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12/08/2009

Louna et l'amandier (reprise d'archive)

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Perdu dans l'odorante garrigue,


Qui entoure le village de Fabrègues,


Au bord d'un chemin qui navigue,


Entre vignes séculaires et pinèdes,


Se dresse un vénérable amandier,


A l'écorce noire et rugueuse,


Dont la hauteur et le port altier,


Ne sont qu'apparences trompeuses,


Car ce bel amandier solitaire,


Transforme ses fleurs du printemps


En amandes fort amères,


Que l'on recrache en jurant !


Mais n'allez pas croire que ses gènes,


Soient la cause de cette amertume,


Car le fautif est l'espèce humaine,


Envers qui l'amandier nourrit sa rancune,


Car trop souvent dans sa jeunesse,


Les hommes armés de triques


Ont frappé ses branches avec rudesse


Pour le dépouiller de son viatique.


Mais voilà qu'une jolie demoiselle,


Vint à passer l'autre jour,


Qui de sa voix douce et frêle,


Lui tint cet aimable discours :


« Si vos amandes sont aussi tendres,


Que vous êtes fort et vigoureux,


Je serais heureuse de pouvoir en prendre,


Cer elles doivent être dignes des dieux. »


Le vieil amandier sensible à cette délicatesse,


Contre les hommes oublia son fiel,


Et répandit sur la demanderesse,


Une pluie d'amandes douces comme le miel.

 

PS : Veuillez noter, chers lectrices et lecteurs, que le prochain Schmilblog se tiendra dimanche

Texte & Photo Ulysse

04/08/2009

Le ragondin et les deux canards (reprise d'archive)

Copie de rochelongue 028.jpg


Un ragondin très flemmard,


Avait pour voisins deux canards,


Lassé de quérir ses victuailles,


Il tint ce langage aux volailles :


Si vous acceptez de pécher,


Pour me ramener mon dîner,


Je vous protégerai du renard,


Qui rode ici le soir.


A peine le contrat fut passé,


Que nos canards se mirent à plonger,


Pour ramener carpes et goujons,


A notre ragondin glouton.


Quand celui ci fut repu,


Sa peau du ventre bien tendue,


Il se mit à faire la sieste,


Décision oh combien funeste !


Car à ce moment surgit le renard,


Qui s'en prit aussitôt aux canards,


Le ragondin endormi resta sourd,


A leurs appels au secours.


Quand il se reveilla au clair de lune,


Il ne restait qu'un tas de plumes,


De ses défunts protégés,


Il n'en fut guère dépité,


Et se dit avec dédain,


j'en trouverai d'autres demain !


Moralité de ce poème :


Quand votre vie est menacée,


Mieux vaut n'avoir à compter

Que sur vous même. 


Texte & Photo Ulysse