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07/03/2015

La pêche au cornichon ! (reprise d'archive)

 
 
 
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Le printemps est une période propice à la pêche et nombreux sont ses adeptes qui vont  jeter le bouchon  au bord des lacs et des rivières, souvent après  l'avoir prélevé sur une dive bouteille ! Il existe pour les profanes de nombreuses revues qui leur enseignent les mille et une manières pour leurrer goujons, carpes, perches, sandres ou brochets. Mais jamais aucune ne  traite d'une pêche réputée parmi les plus difficiles dans le cercle des experts et dont je suis un adepte : la pêche aux cornichons et je vais donc aujourd'hui vous en livrer tous les secrets.


medium_img_9296.3.jpgBien entendu, je ne parle pas ici du cornichon qui prolifère dans les eaux saumatres d'un bocal "Maille" et que l'on pêche avec un filet en plastique...je laisse celà aux paresseux qui ne pensent qu'à dévorer leur sandwich jambon-cornichon sans faire le moindre effort. Certes quand on est patron de bar et que l'on est face à une meute de clients accros au jambon-beurre-cornichon, qui vous menacent d'une émeute si vous ne les servez pas dans la minute, je comprends que l'on choisisse la solution de facilité. Mais quand on est chez soi et que rien ne nous presse alors la déontologie de la pêche au cornichon exige que l'on s'attaque à l'aide d'une fourchette (et non d'une cuillère comme pour les autres pêches) au cornichon qui évolue librement dans le milieu saumatre d'un bocal artisanal.

Voici donc à cet égard quelques conseils tirés de l'expérience: premier point important mettez vous face au soleil pour mieux surprendre le cornichon, sinon votre ombre portée pourrait l'alerter et alors adieu le cornichon ! Deuxième règle ne regardez jamais le cornichon que vous voulez attraper mais celui d'en dessus ou d'en dessous pour endormir sa méfiance. Bon je sais cela ne facilite pas la tâche mais avec un peu d'entraînement vous arriverez très bien à dissocier le mouvement des yeux et celui de la fourchette. Troisième point si vous manquez votre coup ne le traitez sutout pas de cornichon, car alors il deviendrait irrascible et du coup sa chair en raison de la tension accumulée deviendrait immangeable.

Si vous respectez ces trois points, je suis sûr que vous deviendrez un expert de la pêche au cornichon et vous savourerez alors le plaisir incomparable de déguster un jambon beurre au cornichon pêché à la fourchette. Je vous assure que vous trouverez la même différence, si vous êtes par ailleurs amateur de poisson, qu'entre un loup (ou un bar pour les bretons !) pêché à la ligne par rapport à un loup pêché au filet ! Et si jamais vous n'arrivez pas à pêcher vos cornichons à la fourchette, des stages sont organisés par des spécialistes au 55 rue du Faubourg Saint-Honoré Paris 8ème
 . Bonne pêche !

PS : je rappelle aux amateurs que tous les cinq ans notre beau pays organise une série de  compétitions au niveau national de pêche au cornichons...Consultez régulièrement le Journal officiel !

 

Et maintenant si vous souhaitez vous réchauffer je vous invite à aller faire un tour à Madère sur mon blog PIQUESEL (cliquez sur le nom du blog).

Ou alors à aller écouter ma dernière chanson "La tête dans les étoiles" sur mon blog OLD NUT (cliquez sur le nom du blog)

 

Texte & Photos Ulysse

24/12/2014

Le père Noël vit sur le Caroux !

 

JOYEUSE FIN D'ANNEE A  TOUTES ET A TOUS

 

noel,cheval,mouflon,élysée,pomme

Hello ! chères lectrices et lecteurs de ce blog, nous voilà de retour, Romain, mon frérot, et moi, Emilie, qui sommes descendus de notre grise et pluvieuse capitale, que l’on nomme, allez savoir pourquoi, la ville lumière, pour passer quelques jours chez nos ancêtres maternels. Je sais que notre papi vous bassine à longueur d’année avec « son » Caroux, dont il vous affirme que c’est la plus belle montagne du monde. Et bien, je dois reconnaître que, bien qu’il radote un peu, pour une fois, il a raison, surtout que j’ai découvert qu’en outre c’est sur le Caroux que vit le père Noël !

Nous voilà partis de bon matin….(le seul inconvénient des randos c’est que nous sommes privés de grasse matinée !) à partir du  pittoresque village de Douch, pour faire le tour du plateau sommital du Caroux. Nous  sommes vêtus comme des inuits, mais très vite nous avons trop chaud, car il fait une température inhabituellement clémente pour la saison et le lieu (nous sommes à 800 mètres d’altitude).

 

 

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Parvenus sur le plateau après une modeste grimpette de 250 mètres, ce qui est une simple formalité pour nos jeunes gambettes, nous confions à nos « sherpas » nos doudounes devenues superflues pour prendre notre envol en direction du Canigou que l’on aperçoit dans le lointain.

 

 

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Mais bon, on a encore besoin d’un peu d’entraînement pour suivre la voie des choucas et des milans qui par moment traversent le ciel « carrouxien » et nous devons nous résigner à rester sur terre pour en admirer la beauté. Toute la chaine des Pyrénées est enneigée et c’est un spectacle magnifique qui,  un jour, n’existera  peut être plus en raison du réchauffement climatique ! Ce jour là les photos de mon papi vaudront une fortune, ce dont il n’aura cure vu qu’il traquera le mouflon en compagnie du grand manitou !!

 

 

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Après une courte descente dans un pierrier, nous arrivons en vue du modeste torrent du Rieutord qu’il nous faut traverser pour poursuivre notre itinéraire, ce qui laisse apparemment perplexe mon frérot qui compare mentalement la largeur du torrent à la longueur de ses gambettes !

 

 

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Fort heureusement nos « sherpas » l’aident à franchir l’obstacle et après une nouvelle grimpette nous nous retrouvons de nouveau au sommet, d’où nous jouissons  d’une vue inoubliable jusqu’à la mer, vaste étendue d’or qui ferme l’horizon.

 

 

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Nous nous dirigeons alors vers la forêt de pins séculaires qui entourent le refuge de Font Sallesse où nous avons prévu de pique-niquer selon la tradition Ulysienne….

 

 

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Les fidèles lecteurs d’Eldorad’oc le savent Fontsalès a autant d’importance pour notre papi que l’Elysée en a pour d’autres bipèdes. Sauf qu’à l’Elysée on ne sert pas de vin chaud ni d’œufs au plat et qu’on doit s’y ennuyer comme un rat mort vu la tête qu’affiche ceux qui y résident.

 

 

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Parlant d’œufs au plat, mon frèrot  et moi  avons le privilège d’entrer enfin dans le cercle très fermé de celles et ceux qui ont eu l’insigne privilège de goûter à ce mets cuit sur un feu de bois de pin dans ce mythique refuge.

 

 

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Et je vous laisse en admirer la présentation qui, j’en suis sûre, vous fera rêver et saliver …. Et pour vous frustrer un peu plus , sachez qu’il y a eu deux fournées de ce mets digne des dieux !

 

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J’ajoute que ce mets était accompagné de  délicieuses châtaignes cuites également au feu de bois.

 

 

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Pour ce qui est de la partie « liquide » je suis certaine que vous n’allez pas me croire, mais nous avons TOUS (y compris mon papi) eu droit à un délicieux   château La Pompe, grave entorse faite au menu traditionnel « Fontsalésien » ! Mon papi m’a fait jurer que je ne le dirai pas à Gibus et je l’ai assuré qu’il pouvait me faire confiance ! Pour ma part je pense que « l’abstinence » momentanée de mon ancêtre était juste une mesure préventive en vue des festivités de fin d’année !

 

 

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Ayant refait le plein d’énergie, nous poursuivons le tour du plateau sommital, chaque détour du chemin offrant des points de vue somptueux sr la chaine des Pyrénées enneigée.

 

 

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Je ne peux résister au plaisir de vous offrir cette autre vue sur le Canigou  qui domine la plaine du Roussillon de ses 2784 mètres et que mon papi m’a promis que nous gravirions ensemble un jour …..J’espère que ce jour là ce ne sera pas à moi de lui- servir de sherpa !

 

 

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Outre ces vues somptueuses sur les Pyrénées et les montagnes environnantes,  d’autres merveilles nous attendaient qui ont été mes plus beaux cadeaux de Noël. Tout d’abord nous apercevons la horde de chevaux qui vit en liberté sur ce massif  et qui s’est réfugiée sur une hauteur dans une ginestière.

 

 

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Nous allons (sauf mon frérot qui préfère rester avec sa mamie) à leur rencontre le plus discrètement possible pour ne pas les effaroucher.

 

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Notre papi qui connaît bien ces chevaux pour les avoir souvent  rencontrés au cours de ses randos  a remarqué, parmi eux,  deux chevaux blancs moins farouches et aussi  plus gourmands que les autres .

 

 

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Aussi a-t-il mis dans son sac  à tout hasard deux pommes que l’on coupe en tranches pour les amadouer, ce qui ne manque pas de les attirer !

 

 

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Ce qui me permet de connaître mon premier tête à tête avec un cheval a demi sauvage. Je dois reconnaître qu’au début je n’étais pas tout à fait rassurée, mais quelle émotion de voir ce magnifique animal me regarder ainsi dans les yeux l’air intrigué.  Je pense honnêtement que le père Noël y est pour quelque chose et qu’il doit vivre dans les parages.

 

 

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Enhardie par son doux regard, j’ai alors le courage de lui caresser les naseaux ce qu’il semble apprécier.

 

 

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C’est à regret que nous les  quittons pour poursuivre notre périple. Mais l'une des leçons que l'on retient à fréquenter ses ancêtres et que tout ici bas, les bonheurs comme les peines, est éphémère.  Je l'ai apprise le jour où j'ai vu une photo de mon papi quand il avait 20 ans et qu'il arborait une tignasse de chanteur de reggae  alors qu'aujourd'hui il est chauve comme un oeuf !

 

 

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Mais je suis vite consolée d'avoir dû quitter les chevaux car le père Noël a bien fait les choses.  En effet,  en arrivant près du sommet, mon papi qui mène le train,  nous fait soudain signe de stopper car un groupe  de mouflons se sont réfugiés sous un taillis de hêtres.

 

 

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Le temps qu’ils nous sentent et découvrent qu’ils ont affaire à des bipèdes qu’ils craignent, à juste titre, comme la peste, ils décampent et nous montrent leurs fesses pour manifester toute l’estime qu’ils ont pour nous .

 

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Mais qu’importe, j’ai  eu le temps d’admirer mes premiers mouflons et là aussi c’est un sacré cadeau de Noël ! Nous faisons ensuite la pause du goûter en admirant le paysage doucement envahi par une lumière mordorée du fait de la lente descente du soleil vers l’horizon.

 

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J’invite  tous ceux que désespèrent de la violence et la bêtise que l’on voit à l’œuvre partout dans le monde à venir un jour randonner sur le Caroux. Ils y trouveront un lieu emprunt de sérénité qui les réconciliera avec notre belle planète.

 

 

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Pour ma part à chaque vacance, j’y fait un pèlerinage et en parcourant son épiderme rocailleux j’y fais provision d’air pur, de beauté, de courage, de détermination dans laquelle je puise au cours de ma vie  d’écolière parisienne.

 

 

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Mais il est temps de redescendre et de rentrer au bercail car je ne suis ni cheval sauvage, ni mouflon et même si mon papi m’initie à la rude vie montagnarde, je ne suis pas encore prête à passer, même si cela semble très romantique, une nuit d’hiver dans un refuge juste chauffé par des rayons de lune!

Et maintenant une page de pub (je lui dois bien ça à mon papi) !!!

Il a posté la suite de sa visite "décoiffante " de Paris sur son blog avec en vedette la tour Eiffel comme vous ne l'avez jamais vue !

PIQUESEL 

 

Et si vous avez envie d'un intermède musical je vous convie à vous rendre sur son blog musical OLD NUT pour écouter sa derrière chanson La fille de la montagne et les autres si affinité 

  

 (cliquez sur le nom des blogs pour y accéder)

Texte & Photos Ulysse et Emilie (toute utilisation ou  reproduction des éléments de ce blog est soumise à mon accord préalable)  

18/05/2014

A la conquête des deux Peric !

 REPRISE D'ARCHIVE

(La semaine prochaine il y aura du nouveau sur Eldorad'Oc)

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Nous vivons une époque formidable : alors que nous avons tous serrés trois crans à nos ceintures, supprimer le beurre des épinards et remplacer les baguettes par des ficelles (bientôt comme Charlie Chaplin, nous mangerons nos lacets de chaussure !), les médias bruissent des bonus mirobolants que les banqueroutiers  continuent de s'attribuer malgré la panade qu'ils ont provoqué dans le monde. Partout les statistiques confirment que les magnats s'attribuent une part de plus en plus importantes des richesse produites dans le monde. 

Une seule solution pour retrouver sa sérénité : fuir ! Fuir là où les antennes-relais ne diffusent pas encore leurs ondes néfastes ; là où les vieilles feuilles de déclarations d'impôt servent  à sécher les chaussures de randonnées où allumer des feux de bois, là où les cadrans solaires n’ont pas encore été détrônés par les Rôôôlex  et où la télé n’a pas encore éteint la clarté des étoiles. Et Vichnou merci, il existe encore de tels endroits sur cette péninsule que  l’on appelle France.

La région du Lac des Bouillousses (près de Font Romeu dans les Pyrénées Orientales) en est une et, si mes propos préliminaires ne vous ont pas choqués (vous portez peut être une Rôôôlex ?) et que vous m’acceptez comme compagnon de route,  laissez moi vous y emmener.

 

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Première chose à faire : purifier nos organes sensoriels des pollutions médiatiques qu’ils ont subies. Pour cela se lever de bon matin et contempler les rayons du soleil qui viennent iriser les eaux gris métallique du lac en écoutant le meuglement  jouissif des vaches qui prennent leur petit déjeuner d’herbe.

Face à un tel spectacle, on est le roi du monde et les tapis persans et les dorures de l’Elysée ou d’ailleurs ne sont, en comparaison, que de risibles hochets de pouvoir. Alors que vous entendez battre le cœur du monde et que votre âme entre dans la danse des galaxies, les clowns tristes qui hantent les palais présidentiels s’époumonent à faire tourner les ailes de leurs moulins à paroles.

 

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Ayant longuement contemplé le lac et purifié vos yeux et oreilles nous pouvons alors prendre le chemin du refuge des Camporells. Le soleil rasant n’a pas encore pénétré dans le vallon que l’on remonte pour s’y rendre et seuls quelques confettis de lacs captent la lumière laiteuse du ciel que le vent tarde à  débarrasser de ses rideaux de nuages.

 

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Dans ce miroir d’eau, on perçoit jusqu’au tréfonds du ciel et l’on se demande si le monde dans lequel on évolue n’est pas une pure illusion d’optique.

 

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Puis soudain le soleil l’emporte sur les nuées et les cîmes jumelles des deux Péric se dressent à l’horizon, tétons aguicheurs de Gaïa, notre terre mère, que nous nous promettons Gibus et moi d’aller titiller.

 

 

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Mais parvenus au col de la Balmeta, Eole, sans doute furieux de nos intentions,  couvre les lieux d’un brouillard dense espérant nous faire renoncer à notre projet. Comme l’a chanté ce bon vieux Georges, Eole n’est vraiment qu’un  fripon. Il aime bien fureter dans les jupons de nos belles mais pas question que l’on touche à la sienne .

 

 

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Mais c’est mal nous connaître. Nous poursuivons notre chemin avec,  divine surprise, la bienveillance de Gaïa émoustillée à la vue de nos superbes mollets et qui enjoint Eole de remballer son brouillard.

 

 

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Nous arrivons au pied de l’Estany del Mig, superbe lac situé au pied des Pérics dont les rives sont brodées de rhododendrons. Mais si la beauté nourrit l’esprit elle ne remplit pas l’estomac. Nous sortons donc de nos sacs un pantagruellique pique-nique que nous engloutissons avant d’aller rendre hommage aux tétons de Gaïa. Il serait pour nous peu glorieux de faillir dans cette noble entreprise.

 

 

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Alors que nous entreprenons l’ascension du Petit Peric (2700m) Eole, ce fourbe,  nous jette à la figure quelques nuages espérant nous faire rebrousser chemin. Mais sentant Gaïa vibrer de plaisir sous nos pieds, nous poursuivons l’ascension, le cœur palpitant, le souffle court dans un état proche de l’extase amoureuse (comme le disait Clémenceau grand soldat mais aussi grand séducteur : le meilleur moment de l’amour c’est quand on monte l’escalier !)

 

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Nous foulons enfin le sommet du Petit Peric en faisant crisser l’aréole de cailloux sous nos pieds. Nous croyons entendre Gaïa  ronronner comme une chatte, mais piteusement nous nous rendons très vite compte que ce n’est que le vombrissement d’un hélicoptère qui va et vient au dessus du secteur, bien que la zone soit classée comme espace naturel protégé.

Nous avons appris après coup qu’il s’agissait de vols d’entraînement de l’armée pour former ses pilotes. Cette tolérance est d’autant plus scandaleuse qu’il existe de vastes zones polluées par les remontées mécaniques où cet entraînement pourrait  s’exercer sans  nuire  à la faune et aux usagers de la montagne qui viennent y chercher le silence et la tranquillité.

Une fois de plus entre les déclarations des politiques sur la nécessité de préserver l’environnement et les pratiques des services de l’Etat il y a un abîme. Mais nous sommes en France le royaume des discours et des lois sans application. 

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Puis nous descendons pour rejoindre le chemin qui mène au Puig Peric (2810m) mais ayant en perspective pour le lendemain la montée au Carlit (2921m) je préfère me blottir voluptueusement au creux des deux tétons de Gaïa et laisse Gibus aller seul batifoler sur le deuxième mamelon. A vrai dire j’avais le vague sentiment que Gaïa manifestait une petite préférence pour Gibus qui a incontestablement de plus beaux mollets que les miens et avait atteint en premier la pointe de son premier mamelon. J’ai donc préférer les laisser seuls en tête à tête ou plutôt en tête à têtine pour cette deuxième rencontre.

 

 

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Notre hommage ainsi rendu à l’opulente et somptueuse poitrine de Gaïa, nous redescendons vers la plaine heureux, épanouis comme chaque fois que nous manifestons respect et tendresse pour cette terre mère qui a donné un peu de son argile pour que nous prenions vie.

 

 

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Un couple de mouflons,  résidents permanents de ces lieux ne s’y trompent pas, eux d’ordinaire si farouches. Voyant nos visages extatiques ils reconnaissent en nous, bien que bipèdes, des frères et ils s’arrêtent un instant pour nous saluer. Plaignons ces pauvres chasseurs qui ne connaîtront jamais ce bonheur car les seuls animaux qu’ils puissent contempler  à l’arrêt sont des animaux qu'ils ont massacrés.

 

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Il nous suffit ensuite de suivre les cairns, providence des randonneurs aventureux, dont les pierres, sont à l’image de nos vies, en équilibre instable. Certains en tirent prétexte pour ne pas bouger de peur de tomber et d’autres ne cessent de vivre en déséquilibre, seul moyen de progresser.

 

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Nous voilà de retour au lac  de Bouillousses dont les eaux ont épargné un îlot coiffé de quelques sapins hirsutes qui se pressent l’un contre l’autre pour ne pas sombrer. Pensons à tous ces humains qui bientôt verront leurs terres envahies par les eaux parce que nous aurons vécus sans nous soucier de notre impact sur l’environnement. Tentons d’œuvrer chacun à notre mesure pour réduire cet impact et sauver s’il est encore temps ces peuples condamnés.

 

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Bientôt se profile  l’Auberge du Carlit qui offre un cadre rustique et chaleureux et une table généreuse propice à de conviviales soirées montagnardes.  Mais il est temps d’aller se coucher, demain on se lève tôt pour faire l’ascension du Carlit !

 PS: Je vous invite également à aller à écouter ma dernière composition "J'aurais aimé...." sur  mon blog musical OLD NUT .

Texte & photos Ulysse

13/08/2010

Je vous emmène en balade au Pic de la Coquillade !

 

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Bonjour, vous vous souvenez de moi ? Je m’appelle Louna et au mois d’avril je vous ai emmené faire le tour du lac Salagou et du Caroux. Aujourd’hui je vous invite à partir en balade avec mon frère Léo et ma famille pour gravir le Pic de la Coquillade qui domine Hérépian, où se trouve l’une des dernières fabriques de cloches de France, avec l’Elysée aurait rajouté mon papy.

Dès le départ les anciens ont du mal à suivre, sauf bien sur mon papy qui est toujours devant comme le petit cheval blanc de Tonton Georges. Je soupçonne toutefois nos géniteurs de se réserver car ils savent qu’il y a plus de 500 mètres à grimper. Mais, pour mon frère et moi qui avons gravi le Caroux c’est une bagatelle !

 

 

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Nous passons devant une superbe bâtisse où j’aimerais bien habiter. Mais je n’ai que quelques euros dans ma tirelire et comme je suis dépensière il me faudrait un siècle ou deux pour pouvoir me l’offrir . Mais pour me consoler je me dis qu’il doit y avoir un sacré ménage à faire et le ménage c’est pas mon truc !

 

 

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Parvenue en forêt, je croise un animal étrange qui me fixe de ses yeux ronds. « Holà la belle où vas tu d’un si bon pas ? » me dit il . « Je vais au sommet du Pic de la Coquillade, car l’on y a, paraît-il, une vue superbe sur le Caroux ! « Oh ! peux tu m’y emmener je rêve depuis toujours de voir le Caroux, mais je suis hélas condamné à l’immobilité dans les sous bois » « Tu es bien trop lourd pour moi mais demande à mon Papy, peut être voudra-t-il te porter « . Mais hélas mon papy qui porte une partie de sa cave sur son dos pour le pique-nique ignore sa supplication. Moi qui ne tiens pas en place, je me félicite d’appartenir à l’espèce humaine et non pas à celle des arbres.

 

 

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Je franchis le sommet du premier raidillon juste derrière mon papy, suivie par mon frère Léo qui a pourtant de bien plus grandes jambes que moi. C’est normal que mon papy soit toujours en tête vu les mollets qu’il a, mais cela dit je ne lui envie pas car ils sont poilus et pour une jeune fille ce ne serait pas très esthétique. Cela dit ça n’a pas empêché Bernadette de devenir la première dame de France !

 

 

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Parvenue près du sommet, j’attends le reste de la troupe sauf mon papy bien évidemment qui est parti repérer un endroit de pique-nique , moment sacré de toute randonnée. Il est vrai que la grimpette m’a creusé l’appétit et mon estomac commence à protester.

 

 

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La vue sur le Caroux du sommet du Pic de la Coquillade est vraiment magnifique et nous récompense de nos efforts. Cela dit, je constate que nous sommes dans le sud où les gens sont un brin vantard . Ici on appelle Pic ce qu’un savoyard ou un pyrénéen appellerait monticule. Je pense aussi un instant à cet animal étrange que j’ai croisé dans les sous bois et suis triste qu’il ne puisse pas voir un tel spectacle .

 

 

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Mais mon papy tarde à repérer une endroit pour pique-niquer. Il faut reconnaître que les critères de choix des membres féminins de l’expédition ne sont pas simples à remplir : la température étant de 32° à l’abri, nous voulons de l’ombre, une bise rafraîchissante, des grosses pierres pour s’asseoir et de la mousse pour faire la sieste, ce qui sur le Pic de la Coquillade n’est pas évident à trouver !

La recherche du Saint Graal s’éternisant (5 minutes sont une éternité pour une fillette de 10 ans !) je craque car mon estomac crie réellement famine !. Je suis très fâchée contre mon papy et menace de ne pas ranger ma chambre pendant toutes les vacances s’il ne sort pas immédiatement le pique-nique. A vrai dire ce n’est pas vraiment une menace vu que je n’avais pas l’intention de la ranger !

 

 

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Mais le lieu idyllique est enfin trouvé et après m’être restaurée je retrouve mon sourire et pardonne à mon ancêtre. C’est ce que l’on appelle la reconnaissance du ventre !

 

 

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Nous entamons la descente et je laisse Léo prendre la tête pour ménager sa fierté car les garçons sont susceptibles et il faut bien de temps en temps leur faire croire qu’ils sont les plus forts.

 

 

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Même à la descente Léo et moi sommes obligés de faire une pause pour attendre les anciens. Je contemple admirative le jeu d’ombres et de lumière créé par les rayons du soleil dans les frondaisons. Je me dis que la téloche est à la vie et au monde ce que les fraises tagada sont aux fraises des bois. Mais qui à part mon papy sait encore où trouver de délicieuses fraises des bois ?

 

 

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Nous arrivons en vue de la chapelle de Saint Michel édifiée sur un éperon rocheux où subsistent les ruines des remparts et du château de Mourcairol datant du IXème siècle. Les ruines de monuments antiques me font comprendre que mon papy n’est finalement pas si vieux que ça !


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De nombreux ermites on vécu dans ces lieux jusqu’au XIXème siècle. Je reconnais que le l’endroit est splendide mais je n’ai pas la vocation d’ermite, j’avoue que j’aime trop bavarder !

 


 

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La chaîne qui permet de sonner la cloche est à portée de main et c’est vraiment trop tentant. Comme j'ai un sourire enjôleur les adultes qui m’entourent tolèrent volontiers mes facéties. D’ailleurs c’est un conseil que je vous donne, souriez et il vous sera beaucoup pardonné !

 

 

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Me voilà donc à carillonner et à faire s’envoler dans le ciel bleuté des tintements de cloche qui attirent soudain une nuée d’anges au dessus de la chapelle. Bon c’est vrai, que j’ai beaucoup d’imagination, mais si on ne rêve pas à 10 ans on est mur pour devenir banquier et passer à coté de la vrai vie !

 

 

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Une fois dépassée la chapelle , on ne peut pas se tromper…

 

 

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...car une immense flèche a été  tracée sur les monts qui nous font face, probablement par le syndicat d’initiative,et qui nous indique la direction à suivre….

 

 

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Et nous voilà donc de retour sans encombre à l’entrée du village des Aires d’où nous sommes partis. J’espère que vous avez apprécié cette belle balade en ma compagnie passant par le Pic de la Coquillade.

 

PS : cette balade est décrite ( N°36) dans le Topo guide l'Hérault à pied de la Fédération française de randonnée. Je conseille de la faire dans le sens opposé à celui décrit, ce qui permet de grimper à l'ombre et de descendre en ayant de belles vues.


Texte Louna Photos Ulysse