloux) qui permettait autrefois aux troupeaux d’accéder aux estives sommitales. Mais cette empreinte est fragile et furtive et serait vite balayée si les randonneurs ne prenaient aujourd’hui le relais des troupeaux disparus.

 

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D’ailleurs, on voit ici à l’œuvre l’entropie qui mène notre univers à sa perte. Les branches mortes, les feuillages, le ravinement des pluies torrentielles auraient vite fait de balayer ces chemins si les bénévoles des Fédérations Départementales de Randonnées ne les entretenaient pas. Qu’ils en soient remerciés !

 

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Autre modeste manifestation de l’activité passée de l’homme en ces lieux : un abri en ruines qui pouvait servir à entreposer les outils nécessaires aux cultures sur les quelques terrasses aménagées par les anciens et aujourd’hui disparues. Il pouvait s’agir aussi d’un abri pour les charbonniers qui fabriquaient du charbon de bois ou bien d’un « sécadou » pour sécher les châtaignes, élément important de la nourriture des anciens de la région.

 

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Une fois dépassés les lieux cultivables ou exploitables, on entre dans le monde du minéral et donc dans l’histoire de la Terre. Ici sont visibles les soubresauts qu’elle a connu au long de sa vie mouvementée. Je crois y voir l’enclume sur laquelle Vulcain forgeait des bijoux pour les nymphes, mais nous sommes loin de l’Etna où celui ci résidait. Ce n’est donc de ma part qu’un effet de la paréidolie, cette propension que j’ai à voir des choses familières dans des formes désorganisées (merci Chinou)

 

 

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Combien de millions d’années a-t-il fallu au vent, au gel, à la pluie pour sculpter ces pitons de pierre ? Il arrivera un instant où un seul grain de matière emporté par les éléments suffira à les précipiter vers l’abime. Mais il y aura aussi un moment où un nouveau soubresaut de la Terre les portera à la hauteur des nuages qui les survolent, comme ce fut le cas dans un lointain passé où les monts du Haut Languedoc dépassaient les 6000 mètres ! J’ai lu avec stupeur dans un article scientifique que dans deux cent cinquante millions d’année, la pangée - le continent unique à l’origine des continents actuels qui dérivent sur le magma sous-jacent - sera reformée !   Le réchauffement climatique en cours, à coté, c’est de la « gnognotte » !!

 

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Ayant accédé au sommet des Gorges de Colombières, nous basculons sur l’autre versant pour rejoindre notre point de départ. Il est curieux que ces gorges portent ce nom alors que c’est le torrent d’Arles, dont on aperçoit les eaux argentées qui les a creusées. De fait, cette dénomination leur vient du village éponyme que l’Arve traverse en contrebas et qui est le point de départ de la randonnée.

 

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Le sentier, qui descend dans les gorges, offre de somptueuses vues sur les reliefs déchiquetés. C’est aussi un couloir à vent et la Tramontane glaciale qui y soufflait violemment le jour de notre randonnée nous a amené à couvrir nos oreilles !!!

 

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Mais on oublie le vent et le froid quand on a en face des yeux de tels panoramas. La luminosité et la pureté de l’air hivernal créent un superbe effet de profondeur et de relief.

 

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Le sentier traverse des chaos rocheux, issus d’éboulements anciens, qui nous font lever la tête avec inquiétude vers le haut des falaises, conscients qu’à tout moment ils peuvent se reproduire.

 

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Grisé par l’air vif chargé d’oxygène mon cerveau « paréidolien » aperçoit un vieux chef indien qui semble avoir trouvé refuge dans nos montagnes. Je ne peux qu’approuver son exil, vu le dangereux cow-boy que les yankees ont choisi pour président !

 

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L’un des avantages de l’hiver (outre le fait que l’on y boit du vin chaud) est que l’on y découvre de somptueux paysages - masqués par les frondaisons des arbres durant l’été - telles ces impressionnantes falaises, sur le sommet desquelles nous cheminions quelques heures plus tôt.

 

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La falaise derrière nous illustre l’histoire mouvementée de Gaïa, notre planète, en exposant les différentes couches sédimentaires et rocheuses qui se superposent en de vastes arcs de cercle.

 

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C’est grâce aux hommes du passé qui ont édifié ce chemin vertigineux à flanc de falaise et à ceux d'aujourd'hui qui l'entretiennent que nous pouvons admirer ces fantastiques paysages de notre région. Qu’ils en soient une nouvelle fois remerciés !

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Si vous appréciez ce blog, je vous invite à découvrir les chansons de mon nouveau CD "Ne perds pas tes rêves en chemin" sur :

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Mes autres blogs:

Old Nut (Wix) où vous pouvez écouter librement toutes mes précédentes chansons

Canta-la-Vida où j'illustre certaines chansons en photos.

La dernière chanson mise en ligne s'intitule "Le coupeur de cannes"

Piquesel : "bloc-note photos" où les photos sont accompagnées de commentaires humoristiques ou poétiques.

Vous pouvez y accéder en cliquant sur les noms figurant en haut de la colonne de droite

 

Texte & Photos Ulysse 

26/03/2012

Allons dire adieu à l’hiver à Colombières

Je vous invite à suivre le 9ème épisode de mon reportage sur Karukera - la chute Moreau - sur mon autre blog PIQUESEL

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Dans la plaine de l’Hérault le printemps s’est précocement  installé avec, d’ailleurs, des faux airs d’été. L’eau manque déjà comme en plein mois d’août et les plantes qui sortent de leur torpeur hivernale plongent désespérément leurs racines dans un sol desséché.

Aussi, avec notre long  périple à Karukera,  Gibus et moi n’avons pas eu notre comptant d’hiver. Nous décidons donc d’aller lui dire adieu pendant qu’il est encore temps sur les hauteurs du Caroux,  en passant par les Gorges de Colombières.

 

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Un serpent de brume est lové dans la plaine de l’Orb dont on devine les eaux sous le voile luminescent.

 

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Nous empruntons le chemin qui passe par le col de la Buffe qui  offre des vues plongeantes sur le torrent d’Arles, dont les eaux tumultueuses se jettent dans l’Orb.   Il faut espérer que les rochers  que l’on aperçoit ici ne sont pas sujets au vertige, car aucune âme charitable ne viendra leur prêter main forte pour les changer de lieu.

 

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Nous arrivons sur le plateau sommital du Caroux et saluons  le jeune hêtre qu’un oiseau ou le vent facétieux a semé là, à une lieue de ses congénères. Chaque fois que nous passons ici nous ne manquons pas de prendre de ses nouvelles. La  compagnie des siens lui manque, certes, mais il s’est fait de nombreux amis parmi les randonneurs et la sollicitude des humains, nous confie-t-il,  lui fait chaud au cœur.

 

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Nous traversons la tourbière située au cœur du plateau sommital, précieuse réserve d’eau qui alimente les torrents du Caroux  et qui elle aussi, hélas,  semble affecté par la sécheresse qui sévit dans la plaine. Economisons l’eau, plus nécessaire à nos vies que le pétrole ! C’est, d’ailleurs pourquoi, Gibus et moi, par pur civisme écologique, nous désaltérons plus volontiers avec du vin que de l’eau!

 

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Nous croisons un spécimen rarissime de Tortue Carouxienne, vieille de quelques millions d’années. Comme elle fait la sieste nous passons notre chemin sans la déranger, connaissant le délice que cet abandon diurne aux bras de Morphée procure, étant nous même de fidèles adeptes.

 

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Approchant du bord du plateau, nous découvrons au loin vers le sud-ouest, au delà d’un océan de monts bleutés, la Méditerranée que le soleil amoureux pare d’or.

 

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En regardant plus à l’ouest, le Canigou, avant-poste de la chaîne des Pyrénées, s’impose dans le paysage. Sa vue fait revivre les émotions que nous avons éprouvées à le gravir un jour de juin quand il était couvert de genêts et de rhododendrons en fleurs.

 

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Dans le secret de nos coeurs nous le saluons  et le remercions de nous avoir, ce jour là,  magnifiquement accueillis. Pour sûr, nous retournerons le voir bientôt.

 

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Le soleil ayant fini par réchauffer l’atmosphère, nous quittons nos anoraks et nos polaires et nous disons adieu à l’hiver, où plutôt au revoir, car malgré le réchauffement climatique en cours le Caroux n’est pas près d’avoir le climat de l’Amazonie !

 

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Dans ces amas de rochers érodés, celles et ceux qui ont longtemps pratiqué dans leur enfance les « dessins devinettes » où il fallait chercher un animal dissimulé dans les frondaisons d’une forêt verront peut-être un lion couché ! Le voyez- vous ? Non !  Allez un petit effort, concentrez vous sur les rochers à gauche au premier plan. Vous voyez son faciès pointu et son œil ainsi que sa patte allongée devant lui? Oui ! Bravo, vous avez su garder votre âme d'enfant !

 

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Le chemin pentu que nous empruntons pour descendre est heureusement bordé d’arbres qui nous permettent de nous raccrocher à leurs branches ! Sans leur précieuse assistance nous risquerions d’aller nous fracasser sur les rochers en contrebas.

 

 

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L’autre solution était de descendre en empruntant la paroi ! Dans une autre vie peut-être....... si nous sommes mouflons, ce qui n'est pas exclu, car le "Grand Manitou" la-haut qui décide de tout sait bien que nous envions ces agiles quadripèdes qui passent leurs nuits et leurs jours sur le Caroux !

 

Texte & Photos Ulysse


17/01/2012

Neige, blizzard et deux fous sur le Caroux (fin)

  ACTUALISATION D'ARCHIVE

Etant indisponible jusqu'au début du mois de  février j'ai programmé quelques "archives" pour vous faire patienter. Merci de votre visite

 
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(Suite de la note précédente)

Sortant du couvert des arbres nous abordons la traversée du plateau central du Caroux occupé en partie par la tourbière de la Lande que l'on traverse sur des pilotis de bois glissants comme une savonnette. Nous nous dirigeons vers le hameau de la Fage situé sur le flanc « Est » du Caroux, bousculés par la Tramontane qui s’est levée et souffle à près de 100km/heure.

Nous dépassons un arbrisseau qui s’est témérairement installé sur le plateau, aussi fou que nous le sommes, sauf que nous avons l’avantage sur lui de ne pas être condamnés à rester plantés en ce lieu qui, aujourd’hui, prend des airs de Sibérie.

 

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Oui, fous nous sommes, mais de cette douce folie qui habite les enfants qui courent dehors débraillés pour faire des batailles de boule de neige ou pataugent les pieds gelés dans les flaques d’eau en niquant leurs chaussures, comme l'a si bien chanté  l'ami Renaud.


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Par endroits le chemin disparaît sous la neige et seuls les cairns qui émergent ici et là nous confirment que nous avançons dans la bonne direction

 

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Mais soudain la tramontane, sans doute vexée de notre indifférence à son égard, redouble de violence et nous environne dans un blizzard de cristaux de neige qui nous aveugle et nous cingle le visage. Le Caroux se met alors à ressembler à une mer gelée et démontée. Il nous faut impérativement marcher car s'arrêter c'est prendre le risque d'être transformés en quelques minutes en bonhommes de neige ! Le corps à corps avec les intempéries nous procure un bonheur intense en faisant vibrer la corde de vie qui nous traverse et diffuse à travers notre corps des ondes de plaisir.

 


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Plus la tramontane se déchaîne et plus notre plaisir redouble ! La saveur de la vie est magnifiée quand vous êtes ainsi soumis à des conditions extrêmes mais que votre existence n’est pas vraiment en péril.

 

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Nous approchons du bord du plateau et allons quitter à regret ce monde inhospitalier mais d’une beauté austère et vivifiante. La contemplation d’un monde vierge, sauvage, exempt de toute autre présence humaine permet de ressentir le lien intime qui nous relie à l’univers. Dans le blizzard de neige nous étions deux « flocons » pensant …

 

 

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Le chemin bascule vers les gorges de Colombières où nous sommes protégés de la Tramontane. Faisant une halte pour nous désaltérer- car le vent et le froid déshydratent - je découvre que pendant la traversée du plateau ma gourde a gelé ! C’est  « une première »  depuis des années que nous randonnons dans l’Hérault et qui me fait regretter de ne pas avoir emmener une flasque de pastis !

 

 

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On aperçoit bientôt le fil argenté du ruisseau d’Arles qui coule au fond des gorges. Bien qu’adeptes, comme vous le savez, des bains « nordiques » nous ne sommes pas tentés cette fois ci d’y mettre ne serait- ce que la moitié du quart d’un petit doigt de pied .

 

 

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Les rives rocheuses qui le surplombent sont décorées comme des sapins de noêl et témoignent de la température ambiante !

 

 

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L’eau habituellement insaisissable est ainsi condamnée par le froid à l’arrêt, mais que la chaleur revienne et elle reprendra son cours ! Après la mort qui nous saisit, nos vies reprennent elles aussi ailleurs leur cours ?

 

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Des brindilles s’habillent de glace et parent Gaïa, notre terre,  de somptueuses boucles d’oreilles. Gaïa est coquette  mais hélas , homo sapiens, son amant est un rustre qui ne prête guère attention à elle !

 

 

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Nous plongeons un peu plus avant dans les gorges de Colombières dont les falaises déchiquetées témoignent d’une histoire tourmentée. C’est toujours une source d’étonnement de voir de si petits ruisseaux éventrer ainsi les roches parmi les plus dures qui soient !

 

 

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Le chemin taillé par les hommes traverse de nombreux éboulis rocheux…on peut dire que les gaulois nos ancêtres ont fait un travail de 'romains !

 

 

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Plus avant le chemin  surplombe le torrent en d’étroits passages qui lui donne un air de « chemin des incas ». Mais c’est sans encombre que nous revenons à notre point de départ, revigorés par cette journée qui ferait le bonheur d’un « Inuit ».

Texte & Photos Ulysse

A ceux qui envisagent l'achat d'un appareil photo je déconseille l'achat d'un appareil SONY qui comme le souligne ce site sont de fabrication légère, ce que je confirme car mon SONYAlpha 55 a eu une panne fatale alors qu'il était encore sous garantie que la société a refusé d'appliquer prétextant un mauvais usage de l'appareil. 

 

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